dingo!

mercredi, avril 30, 2003

Y'A DES JOURS JE VOUS JURE ...

Y'a des jours, je vous jure,
alors que la colère de la nuit dernière
luit encore
dans le reflet de mes pupilles
si je dois encore en plus
croiser un gros con
ou une grosse conne
pourrie jusqu'au trognonne
un de ces cadres sup
censé travailler plus pour notre futur
enfin celui des gens
le futur des "citoyens" comme ils aiment dire

vous savez ces cadres
qui travaillent dur
débordés entre deux congés
un peu trop prolongés
absorbés par leurs réunions
où l'on passe le plus clair du temps
à préparer la réunion suivante
et améliorer sa position
dans l'organigramme

vous le raconteriez dans les details
qu'on ne vous croirait pas
une insulte ou l'autre volerait
bas
plus bas encore
cynique, vieux jeune, gros con, désabusé, ...
en j'en passe à mon tour

y'a des jours, je vous jure,
le pire
ce n'est pas de les croiser
le pire
c'est de devoir travailler
pour eux
et
pour les heureux citoyens
que vous êtes
que je suis.

Et de devoir fermer sa gueule,
parce que on est payé
mangé par le système.

En fait c'est peut-être ça
le vrai luxe
être grassement payé
et avoir largement de quoi
faire faire
le vent, le bruit et les parasitages
par d'autres
tout ce qu'il faut
pour s'étourdir
pour vous distraire
pour nous rassurer
pour répéter que tout va bien
que tout avance dans la bonne direction.

Dépenser l'argent qui tombe du ciel,
se prendre
pour un dieu de la stratégie,
une déesse la communication,
du beau, du beau, du beau
encore du beau
oh oui, c'est beau
puuuutaaaaing comme c'est beau

Et les autres du genre Golum à faire le beau
pour ramasser les miettes
avaler de travers
des coupes de champagnes
et roucouler des anêries
en grignotant des cacahuètes

Y'a des jours, je vous jure,
a ce demander ce qu'on fout là,
dans ce cirque
au milieu du numéro des éléphants
qui se prennent pour des ballerines d'opéra
peu importe le garçon
pourvu qu'elles aient l'ivresse
le pire c'est quand il faut applaudir
et jouer le jeu

Vivement demain,
c'est la fête du travail.

Youpeeeeeeee!

THE REVOLUTION IS NOT AN AOL KEYWORD*

You will not be able to stay home, dear Netizen.
You will not be able to plug in, log on and opt out.
You will not be able to lose yourself in Final Fantasy,
Or hold your Kazaa download queues,
Because revolution is not an AOL Keyword.

Revolution is not an AOL Keyword.
Revolution will not be brought to you on Hi-Def TV
Encrypted with a warning from the FBI.
Revolution will not have a jpeg slideshow of Dubya
Calling the cattle and leading the incursion by
Secretary Rumsfeld, General Ashcroft and Dick Cheney
Riding nuclear warheads on their way to Iraq,
Or North Korea, or Iran.

Revolution is not an AOL Keyword.
Revolution will not be powered by Microsoft on
The Next-Generation Secure Computing Base
And will not star Pamela Anderson and Tommy Lee
Or Larry Lessig and Martha Stewart.

... lire la suite
... la traduction en français googeulien

* en référence à Gil Scott-Heron, The Revolution Will Not Be Televised.

lundi, avril 28, 2003

DEVANT RIEN ... DERRIERE RIEN

Quoi que ...

A qui peut bien profiter le crime? Ben à celui qui se cache derrière l'état américain.

Non, peut-être?

Si si ... ici vous en saurez (ou croirez en savoir) plus.

Mais que cela change à nos petites vies quotidiennes?

dimanche, avril 27, 2003

1885

C'est le chiffre de la soirée, soit le nombre de personnes passé consulter les 597 articles postés sur le site depuis le début mai 2002. Les doigts habiles de Mr Mong et le clavier fébrile d'Unk_LeSlam vous attendent encore pour quelques temps encore.

Une nouvelle version est en préparation pour fêter ce premier anniversaire. + dans quelques semaines.

JOUR DE FETE

Ce soir j'ai croisé une fille Miss V, dans une fête de rue, à 3 patés de vieilles maisons de mon clavier. J'aime bien ces fêtes, elles me réconcilient avec la ville, avec les quartiers populaires où je passe mes journées, et qui m'ont pas apporté quelques ennuis ces derniers temps.

Alors si j'ai bien vu entre les cils de tes beaux yeux, si j'ai bien lu entre les lignes de ton chandail, si si si ... et si que tu lis ces 6 lignes-ci ALORS rappelles-moi ...

ton prénom !

Non, je décooonnnnneeeeuuuh!, juste un truc rappelles-moi ton numéro ... stp.

Et je te beep, j'te sonne, j'tess_aime_ess : je t'enflamme ta messagerie et promis je ferai tressailler ton petit coeur.

Des promesses, des promesses me disent déjà les vieux caciques.

Bon évidemment, j'ai pas pu te dire tout ça, comme ça : tu te serais enfouie la tête dans le bitume, j'aurai grillé une cartouche de plus, tu aurais fait sauter ton tableau de bord. Et puis je me connais, ce cinéma là et tout le tralala, c'est bon pour les films de Jean-Claude Vandamme. Hop, Action-Réaction-Synthèse philosophique sur le sens de la vie puis un petit pet pour terminer le déhanché. Craaack la fille qui craque. On reconnait le héros à son clin d'oeil mortel.

C'est vrai que j'ai pas osé, je le dis tout net, pas osé sortir de ma réserve. Le sentier de la guerre, les plumes sur la tête, la danse de la pluie (ça pourtant on l'a faite dans la rue), et tout le reste, c'est pas trop mon fort (de tuniques bleues).

Non, sans déconner, si on se retrouve, même pour un verre au Verschueren, promis ce sera jour de fête et la kermesse au parvis.

Je voulais te dire qu'on avait déjà un point commun : le Cox-6 éclaté aux sports d'hiver! C'est un bon début, pour un point commun, non?

Au premier rendez-vous, je t'ammenerai des NUROFEN 400. Ca dure plus longtemps que des fleurs, et puis j'aime bien leur petit goût sucré qui fond lentement en bouche.

Et puis et puis ...

samedi, avril 26, 2003

JE SUIS UN TOUT PETIT ENFANT par Grosse Fatigue

Je suis un tout petit enfant, j'ai un peu plus de deux ans, et c'est bientôt Noël. Je ne sais pas que c'est une sale fête de famille et un tremplin pour écouler les stocks et remonter le moral des entreprises. Je ne connais rien de l'ordure ménagère de moins de cinquante ans.

Je dis à mon papa (je suis mon papa, dans tous les sens du terme), que je veux un cadeau du père Noël parce qu'il n'y a aucune raison de ne pas y croire, le monde des grands est magique et merveilleux, suffit de voir les guirlandes dans la ville noire, et je ne vois même pas l'hiver, j'ai un peu plus de deux ans je parle de plus en plus, je crois que Wallace et Gromit existent vraiment, et c'est super de penser ça. *

Quand le téléphone sonne, je réponds avec mes 100 mots de vocabulaire qui tournent autour de mon vélo, qui est jaune alors qu'il est rouge, et surtout, comme il est dans la maison, qui fait dodo. C'est normal qu'il fasse dodo mon vélo. Je ne sais pas encore que les objets n'ont pas d'âme et que je vais, tôt ou tard, leur en donner une autre, dont on essaiera de me gaver. A vrai dire, mes parents m'ont dit ça pour que je m'endorme.

Alors j'imagine que mes jouets dorment aussi, et nounours, tout ça. L'autre jour j'ai vu un vrai ours avec une madame ours dans la fosse aux lions, je serais bien descendu leur faire un câlin, je vous dis que je ne sais rien, je suis un tout petit enfant.

Je ne sais pas que les chiens mordent et que les filles vous font mal au cœur quand elles embrassent d'autres garçons, je ne sais rien du passé nazi de l'Allemagne ni de l'Allemagne tout court ni de l'huile noire sur la mer, j'ai un monde minuscule fait de mots nouveaux que je répète avec enthousiasme.

Je ne sais certainement pas que d'autres de mon âge n'ont pas cette chance et me détestent presque déjà. Je ne sais pas du tout la différence entre un baiser et une petite baffe, j'alterne les deux avec les enfants de mon âge. On me gronde, mais je suis un peu le roi, pas trop quand même, la preuve, on n'a pas la télévision.

Je ne sais pas encore la tristesse, je chiale et puis je dors et puis j'oublie et l'on court à nouveau. J'ai une sœur, elle parle même pas, je suis beaucoup plus grand qu'elle, elle n'arrive pas à jouer avec mon garage.

Je ne sais pas, même pas du tout figurez-vous, que l'on peut écrire et communiquer, je suis très basique et plutôt heureux, j'ai deux ans et c'est Noël, et figurez-vous oui, figurez-vous que je ne m'en souviendrai pas de ce Noël, et qu'un jour les autres Noël passeront à la vitesse d'une fusée et même plus encore. Et même un jour, ce sera chiant Noël.

Mais en attendant, je suis un tout petit enfant, et je me demande bien qui est le salaud qui a décidé un jour qu'on ne devait pas rester un petit enfant. Suffit de voir mon père, le narrateur, là, celui qui vous raconte tout ça, ben, il est grand, c'est mon père, je l'aime beaucoup, et je crois sincèrement que c'est un petit enfant. Quand il joue aux Légos™, il arrive même pas à s'arrêter.

J'espère qu'il ne m'avouera jamais le monde et les obligations comptables, et les maladies, et les chagrins, et les amis qu'on perd, et l'odieuse satisfaction des filles qui passent dans des trucs préfabriqués sur des écrans plats 16/9èmes. Je préfère largement le Père Noël. Il est où le Père Noël, il est où ? Voilà ma phrase du moment. J'arrête pas de la répéter...

Je rappelle que Groosse Faatigg se fend la figue et danse la gigue sur son propre site

ZOOMERANG

Zoom zoom comme un zoomerang, tu reviens toujours à ton (e)lanceur. Zoom Zoom pour toujours plus de détails et d'impressions.

Un site pour les amoureux de la chanson française entre_traitre, l'ancienne et l'actuelle, la variée d'étée, la fraîche et la rancie, celles de vieilles gloires sur le come back, celles des apprentis wannabeez_moi_aussi et puis celle qui horri_pile_wonder. Je veux parler de celle où la chanteuse se mettait des paillettes pour le plus bel éclat magique, celle qu'on aime reprendre à tue-tête sur les kara_OK, la chanson grasse jusque dans le coeur des frittes, celle qui tache comme le gros rouge sur la nappe, la francaise qui parle de jamais et de toujours, la belle du cul, la belle gueule, un peu pincée, assez classe style vieille jague bourge de province, grosses bagouzes et vieille peau de léopard, celle qui fait pointer les petits seins des filles quand elles dansent à la sea sex and sun, la muzak "french touch" qui se la joue précieuse hypocondriaque, qui se moque des maux, qui nous rappelle des souvenirs d'a(i)dol_essence où les idoles avaient encore un peu d'épaisseur, la viande de star n'avait pas encore pris toute ces hormones de croissance star_academisante; elle rendait du jus à la cuisson, on avait le plaisir en bouche du mon morceau arraché à sa guange, ...

Les textes de présentations des disques, les interviews sont assez sympa à lire en regard et aux hégards (égarement des garnements) aux chroniques habituelles des zinrocks sans plus trop de peps.

