de_Gobi, un an déjà



Oïéz Oïez bonnes gens,


C'est le moment d'un petit moment ... de nostalgie appuyée et de va-sans-dire, puisque voilà juste un an - aaach!, je me rappelle encore de l'hôtesse dans ce Tupolev plein de russes vociférants : "vodka, on discute de vodka" ... Un an donc que je rentrais d'extraordinaires aventures en Mongolie Extérieure ...

Et bien sûr - non mais on va pas en rater une pareille - c'est le moment ou jamais de vous (re)balancer un morceau choisi de mon journal de bord et qui relate du Gobi ... ce merveilleux désert où il se passe tant de choses et d'autres sans pour autant qu'on s'en rende compte et qui laissent à jamais des souvenirs gravés comme dans le plexy d'un CD-Rom ... quand, déjà trop souvent, je me retouve coincé, bloqué, suinté, dans un embouteillement bruxellois, sans ivresse malheureusement. Aaach! que je les revois ces éleveurs de bétail perdus dans l'immensité de l'immense ... à se demander qui élève qui, sans honte aucune ... rassurez-moi.


"21/03/2002
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De retour au van, nous mangeons et repartons aussitôt pour Balandalai, nouvelle "sleeping town", plus petite que la précédente. Trouver une ger au goût du chauffeur s'annonce moins expresse que d'habitude. Nous tournons, nous tournons et nous arrettons. Tiger demande, appelle, rien. Il rentre alors dans le "supermarché" du coin, en sort avec un bonhomme, une toque de style russe sur la tête. Le gars s'assied et commence la tractation à laquelle nous ne comprenons goutte. Le gars ressort, y entre ensuite une femme frigorifiée qui nous indique le chemin de ses deux tentes. Le chauffeur a l'air content et la ger est cossue. Je comprendrai plus tard que nous logeons chez les tenanciers dudit supermarché. On s'installe, thé d'accueil, cigarettes, quelques couques. L'envie me prend d'aller me faire fouetter dans le vent du Gobi. Les autres me suivent. Nous craignons les chiens errants et leurs morsures pleine de rage (dixit LonelyPlanet). Nous pointerons vers le supermarché. On y rentre, j'achète un paquet de MonteCarlo, repère le billard (pool américain). Un villageois me propose une partie. Une ribambelle entoure la table précaire mais qu'importe. Les locaux me singent chaque fois que je pousse un "tcho" pour un coup manqué. La partie est serrée, je distribue quelques clopes aux spectateurs et rate la victoire de peu, plein des souvenirs de celle jouée à Gilgit, Pakistan, en compagnie de BDren. Et déjà nous rentrons, le souper nous attend. C'est une des gers les plus luxueuses visitées jusqu'ici : parfum de femme, générateur d'électricité, grosses valises rouges, deux téléviseurs, l'un d'eux est allumé. Au programme, un espèce de mélange entre génie en herbe et questions pour un champion. Ca a l'air de passionner Tiger (le chauffeur) et nos hôtes. Le chauffeur m'appelle constamment Big Mister. Je pense avoir compris pourquoi : il trouve que j'ai un gros sac à dos. Le groupe électrogène branché sur l'éolienne a de temps en temps des ratés, ce qui nous plonge d'un coup dans la pénombre et l'absence de TV. Ce coup-ci, je vais leur offrir une grosse bougie. Le bulletin météo annonce du clément, pas de tempête en vue. Demain est prévue la visite des "flaming cliffs", chères à Roy Chapman Andrews, aventurier paléonthologue qui dans les année 1920 découvrit les premiers fossiles de dynosaures d'asie centrale ainsi que le plus vieux fossile de crâne de mammifère datant d'il y a 20.000 ans, en les nommant les habitants des dunes. A lire : Accross Mongolian Plains, The secret life of the Mongols, On the trail of anciant man and the new conquest of Central Asia. Site : www.amnh.org. Film : Dune, David Lynch. Pourquoi pas."



La suite (revue et corrigée) est disponible sur demande à l'adresse mongoslam1@yahoo.fr comme d'habitude ... smiley.


Et ce fut aussi le début de beaucoup d'autres aventures et notamment celle de ce "bjournal", ce blog, cette feuille de cyberchou, panpan, coquettes, goguettes et co-couettes, potins, potines, guerre, images, sons... pwèms, ratures de lit, littératures ... Pas assez à mon goût, d'ailleurs ... enfin, fait ce qu'on peut, fait ce qu'on veut.

Mais on va attendre que son rédacteur principal - l'incroyable Unk_leslam et ses mutliples mutations (o; - rentre entier de ses pérégrinations alpines, ô le saguoin, pour que grandes mesures soient prises ... cu later, aligator.


Et en guise de signature, vous imaginez un gros gâteau avec une toute petite bougie qui fait de la place pour les suivantes ... et qu'on s'efforcera, bien sûr, d'éteindre d'un simple "éthernuage".

Un dernier AVé à la voisine Ducobuzine qui, dans le même mouvement, fêtera elle aussi ses 36millions de milliards de nanosecondes de vie sur cette toile et sous la forme d'un agenda malin, le sien, bien entendu.


MrMong aime le Net

Bissoir chi Voï


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