dingo!

samedi, juin 29, 2002

Pourquoi le pire arrive à grand pas :

Si on écoute le discours officiel dans nos médias, depuis le 11 septembre 2001, l'économie mondiale va mal. Enfin surtout celles des Etats-unis. Comme une grande pieuvre ses tentacules enserrent notre petite planète bleue. Un frémissement, un rhume, une toux maligne et hop le reste perd la boule étranglé par le ressac. Même si on ne comprend pas grand chose aux subtilités du système: pourquoi la perte de confiance des consommateurs américains influe-t'elle directement sur les taux directeurs de la banque centrale européenne? On poser d'autres questions du genre: l'équation peut s'expliquer en un processus plus simple.

Le 11 septembre, tragique évènement, est le baobab qui cache la forest. La crise économique était amorcée depuis plusieurs mois avec l'éclatement de la bulle internet. Le nombre de crashs de dot.com dans les deux tours de la finance que sont Wall Street et le NASDAQ ont certainement été aussi catastrophique que le terrible attentat.

Souvenez-vous, la Belgique fut montrée du doigt la première, trainée dans l'opprobre par les médias américains conspuant LERNOUT&AUSPIE pour ses montages financiers douteux qui ont ammené la faillite retentissante que l'on connait. Sans trop comprendre, les dirigeants fondateurs avaient été vite lynchés médiatiquement comme de vulgaires bricoleurs spécialisés dans les jeux comptables flous depuis la création ou presque de leur entreprise. Sans dire un mot sur l'orgueil noyé des politiciens du nord du pays, l'incident fut pourtant prophétique.

Avec le temps passé, on apprit les mésaventures de sociétés colossales comme ENRON et WORLDCOM. Des monstres financiers qui équivalent des PIB de plusieurs pays réunis. Et des chefs d'entreprises et directeurs financiers qui se conduisent comme des dictateurs néo-coloniaux trafiquant leurs comptes comme des gérants de casino. La société d'audit Arthur Andersen a coulé tel le Titanic sombrant avec son orchestre jouant sur le pont. On peut compter chez nos voisins avec FRANCE TELECOM et VIVENDI UNIVERSAL qui sont aussi dans la tourmente de pertes abyssales pour lesquelles aucune stratégie ne semblent réellement fonctionner. FRANCE TELECOM qui a perdu 40% de sa valeur boursière sur 2 séances en 1 semaine, 20% une fois à l'annonce de problèmes comptables internes et 20% la deuxième fois à l'annonce de la débacle de WORLDCOM.

Cela peut sembler loin de nos préoccupations, après tout qui d'entre-nous possède des actions en bourse? En fait pas tellement si on considère le fonctionnement de la bourse dans l'esprit du grand public

Extrait d'un article que je vous invite à lire

Parieurs.
A Las Vegas, placez-vous sur le trottoir en face du très chic (local) casino Bellagio. Derrière votre épaule droite, le Venise, derrière votre épaule gauche, le Paris. D'où viennent les doublons nécessaires à l'érection de ces monuments de culture? De la poche des parieurs. Ceux-ci le savent et reviennent quand même car ils perçoivent un niveau de risque bien réglementé. A la roulette à un zéro, par exemple, le risque moyen de perte (à long terme) est de 1/37ème. On le sait, d'autres jeux sont plus risqués, mais moins que les 30 voir 40% de perte à long terme au PMU. L'idée est que les parieurs font confiance au système et acceptent les prélèvements vécus comme un paiement équitable pour le service fourni.

De retour à une Wall Street qu'on nous vend comme plus sérieuse, plus professionnelle, plus propre que les troubles salles de jeu du Nevada, les parieurs, pardon les investisseurs citoyens commencent à se demander s'ils n'ont pas affaire à un casino, au sens italien du mot, à un bordel désordonné. Analystes censés tailler un chemin dans la jungle des comptes des entreprises, comptables chargés de veiller à l'exactitude, la sincérité de ces mêmes livres, banquiers d'affaires garants de l'équité des transactions de financement, conseils d'administrations mandés par les actionnaires pour veiller à la bonne gestion de leurs avoirs, PDG engagés pour définir et exécuter une stratégie, pour mener les troupes et faire fructifier les investissements, tous ces individus, groupes et corps de métiers apparaissent maintenant comme corrompus, manipulateurs, paresseux, copains et coquins, s'enrichissant au dépens des actionnaires. Bref, au fil des révélations semaine après semaine, on voit que les dés de Wall Street pourraient être plus pipés que ceux des bouges de Las Vegas.

Grincement de dents.
Pourri et sans fond. Si cette idée du marché s'enracine dans les esprits des citoyens, les mauvais chiffres d'aujourd'hui seront demain un objet de nostalgie. Inutile de dire que la Vallée peine à méditer sans grincer des dents. Le financement de l'innovation exige un cercle vertueux: les courageux capitaines du capital collectent des fonds, arrosent de jeunes pousses, certaines deviennent de belles plantes, prennent de la valeur. Un jour cette valeur s'exprime sur le marché, c'est l'entrée en Bourse, l'IPO. Les investisseurs récupèrent leur mise plus un profit - la moyenne historique, hors bulle Internet, tourne autour de 15-17% par an. Le processus peut alors recommencer. Si les citoyens se détournent de Wall Street, plus de son, plus d'image, le jeu s'arrête.


L'article complet d'un francais dans la vallée siliconnée, Jean-Louis Gassée

vendredi, juin 28, 2002

Oooouuf on respire !!!

A lire la bafouille d'Olsama bin Mong sur 2002 MN, on se dit que c'est un peu comme une priorité de droite refusée par un chauffard alcoolo qui poursuivrait sa course s'en s'arrêter. Il y a des jours de chances, où on échappe au pire, comme hier !!!! D'autres jours en d'autres endroits, d'autres y passent : et paf c'est la planète des singes. Quoi qu'a bien y regarder, au travers des news d'AB3 et de CNN, la planète des singes on sait qu'elle existe. En tous cas cela aurait pu régler mes problèmes de factures, sympa non?

DJ Shadow : the private press
J'en avais déjà parlé un peu pressé en ayant entendu l'annonce de sa sortie. Rappellez-vous les quelques extraits sur les inrocks sensés emoustiller vos papilles auditives, branchies hypertrophiée de batracien branché, ... alors ca y'est tu t'en souviens. Et bien l'album enfin acheté ne m'a pas déçu : aaah décidement le hip-hop nous reserve toujours le meilleur. Combien cherchent vraiment? Beaucoup font semblant. Très peu ont du talent. Trop sont des loosers qui n'ont pas même le sens de l'effort, encouragés par des journalistes en mal de sensations pour vendre leur papier glacé à peine imprimé. Tourné vers le passé, ils deviennent les grands prêtres prophétisant le recyclage encore et toujours de valeurs sûres. Je ne suis pas spécialement un avant-gardiste bruitistes jouant au cycliste avec des cartes dans mes rayons. Mais je tiens à signaler ici la beauté du travail sonore avec ses éclats de lumière; rayons de soleil passant au travers de nuages sombres, la magie prend forme avec les écoutes que je vous conseille successives [mode::loop infini]. On y trouve l'essentiel.

Découvre le nouveau look-b-feel de son site web!!!

Un astéroïde vient de passer à 120.000 km de la terre.

Sa taille était de quelques dizaines de mètres de diamètre avant de disparaître dans les confins supendus du cosmos. Les modestes téléscopes peu appropriés à observer de si petits géocroiseurs sont principalement situés dans l'hémisphère nord et gérés pas des programmes américains. Les scientifiques réclament d'ailleurs la construction d'un téléscope au sud du Chili afin d'optimiser le balayage entier des cieux lointains. 120.000 bornes, c'est moins d'un tiers de la distance qui sépare la lune de la terre. Autant vous dire que 2002 MN (c'est son petit nom de code) n'est vraiment pas passé loin de nos blanches têtes et que ces mêmes têtes blanches n'ont pu le détecter que 3 jours plus tard. Fautes de moyen, va-t-on dire. Ce survol rapproché vient se mettre juste derrière celui d'un autre il y a 8 ans : 105.000 km. On dirait qu'on nous gâte de minimes angoisses finales.

L'ampleur qu'aurait pu atteindre les dégâts de celui-là est difficilement mesurable mais avec beaucoup de malchance, ç'aurait pu tout aussi bien ressembler à un 11 septembre 2001 avec plus de magnitude mais sans coupable, va-t-on redire.

Et pourquoi pas trouver, dans ces lacunes de détection, un nouveau projet d'agence spatiale : pas une guerre des étoiles à la Ronald sur écran de guerre froide où la mise sur pied et en orbite d'un énième sattelite d'"espio-néo-communikaçion" mais un projet plus écologique, plus défensif contre l'agresseur cosmique.