Allez zoo qu'on ne vous y repique plus !!!


vendredi, avril 25, 2003

LA VOIX DU MAITRE A L'AUTOMNE

Un an après L'Imprudence, retour sur scène pour Alain Bashung. La chanteur commencera par une date à Bruxelles le 8 octobre, puis donnera seize concerts en France. La province sera la première servie, puis le chanteur investira le Bataclan de Paris du 24 au 27 novembre. (24 avr. 2003)


jeudi, avril 24, 2003

Anecdote d'un Anonyme


Alors, je mets un peu de cette brève en contexte. La société qui a créé et gère le site de la lotterie nationale se trouve être celle pour laquelle je travaille. Nous avons reçu ce genre de demande_mail croustillante à souhait ... et je n'ai pu résister à l'envie d'en faire part à l'ensemble de nos chèr(e)s, surfeur_zes.


"pourriez-vous me dire ou trouvez la liste complete de toutes les combinaison de chiffre possible ou qui pourrait me les procurer pour le lotto c-a-d les plus de 5 millions de combinaison ou un fichier a telecharger afin de les imprimer.vous devez certainement avoir ce genre de renseignement je vous serait tres reconnaissant si vous seriez m'en faire parvenir un exemplaire car suis un joueur depuis plusieur annee et aimerait changer mon systeme de jeux et choisir dans une liste merci d'avance."



Bissoir chi Voï

STOPJAYGARNER.COM

Le nouveau "patron" de l'IRAK a déjà son site sur le web. Militaire retraité, reconverti dans la vente d'armes et protégé de l'administration Bush, le site détaille son CV et reprend quelques formules "déjà célèbres" de ce nouveau Mc Arthur du moyen-orient.

mercredi, avril 23, 2003

VOYAGE VOYAGE

Au dessus des vieux volcans, gliss' tes ailes sous le tapis du vent
Voyage, voyage eternellement

De nuages en marécages, de vent d'Espagne en pluie d'équateur
Voyage, voyage vol dans les hauteurs

Au d'ssus des capitales, des idées fatales
Regarde l'ocean

Mhm voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, - voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Dans l'espace inoui de l'amour
Voyage, voyage, sur l'eau sacrée d'un fleuve indien, - voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Et jamais ne reviens

Sur le Gange ou l'Amazone, chez les blacks chez les sikhs chez les jaunes
Voyage, voyage dans tout le royaume

Sur les dunes du Sahara, des îles Fiji au Fuji-Yama
Voyage, voyage ne t'arretes pas

Au d'ssus des barbelés, des coeurs bombardés
Regarde l'ocean

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, - Voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Dans l'espace inoui de l'amour
Voyage, voyage, sur l'eau sacrée d'un fleuve indien, - Voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Et jamais ne reviens

Au d'ssus des capitales, des idées fatales
Regarde l'ocean

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, - Voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Dans l'espace inoui de l'amour
Voyage, voyage, sur l'eau sacrée d'un fleuve indien, - Voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Et jamais ne reviens

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, - Voyage, voyage
Voyage, - Voyage, - Dans l'espace inoui de l'amour


DesireLess

PostMortem mais coup de coeur quand-même ...

pour un écrivain oublié, un incompris, un fou littéraire, un pote d'Oulipo et des surréalistes, un jongleur d'avec les mots, comme on l'aime dans ces colonnes, un objet d'étude de Foucault - et c'est pas peu dire. Enfin, de quoi respirer du possible et de l'imaginaire à bon plein, ... c'est bien quand il y a pas de fenêtre et ça ne mange pas de pain ...

Ca sent la dissidence littéraire, même remise dans son époque, celle dont je parlerai peut-être un jour ... selon l'humeur et la brise qui fendra mon air ... mon air des riens, des petits mâââtins avec lendemains chantants la fronde ... et jacquestatti et patastrasse.

Mais le Devoir m'appelle de son doux nom, méééNon c'est pas une femme .... o;

Editorial

Raymond Roussel est né à Paris le 20 janvier 1877. Issu d'une famille riche, il acquiert une bonne éducation musicale. A l'âge de dix-sept ans, illuminé par une sensation de "gloire universelle ", il décide de se consacrer à la poésie. Ses premiers livres, La doublure, La vue, Impressions d'Afrique, ne rencontrent aucun succès. Il en est de même des adaptations théâtrales qui en sont faites. Tous ses autres livres, comme Locus Solus ou L'étoile au front, seront perçus comme des oeuvres déroutantes.
C'est dans Comment j'ai écrit certains de mes livres (1935) que Raymond Roussel livrera les secrets de son art, en expliquant les mécanismes de ses constructions imaginaires et de son écriture originale et troublante.

Raymond Roussel est mort à Palerme le 14 juillet 1933.

Cet hypertexte a été établi pendant le cours Approches hypertextuelles du texte littéraire de M. Jean Clément à l'Université Paris VIII, d'octobre 1995 à février 1996.
Après avoir numérisé et corrigé le corpus, j'ai coupé Locus Solus en 84 sections que j'ai essayé de lier logiquement. La lecture du texte en est peut être facilitée; mais surtout l'accès à un passage recherché du livre est amélioré.
Ici, il s'agit d'un hypertexte pur: il n'y a presque pas d'images ni de musique ni d'animation. Ce qui compte, c'est le texte littéraire. Et l'imagination du lecteur.
Il y a des passages où la structure hypertextuelle peut encore être raffinée. Mais là se pose le problème suivant: quand commence-t-on à écrire un autre texte? Jusqu'à quel point peut-on transformer un texte sans le déformer?

Harald Winkler

Locus Solus, un site un peu zarbi mais bon pas graaaaaaf hein ?

mardi, avril 22, 2003

Le retour de la grande poésie dans notre colonne (4°)

SI TU VEUX M'ESSAYER

Si tu veux m'essayer
Même une semaine
Si tu veux m'essayer
C'est pas un problème

Si tu veux m'essayer
Ma tête et mes veines
Si tu veux m'essayer
Mes peurs et mes haines

Je me ferai tendre
Pour t'apprivoiser
Pour te garder, pour te défendre
S'il le faut je me ferai sorcier

Si tu veux m'essayer
Sans jurer toujours
Juste pour y goûter
Sans parler d'amour

Si tu veux m'essayer
Mes mots mes caresses
Me prendre ou me jeter
Sans que l'on se blesse

Si tu veux m'essayer
Si ça t'intéresse
Sans vraiement t'engager
Mensonges et promesses

Je serai le plus doux
Pour te décider
Le plus inspiré, le plus fou
Tu ne pourras jamais m'oublier

Si tu veux m'essayer
Sans risque ou contrat
Juste quelques journées
ça ira ou pas

Je me ferai géant
Pour t'impressionner
Je nous construirai des moments
Comme des morceaux d'éternité

Si tu veux m'éprouver
Sans cri, sans discours
Me jauger, me juger
Sans parler d'amour

Florent Pagny

A TRANSFERER SUR TELLEMENT D'AUTRES


Will the real Hussein please stand up?

May I have your attention please?
Infidels,
May I have your attention please?
Will the real Hussein please stand up?

And there's a million of us just like me
Who dress like me, walk, talk, oppress like me
Mustache like me, a big piece of trash like me
And just might be a piece of shit, but not quite me!

I'm Saddam. Yes, I'm the real Saddam.
And you other Saddams can all kiss my bottom.
So won't the real Hussein please stand up?
Please stand up?
Please stand up?


A fine Slim Shady Parody - Worth your time.

Voir le webclip

lundi, avril 21, 2003

PASTA PATOIS RASTAQUERE

Si tu aimes les bonnes vibrations, les "good vibrations" du reggae comme nous dirait Bernard Lavillier, alors cette petite histoire peut te permettre de mieux appréhender les astuces et jeux de mots qui glissent sur les rythmes au mépris de la grammaire anglaise.

Pour les rastas, le langage est une arène, un lieu de lutte politique et de transformation personnelle. Puisque l'Anglais est associé à la mise en esclavage (enslavement) du peuple africain, sa grammaire, sa phonologie et sa sémantique ne sont pas considérés comme venant du cœur ("heartical"), c'est-à-dire comme étant capables d'exprimer la conscience et la culture africaines. Au cours du XX° siècle, la structure phonologique des mots anglais fut sondée et cassée en deux pour exposer l'opposition entre les sons et la signification des mots. Ces morceaux furent ensuite ré-assemblés pour donner de nouveaux mots appelés up-full sounds. Par exemple, le préfixe de dans le mot dedicate (prononcé dead-i-cate) fut éliminé à cause de sa similarité sonore et signifiante avec le son de contenu dans les mots anglais death ou destruction. Le préfixe de fut remplacé par un son qui signifie l'inverse. En l'occurrence, live (la vie) est pris pour remplacer de (la mort) : dedicate devient donc livicate (live-i-cate).

Dans le mot understand, le son un fut de la même façon remplacé par le son o (de over). Understand devient ainsi overstand (ou parfois o-stand) pour montrer que tous les locuteurs d'une langue sont égaux et que, par conséquent, aucun d'entre eux ne peut être placé en dessous des autres (under = en dessous).

[...]

En somme, transformer les mots de Babylone en mots rasta (heartical words) est une démarche politique d'appropriation des concepts et du monde. Il s'agit par définition d'un processus continu puisqu'il correspond à une décolonisation des mots, des idées, des actions et des comportements. Cette attitude complète la démarche créole consistant notamment à omettre le début, le milieu ou la fin d'un mot (ex : workin' pour working).


Pas si con, hein lola rastaquère !!!

Lee Scratch Perry est entre autre un parolier génial. Dans Them belly full, il fait par exemple dire à Bob marley

"a hungry mob is an angry mob
A rain a fall but the dirt is tough
A pot a cook but the food no' nough"

(une foule affamée est une foule en colère
la pluie tombe mais le sol est dur
la marmite chauffe mais il n'y a pas assez à manger).

En quelques mots et pas mal d'ellipses, il restitue ainsi un contexte social et un message politique d'une force brute, jouant sur les similarités sonores pour mieux faire ressortir les constats dramatiques (hungry/angry ; cook/no'nough). Le message s'avère d'autant plus percutant que le refrain sera mémorisé par des millions d'auditeurs. Peter Tosh, lui, était passé maître dans l'art d'inventer des mots-valises pour exprimer la vision rasta et donner aux concepts, aux choses et aux gens un habillage sonore et textuel plus conforme à la vision qu'il en avait.

Pour Peter Tosh, le système se dit shitstem et la politique (politics) devient polytricks, l'art d'infliger aux gens toutes sortes de mauvais coups.

QUI A DIT

Que les Irakiens, avec leurs actes de pillages des biens culturels, n'étaient pas prêt pour la démédiocratie US?

Personne

VOTEZ POUR MOI, JE SUIS TETE DE NOEUD POUR RESTER DANS MA CHAMBRE

La campagne a commencé.

J'entend le mot et j'imagine des paysages bucoliques qui défilent. Des monts vallonnés, des arbres, des prairies, un grand ciel bleu, des petits nuages moutonnant, ... et la liste est infinie. On se croirait presque en vacances. Hummm vivement l'apéro de midi.

Avec le printemps bien avancé, les fleurs s'ouvrent et les pousses ont verdi, la campagne a commencé, les affichettes éclosent ça et là aux endroits réservés. Juste à coté de crottoirs canins. Encore une arme de disuasion.

On va voter c'est certain (ici le vote est obligatoire). L'occasion de découvrir une école du quartier, de voir l'état du bac à sable et les pavés en béton sur lesquels s'usent les godasses des mioches.

