dingo!

vendredi, mai 31, 2002

In the beginning there was rhythm – soul jazz records - 2001

Faut-il encore présenter un label sur lequel sont sorties, entre autres, les meilleures compil reggae du moment ? La particuliarité de cette dernière édition se situe essentiellement dans la bizzarrerie de son exotisme.

Soul Jazz nous a habitué à chasser la perle musicale bien loin de nos rivages : Jamaïque, Porto Rico, etc… Dans ce cas-ci, il nous balance 11 plages tout droit sorties de vieux bacs londoniens ou du disquaire d’un suburb de Manchester. En cherchant la connexion musicale plus qu’autre chose, il s’agit d’y entendre les contours d’une musique passée à la tondeuse d’un punk-rockeux égalisant sa grande crète mais faisant tout autant apparaître les timides motifs du Reggae et de la musique noire américaine.

Un disque comme un hymne, une précursion aux changements multi-culturels de l’Angleterre de ces années-là. Je suis étonné de ne pas y trouver un Clash des plus sautillant, déjà trop bateau peut-être.

MisterMong-15/05/2002

REQUETE AU MINISTERE DE LA POPULATION FEMININE


 Célibataire
 Sans enfants
 De 25 à 37 ans
 Entre 1m50 et 1m85
 Entre 50 et 65 kg
 Couleur : - pas de mauves, pas de turquoises, pas de vertes, pas de magenta, pas de filles roses
 Cheveux : oui, des cheveux
 Jambes : oui, deux jambes
 Voiture : au moins le permis (camionette)
 Diplômes :
    - plancher : humanités générales dans le rénové supérieure (diplôme de maturité – grades souhaités)
  - plafond : 3 doctorats et/ou publications ou Prix Nobel (elles sont trop vieilles) ou une analyse psychanalitique
 Statut socio-économique :
  - plancher conjonctif – 1 emploi rémunéré, pas de dettes, une facture d’eau supérieure à 25 E indexable, par an, une brosse à dent, une visite médicale négative.
   - plafond disjonctif : 15 cartes de crédit, 1 caniche, yorkshire ou petit chien nerveux. Rem : sauf autorisation de tuer le chien, yacht et jet

 Langues : connaissance du latin classique.

Si vous correspondez au profil recherché, veuillez former le numéro de carte de crédit suivant : 0496/54.83.97

MrMong

Rock'n rose

Gin vodka orange
la vie est un mélange
de jus de fruits d'alcools blancs et de liqueurs
jus de chaussette et jus de banane
Y a tout là-haut un drôle de barman
qui n'arrête pas d'agiter son shaker
là-haut dans son bar
Dieu sait ce qu'il te prépare
quel goût aura la coupe qui t'est destinée
sucré salé acide ou amer
quelle que soit la couleur de ton verre
de toute façon il te faudra l'avaler
...
Serge Gainsbourg

Subject 13. The black steel project. Crammed discs, 1997

Un déjà vieil album et pourtant tout est là : breakbeats syncopés, drum'n'bass saupoudrée de cuivres jazzeux, cuts chantés loungereusement. Efficace. Energie : 10 Sven Väth, le tout dans le mix enchaîné.
L'arrivée des bass sur la première plage provoque un effet clubbing et vous téléporte illico sur votre dancefloor préféré. Si on jazzait en 97 sur cette excellente zique, c'est que je devais être en congé interplanétaire tant ça pulse sans que ça répulse. Avec du plus calme pour souffler.
On regrettera un usage légèrement abusif des cuivres mais il paraît que ça fait jouir certains ... alors bon.
Je demande sa réédition! bien qu'il soit à la médiathèque du P44.

Et pour les plus curieux, voilà le site du label sur lequel tu cliques immédiatement sinon 0 à ton bulletin, avec beaucoup de bons croyez-moi bien.

MrMong

jeudi, mai 30, 2002

Janson Paul-Emile 13


De bout en bout, on leur clickerait bien dessus
De sur le bout, de sur le ton, sur le bouton.

Les gens sont tous des paul-émile,
Ils polémiquent et se défilent.

Filent et s'enfilent des vertuels, des virtueux
Tu, eux, vous, nous encore eux, pas elles.

Les gens sont du peepeul, du petit-émile,
des emails, des émules et pas dans le mille.

Ils claquent et sonnent, et se garent où ?
Garous, louvoient, klaxonnent dessous de nous.

Les gens sont amusants, les "ti", les chants,
Alléchant des "oui", des "mais", pas méchants.

Ils passent, s'arrètent et repassent chemises,
Misent sur le gros, sur le lotto, les rolotos.

Les gens sont 13 à la chatelaine. Comme des oeufs,
Eux, ils marchent à côté de rien moins qu'eux.

Deux baillis, faces grises, les mattent, les regardent.
En hardes et corps à corps, ils n'ont de cesse, polémiquent.


AB

je ne suis rien, je ne suis qu'un click

Doux délires ou foutage (outrage) de gueules ?

Il est de bon ton quand on fait ton site, d'ouvrir une intro en FLASH, histoire de montrer un coté dynamique, vivant et enjoué. En plus tu peux rajouter un petit loop sonore qui indique tout de suite le bon goût certain qui te guide dans chaque jour que tu vis. L'intro devient l'équivalent de ta carte de visite, une impression légère qui devra faire bonne figure quand ton interlocuteur essaiera de te rappeller à son bon souvenir.

Faut dire que sur beaucoup de sites, on est plutot dans le genre "OUTro" plutot que "INTro" : plus vite on zappe, mieux on se porte (trans-porte). Est-ce le mauvais gout des commanditaires (comment dit "taire") ou le manque de talent des executeurs testamentaires (test à menteurs), le débat est sans fin (sans faim) : on perd son temps comme pour les disputes des classiques et des modernes. Sans plus de blabla voici donc un graphiste-artiste qui reprend ce principe des INTro à OUTrance (outres rances) et qui arrive à introduire une dimension politique-ment-in-correcte assez drôle.

Bon il faut lever certains écueils et trouver le bon bouton "click-moi dessus" pour passer au step suivant. Petite astuce "ALT-F4" permet de fermer la fenêtre du browser ouverte qui pourrait vous bloquer (il y a un pop-up qui barre tout l'écran de haut en bas, et c'est un moyen facile de le fermer).

Une petite visite : et ah oui j'oubliais le site est http://www.60*1.com


A mateur de folies jeux en ligne

essaie aussi de clicker ici

mercredi, mai 29, 2002

Amateurs de flash,

Roulez moins vite
et patienter à l'ouverture de ce site.

un lien sur ce click

MrMong

Hargnon, rappeur de profession.


Sainte Françoise, à la fenêtre de sa tentation, assise,
Ecoute pousser les plantes, les regarde, les avise ;
Rouge, le vide, sous ses pieds, tranquillement la dévise.