A en croire certaines théories d'histoire naturelle, le règne des grands dinosaures, contre lequel le mammifère n'avait absolument aucune chance, fut balayé par l'atterrissage brutale d'un astéroïde. Que l'on adhère ou non à cette théorie, je ne vois pas un dinosaure piloter une nef spatiale prête à installer un beau téléscope orbitale, ... enfin qui sait si le traffic en poussière d'étoile de ces années-là les avaient laissés faire.

Or l'homo-mammifère, on dirait qu'il y arrive sans trop se casser la mandibule gauche. Je n'ai plus beaucoup de cheveux mais rien qu'à y songer, 2002 MN c'est comme s'il était arrivé à faire décoller le peu qui m'en reste. Si on voit les autres arriver suffisamment à temps, on pourra toujours essayer de les détruire, faire déplacer les populations ou dévier sa trajectoire vers une planète que l'on sait plus déserte. Et s'il est vraiment trop immense, on pourra toujours faire ses prières ou toute autre bouddhinerie devant un jugement dernier tout droit venu du ciel.

Si vous regardez la lune à la jumelle - et pas besoin de la dernière top-lunette de votre opticien surbranché- vous y distinguerez déjà très précisément les cratères de sa seule face visible.

Il n'est vréément pas passer loin ...
il est vréément déjà si loin ?
Bel astre mauve, croque-mort céleste
Vautour de feu, crachant sa boule
A grande vitesse, nous avertir
des possibles, des craquements, des futurs
de notre terre, aqueuse et croute.


MMong, depuis la base de boozoo bajou,
13 astéroïde brejnev,
1050 Caisson stéréodeluxe.

Amuse-gueules d'apesanteur,
Fine bière tuborg et longue préfab.
Costard costaud et noir vêtu.
Je vous reçois zinc sur zinc, hips.
Sckruichchchchch...Sckruichchchc.

jeudi, juin 27, 2002

Nirvin"nin lounge aux jeux d'hiver

Ce jeudi, 'La nuit est une fausse blonde' animation pourraav _je suis un happy wanabee_ pour branchitude en toc bcbg qui cela joue "c'est top cool" jetset locomotive j'avale du rail au kilometre invite Claude Challe au 'Jeux d'Hiver' aka "Les Games" du bois de la Cambre. Tout droit descendu du Paris paillettes le plus exacerbé, le pape aux compiles de musique loonge et nirvanesque sera accompagné d'Olivier Delachanal, résident du 'Saint Germain des prés Café', excusez du prout prout on ne se sent plus pisser dans son froc. Un jeudi 'starsystem' _on se la joue pipole_tape moi encore sur la cuisse qu'on rigole encore un coup! C'est fou se qu'on se marre, non? Restez y les amis, dommage que LSD ne soit plus branché, ils nous feraient une bonne descente infine et on les garderait en hospice et ils y seraient pour toujours au paradis aaaaaaaaaaaaah c'est beau les raves _parties_!!!

Un peu de bouquin pour moins de boucan.

C'est dans cette regrettée librairie des étangs et lors d'un vernissage de notre compère Quéméré édité par la 5ème couche, que mon scan d'ancéphalopithèque a fait la pose sur l' "Homo Zapiens" de Viktor Pelevine, un russe.

Prudent comme toujours, je me suis dirigé vers la jolie vendeuse-patronne et m'enquis de savoir si l'auteur était déjà publié en format poche. Elle m'indiqua un petit volume au titre très simple : la vie des insectes. Receuil de nouvelles où les insectes sont des humains sans le rester très longtemps, on change de dimension très souvent dans le même sens qu'une métamorphose kafkaïenne, un joli absurde russe en ressort, les moustiques boivent, les humains sucent. L'activité insectoïde sur fond de grue post-soviétique transpue l'inutile et le morose. Divertissant. Je n'en dirai pas plus, vlà-déjà un petit temps que je l'ai lu.


Quant à Homo Zapiens, je suis à la 227ème page et la fin de certains chapitres au léger titre de Draft Podium ou autre "L'homme Tuborg" ne m'empêchent de me glousser comme un vieux gallinacé, alors que la plupart du temps, la lecture se fait le rictus bien accroché, commissures en flèche.

Ceux qui aiment les phrases du genre, adoreront, j'en suis sûr. #le héros écrit des slogans et vient de recevoir une promotion# "Tu es nommé creator en chef du service KOMPROMAT. Tu seras chargé de monter des affaires sales pour compromettre ceux qu'on te dira. Et puis tu donneras un coup de main dans les cas d'urgence. Nous allons nous soutenir mutuellement, maintenant. Comme ces marins. au coude à coude. excuse-moi de t'avoir mêlé à tout ça, mon ami. C'est plus facile pour les beaufs qui vivent dans l'ignorance. Ils s'imaginent même qu'il y a plusieurs chaînes et différentes compagnies de télé. c'est pour ça qu'ils restent ce qu'ils sont. Des beaufs.


AU COEUR DE LA FORËT, AU BORD DU RUISSEAU
MON SPRITE SENT BON LE BOULEAU."


MMong.
Yaaaaaaarcklick

Pauvre petit calogero

C'est trop injuste diront certains, mais certainement pas notre audience féminine qui appréciera ces chansons pop sucrées aux mélodies imparables. Qui se souvient encore des Charts et de son chanteur aux longs cheveux qui jouait de la basse (la même que celle de Paul McCartney) comme un gaucher? Avec son tube "en apesanteur" qui stéréoise nos postes de radios, l'histoire d'une rencontre charmée dans un ascenseur, il nous délivre d'autres petites perles à faire fondre dans tes oreilles. Un avant-gout de vacances, vautré inerte sur le bord d'une piscine infusé de cocktails alcoolisés. Les textes sont à mon humble avis assez inégaux mais là n'est pas le plus important. Un beau travail mélodique sur les voix.

Vite viiiite sur son siiiiite

The streets : original pirate material
U "now? tu connais tu connais dis? Mike Skinner un jeune anglais nous a sorti une petit disque sympa mélangeant avec joie dance et hip-hop sur fond drum&bass, ragga et autres low-riding tempo. C'est pas Castro qui nous fait le coup de la baie des cochons mais Boum Boum Boum c'est ton auto qui va faire des bons. Un disque à écouter chez toi mais aussi pour hocher de la tête dans dans les embouteillages quand tu reviens du boulot. Le futur vient de la rue mais comme l'annonce la pochette, le futur c'est maintenant : il passe par "the streets" ! (Ils n'ont jamais peur des slogans démagos, hein! Et moi qui le recopie, c'est du beau !!!)

Et puis le graphisme de son site est assez bien ourlé aux entournures ... hummm j'aime ce bon goût :: Vazy sur son site, oui cliques ici !!!

Le flyer qui tue avec plusieurs morceaux

mercredi, juin 26, 2002

Tout se recycle


La vie ne fait pas le moine

Est-ce qu'à notre époque
où tout ce qui brille est en toc
une lettre sans équivoque
provoque-elle encore un sourire ému
même si en public tu t'en moque-
ras comme d'une vieille loque
d'un rabais promotionnel de choc
de ce bouquet de fleurs en plastoc
égaré dans ta boite aux lettres

Un souffle, un cri et un regard
et tu retournes dans ta douche
je te devine jouant les farouches
mais pour ne pas rester sur la touche
je tente une rentrée centrée
je me lance dans une tentative louche
de séduction par effraction
histoire de faire mouche
histoire d'attirer l'attention
un peu de mystère pour attiser la tension

Du séducteur au vieux dragueur
j'aurai préféré être le second
mais du bord rester le capitaine
de bateau mouche en excursion
minuscule esquif fébril
embarqué pour une promenade
au fil de l'eau à la bouche
avant que mon désir transforme
la ballade en baignade de naïades
désirs transpirants
et sueurs froides

Avec le délai de tes réponses
et le silence de ta messagerie
j'entends jusqu'ici tes jérémiades
roucoulades de poularde en rade
avant que précieuse à la ringarde
tu ne me joues l'histoire l'autruche trucmuche
qui se repasse les plats de son film préféré

Alors je t'envoie ce message vocal peu banal
picqué en vers pour te dire
qu'avec ton cou mou
genoux cailloux hiboux hou hou
tout doux comme tes roudoudoux
planté hanté en T
dans le sable de ton bac
la tête dans le sac
malgré ton sourire affable
les fables que tu accables
et sans que tu aies à te mettre à table,
toi la belle comédienne, l'actrice adorable
la spécialiste des jeux d'ombres
je te redirai à l'envi
que les plumes que tu as dans le cul
font bien ressortir la rondeur de ton postérieur

