dingo!

lundi, juillet 11, 2005

variations sur mary-lou

Sur le lit, à demi-dévêtue, défroquée, Marilou fume, l'esprit ailleurs et les jambes grandes ouvertes. La radio beugle du Jimi Hendrix, et, bordélique comme toujours, elle a laissé tous ses disques éparpillés au sol dans le plus merveilleux désordre : Elvis Presley, T-Rex, Alice Cooper, Lou Reed, et les Rolling Stones dont elle est folle. C'est comme si je n'étais pas là, elle agit en solitaire, et continue de feuilleter son comic-strip, une main tournant les pages, l'autre enfouie sous ses blue-jeans. Cette salope, cette garce de Marilou m'ignore pour mieux jouir d'elle-même, belle gamine, belle putain perdue au coeur de son exil physique et cérébral, dans d'autres mondes, telle Alice aux pays des malices. Je voudrais bien rétorquer, faire quelque chose, la rejoindre puis l'empoigner par ses longs cheveux pour fondre mon désir au sien, mais je vois bien à sa pupille noire, épaisse, à l'opacité terrifiante de ses yeux qu'elle est absente, happée, déjà. Alors, je me contente de l'observer, assis parmi les idoles rock n'roll de papier glacé qui traînent par-terre.

la suite chez alex le petit geyser de mots lubriques

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