On va voter je disais mais pour qui? A voir ces visages de premiers communiants tous aussi sympa les unes que les autres. Ils la jouent tous avec le vieux truc des cosmétiques d'après-guerre (laquelle, hein? aah mauvaise langue), le vieux truc de la fille au visage incliné, tantôt à droite, tantôt à gauche. Celle qui vous semble à l'écoute. Qui a un joli sourire invitant même avec un belle moustache. Forcément elle doit être sympathique. Mis à part la couleur du fond déteint qui change, tantôt bleuté, tantôt rosé, voire verdache ou grisaille : on sent l'imagination qui fleurit. C'est le printemps c'est normal. Ca sent bon la campagne (encore un vieux cliché qui marche). Politique et imagination encore un débat de fond, et ce sont ces gens là qui vont nous faire avancer le schmilblik. Et bien ma bonne dame, on est reparti pour un tour. Ce sont les publicitaires qui vont être content. Le suspense va encore durer un petit peu.

Quelques visages fichés sortent du lot. Ben oui, ils nous grimacent depuis des années. Président(e) d'un parti, d'une association, d'un ministère bizarre, d'une politique sûrement particulière. Pffffffff !!!! On les a vu mille fois à la télé, dans les journaux, dans les gazettes. Celui-là criant plus fort que l'autre sur un plateau de télé, l'autre époumonnant sa situation de victime malgré plusieurs condamnations judiciaires, celle-là qui change de ville pour être plus proche des gens (mais qu'est-ce qu'elle connait de cette ville, hein? Entre son cabinet ministériel, le siège du parti et son appartement?). Alors qu'en fait ils jouent cyniquement au monopoly. Oui oui, dans monopoly, il y a mono-pôle ... le mono-pôle du coeur, le mono-pôle de la réforme, le mono-pôle du centre adroit, .... quand il n'y a plus assez de pions d'une couleur dans une case, il faut bien aller les chercher ailleurs. Tiens voilà une bonne idée de jeu de société à inventer.

Jamais très bien compris ce qu'ils faisaient concrètement pour nous, à part passer des nuits blanches de marathons de discussions. Doivent s'entrainer dans les cafés, moi je vous le dis. Et se raconter des blagues et des bobards. C'est le dernier ou la dernière qui n'en connait plus qui a perdu le poing (sur la table).

Je me souviens d'une chose ou l'autre: ils ont géré la situation (assez fier d'eux d'ailleurs), ils ont trouvé de brillantes solutions compromises pour résoudre des problèmes de budget explosé, organisé de nouveaux impôts sur le nombre d'emails envoyés sur l'année, avec 20% de plus pour les petits rigolos qui font suivre les blagues au bureau. Un autre illustre avait imaginé taxer les écrans d'ordinateurs, 1 cent par pixel, depuis que les ordinateurs, c'est bien connu, piquent du boulot aux chômeurs longue durée. Puis un écran allumé c'est certain que c'est très productif. Avec cette idée, ce sont encore les administrations qui vont payer le plus de taxes. Cela ne va pas arranger l'histoire de la dette de mille milliards de sabords.

Question gestion, on a vu des capacités dignes d'un MBA étasunnien, ceci autant en gestion avionique qu'en petits trains : les crashs c'est quand même plus drôle que de rester sur la piste. Peu importe les dégats colatéraux, cela fera toujours des voix époumonnées à récupérer. Finalement la politique c'est un peu comme la cour de récré. Je te pousse, j'te pique tes billes et tare ta gueule à la récré.

Puis même ces visages reconnus ne nous disent pas ce qu'ils ont vraiment fait depuis les dernières élections. Ils nous ont trop fait croire que tout était trop compliqué pour qu'on n'y comprenne pas grand chose. Mais ce qui est certain c'est que ce qu'ils font, c'est pour nous, GARANTI.

Alors un seul mot : MERCI !

mais ...

Mais franchement qui sait pour quoi nous allons voter ?

La belle bleue ou label rouge, mis à part leur voiture de fonction de député à la chambre, leur chauffeur de train de sénateur de salon, leurs jetons de présence dans les intercommunales, leurs carnets d'adresses dans les conseils d'administrations ... mis à part ces quelques détails que vont-ils faire concrètement?

Je ne dis pas qu'ils ne feront rien ou pire qu'ils n'ont rien fait. Mais concrètement que nous proposent-ils comme projet?

Un peu comme les fromages belges, sans doute ... un peu de tout!

Et beaucoup de rien : et tout le monde sera content.

Peut-être qu'on va trouver un nouveau dictateur à dénoncer - Fidel C. fidèle à sa réputation a un peu abusé pendant que toutes les chaines étaient "embedded" en Irak (depuis le temps qu'il attendait qu'on lui fiche la paix hop il en flingue trois, il en jette d'autres en prison pour 25 ans ; ca doit faire du bien surtout pour son vieux coeur de dictateur -

Une histoire par jour suffit pour détourner l'attention et les (d)ébats de fond.

Non, peut-être?

Votez pour moi, c'est vous qui votez, c'est vous qui voyez. Je suis tête de noeud pour rester dans ma chambre.

dimanche, avril 20, 2003

BETE SURPRISE

Un webmestre français - pourtant qui l'aurait cru pour un français (allllleeeezzz on rigooooleeeeeuhh!) - à commis une petite erreur en abandonnant le nom de domaine du site web utilisé par Jacques Chirac pour sa dernière campagne présidentielle. chiracaveclafrance.net

Une ONG pro-américaine a repris le nom de domaine pour soutenir les boyzz et les girlzz partis sous les drapeaux u.s flottant dans le ciel irakien. Désormais, le site est occupé par quelques cartoons à la grande gloire de Jacques C.

Imaginons ce qui pourrait arriver avec les sites "persos" d'un Louis Michel ou d'un Guy Verhofstad. Leurs campagnes électorales battent doucement leur plein. Quelques icones ironiques arriveraient à point.

L'article d'origine de l'info

vendredi, avril 18, 2003

Annonce très très sérieuse


Si d'aventure, quelqu'un devait un jour se rendre à UlaanBaatar-Mongolie, qu'il me prévienne aussitôt.

Plus concrètement.

J'ai un semblant de dettes à régler sur place en faisant parvenir une cassette VHS en main propre à deux personnes distinctes, facilement trouvables et tout à fait parfaites de leur personne.

Que les aventuriers, voyageurs, touristes trans-sibériens se manifestent à l'adresse mail du site que je rapelle ici encore, mongoslam1@yahoo.fr.

Ouvrer l'oreille et la bonne, faites fonctionner le tamtam mail, brûler de l'encens sur des hôtels et des chorten's improvisés, parler bien haut de Buddha et de ses temples à tout passant quidâme ... boules de neige, téléphones arabes, allumer les bonnes poudres.

Déjà merci.

PS : si la voisine du site d'à côté lit ces lignes et qu'elle veut bien passer annonce dans son agenda d'activités diverses et sensées, elle aura une chaude tape à sa carrure, le jour de l'an en mangeant une mouffe au fofolat.


MrMong

Lettre ouverte et pas volée de MrMong à l'Incroyââââple Unk


En tant que fraîchement nouveau Châtelain d'Ô, MrMong se devait de faire un état de son bilan ...

Lequel est le suivant : une semaine de "post pingpong" -entendez par là l'animation cyber_épistolaire du Blog Mongoslam- tout seul comme à l'entraînement, c'est pas de tout repos.

Il arrivera sûrement un jour où les deux protagonistes de ce site prendront leurs congés - bien mérités - en même temps, voire vers la même destination de "rave", et alors quoi ... que se passera-t-il ? Plus rien me direz-vous, ce qui fera des vacances pour tout le monde par voies de conséquences.

Mais cela ne sonne pas très professionnel ! Il va falloir trouver une solution de rechange, un back-office par satellite, du piratage haute voltige de serveur, la préparation de "posts" automatiques et prévus à l'avance, s'exécutant à distance et placés dans une file d'attente, que sais-je encore ?


De même en ce qui concerne la navigation au milieu des archives ... pas aisée dutout, impraticable même la plupart du temps, or celles-ci peuvent s'avérer très utiles. Mais je sais, je sais, nous restons tributaires ce ceux qui, si grâcieusement, nous hébergent.

Or donc, chantiers et propositions de chantiers, amé(k)lioration, "fine tuning", stratégie sur toile, led-deux-balles rouges sur le filet du Net, thématisation, etc ... ça va changer, je sens que ça va changer enfin j'aimerais bien ... il rentrera bien un jour ce slam_punk.

En attendant, je lis, relis, mange et remange les pages du "Rivage des Syrtes" (et pas le "Virage des Tristes", votre attention s'il vous plaît). Et bien sûr, il n'y a que l'auteur pour en parler le mieux ... Julien Gracq.

"Ce que j’ai cherché à faire, entre autres choses, dans Le Rivage des Syrtes, plutôt qu’à raconter une histoire intemporelle, c’est à libérer par distillation un élément volatil "l’esprit-de-l’Histoire", au sens où on parle d’esprit-devin, et à le raffiner suffisamment pour qu’il pût s’enflammer au contact de l’imagination. Il y a dans l’Histoire un sortilège embusqué, un élément qui, quoique mêlé à une masse considérable d’excipient inerte, a la vertu de griser. Il n’est pas question, bien sûr, de l’isoler de son support. Mais les tableaux et les récits du passé en recèlent une teneur extrêmement inégale, et, tout comme on concentre certains minerais, il n’est pas interdit à la fiction de parvenir à l’augmenter." la suite sur simple click de votre part ...



Voilà, mon adinterim se termine pioupiou ... Unk va bientôt reprendre le SlamBeau du MongoBlog qu'on continuera à, cocassement, se partager pour le bide et le meilleur.


A toutes.


PS : Le Capitaine Flamme est un héros de notre enfance, ... sniff! rien que d'y penser, je suinte du nez. Le Slam est une manière anglophone de déclamer de la prose ... qui se bascule aisément en françois ... heu pardon en français, et dont Linton_Kwesi_Johnson est un héros de ma longue, très longue, postadolescence.


Flambeau, Slambeau, beau Slam, Gotan, Tango. Yeah!! Keskonsmarre.


A toutes et tous, le meilleur weekend pascal du monde ... mais il est oùùùùùùùùùùùùùùùùùùùù ce pascal dont on parle tout le temps ?

Trop beau pour être faux

Ne rien lire, c'est ne rien croire.
Ne rien croire, c'est ne rien vivre.
Ne rien vivre n'est pas vivre le rien.
Ne rien vivre, c'est sous-vivre ...

Tout le contraire que de s'assouvir dans le dénuement du rien ... même et surtout, celui des petits mââtins.

jeudi, avril 17, 2003

Une petite blague ... ? Alleeï, c'est pas tous les jours Anniversaire quand-mééém

Le Président du Tribunal :
Madame, voudriez-vous nous dire votre âge ?

La Gentille Vieille Dame :
Bien sûr. J'ai 91 ans.

Le Président du Tribunal :
Voulez-vous nous dire, sans vous contrarier, ce qui vous est arrivé ?

La Gentille Vieille Dame :
J'étais assise devant chez moi, sous la tonnelle.C'était un soir de printemps, il faisait bon.
Un jeune homme s'est approché furtivement et il est venu s'asseoir auprès de moi.

Le Président du Tribunal :
Le connaissiez-vous ?

La Gentille Vieille Dame :
Non, mais je l'ai trouvé sympathique tout de suite.

Le Président du Tribunal :
Qu'est-il arrivé ensuite ?

La Gentille Vieille Dame :
Il a commencé à me caresser la cuisse.

Le Président du Tribunal :
Et vous ne l'avez pas interrompu ?

La Gentille Vieille Dame :
Non, Monsieur le Juge.