Et si je te croise
en une toise et pluie de mille ardoises
tu resteras coise
arborant un sourire narquois
tu feras l'embêtée

Il y a longtemps que je ne me rêve
plus en vieux dragueur habile
le costume blanc impeccable
le sourire facile
le clin d'oeil faucille
de ce passé imaginaire
il me reste sans complexe
quelques beaux restes
du sexe garder l'appeal
de la caresse la faconde féconde

de prime à bord
j'ai tout les retords
à tors et en travers de la gorge
tu es mon miroir aborré
que je casse pour quitter
ces années de malheur
car le vie ne fait pas le moine
et je ne reste plus une seconde dans l'ombre
de cette citadelle de solitude

Born in the USA
L'économie ricaine va mal, bronchiteuse chronique qui n'en finit pas de cracher ses miasmes et ses poumons. Elle entraine par le fond le reste de la planète. Ces jours-ci les riches occidentaux ont du mal à trouver de nouveaux filons pour continuer à exploiter le reste du monde. Personnellement je n'ai rien contre eux, vous connaissez la chanson "Chacun fait fait fait ski ski ski lui plait, chaaaacuuuun fait ski lui plait ..." d'autres c'est ce qu'ils pleuvent allez comprendre.
Monsieur Ducobu vous invite à une présentation des produits qui nous coloniserons dans les mois à venir. Il faut reserver sa place pour les intéressés.

Besoin d'infos complémentaires? Va chez ducobu

mardi, juin 25, 2002

Steelworx part III

Les photos des festivaliers :

Ici les bêtes ont reçu du foin (le parcage des vaches n'est plus très loin)



Des gens heureux :


La vieille usine dans le fond :



plus de photos en ligne :

Steelworx part II

Les photos des vedettes du festival



Dessous les roses, le prompteur :o)


Allez comprendre

Y a des jours où se demande ce qu'il faut faire pour communiquer avec les autres. Non pas que j'attende ici, de toi cher lecteur, un regard compatissant. Non plus que je me plaigne toujours de toi lecteur. Plutôt un coup de gueule comme ceux qu'on fait dans une bouteille et que l'on referme aussitôt après.

Raaaaaaaaah !!!!

Il ne reste plus qu'à l'envoyer par la poste à l'heureuse destinataire. Evidemment c'est trop facile. Là mon coup de gueule, il va pour ces rapports de séduction où un jour on vous dit que vous allez trop vite, qu'il ne faut pas être si explicite et puis la fois d'après que vous êtes trop lent ou pas assez actif. Y'a les retours de flammes, les fois où vous vous faites incendier au téléphone "parce que cela ne se fait pas comme ca !!! peut-être avec les autres mais pas avec moi !!! (sic)". Et puis les absences sans raisons, les messageries de GSM qui restent muettes, les SMS qui se perdent en route, les fausses excuses qui vont du "je te rappelle debut de semaine prochaine" à "dès que j'ai du temps libre, je t'envoie un sms !!! (sic)". FUCK !!! VAS TE FAIRE FOUTRE petite autruche!!!

Voilà le dernier sms sympa que j'ai envoyé :

Allo la terre?
Ici Major TOM,
Je vous recois très mal
Je crois que je vais perdre le signal

La suite sera vocale, et certainement plus très sympa !!!!

Y a des limites à tout mais essayez comprendre. Y a rien a comprendre disait l'autre. C'est comme cela point basta

Allez circulez, ouste du balai!

Sans titre

J'envoie des missiles seuls-seuls ;
C'est à n'y rien comprendre !
Comme à pouvoir se pendre,
En singeant l'épagneul
Qui longe sa proie et sans se rendre
A des tendances à vouloir finir seul.

C'est à n'y rien comprendre
Où sont mes armes, mes forteresses,
La Galice et la Perse,
Le trot enlevé, les châteaux, les chevaux,
Tout ce qui me faisait virevolter haut
Sur la vague, de rouleaux en rouleaux.

Où sont mes armes, mes forteresses ?
Partis dans la tourmente, la détresse,
La tempête, mistral perdant comme petitesse.
Coucher, ponant, à faire le moins beau !
J'en arrive à me dire que là-bas, que là-haut
Voltigent les anges, voltigent les hôtes.

Partis dans la tourmente, la détresse,
Hélés dans la redoute, hélés sans cesse,
Gentils démons et vains esprits, ils avaient
Pour eux la flamme de la conquête
Buveurs d'eau, pourtant si bien pompettes
Où êtes-vous, trop loin, si proches ?

Hélés dans la redoute, hélés sans cesse,
Partis dans la tourmente, la détresse.
Où sont mes armes, mes forteresses ?
C'est à n'y rien comprendre.
Seul, seul, j'envoie des missiles, faiblesse !



AB

Steelworx part I : le superbe cadre et la prestation d'Indochine ....

Chers amis festivaliers en tous genres. C'est à vous que j'adresse ces quelques lignes. Oui toi qui dans ta jeunesse, as aimé ces grands rassemblements de jeunes parqués en enclos comme des vaches dans un western attendant la grande traversée de l'état du Texas. Te souviens t'en des baraques à grasses frittes, des files infinies pour le rationnement des tickets, des entassements à perte de vue des cabines pissotières contre lesquelles tout le monde s'épanchait? Et du village gaulois équipé de ses petites échoppes vendant les t-shirts des vedettes, les tatoos de ta tribu ethnique, etc. etc. etc.

Et bien ici premier du genre farwest festival ; Steelworx a gardé un coté amateur très sympathique. Attention nous sommes quand même au luxembourg, tout reste propre sur soi et la sécurité y est maximale. Mais on ne sentait pas le temps de transumances arrivés comme TW ou ses cousins douresques nous le montrent désormais. Dans ces derniers festivals, tout est à l'engraissage aux hormones, tout se joue à la sur-dose ; de la liste énumérant des noms de groupes aussi improbables que fatigués, de l'enclos constitué par une brochette de baraques à boissons et à hamburgers crus, de podiums enchainant en parallèle 3 groupes à l'heure, de drogues que les jeunes consomment pour tenir le coup, bref à l'image de notre société de consommation vouée à tous les excès néo-libéraux. Le dopage comme seule rangaine pour en avoir ou en faire toujours plus et plus et plus sans jamais se fatiguer ni s'arrêter.

Revenons à Steelworx, festival gratuit visant à assurer la promotion du site industriel en voie de reconversion. Le site est superbe, longeant une acierie au look madmaxien dont les grandes cheminées métaliques crachaient le feu il n'y a pas si longtemps encore. On sentait encore le coté amateur dans l'improvisation de plusieurs évènements, la place des baraques à frittes et surtout le podium réservé aux journalistes. Ah oui parlons en 30 secondes de cet ilôt réservé aux journalistes. Frêle esquif de 5 m2, surplombant le sol de 50 cm mais emporté sans doute par le flot des festivaliers et rejeté en fond de terrain (juste à coté des entrées vip) mais dans l'axe de la tour des ingénieurs du son. Bref en un mot comme en 100 ils ne devaient pas voir grand chose. Pas trop éloigné de l'endroit où tout coulait à flots ininterrompus, à peine un jet de pierre, les journaleux ont sans doute préférré rester terrés sous les barriques de bières et les barquettes de scampis réservés aux vip.

Le coté pitoresque d'un laché de mongolfières publicitaires est venu rythmer le concert d'indochine. Nicolas Sirkis égal à lui même : il était assez stressé pour son entrée en scène. Les écrans géants couverts par un crew multi-caméras rendaient très bien l'animation scénique de notre vedette préférée. Sans être méchant gratuitement, car je ne crois pas que je saurais en faire autant même si j'en rêve secrètement (c'est pour cela que j'aime en dire du mal, si si), la prestation indochinesque ne fut pas des plus mémorables. Le son n'était pas très bon : malgré les mimiques simiesques sensées accentuer la performance vocale, ils nous ont servi une bonne purée.

De ma petite oreille musicale je peux en déduire que le groupe de musiciens réunis pour faire vivre la légende n'était pas encore bien rodé ou peut-être pas très top. Des très mauvais langues disaient, les seuls musicos à avoir osé accompagner le chanteur sur scène. Pourtant Joe Cocker himself tenait la basse imprimée d'un B de plaque immatriculation belge. Nicolas l'a annoncé pendant le concert c'était le premier opus de la tournée. Cerise sur le gateau, notre chanteur jalouse StarAcademy et PopStar. Après un petit slogan bien démago, il leur a fait un doigt d'honneur. Soit il a été frustré de ne pas être invité pendant l'émission comme Paaaatrick ou Laraaa, soit il voulait nous dire que lui il était rock'n'roll (brock"n"drole) et que ca, cétait plus mieux que les autres?