Moi, pilote de vitesses invisibles, je comble des vides
En faisant le rappeur hargneux, silencieux, impavide.

Pour un oui, pour un gnon, pas lui !
A nouveau ramifieur et fier ami,
Aux gnons si faciles, les distribue à l’envi.

Il est comme un rat, comme une mule,
Comme le rameau, sa ramule.
Arachide fallacieuse qui simule d’être un bulbe
Et lachrymale, elle s’immole dans sa bulle.

Ce cannibale, dans l’ambarras du soi,
Est porté sur les os, déporté sur les gnons.
Poings et pieds liés, c’est de la poix
Qu’il me fait déverser sur ces maudits oignons.

J’ai pleuré le béni, le pain et le temps des silences,
Sur des ennemis inquiets qui guettent vos confidences.

Et me sont venues ces stances,
Peu fiéreuses quoique rances :

« Danse, tout est dense.
Dense, tout se danse.
Une et une seule que l’on danse,
Danses et contre-denses.

Flamme, brises-flammes,
Ton âme, ton âne, ta flamme, tu flânes.
Pare le feu, pare la flamme !
Un feu qui brise, en lame, au fond, sans flamme,
S’embouche, s’emboucle, s’emballe, s’emblâme.

Cornes, flagornes, cliquent et ornent
L'occipit et frontispice de la blanche licorne. »


AB

DJShadow : The Private Press

Une petite news pour annoncer la sortie du nouveau disque de DJShadow. Fidèle à ses collages loopesques habiles et subtils, tout le monde se rappelle Endtroducing célèbre album qui reprenait l'intérieur d'un magasin de disques en cover. Les ambiances sont toujours au rendez-vous et se retrouvent bien illustrées dans les clips vidéos. Ces derniers sont des montages à l'esprit lynchéen qui apportent une belle touche à la musique. Quand on sait que Shadow s'implique lui même dans la réalisation de tout ce qui le touche. On mesure l'étendue de son talent. Aaah ces gens qui ont du talent !!!! Véritable métronome humain, batton pritt sonore précis comme le cutter des grands chirurgiens, il nous rappelle combien d'arracheurs de dents se font passer pour des technologues dernier cri. Il pioche allègrement partout et digère comme les vaches ; multiples estomacs pour ses multiples facettes :: un bon laitier qui nous produit du lait pasteurisé demi-émêché de premier cru. Hip-Hop dans l'esprit des collages, Jazz pour les reconstructions rythmiques, Free pour la respiration octroyée !!! Assurément un maître des ombres. Il faut signaler aussi que c'est un grand pote de Dan and The Automator dont l'actualité est aussi chargée.

Allez une fois sur son site
Découvrir des interviews, archives, vidéos, etc. du lascar

mardi, mai 28, 2002

Les omnibus

Y a les darlings
des hommes sleeping
Y a les maitresses
des hommes express
Il y a les femmes
des hommes pullman
celles qui aiment la compagnie
des wagon-lits
...

Serge Gainsbourg

Global Goon. Vatican Nitez. Rephlex, 2002.

Un titre qui sonne aussi juste que les nuits du Vatican mais je n'irai pas plus loin dans l'interprétation. La petite créature sub-humaine de bande dessinée est en pochette et semble vous inviter à la suivre dans sa tour-3-étages toute faite d'ambient.

A l'écoute de ce trop court disc, de grandes nappes d'un son bien travaillé vont se déployer dans l'espace qui vous entoure et vos oreilles froncer du lobe. On pourra sans doute y déceler quelques mélodies pauvres et rythmiques de base mais quand c'est bien produit, pas de bruits confits. Ils savent nous sortir quelque chose de propre au milieu d'un fatras d'électronique, résistances et circuits pré-imprimés.

A écouter chez soi, avec ou sans bulle, avec ou sans épices ou bien sur les longues autoroutes sans radars d'un pays à l'imaginaire de votre choix.
Copains de classe : Plaid/Black Dog;Boards of Canada.

MisterMong
vas-y click

Tant de bien-entendus!

Des fruits qu'on but, il ne reste plus
Que les bruits qu'on fit. Entendus,
Mal entendus, bien entendu !

Brebis galantes où êtes-vous ? Par ici, par allah ?
Mal entendantes, ad hoc, très sautillantes ?

Vos hadiths, vos édictes se rassemblent
Vos hadiths, vos édictes se ressemblent.

Capiteuses au nez fin, vous êtes les cygnes
Et les cigognes d'un marais qui sent le vin.
Aiglefins aux échasses pleines de "viens",
Jouant l'flux, l'afflux et des sens et des "reviens".

Nous en étions tout confus, déconfits.
Jamais ne serviront à plus rien tant de bruits.
Nous ne sommes plus ceux qu'on fut,
Bien avant ces ruades de maux souvent bien entendus.

Des fruits qu'on but, il ne reste plus
Que les bruits qu'on fit. Bien entendu,
D'ores et déjà, mal entendus.

De petits mots pour des petits Maures,
De petits silences pour des petites morts.
Sur le retour, fruits de notre colère, ces sarrasins
Comme des tours, poussent en grappe et en raisins.

Brebis galeuses, par inchi, par là-bas,
Passez à l'aube relever la votre,
Retirez-vous, tendez une autre,
Et voltez en gigue telle une vespa!


AB

L'image a toujours eu mauvaise réputation chez ceux qui éprouvent la haine du corps. Certains prêtres, hier en Pologne aujourd'hui en Iran, combattent le cinéma qui donne le plaisir du Diable. Pour eux l'image est honteuse, comme l'olfaction qui rabaisse la condition humaine en permettant l'homme de flairer comme une bête et de se laisser pénétrer par l'odeur qui s'échappe du corps des autres. Pour les iconoclastes, seuls les mots sont transcendants, la sensorialité, elle, est immanente ...

Car les images, les bruits et même les odeurs indiquent des choses, et les mots sont aussi des objets sonores. Ce sont eux qui matérialisent le signifiant, comme la posture, comme la mimique, comme les gestes, comme les vêtements, comme les objets, car chez l'homme tout peut faire signe. Alors l'image peut à son tour devenir transcendante.

L'attitude intellectuelle des intégristes du mot engendre une véritable persécution. Elle prête aux autres l'intention de rabaisser l'homme au rang de la bête et de la sensorialité immanente. Les voyeurs, les renifleurs, les palpeurs sont pour eux des pervers et non pas des sémiologistes. Ils leur suffiraient de lire 2 lignes, de renconter 2 minutes, d'échanger 2 mots pour découvrir le contraitre. Mais ils ne le font pas ... la pensée est une révélation non pas une élaboration.