Le Président du Tribunal :
Pourquoi donc ?

La Gentille Vieille Dame :
Bien. c'était agréable. Personne ne m'avait fait ça depuis la mort de mon Grégoire, il y a trente ans de cela.

Le Président du Tribunal :
Et ensuite ?

La Gentille Vieille Dame :
Il a commencé à me caresser les seins.

Le Président du Tribunal :
Vous lui avez dit d'arrêter ?

La Gentille Vieille Dame :
Non, pas du tout.

Le Président du Tribunal :
Pourquoi ça ?

La Gentille Vieille Dame :
Bien, Monsieur le Juge. ses caresses m'ont fait revivre. J'étais excitée. Je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis des lustres!

Le Président du Tribunal :
Et ensuite ?

La Gentille Vieille Dame :
Bon, je me sentais tellement, sexy que j'ai écarté mes vieilles jambes et que je lui ai dit : « Prenez-moi, jeune homme,prenez-moi!»

Le Président du Tribunal :
Qu'a-t-il fait alors ? Il vous a prise ?

La Gentille Vieille Dame :
Nom de Dieu, que non ! Il s'est mis à gueuler : "Poisson d'Avril ! » en ricanant comme un con. Et c'est là que je l'ai descendu, ce petit enfoiré !


Muse_Hits

Dzihan & Kamien

"Plus je vieillis, plus j’aime les disques space."

En Autriche, les musiciens ne se déplacent jamais seuls. Après
Pulsinger & Tanakan, Kruder & Dorfmeister, voilà Dzihan & Kamien, formation
viennoise portée sur les vibrations orientales et la space music en
général. Vlado Dzihan est originaire d’ex-Yougoslavie, il a entre autre
choses participé à la bande originale d’ « Arizona Dream », signée Goran
Bregovic. Mario Kamien est quant à lui un multi instrumentiste suisse aux
origines diverses. Ensemble, ils avaient monté un premier groupe
fusionnant les genres, MC Sultan, et forts de cette expérience, s’imposent
avec leur premier album en indépendant, « Freaks & Icons », sur leur
label Couch records. Le bouche à oreille fonctionnant particulièrement bien
sur ce disque, nous en avons profité pour joindre Mario au téléphone.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

C’est une histoire amusante. J’étais dans un petit bar de Vienne, il y
a environ 7 ans, et j’ai vu cette magnifique jeune femme noire. Je suis
allée la voir pour lui proposer de chanter, mais elle a décliné la
proposition. Un peu plus tard, Vlado est arrivé et lui a posé la même
question, alors elle l’a renvoyé vers moi. On a essayé de voir si on pouvait
travailler ensemble, et on a assez rapidement monté notre projet MC
Sultan, qui était une sorte de rap ethnique, avec des structures pop de
chanson. Mais il y avait du rap en turc, en swahili, en anglais. C’était
très varié.

Vous avez toujours aimé le mélange d’influences diverses. Mais parfois
ces mélanges peuvent être assez indigestes, quelle est votre recette
pour que cela fonctionne ?

D’abord, nos influences sont très naturelles. Vlado vient de Sarajevo
en Bosnie, où il y a toujours eu à la fois de la musique occidentale et
de la musique de l’Est. Pour ma part, j’ai eu pendant longtemps une
petite amie turque, qui m’a fait découvrir le folklore de ce pays. Je
crois que pour que ça marche, il est essentiel de vraiment respecter les
genres musicaux que tu incorpores à ton projet. Nous aimons tellement de
styles, de Prince à Ryuchi Sakamoto.



La suite, tout de suite, toute nette ...


Faut pas croire tout ce qu'on lit

Cette rubrique, mini soit-elle, gagnerait en qualité à rester délicieusement vide.

mercredi, avril 16, 2003

de_Gobi, un an déjà



Oïéz Oïez bonnes gens,


C'est le moment d'un petit moment ... de nostalgie appuyée et de va-sans-dire, puisque voilà juste un an - aaach!, je me rappelle encore de l'hôtesse dans ce Tupolev plein de russes vociférants : "vodka, on discute de vodka" ... Un an donc que je rentrais d'extraordinaires aventures en Mongolie Extérieure ...

Et bien sûr - non mais on va pas en rater une pareille - c'est le moment ou jamais de vous (re)balancer un morceau choisi de mon journal de bord et qui relate du Gobi ... ce merveilleux désert où il se passe tant de choses et d'autres sans pour autant qu'on s'en rende compte et qui laissent à jamais des souvenirs gravés comme dans le plexy d'un CD-Rom ... quand, déjà trop souvent, je me retouve coincé, bloqué, suinté, dans un embouteillement bruxellois, sans ivresse malheureusement. Aaach! que je les revois ces éleveurs de bétail perdus dans l'immensité de l'immense ... à se demander qui élève qui, sans honte aucune ... rassurez-moi.


"21/03/2002
...
...
De retour au van, nous mangeons et repartons aussitôt pour Balandalai, nouvelle "sleeping town", plus petite que la précédente. Trouver une ger au goût du chauffeur s'annonce moins expresse que d'habitude. Nous tournons, nous tournons et nous arrettons. Tiger demande, appelle, rien. Il rentre alors dans le "supermarché" du coin, en sort avec un bonhomme, une toque de style russe sur la tête. Le gars s'assied et commence la tractation à laquelle nous ne comprenons goutte. Le gars ressort, y entre ensuite une femme frigorifiée qui nous indique le chemin de ses deux tentes. Le chauffeur a l'air content et la ger est cossue. Je comprendrai plus tard que nous logeons chez les tenanciers dudit supermarché. On s'installe, thé d'accueil, cigarettes, quelques couques. L'envie me prend d'aller me faire fouetter dans le vent du Gobi. Les autres me suivent. Nous craignons les chiens errants et leurs morsures pleine de rage (dixit LonelyPlanet). Nous pointerons vers le supermarché. On y rentre, j'achète un paquet de MonteCarlo, repère le billard (pool américain). Un villageois me propose une partie. Une ribambelle entoure la table précaire mais qu'importe. Les locaux me singent chaque fois que je pousse un "tcho" pour un coup manqué. La partie est serrée, je distribue quelques clopes aux spectateurs et rate la victoire de peu, plein des souvenirs de celle jouée à Gilgit, Pakistan, en compagnie de BDren. Et déjà nous rentrons, le souper nous attend. C'est une des gers les plus luxueuses visitées jusqu'ici : parfum de femme, générateur d'électricité, grosses valises rouges, deux téléviseurs, l'un d'eux est allumé. Au programme, un espèce de mélange entre génie en herbe et questions pour un champion. Ca a l'air de passionner Tiger (le chauffeur) et nos hôtes. Le chauffeur m'appelle constamment Big Mister. Je pense avoir compris pourquoi : il trouve que j'ai un gros sac à dos. Le groupe électrogène branché sur l'éolienne a de temps en temps des ratés, ce qui nous plonge d'un coup dans la pénombre et l'absence de TV. Ce coup-ci, je vais leur offrir une grosse bougie. Le bulletin météo annonce du clément, pas de tempête en vue. Demain est prévue la visite des "flaming cliffs", chères à Roy Chapman Andrews, aventurier paléonthologue qui dans les année 1920 découvrit les premiers fossiles de dynosaures d'asie centrale ainsi que le plus vieux fossile de crâne de mammifère datant d'il y a 20.000 ans, en les nommant les habitants des dunes. A lire : Accross Mongolian Plains, The secret life of the Mongols, On the trail of anciant man and the new conquest of Central Asia. Site : www.amnh.org. Film : Dune, David Lynch. Pourquoi pas."



La suite (revue et corrigée) est disponible sur demande à l'adresse mongoslam1@yahoo.fr comme d'habitude ... smiley.


Et ce fut aussi le début de beaucoup d'autres aventures et notamment celle de ce "bjournal", ce blog, cette feuille de cyberchou, panpan, coquettes, goguettes et co-couettes, potins, potines, guerre, images, sons... pwèms, ratures de lit, littératures ... Pas assez à mon goût, d'ailleurs ... enfin, fait ce qu'on peut, fait ce qu'on veut.

Mais on va attendre que son rédacteur principal - l'incroyable Unk_leslam et ses mutliples mutations (o; - rentre entier de ses pérégrinations alpines, ô le saguoin, pour que grandes mesures soient prises ... cu later, aligator.


Et en guise de signature, vous imaginez un gros gâteau avec une toute petite bougie qui fait de la place pour les suivantes ... et qu'on s'efforcera, bien sûr, d'éteindre d'un simple "éthernuage".

Un dernier AVé à la voisine Ducobuzine qui, dans le même mouvement, fêtera elle aussi ses 36millions de milliards de nanosecondes de vie sur cette toile et sous la forme d'un agenda malin, le sien, bien entendu.


MrMong aime le Net

Bissoir chi Voï


mardi, avril 15, 2003

En vrac et en recto, le dernier coup de coeur musical de ce vieux Mong


Tout est là ... electronly.


Evidemment, c'est mieux un commentaire, des sensations, des films d'action, des balancements sur déhanchés italo-russes, Tango tu viens ParisLatino ? Mais là il y a qu'il se passe quelque chose de pas ordinaire ... un embonpoint, une grosse fatigue.

Parler de musique alors que ça s'écoute avant tout ...là, mes petits neurones disent déjà stop. On dirait que c'est intime ... ou déjà trop intime jusqu'à se demander si mon intime parle à ton intime et patattipapota.

Ceci dit, mûre réflexion faite, je viens de scier la ligne sur laquelle tendrement coulent ces mots ... c'est pas bien, le ferai plus.

Je pourrais tout aussi bien vous décliner la pelletée de noms de groupes qui coulent le long de mes bafles en ce moment ... mais ah! quoi bon la miouze n'est sans doute pas la fontaine jouvelle-première-la treizième, celle qui est toujours la même ... pour tout le monde, ouf. Vous risqueriez de suite d'en faire du fromage, des mauvais rêves ou une Tourettienne de quelques secondes, juste assez pour commencer à sentir là où le langage commence à vous glisser dessus.

Allez je ne serai pas chiche, j'espère que vous avez essayer de prononcer le nom du label sans manquer d'y entendre un anglais nipponisé et l'apparition du jukebox dans vos oreilles.


MisterMong aime le DJ


Bonsoir chez voÏ

Lecture de Babylon Babies
DestructZion
Par Olivier Noël



Maurice G Dantec s’affirme avec son dernier roman comme un des auteurs les plus singuliers du paysage littéraire français. Il réussit le prodige de livrer une œuvre à la fois populaire et intelligente, voire visionnaire. Babylon Babies s’apparente en effet aux feuilletons d’antan (Alexandre Dumas) autant qu’aux ouvrages de science fiction à portée philosophique (Philip K Dick). L’auteur n’a jamais caché son intérêt pour les travaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari ou Nietzsche, qui nourrissent copieusement son œuvre. Son mérite est de ne justement pas exhiber ces références , mais au contraire de les intégrer au récit et à son élaboration. La théorie deleuzienne du chaos déterministe sous-tend ainsi dans le même temps le récit et le discours, c’est-à-dire qu’elle joue un rôle primordiale dans l’histoire racontée et qu’elle semble parallèlement déterminer l’orientation de son cours. Les événements qui s’y déroulent, pourtant tous plus extravagants les uns que les autres, apparaissent dès lors comme un enchaînement logique et inéluctable. En ce sens le récit est inchoatif : il s’auto-engendre. Le fantastique se mue instantanément en syllogisme, ce qui a pour conséquence de le remettre sur les rails du roman populaire.