Quelques mélodies sont quand même ressorties de manière intéressante mais le live n'a rien apporté de frais. Aaaaah oui le meilleur pour la fin (fausse faim), Nicolas nous l'a joué karaoké. Utilisant un prompteur, sans doute pour se rappeller quelques bonnes vannes à nous raconter, il a passé une bonne partie du concert, les pieds rivés derrière son micro, la tête scotchée sur sa télé en contrebas, déguisée et masquée par un long collier de fleurs. La prochaine tournée qui fêtera les 30 ans du groupe, invitera certainement le public à chanter en lisant les paroles directement sur les écrans géants. Un karaoké party de 40.000 personnes ... ca peut donner des idées. Comment nous organisons-nous pour la playlist?

Au final les fans étaient contents, plusieurs chansons ont réellement déclanché l'enthousiasme de toute la plaine ... c'est à canaryyyyy baïllyyyy oouuu oouuu c'est à supra baïllïiiii ooouuuu oooouuu et bien sur l'inusable aventurier bob morane contre tous chacals qui après plus de vingt ans rend toujours un loyal service. Donc au final une petite heure bien sympathique, si si. Merci les indochinois !!!

lundi, juin 24, 2002

unk_leslam pour vous aime le luxembourg

Après un facheux oubli d'une clé de voiture dans sa veste, unk_leslam s'est tapé un allé-alleï-retour express en auto dans la soirée de lundi après s'être collé une éternité de train train (3 heures au compteur) dans la même journée. Tout cela est absurde. Oui certainement mais pas pour unk_leslam qui en fait désormais son quotidien. Tout le monde s'en fout !

Rassurez-vous unk_leslam aussi.

MisterMong a lu pour vous "Parasites" de Ryu Murakami.

Il est l'auteur du très puissant "Les bébés de la consigne automatique". Son dernier opus est certes moins percutant et moins volumineux que celui dont je viens de parler bien qu'il en détienne le même genre d'atmosphère avec une postface où l'auteur intervient en son nom au sujet du rapport qu'entretient la société nippone avec l'espérance.

Loin de moi l'idée de dévoiler ici l'intrigue. Je dirais simplement que "Parasites" quoiqu'un peu court est une excellente introduction à l'univers de l'auteur et que la fin du roman vient relever avec vélocité l'ensemble d'un début qui commençait à manquer de relief. A se demander si les lecteurs auront droit à une suite.

J'ai trouvé sur Google une nouvelle inédite en français (17 pages) que vous pouvez imprimer si le clique vous en dit.


C'est pas qu'on voudrait absolument parler du foot, de sa coupe et du monde mais c'est tout comme.

Il va bien falloir que le Brésil batte la Turquie car sinon je vous promets beaucoup d'agressions sonores, de chewing gum collés entre les mains et le klaxon des chauffards-support-stars et leurs drapeaux presqu'aussi grands que la nation entière.

Il va bien falloir que l'arbitrage se rachette quelques neurones et cesse d'annuler de justes goals laissant ainsi un vilain goût d'injustice dans la gorge la plus placide du premier partisan de base. A croire que certains hommes en noir se soient rondement faits sucrer par des magnats ventripotants du 4ème pouvoir et gonfler, par voie de conséquence, les colonnes des bars à comptoirs en plus de celles de toutes les feuilles de chou car, lorsqu'il n'y a rien à en redire, un match se passe et le plus chanceux, rapide, véloce et bien organisé l'emporte sans coups et sans faire rire. Et il ne reste plus qu'à gloser sur la méforme de l'un et la rentrée en jeu d'un autre.

Mes désirs plus que mes pronostics : Le Brésil s'assure une place en finale et inflige de suite une sévère panne à tous les klaxons de la diaspora turque. Si la Corée y arrive, ce devra être sans coup de pouce de l'homme seul et en conclusion du plus beau football dont ils sont capables, quant à l'efficacité des teutons elle n'est plus à démontrer à ce stade tardif de la compétiton.


Pour ma part, je serai au SupraBailly, Brésilien dans un second temps et pour un David courageux dans le premier.


Mistermong aime le foot.

Joindre l'inutile au désagréable

Fidèle à mon effet d'annonce, je me suis rendu au Luxembourg pour assister, que dis-je participer de quelques cris (insultes et/ou encouragements divers), à SteelWorx premier festival du genre dans le coin. Sans encore vous dévoiler mon compte-rendu sur les quelques concerts auquels j'ai pu tendre une oreille et l'autre, je vous narre en primeur ma mésaventure.

Alors que mon périlleux périple en ces terres débutait par un fantastique feu d'artifices qui ferait palir de jalousie maladive l'artificier national d'un 21 juillet du parc royal. Comme si ce dernier ne pouvait s'aprovisionner qu'au célèbre magasin de farces et attrappes du centre de bruxelles avec des économies faites en travaillant au Quick. Ici une véritable féérie un mélange astucieux entre parcours aux figures imposées et délires improvisés. Un seul mot : soufflant !!! non soufflé : boum !!!

Dimanche donc dans ce pays, où tout commence par un "moïyen" suivi d'un hochement de tête vers le bas, le ciel était des plus engageant : bleu aazuur avekh des chooli nuaachs. L'objectif principal le festival mais avant petite rencontre avec des locaux autour d'un bbcue. Je ne sais pas qui de moi ou de mon auto était le plus enthousiaste mais il faut reconnaitre que celle ci ne s'est pas privée d'exprimer ses émotions.

Elle m'avait déjà fait le coup 2 semaines auparavant, quand je partiii seul pour une crema. Mais là coincé sur l'autoroute, elle m'a manifesté son coup de coeur en faisant grimper la temperature. Et vas-y que je t'allume mon voyant, que je l'éteigne mais surtout que je le garde allumé pour mieux stresser mon driver gentleman. Et votre serviteur coincé sans l'ombre d'une aire de repos à l'horizon ne pouvait qu'avancer droit devant. Espérant une sortie express rapide pour mettre au repos la titine avant que l'instant ne lui soit fatal. J'ai pris son mal en patience. Apercevant un premier panneau annoncant un exit exil possible à 1500 mètres, puis à 1000 puis à 800 puis à 500 ... heureusement que j'étais dans une longue descente (aux enfers hé hé hé). Le moteur a rendu l'âme à qui elle appartient. La voiture s'est prise pour un planneur en vol libre. Elle sortie comme si de rien n'était dans un large virage.

Bref j'avais compris (sans doute trop tard ou trottoir) l'affection qu'elle me portait. Elle a du se sentir incomprise. Je ne sais pas ce que j'aurai pu lui offrir d'autre. J'étais navré surtout qu'elle sortait d'une visite médicale en bonne et due forme.

Finalement elle fut conduite auprès d'un garage après un remorquage non moins épique. Elle est maintenant aux soins intensifs. N'essayez pas les visites, ni les fleurs (pas encore les couronnes) car elle comateuse. Elle a besoin du plus grand calme. Les médecins se réservent sur son état général au moins jusqu'à mercredi. peut-être nous engagearons nous pour une collecte, histoire de lui offrir une boite en sapin digne de ce nom.

Aaaargh, il y a des jours comme cela!

Rephlex sur la grand-place, celle qui est la plus belle du monde. N'ayons pas peur des super-hâtifs ! C'était donc samedi 22 juin 2002.

Rephlex, c'est quoi ? Un label ! Un label de quoi ? Un label de musique : drum'n'bass, break-beat, techno etc ... Autant dire tout de suite que leurs prestations ont d'habitude lieu dans des salles aux éclairages soignés, jusqu'à pas d'éclairages du tout, dans des festivals perdus en flandre occidentale et/ou au club de l'Ancienne Belgique. Tout ça devant un public d'afficionados bien au courant des dernières sorties du genre.

Ce soir là, rien de tout ça ! Le cadre de la grand-place, on va pas s'étendre, tout le monde connaît. Tandis que le public, celui des concerts gratuits mélangé aux badauds et autres touristes à peine intéressés par les gesticulations d'un petit homme derrière son laptop, valait le détour. Même les gars de la croix-rouge se demandaient s'ils ne s'étaient pas trompés d'endroits et qu'une rave instantanée ne s'était pas improvisée sur les pavés pluriséculaires, plus habitués à soutenir l'entrée du sosie de Charles-Quint que les Bpm du séquenceur d'un Bogdan Radzinsky ou d'un Luke Vibert.

Musicalement, MisterMong s'est bien défoulé. Il a pleuvoté quelques minutes, de quoi honnêtement raffraîchir les quelques néo-pogotteurs venus se déhancher. Je suis tombé sur une ancienne co-locataire, de quoi me rappeler mon grand âge et j'ai même reçu un flyer annonçant des festivités pour le ... 12 Octobre. Foi de sorteur, c'est un record.