C'est ainsi qu'ils ont rendu débiles des milliers d'enfants sourds, en les empêchant de communiquer par les images visuelles signées. C'est ainsi qu'ils ont diabolisé les comédiens qui donnaient trop à voir, les musiciens qui procuraient trop de plaisir auditif, les danseuses qui montraient trop leurs jambes, les femmes trop belles pour être intelligentes et les hommes trop élégants pour devenir d'austères [hommes de savoir].

Boris Cyrulnik, extraits de "La naissance du sens", edition Hachette

Toi aussi tu es déjà dépassé?

Les modes se suivent et se ressemblent ... c'est souvent ce qu'on croit. Mais ton petit neveu écoute des musiques dont tu ignores jusqu'aux moindres détails. Pour te rattrapper, des amis français bien intentionnés ont créé un lexique des mots électroniques à connaitre. Un petit tour histoire de se mettre au gout du jour ? Non vraiment cela ne vaut pas la peine, tu connais déjà tout cela !!!

lundi, mai 27, 2002

Krone : L'Autriche entre les lignes
un documentaire écrit et réalisé par Nathalie Borgers
sur une idée de Lena Deinhardstein

Ce film est une immersion au coeur du Kronen Zeitung, le quotidien le plus populaire en Autriche et le plus lu au monde par tête d¹habitant. Ses 2,7 millions de lecteurs représentent 43% du marché autrichien de la presse écrite. Reflet de l¹âme autrichienne, ce journal est un prisme à travers lequel comprendre la montée de la droite populiste dans ce pays et, plus généralement, de questionner le jeu dangereux qui régit les liens entre média et politique.
Hans Dichand, rédacteur en chef et directeur du Krone, adopte une stratégie populiste claire pour rassembler le plus grand nombre : style et contenu jouent sur les instincts humains les plus bas : peur de l¹Autre, ligne claire entre les " bons " et les " méchants ", sentiment d¹impuissance du citoyen moyen face à l¹état, etc. Il utilise ensuite l'argument de son énorme lectorat pour influencer la politique du pays et tenter d¹imposer sa vision nostalgique d¹un monde pur, prospère et paisible.

Dates de diffusion sur les ondes belges,

1) sur la Deux : le jeudi 30 mai à 20h00
2) sur la Une : LE VENDREDI 31 MAI vers 01H30
LE DIMANCHE 2 JUIN VERS 23H00

Entre Chien et Loup
Département des films documentaires
tél: 00 32 2 736 48 13
fax: 00 32 2 732 33 83
email: cyril.bibas@swing.be

Coup de gueule!

Les herbes psycho-aromatiques ont toujours un statut illicite aux yeux de nos gardiens. Leur bâton s'est néanmoins radouci et on ne va pas s'en plaindre. Les upermarchés ne se trouvent pourtant toujours pas sur notre territoire et un déplacement vers le Nord, sous la mer et vers les arbustes à Polders, reste nécessaire. Le trip-mini par temps dégagé vaut le détour. Nouveaux moulins, vélocycles sur lesquels juchent de belles dames amstello-siamoises et toujours beaucoup d'arbustes, c'est la saison. Des bustes qui défilent et qui passent, qui roulent et s'aboulent sur deux roues, le songe est à son comble , l'art se faisant, un art de bustes, un art-bustes. Il suffit.

En général, même le samedi, cet antre à protestants roucoule paisiblement au son des sonnettes et miaulements des arrières pignons de rue. Ce samedi tout précisément, rien n'en fit. Hélicoptères, marées de pions postés sur leur carrefour, embouteillages de monstres, plate paralysie. Quelque chose, au pays du vent et du fromage, bloquait, se grippait et vieilissait. C'aurait pû être une jeune manifestation, pleine de sage rage contre l'enclume, martelant la bêtise d'un marché post-global.

Non, c'était des anciens combattants ! Ils étaient déjà tout cois quand ils devaient se faire la guerre ... rampant dans la gadoue, on en connaît toute l'imagerie. La preuve en reste. Il restent cois. Et restent quoi ?

Mais bêtes, ma petite dame. Bêtes à en rester tout marchant, tout scandant et commémorant un état de fête dont on a plutôt envie de se débarasser et oublier au plus vite.

Y avait-il un DeeJay en 40 ?

Je ne vous parlerai pas de l'excédent de pollution et du tutti quanti qui en résulte - Je ne vous parlerai pas qu'ils pourraient très bien nous rétorquer qu'ils nous ont libéré des Allemands. Mais ça va on a compris merci les bourreaux ont changé de noms.

MisterMong, sympathisant écolo.

Envie littéraire du moment : Rêver sous le IIIème Reich, Charlotte Beradt
Un lien comme un autre

James Delleck

Le hip-hop hexagonal nous gratifie de l'émergence d'un nouveau talent qui a sorti un EP Acouphène. C'est le nom donné au sifflement strident qui vous reste dans les oreilles longtemps après un concert trop bruyant. Sans doute un beau résumé de la volonté artistique de faire bouger les choses de manière energique.

Ce n'est pas un petit nouveau puisqu'il fait ses classes depuis une bonne dizaine d'années. Il est dans la mouvance TTC. Egalemment en décallage par rapport à l'esprit rap plus conventionnel, il mélange beaucoup de styles, revendiquant clairement l'influence d'Aphex Twin ; tiens tiens encore un. Le mélange des genres avance donc à grands pas, certainement pour nous ouvrir de nouveaux horizons sonores.

Quelques liens :


Une interview
Des extraits real audio
Des clips vidéos

VISA POUR LE MONDE (MARNY le 15 juin 2002)

Petite soirée thématique déguisée pour préparer vos prochaines vacances, nos déjantés G.O. de Color'sParty nous préparent une petite soirée spéciale cocktails vacances, animations photos géantes sur base de vos déguisements, souk avec vêtements à vendre, atelier coiffure avec Amir et surtout le plus important : le fluide sonore assuré par Didjay dj et Mr. K.

Plus d'info a: colors.party@swing.be

En route pour la joie

dimanche, mai 26, 2002

Un Zinneke samedi sur la terre

Ben ouaip on était entre 350.000 et 400.000 personnes dans le centre ville pour applaudir 3 à 4.000 de nos congénères bruxellois défiler sur des rythmes carnavalesques.

Beaucoup plus brolleke sage que zinneke freak mais un beau reflet de l'energie des bruxellois. Une agréable ambiance aux couleurs populaires dans le plus noble sens du terme. J'ai beaucoup apprécié ce coté citoyen spontané de la manifestation. En général les manifestations sont souvent encadrées par des lobbys ou autres organisations cherchant à transformer un succès populaire en légitimité politique. Ici avec la participation des enfants et l'aspect amateur des déguisements, le défilé prenait une touche particulièrement vivante.

Les couleurs sales du centre ville, avec son centre sombre et ses façades fatiguées, ont pris un bon coup de frais durant l'après-midi. Avec un temps belge en fin de déprime hésitant entre rayon de soleil et coup de froid humide, la parade a néanmoins apporté une touche réconfortante. Une belle ouverture d'esprit en ces temps incertains où le repli sur soi semble être la tendance à suivre.