Dantec semble d’ailleurs très conscient de la nature schizophrénique (roman de gare et réflexion sur le devenir de l’homme) de son livre. Babylon Babies s’affirme peu à peu comme une mise en abyme de sa propre genèse.

Le personnage de l’écrivain en est bien sûr la plus parfaite manifestation. Qui pourrait ne pas voir en Boris Dantzik le double de Maurice Dantec ? Dantzik est de toute évidence l’image spéculaire de Dantec, ce qu’atteste en premier lieu la ressemblance frappante des noms. Car plus qu’un simple clin d’œil, l’immixtion de l’écrivain dans son propre roman est porteuse de sens. Il montre que Dantec considère ses " élucubrations " comme telles, comme des délires d’auteur de science fiction. Mais derrière cette apparente modestie se cache une ambition déraisonnable, une mégalomanie ostentatoire. Dantzik parle à Toorop :

" J’avais imaginé l’histoire d’une schizophrène à personnalités multiples qui devenait l’enjeu de l’économie du futur. Je m’étais inspiré des travaux de Deleuze et Guattari, mais aussi de Timothy Leary, de Mc Kenna, ou d’autres pionniers des sciences neuronales. (…) Lorsque je suis arrivé à Montréal (…) je voulais faire une ultime moisson d’informations, ajouter un peu de réalité à mes élucubrations (…). "


Pour lire la suite si affinités, dorades au soleil et temps imparti ...


Terrific

Bon c'est de la pub d'accord, c'est pour une bagnole d'accord, y en a trop et encore plus, ça fout en l'air la couche qui nous protège du soleil, qu'on aime bien pourtant ... mais c'est tellement bien foutu.


PlugIn Flash 6 requis.


lundi, avril 14, 2003

UnBôMatin

A l'insoumise de ses grands yeux,
Frisent la ronde et la banlieue !

Un beau matin dit : "l'air est frais !".

Des détracteurs répondent, brandent
Bois secs et silencieux, se chauffent,
S'embrasent pour un futur, pour un lendemain ... ,

Jamais sereins, infréquentables, fourbus battus,
Voire corrompus.

Un beau matin dit : "l'air est frais ! ce mâtin".

A 11h14 bien suspendue, il sera toujours l'heure pour ... ,
De se quitter ..., de s'éventrer, de succomber pour ...,
Attéré, révolté, de s'ennivrer, du nez piquer pour ...

Un beau matin, bleugris et lent, qui dit,
Redit que l'air est frais ce mâââtin.

A l'insoumise, à l'impromise, elle s'improvise
Sournoise avance, avance, grands pas vers la titube,
Sa langue excelle et se décelle, vacille toute seule
dans la pénombre et le cafard, bien noire,
Comme la marre.

En saute alors vers cette sous_mise,
Avance enfin ton moins que rien,
Ton arrogance, ton a_ttitude,
Tes répulsions et tes moqueries,
Ton manque de nerf et tes manies.

Un beau matin dit "l'air est frais !" ce beau mââtin.

Observe-là, la retiens pas,
Car devant toi, que ...
Glace, glace, dehors, la route.

Eclairs et rages sur ces parures
Glisse devant toi, hors-là les doutes
Eclairs, rages balisent l' enfin d'une déroute.

Grands yeux d'écailles, plats horizons,
Ne savent que faire de tous ces nons!,
Passèrent chemin, virants de bons
Vers un matin, à l'air bien frais ...

Et prirent chanson comme elle venait.


AB

dimanche, avril 13, 2003

Sinima : About Schmidt

"Itinéraire d'un homme triste..." "Travailler, c'est oublier de penser ?"... Penser à quoi me direz-vous, penser à rien, penser à tout ! Penser à ces heures qui s'égrainent, à ce temps qui fout le camp, à ces instants oubliés, ces parties de vie subies, ces moments non-jouis... Tirer un bilan peu glorieux de l'existence et se dire que si on avait su... on aurait fait ! Il est toujours très facile d'extrapoler une fois la routine terminée, quitter un cheptel rassurant, ne plus répondre présent aux dictats veloutés du quotidien. L'esclavage moderne n'est-il pas déguisé derrière cette société que l'on nous vend depuis si longtemps, cette secte pétrie d'orgueil qui sous le couvert de l'administrativement correct, vous laisse croire que vous êtes une pièce maîtresse sur le grand échiquier de la vie. Un mouton docile (pléonasme !) nourrit aux mamelles du profit et du carriérisme, dont la principale préoccupation est de connaître "en toutes lettres" le contenu exact de la sustente à venir, festival d'images et d'embonpoint ! Modèle dépassé, hérésie économique, caste d'une noblesse "costume-cravate", dieu d'apparat à taux fixe, responsable désigné du génocide des petits pansus, leurre manifeste de ces pixels figés, irresponsables, insupportables, que nous supportons pourtant encore et encore... Témoignage assourdissant du cri gastrique à peine soulagé par l'encre rédemptrice d'un stylo, bonne chère des aseptisés de l'info, par le réveil tardif de la conscience, une promenade au travers son ego, une recherche d'identité, testament cinématographique avant l'heure peut-être ! A voir.... "

Un avis bien envoyé et trouvé sur cinebel.be ... je serai moins enthousiaste que l'auteur quant au fait qu'il faille absolument le voir ... la chute du film tombe comme une brique dans la soupe ... en résulte quelques ombres sur d'autres moments des plus croustillants ... et avec ce bon vieux Jack Nicholson s'en donnant à coeur joie;..heureusement d'ailleurs. Il manquait la note "film d'auteur" à ce destin intéressant d'un quidam relativement connu.

A part ça, et en y réfléchissant très très longuement, j'en parlerais pas à mes amis ... c'est pour ça que je l'écris ici ;o
Pardi

Lecteur : Le rédacteur principal (mongrosalami) est en vacances pour un temps, il va te falloir être moins vorace d'informations tout genre, photos et clash de mp3 ... à moins que l'inspiration ou le cyberglanage dans l'infini du net ne s'en prennent à ma tête et inonde ces pages d'articles et liens magiques vers par exemple et pour ne citer qu'eux ... les friendzof the forest.

Mais ce sera pour plus tard, patience est aussi mère de tous les virtuels.

samedi, avril 12, 2003

NinjaTune 2002

Mister Scruff, one Mong's friend ;o | o; , is talking about his album called "TrouserJazz".

"What is trouser jazz ?

Mister Scruff sent his intrepid reporter, BarryStrepsil, to find out ...

Barry : Is it a new brand of biscuit ?
People : I think it is dixie jazz played by men wearinf flannels.
Barry to himself : Could it be the sound of a zoo at night ? Or a way of turning cod liver oil into alcohol ? Let's ask this donkey ..
Donkey : It's jazz for your trousers !


CU chez Voï

Trop beau pour être faux

Pour battre et vaincre le lapin, il faut se faire tortue ... classique ;
Et de s'encuirasser de toutes ces foutues rapines tortures.

De qui, de loin et au devant, s'efforcent-elles de s'essoufler ?



jeudi, avril 10, 2003

UBIK OUI Té

On peut pas regarder partout en même temps nous raconte l'oeil de la caméra du journal parlé.

Il y a preque autant de PALESTINIENS qui viennent de mourir que de COALISES en 20 et quelques jours.

Plus d'une centaine.

Sachant que la moitié des ricains-brittons sont morts à cause de leur force de frappe. Les mittraillettes tirent trop vite. Ratta tttattttaaa. Ca dégomme tout ce qui est dans la vue. Poliment on dit "TIRAMISU".

Je ne sais pas si les PALESTINIENS ont les même armes que les cousins zinzins. En tous les cas, ils dégustent.

Keskizon foutu, putain! C'est le bordel ou quoi?

C'est plus un match de foot à l'attentat suicide, c'est du hit-parade, de la prime à la productivité.

A ce décompte là, la question palestienne sera bientot réglée. Il faudra qu'un chercheur du CNRS étudie le rapport des courbes de natalité et de la mortalité. Ils sont peut-être en voie de disparition comme le pétrole dans vingt an, y 'en aura plus. C'est peut-être cela le plan de paix, la PAX AMERICANA.

Une autre remarque, la mort est mieux vendable dans les médias avec des chiffres ronds ... et si possible avec la tendance du moment en millier d'unité.

"Nous avons perdu un marine pendant l'opération de controle du pont mais nous estimons avoir fait un millier de morts irakiens"

Tout rond, tout doux, hop la lettre passe à la poste. Ca ressemble à un jeu vidéo de baston.

Y'a des choses à dire sur le fond de ce genre de discours mais y'a des spécialistes ailleurs qui en parlent mieux.

DEAD OR ALIVE

Encore pas plus tard que cette après-midi, j'ai eu l'oncle S(add)am en ligne, qui me confirmait la discussion de l'autre jour sur son erreur stratégique.

Il est déçu par le manque d'humour (amour?) des cousins ricains. Ils sont zinzins qu'il m'a dit :

"Ils ont fait tomber la seule statue que j'aurai souhaiter laisser pour la postérité. A l'instar de Ben et son Lââden surnommé le sapin vert, je prend la poudre de perlinpinpin, ALT+CRTL+DEL, et fin de fin de partie. POMME+SHIFT+DEL pour les amis de la secte de la pomme blanche.

Flash sur l'écran vert.

Ils pourront me chercher pour me montrer comme un trophée de chasse. Attrapé, je me vois déjà sur Broadway, les petits papiers qui descendent par millions du haut de buildings. La foule des grands jours se pressant sur le parcours. Tommy, le général victorieux sur son char de parade et moi suivant dans une cage en plexi. Mon heure de gloire se poursuivrait donc encore. Un peu comme Vercingétorix rammené d'Alesia par Jules César.

Finir sa carrière par un second rôle, m'importe peu. Mais tant que je peux jouer, je répond présent. Juste négocier mes royalties avec le succès d'audience. J'ai quand même fait mieux que StarAcademy, le Loft et L'ile de la tentation réunis. C'est vrai, je n'ai pas de compilation à vendre. Et on ne fera pas de tournée pour remercier tous nos fans. Mais j'ai réussi à monopoliser une attention record. C'est certain que ce n'est pas moi qui gagnerai la villa mais les spectateurs se souviendront de mon numéro. J'ai joué mon rôle jusqu'au bout. J'espère quand même rencontrer la pulpeuse Loana. Une petite photo dédicacée me ferait quand même plaisir.

J'ai bien fait d'appeller BONO et PAVAROTTI pour réunir le showbizz autour d'un nouveau concept de SHARITYBUZINESS. On a trouvé une idée géniale, un truc pour acheter des perriers-bulles en europe pour les enfants d'IRAK. Puis U2 viendra dans le désert faire un mega-grand concert. Un peu comme Jean-Michel sur les Pyramygdales du Caire. De belles cartes postales. De la bonne visibilité. Du business facile.

Ils m'ont fait rire l'autre jour, vouloir m'attraper pour me juger aux USA pour crime de guerre. Alors qu'ils font des pieds de nez au tribunal pénal international pour mettre la citoyenneté américaine au-dessus de tous les soupçons. Que des citoyens irakiens aient osé utiliser la loi de compétence universelle belge pour tenter de les confronter à leur responsabilité; le clown MacDo a montré les dents. Les politiciens belges ont frémi rien qu'aux relents de l'haleine du fauve. Ils ont promi de modifier la loi. Tout est bien qui rentre dans l'ordre. Fini de rire.

Quand même, une compétence universelle, cela ne peut s'exercer que sur des dictatures pas des démocraties (demo-crazy). Plus on est de fous moins y a de riz. C'est vrai qu'en dictature, le fou est seul aux commandes.

