dingo!

vendredi, février 28, 2003

LE SERMENT DE RESISTANCE

Nous croyons, parce que nous vivons
aux Etats-Unis, que notre responsabilité
est de résister aux injustices
commises par notre gouvernement,
en notre nom.

Non, en notre nom
vous ne livrerez pas de guerre sans fin,
il ne peut y avoir plus de morts
plus de transfusions
de sang en pétrole.

Non, en notre nom
vous n'irez pas envahir des pays,
bombarder des civils,
tuer des enfants,
laissant le cours de l'histoire
rouler sur leurs tombes anonymes.

Non, en notre nom
vous n'émousserez pas ces mêmes libertés
que vous avez juré défendre par les armes.

Non, en nos mains
nous n'apporterons armes ni fonds
pour anéantir des familles entières
en terre étrangère.

Non, en nos bouches
nous ne laisserons la peur nous faire taire.

Non, en nos coeurs
nous ne permettrons pas que des nations entières
se voient taxées de "mal".

Non par notre volonté
et Non en notre nom.

Nous jurons de résister .

Nous jurons alliance avec ceux
qui se sont vu attaquer
pour avoir exprimé leur opposition à la guerre
ou pour leur religion ou leur race.

Nous jurons de faire cause commune
avec les peuples du monde entier
pour faire naître la justice
la liberté et la paix.

Un autre monde est possible
et nous jurons d'en faire une réalité.

NOTINOURNAME

Not in our name est un collectif d'artistes et d'activistes américains qui se mobilise depuis le mois d'Avril 2002.

Contrairement aux apparences, le nombre de figures plus ou moins connues adhérent au mouvement est impressionant.

Le célèbre Saul Williams, grand slammeur slangger, poète du verbe anglo-américain fait partie du mouvement.
Plusieurs morceaux de son dernier album sont dédiés à ce combat. Les inrocks vous proposent d'écouter 3 morceaux en lisant un portrait flatteur de l'artiste.

Voir une de ses dernières vidéos en ligne vaut plus que le détour, la patience et le peu de peine que vous pourriez vous donner là, tout de suite. Un vrai régal pour les yeux et les mirettes.



jeudi, février 27, 2003

L'invitation de la baleine "Whales-Walvis"


Venez vous dévisser l'abdomen au Walvis car ...


J' y époussette les curseurs plein de vigoureux bpm, en d'autres mots je mixe ce vendredi 14 mars de 22h30 à 4h00.
Le Walvis est un bar qui fait le coin et a bien raison de le faire d'ailleurs, ... le coin du coin de la rue antoine dansaert et du canal, pourtant.

Au programme du soir et de la nuit : transes de groove_stardust_delight&monica_céleste_parapluiedecherbourg.funkwha!

Venez y comme dans une baleine d'océan, d'ombrelle ou d'aquarium
Venez y faire une pinocchiade d'un soir et "dites gépétto" au portier en rentrant, il sera content.

Venez avec votre baleine si vous voulez, la plus belle et la plus pitre, la moins docile, la plus tricheuse et la plus souple.
Venez





MMong


"LES JARDINS DU MONDE"

C'est finalement le projet de Daniel Libeskind associé aux architectes new-yorkais THINK qui a été sélectionné pour reconstruire Ground Zero.

Sur Libé :

Outre cette flèche monumentale de 541 mètres de haut (1776 pieds: selon Libeskind, le projet choisi symbolise par sa hauteur 1776, année de l'indépendance des Etats-Unis), l'édifice comprendra plusieurs immeubles de verre et d'acier à pans coupés.

A sa base, deux vastes espaces publics seront disposés de façon à ce que, tous les ans le 11 septembre au matin, le soleil les éclaire sans aucune ombre.

Une partie de la fosse qui est aujourd'hui «Ground Zero» sera préservée et notamment le mur de soutènement (baptisé «la baignoire») qui l'isole du lit du fleuve Hudson tout proche, afin de le transformer en monument à la mémoire des quelque 2.800 victimes des attentats.

Coût estimé du complexe destiné à devenir le nouveau symbole de la ville: 330 millions de dollars.


mercredi, février 26, 2003

Le vélo prend sa place dans la ville



le soir




ANNE-CÉCILE HUWART

Sur deux roues, vêtu d'un coupe-vent bleu, le ministre bruxellois des Travaux publics et des Transports, Jos Chabert, a inauguré hier l'itinéraire cyclable nº15 (allant du centre d'Auderghem à la Porte de Tervueren). Un œil sur le cameraman installé dans le pousse-pousse, le ministre a bravé le rond-point du Souverain pour gagner le centre culturel flamand « den Dam », à 500 mètres de là.

Cette promenade sous le soleil était avant tout l'occasion pour Chabert de faire le point sur les avancées du vélo dans la ville.