Le tout s'est dissipé dans la meilleure des bonnes ambiances bien que ça continuait aux tanneurs mais on a pas été voir puisque un drink s'annonçait ailleurs pour l'annif d'un pote. Donc, on va rien dire puisqu'on a pas vu.

catalogue rephlex

Tchao
MrMong

vendredi, juin 21, 2002

Parmi tant d'autres choses, MisterMong fait aussi de la voile et même de la régate en amateur, sur Dunkerke. Tous les ans, c'est la fameuse régate en double (deux équipiers) étalée sur deux jours. Cette année, je faisais le lézard sur les falaises marseillaises mais un de mes capitaines préférés (jean-pierre) était bien là. Vous lirez son compte-rendu, ne fût-ce que pour sa prose jargonneuse à souhait, comme il va de soi dans toute activité qui se respecte. E1, E7 etc.. ne sont pas des coups d'échecs mais des bouées. Je ne référencerai aucun site pour ménager vos index et autres souris de gauchers mais si vous tapez "voile" dans Google, vous risquez fort bien de télécharger tout l'internet dans vos petits giga de silicium.


dimanche : 4,5 sud-ouest dans un temps gris s'éclaircissant. Vu la
gueule que ça prend je sens le départ sous spi et je prépare tout.
Départ sous spi! de la E1 vers E7 puis Trapeeger . Superbe départ 15
nds dans les fesses : on est prêt spi en l'air 50 m après la ligne,
tribord amure. La flotte part à la côte chercher le mini de courant mais
je reste dans le petit groupe qui opte pour le cap direct car la côte me
semble trop loin et je veux différer l'empannage. On marche à 7 nds
passés. Peu avant la E7 on est clairement 6 ème. Là on doit empanner et
ça se dégrade : au moment de soulager balancine et tangon je lâche la
barre et le bateau part au lof plein nord alors que mon équipier essaie
de remettre sa chaussure qu'il a perdue sur la plage avant tout en
manipulant le tangon avec ses deux mains : 4 bateaux nous ont passé
lorsque tout rentre dans l'ordre . On réempanne 1 mille avant la
Trapegeer et là je contrôle à la barre et tout va bien : comme quoi on
assimile vite dans ces cas-là. On passe la Trapegeer juste devant Max !
Inouï ! Le suspense ne dure pas longtemps. Mon équipier fait bien le
boulot et on cappe un peu trop tard après une rentrée normale du spi où
je dois ranger le fourbis à l'avant. Le temps de me battre avec la
drisse de spi prise dans le réflecteur radar je retourne m'assoir au
près serré pour voir Max tailler la route bien loin devant nous (300m) .
Le reste de la course : près serré courant dans les fesses de la
Trapegeer vers Dunes de Flandre puis DW 26 : 11 milles au près. Max
disparaît vite à l'horizon (devant bien sûr pour finir 1er au général le
soir) . Au niveau de la E1 même scénario que la veille mais grand soleil
avec ambiance mistral avec plus de 20 nds et mer creuse. On merde un peu
avec l'enrouleur dont la bosse a fait des noeuds, de plus on prend un
ris
car le bateau est à nouveau intenable et on finira avec pas mal de
voiles loin derrière nous à la DW26 (dont les papys). Conclusion au
général toutes classes confondues on fait 17 eme sur 27 et l'honneur
est sauf.

jeudi, juin 20, 2002

Sum 41, c'est juste la dose de rock qu'il faut pour se remettre d'un concert de Patricia Kaas où vous avez été invité par les parents de votre gonzesse.
Un truc simple, absolument pas novateur mais qui fait penser à la sueur des concerts de Bad Religion ou autre Green Day.
C'est un bon album mais qui peut se fatiguer au bout du septième morceau, et on a tendance à se remettre un Patricia Kaas en se disant qu'elle chante quand même bieeen.
SUM 41 "no filler no killer"

bud uglly site
Si tu veux connaitre les dernières nouveautes en matière de création de sites web, rends-toi vite sur bud uglly site. Tu découvriras une liste importante d'effets incroyables !!!

Visite le site

Why Good Design Comes from Bad Design

"The two most important tools an architect has are the eraser in the drawing room and the sledge hammer on the construction site." —Frank Lloyd Wright

Hemingway rewrote the ending to A Farewell to Arms 39 times. When asked about how he achieved his great works, he said, "I write 99 pages of crap for every one page of masterpiece." He has also been quoted as saying "the first draft of anything is shit."

"The physicist's greatest tool is his wastebasket." —Albert Einstein

"Rewrite and revise. Do not be afraid to seize what you have and cut it to ribbons … Good writing means good revising." —Strunk and White, Elements of Style

mercredi, juin 19, 2002

Sacrés français

On peut le dire et en rire sur tous les tons. Nos amis du centre du monde qui savent à peine jouer au football depuis 10 ans, qui après avoir, nous le reconnaissons tous brillament réussi l'exploit de gagner une coupe du monde (organisée à domicile) et une coupe d'europe, se targuait de donner des leçons de football au monde entier.
Champions par-ci, meilleur buteur par là, meilleur entraineur ici : à force de s'entendre répéter la même salade, on finit par ne plus avoir de discernement. La logique du fric qui s'installe partout, qui monte des pieds d'estalle en faux marbre doré, finit par nous faire croire que petite nation, petit esprit, petits footballeurs.

Nous admirons tous le talent de Zizou, Thierry Henry et autres Scissé. Mais il faut encore reconnaitre qu'aux premiers exploits européens de Marseille en coupe d'europe, Anderlecht et Malines y avaient déjà brillés depuis longtemps.

Alors que nos diaaab ont donné une leçon de football contre le Brésil, ce lundi dernier, entendre le misérable commentateur franco-français sortir un humour grinçant sur une plainte éternelle des belges sur le but volé de notre Marc Wilmots. Là je sors de mes gonds. Retournes trouver d'autres excuses sur l'absence et l'inconséquence de tes herauts nationaux, grand journaliste démagogue.

Tout ce qui brille n'est pas or, mais tout ce que touche la France, en toute modestie, se transforme en or. Ecrase ta modestie dans l'oeuf. Après la débandade des troupes républicaines, décidément les territoires d'indochine ne réussissent toujours pas à nos amis du sud. Que cela ne tiennent voilà qu'ils récupèrent l'ancienne colonie africaine. Qui à les entendre ne peut atteindre ce niveau de performance, on s'en doutait, qu'à la grâce du génie ... francais.

La stratégie, la discipline, la dynamique ... à les entendre une fois de plus, ils ont tout inventé, tout créé, tout apporté. La preuve par neuf par leurs bleus de 2002. Un peu comme le progrès et la modernité apportée à ces bons sauvages. Avant c'est vrai qu'on l'oublie, le moyen le plus radical c'était de nationaliser les joueurs. Mais d'ici au 3 juillet, un Sénégal champion du monde et la France le sera à nouveau, attendant impatiement la finale du prochain Euro. Mais rappellons quand même que la finale, il faut y arriver :o)

Il y a certes un fond de positif dans ce soutien français au Sénégal. L'image des concitoyens africains vivant en europe y gagnera certainement. Mais cette canibalisation à outrance me degoûte !!!

Alors voilà, un coup de gueule, pour rappeller fièrement l'exploit de nos diaaabs !!!! Merci Willy :o))))

«Les Occidentaux aveugles n'ont qu'à écouter leurs hosannas au Dieu-miséricordieux-et-coléreux, leurs braillements Allah akbar-Allah akbar. Djihad-Guerre sainte-djihad. De simples franges extrémistes. Des simples minorités fanatiques ? Non, mon cher, non. Ils sont des millions et des millions, les extrémistes. Ils sont des millions et des millions, les fanatiques.» Ben Laden ? Il n'est que le «sommet» d'une «montagne» qui «depuis mille quatre cents ans ne bouge pas, ne sort pas des abîmes de sa cécité, n'ouvre pas les portes aux conquêtes de la civilisation, ne veut pas entendre parler de liberté et justice et démocratie et progrès». Sous le titre la Rage et l'Orgueil, dans un «sermon adressé aux Italiens et aux Européens», la journaliste italienne Oriana Fallaci s'en prend aux «fils d'Allah» qui «se multiplient comme des rats».