A défaut de retrouver mes armes chimiques, vous savez celles que j'accumule depuis des lustres, l'oncle Sam sera encore capable d'accuser l'Irak comme principal pollueur de la planète, avec la combustion des gaz d'échappements de tous ces véhicules, jeeps, chars, hélico, avions, ... 3.000.000 de litres de carburant par division U.S. par jour de combat, excusez du peu mais cela vous pompe la couche d'ozone. Et puis ces feux d'artifices et leurs nuages de fumées dans l'atmosphère, je veux rien dire. Manquait la musique et les lasers de Jean-Mi. Déjà qu'avec les accords de Kyoto, les irakiens n'avaient pas beaucoup de crédits de pollution. Là, en quinze jour on aura consommé 20 ans de crédits.

Allez je vous laisse c'est l'heure du thé, et dans le désert l'heure du thé c'est encore mieux qu'en angleterre. Sous une belle tente, les pieds dans le sable et le soleil se couche sur l'horizon. On voit les balais d'hélicoptères pour les visites guidées de Saddam City. Je vous raconterai une autre fois."

-----Aïematête-----


Mongo Salaam ... Halekum Mongo

Une fois n'est pas coutume ... Mongoslam se prend pour Ducobu et annonce -encore !?- un vernissage d'expo sans défilé, ni set dj et autres récréatives cette fois-ci ...



Expo "LES PUCELLES DE BRUXELLES vs LES PIRATES DE LUXE"

Galerie ART KIOSK (9. Avenue Jean Volders - 1060 BXL) entre Parvis et Porte de Hall.

Du jeudi 17 avril 2003 au jeudi 1 mai 2003.
Vernissage le jeudi 17 avril 2003 dès 18h30.
Présentation de toiles, croquis et de la collection de vêtements "PIRATES DE LUXE".

Par François Coorens, el pintor
Par Sébastion Renault, el stylistor


Et dès qu'il y a un flyer qui vole sur la toile du net infini poursuivi, je mailerai comme vache au soleil avec le bon lien itouitou.


Bonjour chez Voï.

un lien vaut mieux que deux toras


MMong

mercredi, avril 09, 2003

Good More In

A l'instigue d'Oncle Capitaine Slam, je me suis donc inscrit à la diffusion de grosse fatigue.

Instigue fatigue diffuse profuse ...

Or donc ensuite et bien peu de temps après, je reçus le message de bienvenue suivant et l'inhabituel me fit éclater de rire.

Comme un coup de canon dans le silence de la musicale sphère de cet instant : United Future Organization, Urban Meets Nature, track 6 : Poetry and all that Jazz (Jack Kerouac/ufo) ou autre track 8 : My foolish dream (Monday Michiru/ufo).


Excellent Album


"Bonjour,

Votre inscription à la liste de diffusion grosse.fatigue est effectuée.

Nous vous souhaitons une bonne journée. Même si c'est mal barré.

----
Hello,

You have successfully subscribed to mailing-list grosse.fatigue.

We wish you a nice day. Even if it is badly bared..."



mardi, avril 08, 2003

JE SUIS BEN LADEN ! par Grosse Fatigue
Oui. Parfois. J'entends. Parfois seulement. Oh, une minute dans ma vie. Juste une minute. Maître du monde. Dommage qu'il faille (faille ?) croire en un dieu quelconque. Mais vraiment : en haut de l'affiche, Aznavour saoudien, le bonheur. Faire peur aux Ricains, imaginer qu'ils le méritent tant et si bien, rien qu'une minute. Bien sûr, ça fait des morts. Des innocents. Ça, c'est dommage. Mais une minute à faire chier mes anciens copains, ceux qu'allaient au ski quand j'étais môme et pas moi, ceux qu'avaient des copines au collège et pas moi, ceux qu'avaient des 50 à vitesses et pas moi ! Qu'ils sachent que moi, leur ancien copain, eh bien, je suis recherché par le monde entier parce que je suis MÉCHANT ! Très méchant ! Ôh ! Rien qu'une minute, une seconde ! Exister pour de vrai, laisser sa trace dans l'histoire comme un chien con qui urine sur un pneu. Mais pas n'importe quelle bagnole. J'entends. Une BM, une Rolls, avec des gosses de riches aux cheveux raides dedans, et le fils de Lady Di en Dtox !

Rien qu'une minute monsieur l'agent, je repars tout de suite, je redeviens un inconnu, allez, poursuivez-moi rien qu'une minute ! Une seconde, allez !



Je suis Ben Laden.

STRATEGIE RATEE

Dommage que Saddam soit si parano, en fin stratège, ce qu'il ne peut être vu son degré de paranoïa, enfin stratège, à sa place j'aurai aidé les US à détruire Bagdad.

Mais pas à la façon du cow-boy qui tire son flingue plus vite que l'ombre de Saddam se déplace quand il prend un bain de pied de foule. Pas comme le cow-boy qui a dégommé dans un tir ultra-précis, à vingt-pas de là, la pièce de monnaie lancée en l'air.

Comme du contraire, pas précis du tout, au gros explosif, j'aurai fait péter les bâtiments dans tous les sens. Effondrer les grandes tours, abattre les grandes barres, ...

Aaah tu veux pèter mes palais, mon ministère amère de la communication, mon centre de la propagande, ... Et bien moi je casse encore plus gros.

Evidemment on m'aurait traité de fou, d'aliéné ... mais pour tout ce que j'ai déjà fait depuis que je suis là, ce ne serait que jeux de mots.

Mais j'aurai bouché les artères, créé des barricades, des montagnes de gravats, de tonnes de décombres, des ammoncellements d'objets divers.

J'aurai déboulonné toutes mes statues en bronze que j'aurai enchevêtrées à l'entrée d'un pont. Histoire de faire un pied de nez avec mes doubles, mes triples et mes inventaires.

J'aurai fait quelque chose pour les empêcher de passer comme les russes l'ont fait à Stalingrad ou d'autres ailleurs.

Je dis ça, mais bon j'aurai quand même laissé une statue à mon effigie en ville. Pour mon dernier bain de foule, j'y serai descendu couper un petit ruban et y apposer une plaque: PASSANT SOUVIENS-TOI, ICI VECUT SADDAM. Les images auraient fait le tour du monde. Les petits drapeaux qui ondulent, les gens qui crient mon nom à répétition, cela fait un petit peu guindé, vieille france (expression chique), mais pour la postérité les images se marieront bien avec celles des tyrans de notre époque. Après tout chacun son boulot, chacun ses références.

J'aurai lancé des appels d'offre pour la reconstruction, histoire d'avoir des offres comparatives avec celles des cousins ricains. Mon expérience avec les constructeurs russes, allemands, yougoslaves et belges m'ont beaucoup plu. En béton anti-atomique, j'y connais un rayon x.

J'appellerai KOFI HANAN, histoire de lui donner mon point de vue sur le rôle des nations-unies, pour l'après. Si un de mes fils pouvaient être utile, on ne sait jamais. Aux USA, ils ont bien trouvé dans la même famille.

J'appellerai d'abord le père BUSH pour l'insulter encore une fois. Ensuite j'appellerai le fiston, pour lui dire le mépris que j'ai toujours pour son père et qu'il n'aurait jamais ma liberté. Celle que j'ai eue toutes ses années. Ces moyens abyssaux mis à ma seule disposition. Lui dans deux ans on entendrait plus parler de lui. Moi qui suis à jamais dans la grande histoire, il ne m'impressionnait pas. Lui ou un autre, il a moins d'importance que mes sosies. Avec le temps, je lui dirai qu'il se referait une nouvelle dépression et se remettrait à boire. Sa femme le quitterait. Et au bout du fil, il se mettra en colère comme un petit roquet. De toute façon, je ne comprends pas bien l'anglais alors quand ils se mettent à hurler cela me fait rire. Je n'aurai pas raccroché tout de suite, je l'aurai laissé vociférer une minute ou l'autre. Cela fait du bien de se défouler de temps à autre.

Je téléphonerai à Jacques chIRAK, pour lui dire ma désolation pour la fin des contrats avec les sociétés françaises.

Je ferai une partie de COUNTER STRIKE, j'aime ce jeu, surtout quand je suis dans l'équipe qui doit déposer la bombe. Là j'aurai peut-être gagné.

Puis je serai peut-être un peu fatigué, et j'irai me reposer en attendant la fin de la partie, laissant à mes sosies la peine de finir le jeu.

LE STRING par Grosse Fatigue

Le string, c'est comme le pétard. Oui, le string que les filles de moins de vingt ans et d'ailleurs portent à même la peau et même au-dessus des vêtements, cette chose qui partage en deux et qu'on exhibe, eh bien oui, le string il y a encore 15 ans était un accessoire de sex-shop, un attirail porno, un truc de camionneur brésilien.

Aujourd'hui, qu'en est-il ?

Il est partout, absolument partout, et les filles les plus volages le disputent aux coincées les plus sages. Elles en portent. C'est sorti du pantalon mais rentré dans les moeurs, et voilà comment on établit un parallèle : autrefois caché et tabou, le string et consorts s'affichent à l'oeil reluisant de l'homme qui vieillit, moi, votre serviteur madame, et je vous jure qu'il serait temps de l'interdire aussi celui-là, qu'on renverse un peu la vapeur au lieu d'en étaler partout, s'il vous plaît président Chirac, s'il vous plaît Chevènement....

Je demande officiellement l'interdiction du string.

On va me traiter de vieil obsédé, avec ces mots terribles oscillant de la platitude à l'invective.

Je m'en fous.

Car le string, c'est une honte ma pauvre dame. S'il est des choses plus graves, s'il est des malheurs dans le monde, s'il faudrait s'occuper au plus vite d'un tas de catastrophes, il n'empêche qu'une petite campagne anti-string ne peut faire de mal à personne. Et je ne dis pas cela d'un point de vue féministe. Non. Je dis ça du point de vue du mâle mademoiselle, car il en subsiste encore quelque part.

Car le string dévoile. Il ne faudrait pas dévoiler, du moins pas si vite, ou alors les roues de vélo et pas plus. Il dévoile non seulement la chair et les fesses mais en plus l'intention. Il dévoile d'ailleurs tellement bien l'intention érotique et exhibitionniste de la porteuse qu'on en vient à se demander si, effectivement, il y a bien intention quelque part, tant la banalisation est en marche. Pas plus tard qu'hier une dizaine d'étudiantes s'affichaient à l'insu de leur plein gré, qui de face, qui de fesse, et je vous jure que le string ne compensait pas la platitude des regards... Le regard, c'est autre chose qu'un bout de ficelle à moitié caché. Bien entendu, les regards se jettent, et j'imagine ne plus être un bon réceptacle. Mais qu'importe...

Qu'on découvre son nombril, qu'on le perce, qu'on porte des pantalons trop courts du haut, passe encore. Mais que l'on montre bien ce qui sépare et soutient non vos seins mais vos fesses, bah. C'est la grande victoire de l'idéologie du Club Med, la fin des haricots.

Grosse Fatigue se repose quelque part sur le web



PRIONS par Grosse Fatigue

Dans la banlieue de New-York, de l'autre côté de l'Hudson au beau milieu de l'automne, m'accueillit à bras ouverts il y a si longtemps une amie américaine immigrée haïtienne. Le français pour elle et la foi en travers, je fis mes premiers pas en attendant de voir New-York - enfin, Manhattan, puisque c'était la même chose - et un soir de froid, en route vers Brooklyn de l'autre côté du mythe, j'aperçu dans un bonheur de guirlandes enfantines les quartz illuminés.