Au début des années nonante, un réseau régional d'itinéraires cyclables (IC) a été élaboré, explique-t-il. L'objectif était de permettre à ces circuits de couvrir toute la région.

Une dizaine d'années plus tard, trois itinéraires sont entièrement terminés : l'IC1 (Pentagone-Linkebeek-Rhode-Saint-Genèse), l'IC13 (Gare Centrale-Woluwe-Saint-Lambert) et l'IC15 (Auderghem-Porte de Tervueren).

Les travaux de sept autres tracés ont commencé. Trois autres encore sont au stade de projet ou en attente de permis. Tout a été mis en œuvre en vue d'accélérer la réalisation de tous les itinéraires à brève échéance, vers 2004, note encore Jos Chabert.

En attendant, la Région vient de réaliser des cartes postales afin d'informer les Bruxellois de l'existence des ces itinéraires. Tirées à 2.000 exemplaires, elles seront distribuées dans les cafés, les bibliothèques et les centres culturels.

Et pour que les usagers de la petite reine ne passent pas inaperçus, la Région prévoit l'aménagement d'« écluses », ou « sas », cyclistes aux carrefours, si cela s'avère possible.

Les transports en commun seraient eux aussi prêts à intégrer davantage les vélos. Actuellement, les vélos ne peuvent accéder au métro qu'après 19 heures et le week-end. Mais un groupe de travail étudie en ce moment les possibilités d'élargir ces horaires.

Chaque année, la Région consacre 4,5 millions d'euros aux infrastructures cyclables.·


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PlaceOvelo presse la Région

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Ce vendredi 28 février, le collectif PlaceOvelo organise une masse critique... au rond-point du Souverain ! Les militants manifesteront pour réclamer le chaînon manquant de la piste cyclable du boulevard du Souverain, entre le viaduc et la chaussée de Wavre.

Ce tronçon dépendra du prolongement de la ligne de tram 94, en site propre, explique-t-on chez Jos Chabert, le ministre bruxellois des Travaux publics et des Transports. Nous sommes en négociation avec la commune d'Auderghem.

Alors que le ministre se réjouit des avancées du vélo dans la ville, le collectif dénonce les lenteurs de la Région. Au début de la législature, monsieur Chabert parlait de réaliser deux à trois itinéraires cyclables par an. On traîne toujours avec à peine un IC tous les deux ou trois ans !

Au cabinet du ministre, on s'explique. Plusieurs itinéraires sont traités en même temps, par tronçons. La conclusion d'un circuit prend donc plus de temps.

PlaceOvelo souhaite encore que la Région consacre davantage de personnel à la politique du vélo. Avec un temps plein pour le vélo à l'Administration des équipements et des déplacements, les choses ne risquent pas d'avancer plus vite. A Gand, par exemple, six personnes se consacrent à temps plein au développement des infrastructures cyclables.·

A.-C. H.

La masse critique partira à 18 heures de la Porte de Namur. Mirlitons et confetti seront de mise. site de PlaceOvelo

mardi, février 25, 2003

Monsieur Chirac,


Rejoignez L'OTAN au plus vite, si ce n'est pas déjà fait, et faites poids de tout votre non au Buisson de Saddam.

Je sais que votre aïeul, de Gaulle, vous en retira voilà quelques décades, tout piégé qu'il était de grand chauvinisme alpin.

Ce que je vous demande est simple, signez les traités de l'Atlantique Nord et nous serons d'accords.

La guerre ne profite qu'à ceux qui la font, la prépare et fomente par rumeurs suspectes. Nous sommes au milieu à regarder un échange de volley et à ne pas trop savoir quand bien donc une balle viendra se fracasser sur notre bien maigre filet.

Faut-il une grande armée pour soutenir et rendre ferme cet avis de paix et pêcher dans la surenchère d'armes plus puissantes que jamais ?

Le NON à la guerre carnage devrait s'entendre plutôt comme un "non! ça ne se fait pas", à l'image d'une mauvaise manière à donner le vomis. La guerre mondiale mais c'est d'un hasbeen suranné ... pas de ça à l'heure de la voiture smart et des aéroglisseurs, des trotinettes technoïdes ésétéra ésétéra. Non, merci salut et faites ce que je vous dis.