«Giclée longue». Ainsi décrit-elle des Somaliens en mal de papiers campant en face d'une cathédrale italienne avec des «matelas pour dormir et baiser, des fourneaux pour cuire la nourriture, empester la place avec la fumée puante», les «braillements d'un muezzin» et «pour accompagner tout ça, les dégoûtantes traces d'urine qui profanaient les marbres du baptistère. (Parbleu ! Ils ont la giclée longue, ces fils d'Allah ! Mais comment faisaient-ils pour atteindre une cible située à presque deux mètres de la barrière de protection ?) En plus de cela, les miasmes nauséabonds des excréments déposés à l'entrée de San Salvatore al Vescovo : l'exquise église romane (XIe siè cle) qui se trouve derrière la piazza del Duomo et que ces barbares avaient transformée en chiottes».

Cela me rappelle les critiques émises sur les écrits d'un certain Céline que je n'ai à vrai dire pas encore lu. Je me sens prisonnier de cette pensée politiquement correcte. On hurle Céline d'anti-sémitisme comme on brûle Oriana Fallaci d'anti-islamisme. Le fond de la critique est vraie, leurs amalgames sont faciles, leurs allusions trop aisées mais leur langue jouit d'une liberté étonnante. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et que je ne pense surtout pas. Je n'ai que lu l'article paru sur Libé donc je ne pourrais pas forger une opinion définitive, à peine une impression sur le livre d'Oriana Fallaci. Je ne pourrai donc pas parler de son génie littéraire, pour peu qu'elle en ait réellement. Mais là en lisant l'article, je me rends compte combien je reste trop sectaire, rangé dans le ton politiquement correct qui voit le bien le noir le mal le blanc, ce qui doit être entendu, compris et répété.

Cette censure qui veut interdir des propos fallacieux au nom des droits de l'homme me semble tout aussi hypocrite que les grands leaders du monde occidental (accidental) qui pourchassent le terroriste à poil long et mou à longeur de journal télévisé. Ce qui est fatiguant dans le monde d'aujourd'hui, c'est le mode binaire. Si tu n'es pas avec moi c'est que tu es contre moi. La lutte du bien contre le mal etc.etc.

Je trouve que la virulence des propos mêlés à la truculence des jeux de langages créent une situation qui est aussi critique pour la société occidentale que ceux incriminés. La critique de l'occident ne pousse pas forcément pour un repli sécuritaire ou conservateur. Elle peut en démontrer les dérives. L'hypocrisie du politiquement (économiquement) correct me semble beaucoup plus néfaste. La violence reste silence, légitimée par ces entonnoirs médiatiques qui l'entretienne à coup de non-dits (non didju !!!).

Cela mérite un débat et surtout une lecture : on est capable de séparer le grain de l'ivresse non?

Déchiffrez au moins l'article sur libération, non?



mardi, juin 18, 2002

Le flipper

Bien avant que ne tilte le flipper
quand lentement la vapeur monte
que remonte une impression futile
qu'un frisson utile te parcoure l'échine
tu me parles sans honte
de mon dérapage verbal
up-to-date à la page
tu me dis fière et sage
je sais que tu peux mieux faire
tu repasseras pour l'oral

tu commences la main dans les cheveux
lancinant délicatement
lancinant doucement
tu t'avances et tu me dis je veux
ondulant patiemment
ondulant dolemment

célèste et preste je te délèste
de cet accoutrement
et sans aucun déguisement
dans le plus simple dénuement
tu captures sans heurt
une douce langueur
qui s'emballe dans le dédale
des sens de ton corps sculptural

dans des mouvements issus d'un vieux rite tribal
un vieux culte du ruth cunnibal
ma bouche effleure tes nerfs à fleur
de peau et dès qu'affleure le petit bouton de fleur
par défaut ma langue
qui trop souvent à le faux défaut
de t'offusquer
sans te brusquer
embusquée tel un franc-tireur
un Marc Wilmots à la coupe du monde
le snipper qui fait mouche dans la seconde
Elle switche l'interupteur
et enfonce goulûment le starter

Steeple Cheese parcours d'obstacles
endurance et accélération subito
Sourires à chaque saut du receptacle
feinte de corps, jeux d'abord à bords
tu te mords la commissure
portes-closes ton corps tendu ose
joue la sur-expose
tu prends la pause
le disjoncteur t'exause
tu frôle la sur-dose
tu flambes, tu brûles tu hurles
j'écume

pile les freins
voilà que tilte le flipper
game-over fin de la premiere partie
insert your coin
to gain the next level

La Brabançonne

O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos coeurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
pompopom ...

Pour vous, rien que pour vous,
Mister Mong fait un peu de pub.
Pour un festival haut en couleur et complètement gratuit
Le Klinkende Munt commence le 03 juillet à 20h30 place de la Monnaie
Allez voir le site pour de plus amples renseignements musculation de l'index.

Comme d'habitude, l'affiche est des plus alléchante. Et pour ne citer qu'eux, le Peuple de l'Herbe sera de la partie le 12/07/2002.
On s'y croisera. j'en suis sûr.

MrMong

mr ducobu

Ben oui la petite série des blogs s'allongent pour notre grand plaisir.
mr ducobu se spécialise dans l'annonce des sorties (spectacles, soirées, concerts) bruxelloises.
Longue vie mr ducobu tatrobu et paenkortouvu

visitez le chevet de mr ducobu

L'aventurier

Et soudain surgit face au vent
Le vrai heros de tous les temps
Bob Morane contre tout chacal
L'aventurier contre tout guerrier
Bob Morane contre tout chacal
L'aventurier contre tout guerrier


Dimanche prochain, la version intégrale sur scène, gratuitement, au luxembourg.

Clik ici pour assouvir ta curiosité animale


lundi, juin 17, 2002

Merci les diaaaaab, merci merci merci et encore merci !!!!!

Aaah ca il n'y aura pas assez de mots pour qualifier le match des enfants du pays. Ils ont été héroiques jusqu'au bout manquant d'un peu de chance pour perforer les danseurs de Samba. Ils ont eu très chaud mais leur niveau technique à quand même fait la petite différence. Les diaaaab ont été très grands, ils nous ont offerts un merveilleux match : la hargne et les tripes jusqu'au bout.

Pour la petite histoire j'étais perdu sur la grand place de bruxelles, où régnait une ambiance incroyable : rires et bonne humeur ont été partagés avec quelques moments d'excitations comme ce but refusé pour un prétendu hors-jeu. L'émotion est un peu vite descendue après le 2° but mais la bonne humeur régnait toujours.

Je suis fier d'eux, MERCI et BRAVOOOOOOO. A voir la tête des supporters on ne peut qu'arborer un large sourire de diaaab.


Elle est où la poésie ladedans? Allons voir Canto pour qu'il nous explique le fondement poétique de la geste footballistique. Alors la tu vois, c'est une tête de Willy. Toute l'émotion est dans le ralenti, quand la sueur quitte son front au moment où il propulse le ballon jusque dans le fond des filets brésiliens. Il s'écroule sur le gazon, son sourire s'amorce, la joie monte et va exploser ...les supporters de la grand place ne se sentent plus, ils trépignent, sautent les bras en l'air, les sirènes résonnent, la clameur frôle la crise d'hystérie quand un misérable trruuuut a sanctionné un hors jeu imaginaire. On comprend que l'arbitre de touche ait lui aussi été fort impressionné par la vivacité de notre Willy National. Il devait le voir partout !!!



J'ai intitulé ce poème "Poésie pour frigo". Et je me dois de livrer quelques explications.

Le samedi 8 juin, je suis arrivé à Marseille, directement dans le quartier du Panier. Le frigo de l'appartement dans lequel j'ai posé mes affaires, après une overdose de 10 heures de voitures, était tout aimanté de lettres et de mots, prêts à être fris dans la tourmente du langage. J'ai d'ailleurs failli craquer pour "les aimants de la prose" comme autre titre. Vous aurez tout de suite compris que le matériel était relativement réduit et que je n'ai utilisé que ce que j'avais sous les yeux, en essayant de ne pas raconter absolument n'importe quoi !
La rue était calme et chantait le jazz d'un bon "vas-y, prends en 5".




Le temps inerte d'un moustique
Au jour toujours angélique
Chatouille sonore ta main,
Etrange animal venin.

Chapeau, velours, passion
et langue virus nylon.
Café, ennui minuscule,
Ta mélancolie, sang, pulpe.

Le charme écarte d'un geste humide
Cheveux, poitrines, enfer liquides.
Cuir, duvet, oublie !
Matin, désert, pluie.

Aux visages insolites, il enlève
le chaud ou la neige céleste,
Excite l'insecte un rien malade,
Mollusque lunaire qui r'garde
Le sable d'un océan ivoir.

C'est le souffle, la monotone joie,
les acides rouge-oranges, murmures
D'une mécanique immense
qui gifle ta jupe, fossile, grimaçante.


AB

Le peuple de l'Herbe

Le peuple de l'herbe, collectif de DJ-musiciens, sort une nouvelle plaque sur son label supadope. Joyeux mélange de 36 influences aux effluves aromatisée bbcue provencal.