Lors de nos discussions sans issue, je fis la connaissance d'une autre américaine pour toujours et définitivement d'origine haïtienne. Je ne la vis finalement qu'une fois puis l'entendis longtemps. En tant que voisine de pallier de mon hôte, elle priait pour mon salut. En sanglotant, peut-être psalmodiant, peut-être moyenâgeuse, sans doute terriblement aliénée (j'étais vaguement influencé par mes lectures de Marx à l'époque). Enfin bref, j'étais un démon pour la première fois, comme dans Amityville, comme dans Carry, comme dans une connerie US. Puis dans New-York on me projeta dans un passé polonais lointain, des Juifs Hassidim en noir et blanc avec des bouclettes me firent comprendre un peu mieux leur présence dans les films de Woody Allen. Au milieu de la chaussée traversant dans les clous un grand Noir halluciné avec un porte-voix de la C.G.T. criait God. God allait nous punir, ou nous sauver, c'était selon. Et le dimanche mon égérie de l'époque allait à la messe avec sa mère, comme si de rien n'était. God était partout.

Allez donc comprendre ça quand vous avez toujours vécu dans un pays libre !

C'est très difficile. On a beau lire Tocqueville, on a beau comprendre que la concurrence que se livrent les églises sur le marché maintient le baromètre de la croyance très haut*, ça surprend... N'allez donc pas trop dire à un Américain que vous ne croyez guère, ou si peu, ou pas du tout, et que vous vous en foutez, et que vos copines faisaient du monokini de 1978 à 1994, jusqu'au jour où ce genre de mode provocante se banalisa tant que le comble de l'érotisme fut de montrer son nombril et la ligne de son string à ses professeurs de lycée. Surtout n'avouez rien ! Et pas le fromage au lait cru, et pas les escargots, ou les sandwichs à la limace, ou la douche par trimestre. Ils ne doivent rien savoir de nos secrets de bonheur candide et de séduction passagère...

En tout cas, quand on a vécu ça, Georges Bush est un peu plus compréhensible. Dans son monde à lui, être aussi con, c'est normal. C'est même une preuve d'honnêteté. On en vient à rêver d'un président plus sensible, plus humain, toujours prêt à nous jouer du sax ou de la (r) Monica. Mais ça n'existe plus. On n'a plus qu'à espérer un nouveau Vietnam, une prise de conscience politique de la jeunesse américaine, mais avec les frappes chirurgicales et la première armée du monde, c'est sans doute impossible....

* une bonne analyse de ce phénomène-là et de pleins d'autres dans le livre d'entretiens de Boudon, "Y-a-t-il encore une sociologie ?", Paris, Odile Jacob, 2002..

Grosse Fatigue tient un claque où vous retrouverez les soeurs de la brune de texte ci-dessus ainsi qu'une multitude d'autres.


RSF L'ANALYSE DU RÔLE MEDIA

Les images qui nous viennent du conflit ne nous apprennent pas grand chose.

Jean-Marie Charon de RSF, Reporter Sans Frontière, nous livre une analyse pertinente des diverses propagandes et du rôle politique des medias majeurs offrant une couverture du conflit FOX niouz, Al-Jazeera, ....

RSF anime un site web très intéressant en détaillant les situations souvent douloureuses des journalistes dans le monde. Jean-Marie Charon y propose une chronique régulière analysant les épisodes guerriers racontés dans les médias impliqués.

TIR AMI SAOUL

La BBC diffuse un reportage "re-monté" sur un tir ami effectué dans le nord de l'Irak, fin de la semaine passée quand un avion US a tiré sur une colonne mixte de forces spéciales américaines et de kurdes. Une équipe de la BBC accompagnait le cortège. La caméra tournait juste au moment de l'attaque. Les images sont remontées pour éviter l'insoutenable.

Ces images sont horribles et choquantes. Le cameraman est blessé pendant une explosion et quelques gouttes de son sang giclent sur l'objectif. On voit le chaos, on entend les cris. Des corps se relèvent, d'autres pas. On transporte des blessés. Des véhicules brûlent. Abasourdi le speaker remarque la mort de son traducteur.

C'est sans doute pour cela, qu'ils s'évertuent à nous "vendre" leurs guerres comme des produits de consommation : sans douleur, sans effort, sans souffrance.

lundi, avril 07, 2003

WARTIME

Des artistes digitaux s'activent en ces temps agités , ils proposent sur le net leurs visions, leurs réflexions, leurs prises de position par des images, des clips web, des animations voire même des applications interactives. Difficile de vous en dire plus, l'interface d'accès fourmille de projets en tous genres. Seul le hasard peut vous faire revenir au même endroit une seconde fois. Le résultat est impressionant.

A voir absolument! Attention les mirettes

Vous y retrouverez des artistes connus sur le réseau tels que Stanza, Entropy 8 Zuper, Grégory Chatonsky, Erational et le Radical Software Group.

Les zozos impliqués dans le projet sont de tous les coins de la terre où l'accès internet est possible. Il vous faut FLASH 6 pour y accèder.





UNE REMARQUE DE HERMANN GOERING

Naturellement, le peuple ordinaire ne veut pas la guerre, mais après tout, ce sont les dirigeants des pays qui déterminent les politiques, et c’est toujours simple d’entraîner la population à marcher que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un parlement, ou une dictature communiste. Le peuple peut toujours être amené aux vues (enchères) des dirigeants.

C’est facile.

Tout ce que vous avez à faire est de leur dire qu’ils vont être attaqué, et de dénoncer le pacifisme comme un manque de patriotisme exposant le pays au danger. Cela fonctionne dans tous les pays.

Hermann Goering, Maréchal du Reich d’Hitler au procès de Nuremberg après la 2ème Guerre Mondiale.

Source : http://centre.telemanage.ca/quotes.nsf/quotes/850f8bfad8d81d9e85256b09004c65d2


LA TOILE VIBRE

Si vous vous sentez un peu artisan avec votre ordi, que vos doigts chipotent un photoshop ou tripotent un corel draw. Alors p-ê que ce site est fait pour entendre vos réactions sur la guerre en Irak. Il propose d'autres catégories d'expression.






Histoire du jeune homme bouleversé en marche vers la totalité du réel
(Extrait du Prologue - chapitre I)



Je cherche à vous plaire et, ce faisant, je n'aime pas votre bouche.
Ce qui m'énerve le plus en elle c'est sa mobilité.
Beaucoup de gens, dont je suis, imitent le rire et le mouvement
des lèvres dans la vie de tous les jours, ou si l'on veut, dans la
survie du lundi, mardi, mercredi, la sous-vie du week-end, et je
n'aime pas qu'on puisse vivre comme ça. Pianiste espoir de la
nouvelle génération, je voudrais vous raconter une nuit de famille
indienne qui provoquât en vous quelque sourire sostenuto,
permanent, sans bémol, dépourvu de toute limite de temps et
variation d'intensité. Je voudrais que vous ayez mal à l'heure où
le père de famille rentre du champ. Il me faudrait la garantie que
vous ne pourriez pas vous sortir du plaisir causé par le récit de
leurs premiers échanges verbaux banals. Je me tuerais de savoir
que vous n'allez pas voir votre coeur saigner et vos yeux larmoyer
à flots hors de toute perspective métaphorique quand la femme
portera la troisième bouchée de riz à sa bouche. Je n' accepte pas
ces métaphores. Je souffre quand vous arrêtez de lire, et les
instants qui un à un me rapprochent de la mort trouvent une à une
leur origine en vous, et vous seuls. Vos repas m'affaiblissent et
vos fêtes m'exténuent, que dire alors de vos départs en voiture.
Si vous vouliez me faire une place je monterais dans le coffre
pour vous parler des amis que je me suis faits dans l'avenir. J'ai
fui l'Europe et j'habite à New York. Les cheveux teints en noir et
assistant à un concert de free jazz, j'ai connu Beth qui a de
courtes bottines violettes. Nous nous sommes promenés dans
Manhattan et sur le coup de minuit nous avons bu une bonne bière
irlandaise dans un bar. Mais voilà, c' était l'avenir alors ; vous
êtes parti et n'avez pas voulu me suivre. Il est trois heures et
quart du mat et, sans vous dans la pièce vide, je me tourne vers
la fenêtre et oui je meurs encore.

Ludovic Bablon

samedi, avril 05, 2003

AXE PARIS-BERLIN VU PAR ARTE

Deux journalistes Arte racontent la guerre vue au quotidien depuis les deux capitales Paris et Berlin.
Un weblogà découvrir.

IBC : Irak Body Count

La bannière ci-dessus un est projet civil américain qui a pour but d'estimer indépendament des sources militaires "alliées" le nombre de victimes civiles collatérales.

ricains et brittons utilisent des armes de destruction massive niant une fois de plus les conventions internationales.

The B-2 bomber carries sixteen 2'000 lb. JDAM bombs. If all goes 100% as planned, then here is what one such bomb does:

  • everyone within a 120 meter radius is killed;
  • to be safe from serious shrapnel damage, a person must be at least 365 meters away;
  • to be really safe from all effects of fragmentation, a person must be 1000 meters away, according to Admiral Stufflebeem.

The B-2s will be used upon targets within Baghdad.

Si vous souhaitez connaitre plus d'info sur le projet IBC

N'oublions pas aussi les enfants qui mourront dans les années qui suivront pour avoir trouvé de nouveaux "jouets" disséminés par les gracieux soins des troupes alliées ou qui confondent les packs "nourritures" saupoudrés depuis le ciel qui ont la même couleur que les bombes non-explosées.

vendredi, avril 04, 2003

LA GUERRE ... encore par les images

Voici le L.A TIME qui a viré un photographe abusant de photoshop pour retoucher ses images ... et être certain de vendre ses clichés.

Bon ... et après on s'étonne que Mister Mong fasse le malin avec National Geographic. Et on croit dur comme fer qu'il sait parler Mongol quand il chante un borborygme abscons qui nous parle de ravi_ô_lit ... durum durum ... durum durum.

On en a viré pour moins que ca :o) la preuve en image.


Faut pas croire tout ce qu'on lit

Quand le Diable s'ennuie et qu'il ne sait plus que faire,
:
:
:
Il envoit une femme.

Proverbe [mysogine] polonais.

Sans Commentaires

Waterloo - Attitude irresponsable -
Cycliste pourchassé par un automobiliste.

Consternant, pour le ministère public, lamentable selon son avocat, unis pour qualifier le comportement de cet automobiliste qui le 1er juin 2002 s'en prit sans le moindre motif apparent ou réel à un étudiant qui roulait paisiblement à vélo. Les faits se sont déroulés sous les yeux d'un inspecteur de police.

"Je ne me souviens plus. J'étais ivre. Je regrette. Depuis lors, j'ai arrêté de boire. Je cherche une place comme chauffeur."

La présidente de la chambre correctionnelle de Nivelles Nicole Vanlerberghe ne put réprimer un sursaut d'étonnement lorsqu'elle entendit ces derniers mots à l'audience du 5 mars dernier. A plusieurs reprises, le prévenu Cédric C. tenta de renverser le jeune homme qui se rendait à l'école. Il l'insulta, lui fit une queue de poisson et roula même sur le trottoir où le cycliste s'était réfugié. L'arrivée d'un policier en civil mit fit aux hostilités. Circonstances aggravantes, le gaillard était en état d'ivresse (1,95 gramme d'alcool dans le sang), il circulait sans assurance, dans un véhicule dépourvu de papiers d'immatriculation. Le 27 avril 2001, il avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour menaces et blessures avec mutilation grave. La totale, conclut la présidente avant que le substitut du procureur du Roi Hendrickx ne réclame une peine de 8 mois de prison ferme avec, en prime, la révocation de ce sursis dont le prévenu ne respectait pas les conditions probatoires et une déchéance de 6 mois du droit de conduire. Me Conrard suggéra au tribunal de globaliser les sanctions pour son client qui doit être puni et, surtout guidé. Il fit appel à un témoin précieux, le jeune cycliste qui affirma que si l'automobiliste l'avait réellement voulu, il aurait pu aisément l'écraser. Le jugement est tombé ce mercredi : 300 heures de TIG (travail d'intérêt général) qui, s'il ne s'y adonnait pas, se transformeraient en un an de prison. En prime, une déchéance de six mois du droit de conduire.