Merci à tous ces zinnekes pour ce souriant samedi !

Plus d'images sur leur site web, et wouaï hop !!!

Gold Chains : Un rappeur mixant de l'électro

Dans un esprit OldSkool avec des clins d'yeux pour ne pas dire les yeux fermés sur les clichés rapptitude mais revisités à sa manière, il donne dans son clip vidéo une attitude déjantée qui nous ferait plaisir si on rencontrait pareil luron dans le métro. Je n'ai pas écouté le disque mais il reprend des loops d'Autechre, de StereoLab et du Velvet Underground entre autres. Cela doit au moins mériter une petite oreille attentive chez votre disquaire, non?.

++ Sur les inrocks
++ ++ Voir la vidéo "I come from San Fransisco" de Gold Chains








Gorillaz va enregistrer un album de dub



Le groupe virtuel emmené par Damon Albarn et Dan the Automator a confié à un groupe baptisé Space Monkeys (qu'on imagine tout aussi virtuel) le soin de mettre au point des versions dub de chacun des titres de son album. Le disque devrait s'appellerLaika come home, et sa sortie dans les bacs est prévue pour le 24 juin prochain. (24 mai 2002). Je vois déjà quelques pupilles qui brillent malicieusement.

Vendredi 31 mai : APC en concert à l'AB

Anti-pop Consortium est édité sur le label WARP spécialisé dans les nouvelles musiques électroniques. Cela peut paraitre étrange pour un groupe de Hip-Hop d'être édité au coté d'Autechre, Aphex Twin, Boards of Canada et autre surprenant Square Pusher. Mais pas tellement quand on connait leurs idées et l'energie qu'ils font passer au travers de leurs mélanges incongrus. Encore un groupe salvateur pour un mouvement hip-hop trop souvent engoncé dans ses clichés "bootyiesques" aux pulpeuses poitrines arrosées de vaniteux dollars dans des voitures low-ridées bondissantes sur le vide des attitudes et de ryhmes absconses.

Plutot Anti-Hop qu'Anti-Pop ... mais dans un sens évidemment constructif Arrythmia est leur troisième album, bizarre pour certains, violent et sombre pour d'autres, trop compromis pour les puristes : il comporte à mon sens suffisament d'ouvertures et de surprises inattendues.

A découvrir à défaut d'aller les écouter :o)

Plus en ligne sur les inrocks.
Une vidéo promo chez Warp.

vendredi, mai 24, 2002

Théâtre au cercle sainte-anne (Sablon- Bruxelles):
Benoît Verhaert et Vincent RAOULT reprennent prochainement leurs spectacles "BADINERIES" (spectacle comique) et "UNE HISTOIRE PASSIONNANTE" (spectacle spirituel). Ils présenteront les deux chaque soir des 29 et 30 mai prochains, à 20h30, au CERCLE, rue Ste-Anne, 20-22 à 1000 Bruxelles (réservations : 02/514 03 53; prix : pas cher). Si vous ne les avez pas vus, venez les voir. Si vous les avez vus, venez les revoir ou envoyez vos amis en faisant suivre ce message. Bref, on compte sur vous. Ils espèrent nous faire partager leurs délires.


Entretien avec Bruno Latour, initiateur de l'exposition "Iconoclash"
Mardi 14 mai 2002
(LE MONDE)


"Nous voulons essayer de changer le regard des gens".

L'initiateur de l'exposition de Karlsruhe, qui en est également l'un des commissaires (aux côtés de Peter Weibel, Peter Galison, Dario Gamboni, Joseph Leo Koerner, Adam Lowe, Hans et Ulrich Obrist, ainsi qu'un comité d'experts réunissant Hans Belting, Boris Groys, Denis Laborde, Marie-José Mondzain, Heather Stoddard) est philosophe et sociologue. Il enseigne au Centre de sociologie de l'innovation de l'école des Mines, à Paris.

Le visiteur ne risque-t-il pas d'être déboussolé par cette exposition ?

Ce n'est pas une exposition d'art, c'est une exposition d'arguments. Donc il faut accepter que l'accrochage ne ressemble pas tout à fait à l'accrochage habituel, où vous avez des objets qui vous intéressent pour eux-mêmes, et où vous n'avez pas à vous demander la raison pour laquelle ils sont là. Ici, on ne sait pas forcément quelle est la raison de leur présence, à moins de lire le catalogue, mais on sent qu'il y en a une. Je crois que nous évitons le didactisme et proposons une expérience visuelle forte. Voyez cette salle où une vidéo montre des moines en train de redorer une statue de Bouddha. Elle arrive derrière des images de la révolution culturelle et de la reconstitution d'une série de stupas. Avoir ça, une Pieta de Moulins et Lénine... Je trouve formidable de voir qu'on a pu réaliser toutes ces idées dans l'espa! ce. Mais je ne suis pas critique d'art.

Ne fallait-il pas être plus didactique ?

Nous n'avons pas voulu être trop didactique, avoir une ligne. Nous ne sommes pas forcément d'accord entre nous. Nous voulons seulement essayer de changer le regard des gens sur les différents objets. Nous montrons dans une même exposition une petite chambre de Luc Boltanski sur la guerre des images dans l'avortement, la dispute pour savoir s'il faut être intuitionniste ou formaliste en mathématiques et la grande dispute sur la fin de l'art moderne, parce que nous pensons que chacun des types d'images modifie en quelque sorte la vision des autres.

Vous dites que vous n'êtes pas d'accord entre vous. Sur quoi ?

Peter Weibel [le directeur du ZKM] est un iconoclaste fondamental. Il a toujours fait des expositions iconoclastes. Pour lui, ce n'était pas facile d'envelopper cette affaire dans une couche d'incertitude sur le statut de l'image et ce qui s'est passé dans l'histoire de l'art contemporain. Il n'y a pas d'accord ni sur l'art contemporain ni sur le lien avec la théologie ou avec l'image scientifique. Dans sa dernière conférence, il a expliqué que l'art allait disparaître dans l'image scientifique. Ce n'est pas ce que les spécialistes des sciences défendent. Ils disent que les images scientifiques ont l'avantage d'être artificielles et néammoins capables d'objectivité. Est-ce qu'on ne peut pas réutiliser ce modèle pour comprendre d'autres querelles d'images ?

Mon propos n'a jamais été de chercher l'unanimité, mais de compliquer l'acte de destruction de l'image : montrer que les destructions d'images sont des créations d'images, qu'entre le marteau qui casse et la chose cassée il y a une petite incertitude, que les images des sciences fournissent un modèle extraordinaire de puissance alors qu'il n'y a aucune représentation mimétique, qu'il y a un empilement de séries d'images de nature très bizarre qui n'a pas encore été vraiment prise en compte dans la tradition artistique.