Un business comme les autres

Avez-vous entendu parlé de la béatification de Padre Pio, moine capucin qui a "porté" des stigmates pendant 50 ans? Ce qui est génial, c'est la néo-libéralisation des religions. Pendant qu'il était vivant, il fut mis à l'index. Et en moins de 35 ans, il a été récupéré, criogénisé, bio-éthiqueté, béati-labellisé, cacheté et marketizé. Il fallait quelques 70 à 100 ans pour faire le procès d'un béat. Maintenant, grâce aux nouvelles technologies, on le lance en bourse aussi vite qu'une start-up à la grandé époque de l'internet.

"Avec la béatification, dès 1999, et la canonisation au pas de charge, la ville se transforme en un vaste chantier. Un McDonald a même ouvert ses portes. «Le nombre de fidèles a doublé en sept ans. Nous avons construit 110 hôtels en un an et demi, détaille le maire adjoint, depuis 1995, le chômage est tombé de 18 % à 6 %. Près de 90 % de la population travaillent dans le tourisme et à l'hôpital.» Fondé par Padre Pio, l'établissement, l'un des plus modernes du Mezzogiorno, accueille plus de 60 000 patients par an.

Je vous passe encore d'autres détails plus drôles : en tout cas, il n'y a pas de petit business. Ce qu'il faut savoir aussi c'est le prix que demande le Vatican pour créer un saint. Rien ne se perd et rien ne se crée disait Lavoisier. En tous cas pas pour tout le monde.



vendredi, juin 14, 2002

Richard Ashcroft vire de nouveau electro

L'ex-chanteur de The Verve sort en septembre prochain un nouvel album sur lequel il fera certainement figurer les fruits de ses collaborations avec DJ Shadow et Talvin Singh.

Un petit virage vers l'electro pris par Richard Ashcroft (qui avait également collaboré avec les Chemical Brothers pour un titre de leur dernier album) mais qui ne renie pas ses influences sixteen : Van Morrison, les Byrds et les Beach Boys. (13 juin 2002)


Une date et un nom pour le petit dernier d'Underworld

Le quatrième album studio du duo electro britannique Underworld est fini. Il s'appellera A Hundred Days Off, sortira le 16 septembre, et sera précédé du single Two Months Off le 2 septembre. (13 juin 2002)


Mais quelle importance

Où s'est perdue mon innocence
que j'ai cherché sans trop de chance
au creux de ces bras sans présence
Tout cela n'a plus d'importance

cette quête que je croyais perdue d'avance
à la recherche d'une délivrance
de l'indécence de ces contingences
aux silences de nos souffrances

J'ai perdu cette innocence
dans l'inconséquence de tes absences
dans l'inconsistance de propos sans nuance
Tout cela est sans importance

Tout foofoofoot, too much?



Avec tout cela on se demande pourquoi MONGOSLAM se transforme en café du commerce, où les différents exploits de nos diaaab rouuuch sont relatés voire commentés pertinament (c'est normal on est jamais mieux servi que par ses sbires). Alors qu'à l'origine le tout était destiné a parler de poésie, de muzak et d'art contemportain.

C'est vrai, il faut reconnaitre mon errance : où diable vais-je donc chercher de la poésie dans ces matches au suspens plus que douteux? Tout est truqué, non?

Mea Culpa : bon pour me rattraper je vous ferais une petite bafouille sur les exploits de nos petits chéris façe aux fins techniciens que sont les Brésiliens :: on pourra se faire battre qu'on s'en foutera totalement (allez comprendre, hein :o)



mercredi, juin 12, 2002

Tiens bon notre bon Robert

Et oui tu vas encore lire un brol sur du foot, déjà qu'avec la télé on ne sait pas y échapper.

Ma réaction de la journée : entendre notre bon Robert Waseige se faire allumer par un journaliste flamand depuis le début de la campagne, cela me rappelle quelque chose de bien belge. Car chaque sélection belge à une coupe du monde voit arriver des tapages d'une certaine presse envers nos sélectionneurs. Je trouve cela plutôt symptomatique de notre petit pays.

Autant Robert Waseige a été accueilli comme un sauveur après la débacle de 1998. Encensé pour avoir qualifié nos diaaabs alors qu'ils s'étaient plantés dans les champs de patates. On a vite oublié les reproches fait à Georges Leekens, accablé de toutes parts. En remontant encore plus en arrière la coupe 1994 aux USA et même en 86 avec Guy Thijs : ils en ont toujours bavés. Guy Thijs et la campagne du Mexique est le seul qui s'en soit tiré avec les honneurs. Mais qui se souvient encore du déchainement qu'il a traversé pendant les premiers matchs de la poule avant la qualification pour les 1/8 de finale.

Donc juste pour conclure abruptement, notre pays se retrouve complètement dans son déni patriarcal au travers des critiques vizzavi de ses sélectionneurs nationaux puisque ces derniers représentent une image patriarchale évidente.

Une seule chose, tiens bon Robert !!!! En plus lui aussi il sait pourquoi !!! Non seulement ils en boivent tout le temps, même en conférence de presse :o)

mardi, juin 11, 2002

Grands moment de la petite histoire

Ca y'est les bleus sont libérés !!!! Ils n'auront marqué aucun but dans cette coupe du monde et ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-même. Sans doute l'entraineur Lemerre qui va prendre sur sa gueule dans les jours qui viennent pour les erreurs de stratégie, les mauvaises compositions d'équipes et tout le toutim. Mais il doit y avoir quelque chose de plus particulier derrière, quelque chose de l'ordre de la toute puissance acquise : ne pas arrêter de s'entendre répèter qu'on est le meilleur du monde; ca doit être bandant. Mais à force de bander, tu crois sans doute que cela peut durer toujours, tout le temps. Un peu comme le mythe de l'acteur porno qui perfome autant qu'il perfore sur fond de muzak casio bontempi. Et puis cette illusion de toute puissance, c'est elle qui te neutralise : tu as tout à perdre, rien à gagner et donc ... tu perds tout. Le résultat est sans appel : pas un seul petit but marqué !!!!

Ce qui est intéressant, c'est de voir comment les marques essaient de s'approprier - autant qu'elles renforcent - cette image de toute puissance magique : les vertus du marketing effacent toutes les traces, tout le sens de l'effort, de la lutte et de la victoire chèrement acquise. Comme de la bonne publicité, il suffit de consommer, d'acheter pour jouir. Comme s'il suffisait de regarder la télé pour les voir gagner !!! Heureusement la réalité nous rattrape toujours.

Et en plus l'action de TF1 qui se plante complètement à la bourse :o) Y'a pas de justice ici bas mais quand même : le tout au fric à ses limites et c'est bon de voir leur système se planter de temps en temps. Faut savoir que TF1 a payé plus de 6 milliards de bef l'exclusivité pour la France espérant faire facturer plus de 9 millions bef les 30 secondes de spot. Y aura pas d'audience et pas d'annonceurs pressés au portillon. Chaque fois que les bleus prennaient un but, le cours de l'action de TF1 chuttait illico en bourse de quelques points, du temps réel véridict (c'est donc cela aussi la mondialisation de l'économie).

L'histoire est bizarre : en 1998 tous les journalistes critiquaient Aimé Jacquet à tout va : lui recommandant ce qu'il devait faire, l'insultant de noms d'oiseaux alors que l'équipe performait quand même. Et ici, rien ... aucun exploit des bleus mais peut-être le calme avant l'ouragan. Certains seront contents, si si j'en connais, pour l'arrogance légendaire de nos amis français.

En tous cas au vu de la frustration ressentie par les prestations des Diaaaab belches - qui eux marquent quelques buts quand même - aaaaaah merci Willy - sans ton abnegation que serions-nous devenus - on peut comprendre le désarroi des ex-champions champions du monde. En plus techniquement, ils ont quand même de la réserve et moins de gras au bide que les bons belchs qui savent à peine courir une petite mi-temps (ils carburent sans doute trop à la pils pendant la mi-temps, nos diaaabs savent pourquoi !!!).

Pour nous petits belges de rien du tout, tou n'est pas encore perdu mais bon faut quand même pas exagérer. Au vu de la condition physique, sans doute la pire de toutes les équipes engagées, et de leur vivacité qui s'éffrite en quelques dizaines de minutes, il vaut sans doute mieux qu'on tourne la page, au plus vite : le suspense est insoutenable pour nous pendant les matches. J'exagère mais à peine. On est quand même là pour du spectacle, non? Pourtant la frustration de notre équipe nationale à quelque chose de bien belge. Même si a chaque fois on espère qu'ils vont innover, on servi :o(.