Régions du jeudi 3 avril 2003
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2003

Une petite, allez juste une, comme ça en passant avec la bande du même nom ...

Un gars se réveille chez lui avec une énorme gueule de bois et pas totalement dégrammé. Il se force à ouvrir les yeux et la première chose qu'il voit est un tube d'aspirines et un verre d'eau sur la table de nuit. Il s'assied sur le bord du lit et voit ses vêtements devant lui, bien propres et bien pliés. Son regard fait ensuite le tour de la chambre et il voit que tout est dans un ordre parfait, impeccablement propre. Le gars prend une aspirine et remarque alors un post-it sur la table :

"Chéri, le petit déjeuner t'attend a la cuisine. Je t'aime."

Rempli de perplexité, il va à la cuisine et voit qu'effectivement, son petit déjeuner est préparé et le journal du matin posé à côte de son bol. Son fils aussi est à table, en train de prendre son petit déjeuner.

Le père : "Dis-moi fiston, qu'est-ce qui est arrivé hier ?"
Le fils : "Oh, tu es rentré à la maison pété comme un coing sur le coup des 3 heures du matin. Tu as renversé quelques meubles, vomi dans le couloir d'entrée et offert un bel oeil au beurre noir à maman en pensant que tu te faisais attaquer par des renards..."
Le père : "Mais alors, explique-moi pourquoi mes vêtements et la maison sont si propres, bien rangés et que mon petit déjeuner est prêt sur la table ?"
Le fils : "Eh bien, quand maman t'a traîné jusqu'à la chambre à coucher et qu'elle a essayé de défaire ton pantalon, tu lui as dit :

"Laisse-moi tranquille, salope ! Je suis marié."

Puisque, enfin, pas encore tout à fait, on en sait rien tout compte fait ...

La guerre est finie. On va un peu parler d'autre chose.

Ce ne sera pas long, juste le temps d'une grillade et puis s'en va.

Ah! oui j'oubliais de dire encore, et pour tous-toutes qui s'en souviennent, que le passage du loup dans Cheval_06, court métrage mongol à orientation ludique, je l'ai hacké, piraté, volé sur le site du National Geographic et que le son du même passage est un fichier de base du logiciel de montage vidéyooooooooo, tout aussi de base d'ailleurs.

Voilà.

Salut chez Voï.

MMong

jeudi, avril 03, 2003

L'EROS DES HEROS

Avez-vous entendu parler du magazine PlayBoy qui a decidé de soutenir le moral des ses troupes -- et faire un bon coup de pub au passage --?

A l'instar de la guerre qui se veut propre, il n'enverra que des images lights ...

Etrange initiative, quand on sait ­ et on le sait trop bien ­ à quel point la mort excite le sexe, et comme Eros bande ferme, avec Thanatos à son bras... Initiative cohérente, pourtant, tant elle semble venir en appoint de la guerre technologique à zéro victime (alliée, s'entend) prônée par les stratèges de l'état-major.

Aux inventeurs de la mort light, les marchands de papier font écho en prétendant instituer le sexe courtois.

Mais au train meurtrier où va la campagne, il n'est pas certain que les guerriers puissent longtemps se satisfaire de stimuli trop policés.

LA DEMAGOGIE PASSE MIEUX EN MUSIQUE

Après Madonna qui crée son effet d'annonce en refusant de sortir son clip "pro-paix anti-Bush" par respect pour les troupes anglo-américaines engagées jusqu'à MTV qui secoue ses listes de hits, beaucoup d'artistes engagés voient leurs morceaux restreints au silence. Même l'honorable BBC se met au diapason. Et maintenant que tout le monde à voix au chapitre par l'internet, nombre de pétitions en ligne dénoncent les célébrités engagées pour la paix.

Sur la liste adjointe à la note interne de MTV, Boom de System of a Down, dont le clip a été réalisé par le cinéaste antiguerre Michael Moore, Aerosmith et la bande-son du film Armageddon, Don't Want to Miss a Thing, Manic Street Preachers et So Why So Sad ou le BOB(Bombs over Baghdad) d'OutKast sont interdits d'antenne. Radios et télés serrent les rangs derrière leur gouvernement.

Peacekeeper des Fleetwood Mac, composé il y a deux ans mais devenu en quelques semaines l'hymne des pacifistes, vient de faire son entrée dans le hit-parade des cent meilleures ventes. Des chansons comme To Washington de John Mellencamp, World Gone Mad des Beastie Boys et la reprise de The Grave de Don McLean par George Michael, toutes explicitement opposées au conflit, ont été enregistrés il y a peu. D'autres musiciens comme Sheryl Crow, Jay-Z, Missy Elliott ou David Byrne ont fondé le collectif «Musicians United to Win Without War» («Musiciens unis pour gagner sans guerre»), qui communiquent leurs messages pacifistes via l'achat d'espaces publicitaires.

LE REBOND DE LA BOURSE

Les effets d'annonces dopent les cours de bourse, avec des genres prisés : "Tôt ce matin nous avons tué 500 irakiens grâce à notre technologie de bombe a fragmentation. Depuis l'Afganisthan nous observons une amélioration de son efficacité de 60%. Les munitions non explosées pourront éliminer une bonne centaine d'enfants sur les dix ans à venir".

On entend encore des slogans plus simples. Pourquoi faire compliqué alors que "Nous sommes à dix kilomètres" rajoute son petit effet sur la bourse. Bientôt on entendra "Nous sommes à 5 mètres" et comme la grande tradition inaugurée par Philippe de Dieuleveult et sa vieille salopette rouge on entendra hurler "TOP CHRONO, je l'ai trouvé!!!". Là on imaginera le bond des places financières, les records historiques et autres merveilles que l'on découvrira.

Et la bourse de faire ses soubresauts à chaque annonce, +2%, +4%, toujours plus plus plus. Ce sont peut-être les industries d'armement qui valorisent le mieux. On pense tout de suite aux sociétés étasuniennes. N'oublions pas l'industrie militaire russe dont l'image de marque se trouve particulièrement valorisée par la résistance des irakiens. J'imagine déjà les slogans commerciaux "Votre espérance de vie prolongée de vingt minutes grâce à mon super lance-roquette!" ou "Toi, aussi descend ton hélicoptère Apache même en fermant les yeux!". Chacun se frotte les mains, profitant cyniquement des effets d'annonces des uns et des autres. Il n'y a pas de petit profit.

Je me demande si le prochain salon mondial de l'armement se tiendra à Bagdad. Pourquoi pas début mai 2003? On pourrait essayer grandeur nature quelques dernières améliorations. Il parait que le temps est doux à Bagdad à cette époque de l'année.

mercredi, avril 02, 2003

LE CAUCHEMARD DE LA DEMAGOGIE

Croire que la manipulation est partout relèverait d'un cas de paranoia virant légèrement à l'aigu. Pourtant à écouter les voix de notre camp européen, j'ai quand même des doutes à entendre ronronner un Jacques Chirac ou encore plus proche un Louis Michel. A voir comment ce dernier discute sur les plateaux de télé, on sent l'âme généreuse d'un bon démocrate ouvert au débat ... de fond. A voir comment il s'énnerve à chaque fois pour imposer sa position où son avis, j'ai du mal.

Yves Michaux, philosophe et prof à Paris-I, nous rappelle quelques principes que les temps incertains de notre époque troublent avec leur démagogie rampante.

En fait, la politique internationale est aujourd'hui presque entièrement soustraite au débat démocratique direct et donc au débat tout court. Nous en avons eu la criante illustration lors des élections présidentielles de 2002 en France où ni les questions européennes, ni celles du terrorisme et encore moins le conflit israélo-palestinien n'ont été abordés par quiconque.

Et pourtant, les questions internationales constituent probablement la seule face de la politique qui importe encore vraiment aujourd'hui, en dépit des marges de manoeuvre limitées des acteurs.

Lorsque cette politique internationale ramène la perspective dramatique du conflit et de la guerre, la question cruciale des alliances et finalement celle de la sorte de monde dans lequel nous voulons globalement vivre, l'absence de débat et de discussion des temps calmes cède le pas au cauchemar de la démagogie.

mardi, avril 01, 2003

A vos agendas

MARTINE DUPREZ

C'est officiel : les 19 bourgmestres bruxellois, en collaboration avec la
Région, ont fixé au dimanche 21 septembre l'opération « En ville sans ma
voiture 2003 ».

A l'instar de l'année dernière, tout le territoire de la Région sera fermé à
la circulation automobile. Mais les autorités communales et régionales ont
voulu répondre aux critiques émises après cette première expérience à grande
échelle. A six mois de l'événement, elles lancent déjà les premiers jalons
de la journée et appellent tout un chacun (citoyens, associations,
commerçants) à rentrer des propositions pour que Bruxelles, ville sans
voiture ne rime pas avec Bruxelles, ville morte.

Nous avions enregistré l'accueil généralement favorable des habitants. Nous
comptons sur leur « complicité » pour réussir cette nouvelle édition,
explique Philippe Moureaux, président de la Conférence des bourgmestres.
Mais nous avions aussi regretté que la Stib n'ait pas assuré la gratuité de
ses déplacements et n'ait pas jugé utile d'accroître les fréquences de ses
véhicules.

Cela devrait changer, s'il faut en croire les déclarations du ministre de
tutelle de la Stib, Jos Chabert. Je suis personnellement pour la gratuité ce
jour-là. C'est une occasion unique de promouvoir les transports en commun
auprès de la population. Je suis d'ailleurs actuellement en négociation avec
la Stib pour aboutir à des résultats qui soient dignes d'une telle journée.

Traduisez : la gratuité mais aussi une offre adaptée aux déplacements et des
fréquences supplémentaires. D'autant plus que l'opération « En ville sans ma
voiture » coïncide cette fois avec le week-end des Journées du Patrimoine à
Bruxelles.

Les autorités communales et régionales s'engagent aussi à mieux coordonner
tous les acteurs de l'opération (notamment en matière de délivrance de
dérogations) et à mieux informer la population. Nous fournirons du matériel
aux communes pour qu'elles puissent informer les habitants, souligne Robert
Delathouwer, secrétaire d'État à la Mobilité. Mais un effort sera également
mis sur la communication vis-à-vis des autres Régions. Cette opération peut
très bien devenir un argument touristique à l'étranger.

La signalisation (notamment à partir du ring) et l'offre en parkings seront
aussi améliorées. La police aura son rôle à jouer au niveau de la sécurité
routière. Il faut bien sûr éviter que des cyclistes empruntent les tunnels à
contresens, concède Philippe Moureaux, mais il s'agit tout de même de garder
une certaine souplesse. Cette journée doit rester conviviale.

Pose ton café et bois autre chose,
en écoutant ce que disent les envahisseurs:
«avec la bénédiction du Ciel
nous menons une guerre préventive
nous amenons l'eau de la vie
des rives de l'Hudson et de la Tamise
pour qu'elle déferle dans le Tigre et l'Euphrate.
Une guerre contre l'eau et les arbres,
contre les oiseaux et les visages des enfants»

ADONIS de Paris est considéré comme un des plus grands poètes arabes vivants

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