Le ZKM est un haut lieu de création et de conservation d'images issues des nouvelles technologies. L'exposition n'en tient pas tellement compte...

Nous n'avons pas voulu trop d'interférences avec le musée du ZKM, donc nous n'avons pas insisté sur la vidéo. Il était facile de le faire, comme il était facile de développer un quatrième domaine : la politique. A part le Lénine, nous ne l'avons pas traité directement, exprès. Nous voulions être en amont du problème de la nouvelle image vidéo, où il est facile de voir ce qu'est un flux d'images, qu'une image est une série d'instructions pour la suivante. Nous voulions être en amont de la politique parce qu'elle est partout distribuée dans l'exposition, et que la confiance ou la méfiance qu'on a envers les représentations politiques dépendent entièrement de la conception positive ou négative qu'on se fait des images et de leur fabrication.

Propos recueillis par Geneviève Breerette


DECIBEL, "The Sound Of The Belgian Underground Vol. 1"

Dans la revue PLASTIKS n°55 (sans doute dans les bonnes libraires bruxelloises) vous trouverez la compile avec :
1. KWAK : "Da Kwak Intro". (By Kwak and Nicolas Scaravilli).
2. 708 : "Soul Again". (By Steven Frederiksen).
3. KEYPLAYERS : "Lifestyle Obsession". (By Marino Berardi and Philarmonix).
4. 10' ALLAH : "Uman Sherman (2 step beyond mix)". (By Dj Reedoo and Jeremy Trossat).
5. MURVIN JAY : "Teddy Bearz". (By Murvin Jay).
6. THE GROOVE GANG : "Brand FUNK". (By Gaëtan Fabri and Louis Pirson).
7. SHUFFLE AND CUT : "Sometimes". (By Eleven, Dj D, and Divided Soul).
8. BUN ZER0 : "Situation Zer0". (By Bun-Zer0)
9. LA MISSION 9 : "Bic Noir". (By La Mission 9).

Il y aura une soirée de promo :

Clôture HYBRID 31/05/02
Special DECIBEL NIGHT feat. Bun-Zer0 / N°9 / Kwak / E-LEven / Groove Gang,...
@ KAN H 30 Vieille Halle aux Blés - 1000 Brussels

Grâce à un mail reçu de Missy FeeGee, je vous suggère une petite visite sur le site de la zinneke parade.
Le programme des festivités s'annonce particulièrement sur-réaliste. Espérons que le temps sera au barbecue :o)

jeudi, mai 23, 2002

Le 28 mai prochain: ARTE 20:45

Mai 2001, la fièvre du Loft envahit la France. Lancée deux ans auparavant aux Pays-Bas sous le nom de Big Brother, l'émission déchaîne les passions - de l'adoration au rejet. Mais Loft Story n'est que la partie émergée de l'iceberg "télé-réalité".

Jean-Jacques Beineix a exploré le phénomène en menant de nombreux entretiens et livre un documentaire riche, foisonnant, captivant. Suit le film Late Show, dans lequel Harald Schmidt et Thomas Gottschalk, stars du petit écran en Allemagne, interprètent une savoureuse satire des milieux de la télévision.
Documentaire de Jean-Jacques Beineix Coproduction : ARTE France, Cargo Films (France, 2002-1h20mn)

"Le Loft, c'est nul mais tout le monde le regarde." Premier paradoxe. La jeune fille qui le formule fait partie d'un groupe d'adolescents que Jean-Jacques Beineix a filmés en train de regarder Loft Story.

"Le produit est mauvais sociologiquement. La publicité a été exceptionnelle et le produit a formidablement marché. Donc, quelque part, le produit est bon", raisonne Jacques Séguéla. Jean-François Kahn évoque "tous ceux qui ont regardé en disant 'Mais pourquoi ces cons regardent cette chose incroyable ?'", et Françoise de Panafieu rapporte les propos de ses enfants : "C'est nul et j'adore"...

En effet, "le néant est excessivement attractif", explique Vincent Cespedes, philosophe. Du néant de Loft Story, Jean-Jacques Beineix tire une matière à réflexion riche, complexe, aux vastes ramifications : ce n'est pas le moindre des paradoxes de son documentaire. Le réalisateur de Diva et de 37°2 le matin a rencontré des intellectuels (Jacques Attali, Philippe Sollers...), des psychiatres, psychologues, psychanalystes (Gérard Miller, Serge Tisseron...), des hommes et des femmes politiques (Roselyne Bachelot, Noël Mamère...), des journalistes (Edwy Plenel, David Dufresne...), des sociologues (Dominique Mehl, Jean-Claude Kaufmann), un sémiologue (François Jost), un jésuite professeur de philosophie (Luc Pareydt), des hommes de télévision (Michel Field...).

Il a également interrogé les responsables de l'émission de M6 : Thomas Valentin, directeur des programmes de la chaîne, Alexia Laroche-Joubert, chef de projet de Loft Story, Angela Lorente, rédactrice en chef. Enfin, il a filmé des spectateurs : des ados, filles et garçons de 16 à 20 ans, M. et Mme Lusseau, dirigeants d'entreprise. En retrait par rapport à ses interlocuteurs, il les lance, les confronte parfois par propos interposés, et intercale quelques respirations (un drôle de personnage mécanique qui tire la langue...), façon de prendre du recul par rapport au flux de paroles.

La juxtaposition de ces témoignages pousse à la réflexion, fait naître des questions, aborde de multiples thèmes : le conflit des générations, le divorce entre culture de l'élite et culture populaire, le sexe à la télé, la rupture entre les citoyens et les hommes politiques, la frénésie de consommation, l'accélération du système médiatique, la transfiguration du banal, la "fictionnalisation" du réel...

Alors ? Télévision poubelle ou "formidable accélérateur de particules télévisuelles" (Field) ? Phénomène de désertification culturelle ou mise en valeur de l'intimité, du quotidien ? Jean-Jacques Beineix ne prétend pas trancher. "Des millions de gens ont regardé Loft Story ; analyser les regards portés sur cette émission, c'est donc aussi s'intéresser à ces millions de spectateurs."

extraits de la présentation du site d'arte

:o) toujours dans une logique du pour ou du contre ... et ceux qui s'en foutent y sont où ????


Witch Oracle ?


Star children on the velocity of a spring
Were
Coming, falling and gaspering.

All through the night, mission to noon,
were
those hardy knights buffoons ?

Not yet, a guided witch said.

Gung Ho! Make on a raid,
Hurry for the brave, hurry,
Like randy ants upon the ramps ;

The Witch : " As many holes in a sieve,
Bone sweat, the knighty thieves
Struggled for the Mary sister,
A popup'love, a virtual, a danger.

One of the thieves : " Do not bother me, Lazarus!
Time has come, become,
Get up, get up, get dizzy.