Ah oui et j'allais oublier mes petits sénégalais qui performent toujours : quand je vous disais qu'ils pouvaient en mettre des buts jusqu'à la finale : un vrai régal.

L'interview d'un agent de joueur black

lundi, juin 10, 2002

Ce qu'on a vu reste à créer

Les observations ... sont fausses. Mais comme elles sont faites par des observateurs qui savent à quel point l'observation est une création, elles restent "révisionnables" : ce qu'on a vu reste à revoir.

Ceux qui disent "C'est évident, il n'y a rien à voir", vivent dans un monde impressioniste. Ils croient observer le monde, alors qu'ils observent l'impression que le monde leur fait.


Boris Cyrulnik in "Sous le signe du lien" Hachette (1989)

L'observateur et la pierre

Quand l'observateur semble, à ses propres yeux, occupé d'observer une pierre, en réalité cet observateur est en train d'observer les effets de la pierre sur lui-même.

Russel B. (1969) in Signification et Vérité - Flammarion cité par B Cyrulnik in "Sous le signe du lien" Hachette (1989)

Inversions animées

Pour les amateurs de créativité graphique, voici un site extra-ordinaire (dans les deux sens du terme). Comment le nom de quelqu'un comme Scott Kim ou JS Bach peut-il s'écrire comme un anagramme (lecture réversible dans les deux sens). Grâce au travail typographique, l'illusion prend corps. Attendez-vous à quelques merveilles visuelles !!! En plus quand les designers se mettent à l'interactivité, on sent les cerveaux qui travaillent. Une vrai joie, si si :o)

Faites déguster vos papilles visuelles !!!

Ah oui et merci à Tezza pour la trouvaille.

vendredi, juin 07, 2002

La libération des bleus

Et si l'apparente catastrophe des champions du monde 1998 n'était qu'une ultime et superbe victoire. Une victoire à la "qui perd gagne", de celles que je préfère. Une victoire sur le monde contemporain, hommes sandwiches, écrasés américain cornichon beurré, sacrifiés scarifiés par ces marques exhaltantes de ces exploits les rendant exangues, tiraillés jusque dans leur chair comme l'ont été leurs pères et leurs grand-pères sur les austères lignes à la chaine du front, toujours en avant-garde malgré eux, esclaves modernes transformés en veau d'or, adulés à outrance, exploités par ce monde de consommation qui ne connait pas ses limites. J'aimerai voir gagner un pays d'afrique, le sénégal le cameroun ou le nigeria ou encore l'argentine pour qu'on se rappelle la misère que connaissent leurs peuples. Evidemment tout se récupère, tout se recycle, tout n'irait pas bien loin. Mais en 2002, le veau d'or est mort : vive la légende des bleus !!!

Vous qui avez du plomb dans la tête
qu'attendez vous pour le fondre
et le transformer en or sur-r&aliste?

Andre Breton

jeudi, juin 06, 2002

Danemark - Senegal :1-1

Ayeayeaye ... quel dommage pour nos petits champions d'afrique qui ont montré une fois de plus des qualités combatives impressionnantes. Bon faut reconnaitre que leur première mi-temps n'était pas top-top. Trop de balles en avant tirées n'importe où au petit bonheur la chance. J'aurai bien aimé une petite victoire africaine, histoire de foutre encore plus de pression sur les 2 derniers matchs que la France aka les anciens champioooooooooonnnnns du mooooooonnnnnnnde devra livrer. C'est un peu comme à la corrida : les sénégalais ont planté les premières bandrilles sous les Olà! du public. Reste à voir les matchs ... qui suivront si la bête sera terrassée. Contrairement à ce qu'ils veulent nous faire croire, les français ont encore plus la pression. Bien que les deux équipes Uruguay et Danemark me semblent à la portée des bleus : ce qui est certain c'est le spectacle qui est assuré !!!!

Tous à vos postes :o)

mercredi, juin 05, 2002

Ouvertures éclairs

J'ai des ouvertures éclairs
des fermetures en clair
peut-être un peu trop lucide
et lorsque mes tentations
me donnent des sensations
je sens l'attrait du vide

j'vois des flash et des éclairs
des orages dans l'air
vers moi se translucident
des lignes à haute tension
me disent attention
l'amour est trop avide

bouche en ouverture éclair
mac donald duck éclair
au café à l'acide
j'en ai pris double ration
de baisers de tension
nerveuse je suis vide

J'ai des ouvertures éclairs
des fermetures en clair
peut-être un peu trop lucide
et lorsque mes tentations
me donnent des sensations
je sens l'attrait du vide

Serge Gainsbourg

mardi, juin 04, 2002

Ben ca alors c'est tooo fooo(t)?

Donc maintenant quand on fait un match nul, on gagne? Encore un coup d'échec et mat !!! Attention au pastis mr.mong :o)
C'est donc peut-être pour cela que la Pologne se fait mener par le bout du nez 2-0. La technique de "qui perd gagne" en somme. A la multiplication cela marche pourtant dans beaucoup de domaines. Je suis un peu triste pour Philou de Baïki qui nous promettait dimanche encore, la Pologne Championne du monde 2002.

Allez c'est pour une petite pic (à glace dans le dos)!

Tu veux du foot dans ton web?




Pain du matin,
Coup de coeur n'aie pas peur.


Un peu de pub pour un livre : Le théâtre des opérations. 1999. M.G. Dantec. Il existe en folio. Sous-titre : journal métaphysique et polémique.

Je suis en train de le lire et ne me prononcerai donc pas entièrement. De tête, je vous fais part d'une citation.

"Le fascisme : tentative de faires des génies avec des idiots. Le communisme : tentative de faire des idiots avec des génies."

La plupart des champions d'échecs sont issus de l'ex-bloc soviétique et semblent y perpétuer une tradition inébranlable, excepté l'énigme Fischer. Bien que ce ne soit pas la panacée de l'intelligence et de l'inventivité, les règles en vigueur dans ce jeu sont d'évidence moins simples que celles de la marelle ... . Ceci dit, un mat en deux coups n'atteindra jamais la poésie d'une partie de marelle jouée au bord de l'océan, sur le sable et traces évanescantes. Mais je m'égare.

La Belgique vient de gagner 2-2 contre le Japon.


mr.mong


si vous sentez une petite partie d'échecs contre moi-même ... je joue aussi par correspondance mais rien de tel qu'un pion-tour au soleil de deux pastis.
oliverchantrell@hotmail.com

lundi, juin 03, 2002

Bonjour, passez un bon petit week-end juste en-dessous, exactement ?

alors de manière assez rapide je vous parle déjà d'un festival peu connu puisqu'il se passe à Saint-Vith, fin juillet de cette année.
O! bien oui, je vous en reparlerai plus avant dans le courant du mois qui vient.

L'affiche et son line-up me mettent en proie à l'impatience d'y être déjà.

overzeclick - le site est pas terrible m'enfin, pas graaaaaf

à bientôt pour de plus amples déploiements d'amour.

mister.mong

Olà !!! Petit rappel tétanos pour "Visa pour le monde"

Le 15 juin prochain, tous et toutes au Marny, déguisés en touristes belges estivants sur une playa du sud espagnol.
Préparez vos vaccins, armez vos baxters, infusez vos tisanes à la verveine, ressortez vos chapeaux de pailles, vos vieilles tongues, vos belles rébannes de pilote de course : la grande promesse : toujours des promesses : Paella & Gambas dans le fond des slips !!!





Les week-ends ensoleillés

Fotjiotiiii les fins de semaines ressemblent enfin à des jours de vacances en provence. Le soleil brûle ses plus belles flammes, l'apéro dure toute l'après-midi et le pic-nic s'étale sur le fond du jardin. On se retrouve en fin d'après-midi alors qu'il est en réalité déjà beaucoup plus tard. On aimerai faire durer le plaisir encore un bon moment. Le photographe chasse les décolletés et les petites culottes qui dépassent sous les nombrils affleurants. Les petits enfants gazouillent sous leur ombrelle. Y en toujours un pour raconter une petite salacerie qui reçoit en écho les rires gras de l'un ou l'autre.

Y a pas de doute, tout le monde est détendu. Les femmes sont belles et resplendissent. L'une guillerette de son nouvel amour. L'autre enceinte jusqu'à plus soif et généreuse dans toutes ses rondeurs. Une troisième rayonne son chapeau de paille et ses lunettes aux airs sixties. La dernière est fière de nous montrer son fils de deux mois.

Comme leurs robes : le fond de l'air est léger. On se croirait presque dans un revival hippie mais comme on en a pas connu dans notre jeunesse, on s'abstiendra pour la déférence. Hip hip hippy hourraaaaa : anniversaire, barbecue ou fête improvisée j'aime ces petits moments de la vie.

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