Get ahead afront a bet
Spread afore this girly red

And throw your throne of gley, Cassius."



AB

Sans titre


Sur mon urne en crématite
Je veux qu'on inscrive :
"la taffe en épi, les épis taffent"
.
.
.

Piaffe piaffe édith
Ma belle enfant
Le temps s'arrange avec le temps

Licorne et cheval blanc,
Avec eux suit
L'odeur de ton rang.

Ma muse est en-delà
Abreuvant nos pégases

Car de zélés alliés, sous nos ailes,
Sont les zélotes masqués
D'un grand vent qui nous frêle.


AB

Myrmidon's holiday


Sweet memories of love,
Yielding of hate,
I wander along Portuguese beaches,
Odissey of mine.

How high is the mountain?,
Shepherd sheep, virtual caviar and
Lots of bitter cream,
Doomed appetizers.

Psilosophy, psilosibylles, antique stories,
Statues of stone and pitty-hairy nightmares
Were the knots of a psyche.

Go Go, beat on chess
Caïn und Babel, coilability,
when reshuffling strings of events.

And now the Mongolink conceals :
I'm no mad !

Pay plum-pudding
Pay plum-pudding.

Pay plum-pudding
Pay plum-pudding.


AB

In the wind with Jacqueline


St-Agatha Rita, mother
Of me. where were you?
Barbarian machine!
In the yards browsing,
Stumbled in walking ?

Tell me about landscapes of yours,
Fire lands and black priests!
Have you met Laura,
Smally people of churches?
Heavy choirs of parallel world.

Police never came, it was a jokid,
Apology.


AB

Con, je, gazon.


Je, ma, muse
Je, moi, ta ruse.

Tu, va, viens
Tu, oui, non ?

Il, tattoo, raison
Il, tattoo, compris !

Elle, belle et rebelle
Elle, candide, splendide.

Nous, nounou, gentils
Nous, garous, nous, pas nous ?

Vous, oh, vous, rien
Vous, oh, zêtes bêtes …

Ils, alertes, attendent,
Ils, épient, et pillent.

Elles, partout, poussent,
Elles, toutes et se touchent.


AB

VARIOUS / The Best Bootlegs in the World Ever (No Label)

Enfin un peu d'esprit PUNK de retour dans les samplers et autres mixing de DeeJeezz.

1.No Boum_Boum : non pas que nous n'aimions pas l'électro-danse contemporaine mais à force de suivre les tendances on finirait par croire qu'il est difficile de créer de nouveaux sons sans pouvoir y échapper.

2. Shakin& Klash Kulture : Prenez un air connu de votre adolescence ou de celle de votre petit frère. Mélangez le avec le lead vocal d'un succès apprécié par la petite soeur de votre dernière copine. Ceci n'est pas un disque, simplement un peu de sur-réel. Et vous avez Public Enemy qui se retrouve mis en valeur par Herb Alpert "Whipped Cream", les Strokes qui apportent un crédit à C. Aguilera's avec "Genie In the Bottle" ou plutot l'inverse (:o). Salt N'Pepa's "Push it" qui rencontre les Stooges "No Fun" grace à nos SoulWax nationaux, les Destiny's Childs "Booty-licious" qui se bougent le popotin avec le regretté Kurt Cobain de Nirvana sur "Smells like teen spirit", elles font carrément un streap-tease sur les DeadKennedys, ou encore Missy Elliot "One minute man" qui vient se faire un petit coup de Summo avec le gros robert "Smith" sur "Love Cat", FatBoySlim "funk soul brother" et les Stones "No satisfaction", il y a même Sea Lion Dion avec sa TitanicSong remixée sur du Cigar Ros ... même les Clash "Magnificient seven" y sont de la fête.

3. Total irrespect : Inutile de vous dire que j'adore ce genre d'idées malfaisantes. Certainement une des plus belle surprise de l'année avec le 2manyDJ's des soulwax. Et si ce genre était une invention belge?

Il existe deux façons, au moins, d'aborder la poésie contemporaine.

La première consiste à déplorer la faiblesse de son audience aux seules fins d'instruire illico le procès d'un genre accusé d'à peu près tous les maux : hermétisme chic, cérébralité ennuyeuse, froideur hautaine, inactualité formelle, manière de dire sans le dire tout en le disant que l'on n'aime pas la poésie.

Le chroniqueur d'un grand quotidien se livrait il y a peu à ce genre d'exercice, nous renseignant autant, il est vrai, sur le manque d'intérêt porté à ses contemporains que sur sa très honteuse paresse à les lire.

Ce strabisme parfois malveillant est assez répandu ; il pourrait faire sourire s'il ne refourguait, comme toujours, en sous-main, la vieille haine de la poésie vivante et, plus encore, l'inusable pari sur le sens à tout prix, la lisibilité érigée en principe indépassable, assignant finalement à la littérature - docile épouse du réel dans un mariage devant notaire - une fonction purement décorative (ou sympathiquement critique) du discours dominant.

Cette vision dépassée où pointe un zeste de malhonnêteté conduit toujours à préférer au contemporain la rassurante galerie des ancêtres. Inutile de dire que ces positions sans effets ne nous satisfont pas.

La seconde façon - ce sera la nôtre - tentera plus simplement d'aller voir sur place ce qui s'invente dans la langue, de repérer l'émergence de nouvelles propositions esthétiques et d'en saisir les articulations, les enjeux, les vocabulaires, sans s'interdire de tracer des généalogies ou d'inscrire l'extrême contemporain dans son mouvement diachronique.

Cet arpentage de territoires peu balisés, agités de secousses sismiques, soumis à des climats variables comporte certes quelques risques, et d'abord celui de ne point bénéficier d'un peu de champ pour y voir clair.

Mais à tout prendre, c'est là, dans cette mobilité, qu'il nous faudra chercher si l'on veut espérer approcher la poésie d'aujourd'hui, en dégager la singularité tout en explorant la diversité qui, depuis quelques années, en a renouvelé les richesses.

Ces richesses, il suffit de lire ou d'écouter, sont manifestes, qu'il s'agisse de la poésie sonore - phénomène que personne n'oserait plus associer à un effet de mode - ou de l'utilisation des nouvelles technologies (vidéos, samplers, ordinateurs, etc.), qu'il s'agisse des réponses apportées aujourd'hui à la question de la modernité, à celle du lyrisme ou des exigences formelles (collages, poèmes en prose, écritures mixtes, actualité du vers, etc.), qu'il s'agisse enfin des outils - institutionnels, éditoriaux, etc. - qui font passer la poésie dans la Cité.

Ce numéro propose donc une visite guidée dans le dédale des œuvres, des auteurs, des gestes et des lieux qui mettent l'atelier en surchauffe. Contre un certain misérabilisme qui prévaut parfois dans le discours sur la poésie, contre la fétichisation excessive d'une clandestinité revendiquée comme garantie esthétique (et morale) supérieure, l'esprit de ce dossier se veut résolument ouvert, enthousiaste, reflet d'une réalité avérée, certes, et nous en sommes convaincus, mais aussi volonté quasi militante d'extraire la poésie de son injuste confidentialité.

Surtout, il y avait urgence à cartographier la poésie française à un moment de son histoire que nous qualifierons de crucial, et pas seulement dans le champ littéraire. Car, au-delà de toute considération esthétique, la poésie contemporaine offre la forme de résistance la plus radicale à la médiocrité ambiante.

Jean-Michel Espitallier*

*Jean-Michel Espitallier est poète et codirige la revue Java. Dernier ouvrage paru : « Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd'hui », Pocket, 2000.

Fournit par MisterMong

Quelques citations

« Peu de poètes ont le courage du vers solitaire. »
Eugène Labiche

« Le poème est la trace active d'un processus par lequel le monde comme chaos se propage en se métamorphosant. »
Jérôme Game

« Le poème invente son poète. Le lecteur continue le poème. Le lecteur invente le poète. »
Alain Bosquet

« Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c'est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot. Ce dernier se révèle alors à nous d'une étendue bien plus vaste que nous ne l'imaginions, et nous nous rappelons soudain que parler veut dire : se trouver toujours en chemin. »
Ossip Mandelstam


Le tout envoyé par Mister Mong

mercredi, mai 22, 2002

huh hunh hunh,
it began to be awfull as expected
huh huh hunh

Meating girls


Salamander give me signs!
Salamander give me signs!
Follow fellows, follow crickets,
It's like magic.

Natural born superman have a break please !
Slower slower slower,
Climb the limbo's, climb the yoyo's.

My name is groggy and I come from Grogg
I like drinking, the fat lounges and
The Mole hills. Nothing to worry about.

..........rf................
.........rf.................

Ooooo Ooooo ! mister Grogg
The show must go on ........
... squizz..................

More on this later !


AB

Proto-zoé, mon rhizopode


Contre le vent, espèce de crabe,
Avec la marée, tu dis : " vague ".
Fini de rire, ta brise, ta larme,
A coeur engourdi, point d'alarme.

Tu dis avec sentences de solitudes :
" Rance, errance et latitudes,
Vrombis-tu donc sous une joute ? ...
Assez peut-être ou n'est-ce qu'un doute ? "

Mais la bêtise à nouveau mise,
Et de saveurs en faveurs, ton oiseau s'ennuie,
De nuit, de toi, jusqu'à re-mise.

De fêtes en fêtes, de mines en mines,
Joue, Joue, Rejoue, ta sarabande, ta comptine.

Dessous ton océan, maîtresse des céans,
Remue, ondule, ma vagabonde, mon continent.


AB

Do you wanna

Yell in the hell ! 'cause it's your duty.
Bad gees, livid color means?

Do you wanna

Ride horses like whores with
Money roots on evil dead?

Do you wanna

Pitt with rust some pubic bones
Assaulting badly on their own?

Do you wanna

Abstain from flesh, abstain from meat,
Much enough you have fleet.

... ...

Leafing, leafing through one's fake book
With your god damned hook.


AB

mardi, mai 21, 2002

behind the wall


Roaming poets,
Soul burnings,
Do you fly with me ?

Escape from the blinding wall,
Crush your teeth
In the glittering cement.

Gloat over and be a spy,
Be a fly that can fly
A spider that can spike.

I was beated by a carpet of those,
Insanities of these,
Overboiling pocket of matches, flashes,
Flocks of "non lu".

Furor as a wawa
Dandy as a yaya
Scrooge was cruel,
At the end of the day.

AB

Bonjour,

J'ai quelques démo's mixées par mes soins, principalement nu-jazz et ambiance groovy bar. D'autres sont en préparation, drum'n'Bass intergalactique et hiphop.

C'est sur mini-disk. Si quelqu'un est intéressé ou si quelqu'un connaît quelqu'un qui connaît un autre, je suis joignable au 0496/54.83.97 pour tout renseignement complémentaire.

Ol-MisterMong

mon front fronce
je sens la fronde
de ma colère qui gronde
en grandes rondes
interminables secondes
elle tourne en rond

j'aimerai l'entendre sur les ondes
la voir onduler dans l'onde fraiche
mais pas de plouf un peu louf
elle reste tapie dans l'ombre

Comme un cordon ombilical
qui ment chêne ancestral
ment pêche miraculeuse
de caresser tes boucles blondes

je suis Son tiers-monde
N est ma dette culpabilisée
au rachat que je sais impossible
à la rémission en boucle de rediffusion
les intérêts exponentiels m'étouffent
alors je paie mon tribut
et laisse mourir mon petit peuple
imaginaire grouillant rouillé
je dévalue sans cesse ma monnaie
problème de parité sans perénité

je suis mon propre dictateur
avec ma dévolue goulue cour hystérique
je suis président colonel maréchal
nommé à vie roi autoproclammé
aux pouvoirs divinement médaillés
alors que je suis télé-guidé
télé-guindés-guindaillés
couverts d'honneurs et de médailles en toc
par les conseillers financiers et les services secrets
de mon néocolonisateur
percolateur suintant goutte à goutte
l'opportunisme et l'hypocrisie

et moi qui ai couru après sa reconnaissance
jouant les grands saigneurs
apesanti sur mon trône en toc
dans un décor de cinéma
qui croit encore dans ce spectacle
tragi-comique aux airs d'opérettes
de la grande générosité familiale

j'ai cru longtemps aux grands mythes
et j'ai écrasé mes révoltes populaires
étouffé les feux d'incendie volontaire
mis en sourdine l'opposition
engagé d'anciens tortionnaires
inventé les camps de ré-éducation
chanté des refrains démagos populistes
fait boire à ma propre gloire
pour oublier mes déboires
mais le sang que j'ai sur les mains
n'est pas le bon

mes chances passent une à une
leurs sourires avec
et je reste là comme un con solitaire
mais MERDE
non seulement je suis spolié
mais étouffé dans mon propre vomis
je suis comme un homme à l'amer

j'aimerai pouvoir m'arracher menu
l'amputer du tronc
lui tirer mes viscères angoissés
les uns après les autres
dérouler l'intestin grêle
et couper court à tout
tchok

dimanche, mai 19, 2002

A Eole, dieu vivant dj du vent
Souvent gonflant les poitrines
Souvent gonflé aux platines
Souvent gonflant blondes platines
Souvent ronflant de la poitrine

Quand flam slam
tel Unk_LeSlam
Ton cœur s’enflamme
Dans un ram-dam
Une jam jembé tam-tam
Tout feu tout flam

Si flam slam
à la Unk_LeSlam
C’est du lance-flamme
napalm de lauriers
qui lui reviennent
ca crame et il crâne doucement
pour qu’elles planent
hummmmmm miam-miam
je fume le verbe
comme d’autre l’herbe
en sticks icônes scuds
véritable dealer
dr schweitzer officiel et agréé
il est déjà minuit
toute la gamme de ma came
s’exhale en râles par voix orale
sans prescription médicale ni morale
fuse femme fume c’est du belge
j’allume la mèche rebelle
trop belge pour toi
oh ! bonjour et au revoir
cette brèche est une lame de fond
j’emporte tout sur mon passage
pas si con et plus fut-fut que ca
une fine lame ce Unk_LeSlam
qui pointe et perce au jour
une nouvelle réalité

A Eole, dieu vivant dj du vent
Souvent gonflant aux platines
Souvent gonflé de la poitrine

vendredi, mai 17, 2002

Postures, post-itch


Pas une rime à ma figue,
cette tige impropre, cette vraie tirelire.
Pour te liguer, tu vas tu viens,
Pour t'endurcir, tu n'aimes que l'pire.

Postures idoines autour du long
Caquettent tranquilles dans le soir profond

Pas un cas lisse, rien que de l'opprobre!
C'est comme du vice par temps sobre
qu'on jette, à sa tête infinie, à sa tendresse,
Il aimerait, pour une fois, y voir moins de bassesses.

Postures idoines autour du long
Caquettent tranquilles dans le soir profond

Pas diableries, pas d'image, seul vampire!
Quand elles ne cessent de déglutir :
un amer et deux ampères, c'est pour finir
enceins d'église, sur une croix, entre deux sbires.

Postures idoines autour du long
Caquettent tranquilles dans le soir profond


AB

Go West Young Man
Go West


Je suis parti en ballade
un dimanche ensoleillé
avec ma vieille croute
en cuir dépareillé
toujours par ce doute tenaillé

En marchant vers le parc
j'ai décidé d'aller pélerin
chercher Artaud le marteau Antonin
arcange arc-bouté sur ses écrits de Rodez
Go West Young Man
Go West

Autour d'un carrefour en travaux
transformé en voie centrale
plusieurs flics font la circulation
photo suréaliste belge carnaval
canaliser à coups de sifflets un sens unique

Une manif me tombe dessus à entendre
vociférer un flammand fatigué
par ces haut-parleurs syndiqués
je n'ai pas envie de comprendre
Go West Young Man
Go West

Quand arrive le paradis promis
est fermé pêle-mêle tout se mélange
qu'est-ce que foutent ces fourmis
rouges vertes pommes et jaunes vomi

Ma ballade salée continue
hue erre d'une rue à l'autre
se vautrent des terrasses ensoleillées
de visages de femmes inconnues
souriants yeux mi-clos
comme des promesses nouvelles
sussurées d'ivresses charnues

Quand je me retrouve nez à nez
avec Hugo ce vieil Hugo
Pratttattta rocambolesque
vieux complice de mon adolescence

Avec son désir d'être inutile
je tenais enfin un fil futile
déroulant le tapis rouge d'une filiation
je retrouvais un patriarche de ma famille
Go West Young Man
Go West

C'est promis j'irai en pélerinage
le remercier et accrocher mon fil
pour continuer à tisser
d'improbables rêveries
Go West Young Man
Go West

Marine

Je l'ai tellement chassée, jamais vue,
Sans parapluie, sans longue vue.

Marines, narines, dansent sur le pont.

Des équipages soucieux d'un sourire qui fait le front
Ralentissent la cadence et la houle,
Comme le blafard est celui qui vous soûle.

Marines, narines, pullulent sur mon front

Humide et portuaire, hésitant, ragoûtant,
Au milieu d un holà, d'une foule
Toujours au près, au près d'être trop près,
Oppressante, balbutiante, contre vents et ...

Marines, narines, hululent :
" Eol, vent divin, maintenant tu succules."

Marines, narines, lupulent, se brouillent
En cette nuit, bris de verres, bris de trouille :
A moi, mes mules, je déambule,

A moi, mes arts, j'imite l'cri du cafard.



AB

jeudi, mai 16, 2002

TTC : ceci n'est pas un disque
Un groupe de hiphop français délirant (ce qui n'est pas chose courante, faut-il le redire?), leurs clips vidéos sont bien déjantés, faisant apparaître des aliens dans des décors improbables. Il y a un petit coté suréaliste seventies, presque trop belge pour être vrai. Ils se jouent bien de quelques clichés télévisuels du rap en le piratant lui-même. Des beats décallés, des renversements de situations (des riches qui se plaignent de leur vie de nantis) et quelques jeux de mots sans poncifs lascifs abusifs les rendent tout de suite sympathiques. Pas très empathiques puisqu'ils tirent à vue sur leurs confrères qui préfèrent la pose en restant bloqué sur pause. Le très jouissif (Je n'arrive pas à) DANSER en est une bonne synthèse. Il était temps que le hiphop ne se prenne plus trop au sérieux pour retrouver le sens de la liberté. OUF !!!

Waooooouh le souffle coupé,
Je vous conseille d'écouter la dernière plaque de Joseph Arthur. Une sorte de folk-blues très prenant avec une superbe voix posée sur des lyrics mordants. Quelques extraits en écoute sur les inrocks. Attention cela ne reste disponible que quelques jours. Faites-vous votre opinion.

In the beginning there was rhythm – soul jazz records - 2001
Faut-il encore présenter un label d’où sont sorties, entre autres, les meilleures compil reggae du moment ?
La particuliarité de cette dernière édition se situe essentiellement dans la bizzarrerie de son exotisme.

Soul Jazz nous a habitué à chasser la perle musicale bien loin de nos rivages : Jamaïque, Porto Rico, etc… Dans ce cas-ci, il nous balance 11 plages tout droit sorties de vieux bacs londoniens ou du disquaire d’un suburb de Manchester. En cherchant la connexion musicale plus qu’autre chose, il s’agit d’y entendre les contours d’une musique passée à la tondeuse d’un punk-rockeux égalisant sa grande crète mais faisant tout autant apparaître les timides motifs du Reggae et de la musique noire américaine.

Un disque comme un hymne, une précursion aux changements multi-culturels de l’Angleterre de ces années-là. Je suis étonné de ne pas y trouver un Clash des plus sautillant, déjà trop bateau peut-être.

MisterMong

mercredi, mai 15, 2002

Welcome on my new kid on da blog !!!

I know that there would be few readers today. So i will pursue in french !!!!

Comme je commence aujourd'hui je sais que je n'aurai que peu de lecteurs. Merci quand même d'être venu jusqu'ici. Je promets d'essayer de vous tenir en haleine avec mes slams quotidiens, improvisations sans visa ni autorisations, petits slams abandonnés au gré du temps, nés sans peine ni haine. Un peu du napalm de lauriers qui me reviennent, pour frimer un peu devant la gallerie.


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