MM

Sans titre


Il était un royaume, dans une riche province
Nanti d'un fort bon roi, mais dénué de prince
Seule une jolie princesse égayait le château
Mais un peu elle tardait à trouver damoiseau

Des fois elle se fâchait, les trouvant trop ballots
Parfois en hésitant, lassait les jouvenceaux
Le roi désespérait de se trouver sans gendre

Elle était soupe au lait et elle était normande


Un jour un grand navire dans le port accosta
Le fringant capitaine le château visita
Ciel, quel joli garçon, pensa la jouvencelle
Je ne te laisse point filer, mignon, se jura-t-elle

Hélas le lendemain, son bateau repartait
Le roi eu donc l'idée d'un somptueux banquet
La belle fit préparer un philtre fort puissant
Afin de garder l'homme avec elle plus longtemps

Au moment opportun, ce breuvage fut versé
Dans un verre de porto lui étant destiné
Entre tian et faisan, il en but une rasade
Il s'effondra alors, la tête dans une daurade

Hélas le doux breuvage était bien mal dosé
Le capitaine dormait sans qu'on puisse l'éveiller
Son navire repartit, le laissant à sa sieste
Notre belle éplorée se retrouva bien bête

Heureusement un beau jour, une fée vint à passer
Devant tant de tristesse, elle fut prise de pitié
A la princesse elle dit de préparer un flan
Avec une poudre noire au parfum enivrant

Une fois le doux dessert du four tout chaud tiré
Le sommeil du jeune homme sembla s'évaporer
Leurs regards amoureux d'un éclair s'enlacèrent
Ils savourèrent ensemble ce merveilleux dessert

La princesse et son prince s'unirent dès le printemps
Ils vécurent fort heureux et firent beaucoup de flans
Depuis lors au pays, la recette se transmet
La vanille, plus que l'or, réjouit les palais

Moralité : le flan, c'est excellent !

marmitons_marmitons_ensemble pour les idées "menu" des soirées sans pot de vin d'un resto presque proche

lundi, février 24, 2003

PERFIDE ALBION

Comment un tabloid anglais "Ze Sun" lance son caillou dans la mare, à coup d'intox et de manipulation de bas étage.

Leur dernière trouvaille, modifier juste leur version "localisée" pour la France, en changeant les deux premières pages de leur canard.



«The Sun» ajoute: «Nous pensons que cette attitude [celle de Jacques Chirac ndlr] est d'autant plus hypocrite que tout le monde sait qu'au bout du compte, le président Chirac apportera finalement son soutien à l'ONU, aux Etats-Unis et à la Grande Bretagne.» La population française est également rappelée à son devoir de mémoire: «Aujourd'hui vous méprisez le peuple américain et son président, et vous oubliez combien de soldats, de marins et de pilotes, américains et britanniques, ont donné leur vie, ainsi qu'en témoignent les cimetières militaires de France, pour la libération de ce pays.»

Amalgame un peu facile ... on ne quitte toujours pas la cour de récré pour le niveau intellectuel et on se demande encore pour qui nivelle ce tabloid :o)


dimanche, février 23, 2003

ET SI GEORGES (G.W.B) SE PRENAIT POUR JOHN (J.R)

Peut-être que Georges W Bush a trop regardé la télé dans les années '80, et que lui aussi rêve de dominer le monde à la manière fourbe du personage culte de la série DALLAS. (Métaphore un peu facile, OK mais pratique pour introduire la suite !)

Une interview de Larry Hagmann par un magazine allemand (Tagesspiegel), nous explique le contraire des apparences, où il suggère qu'il vaudrait mieux envoyer 50.000 inspecteurs pendant 10 ans que 50.000 soldats qui iront détruire trop de vies d'innocents.



THEATRE "ELOGE DE L'INTIME" JUSQU'AU 8/03

Lu chez Monsieur Ducobu et à faire passer : "Moi j'aime bien les pièces de théâtre on a de l'intimité avec les actrices. J'espère que je pourrai aussi en avoir avec la belle Hélène, copine à ma voisine et assistante sur ce coup-là... Moi, j'veux bien être bonne poire, si elle veut !". Et pendant ce temps, Monsieur Ducobu se relâche les dimanches, lundis et mardis mais jamais le vendredi.

Le Théâtre Océan Nord a le plaisir d’accueillir
Du mercredi 19 février au samedi 8 mars 2003 à 20h30 (relâche les dimanches, lundis et mardis)
Eloge de l'intime



"Jamais tu ne me vois là d’où je te regarde." J. LACAN


Lorsque l’acteur est au plus proche du spectateur, que peut-il bien lui raconter? Dans un vaste espace vide, 20 à 25 spectateurs sont conviés chaque soir à faire l’expérience d’une étrange proximité avec l’événement théâtral… Plus de scène, plus de salle, plus de coulisses et des actrices au plus proche pour dire et jouer ce qui fait la singularité et l’intime de cette rencontre.
P. CROCHET

Réservation indispensable : 00 32 / (0) 2 216 75 55
Théâtre Océan Nord - 63/65, rue Vandeweyer - 1030 Bruxelles
Tel : 00 32 / (0)2 242 96 89 - Fax : 00 32 / (0) 2 216 59 57
E-mail : oceannord@skynet.be

APRES L'EMPIRE : le livre d'Emmanuel Todd

Le déclin de l'Empire américain aura-t-il lieu ? Oui, répond le démographe Emmanuel Todd dans ce brillant essai à contre-courant des idées reçues sur "l'hyper-puissance" de l'Amérique.

Cette hypothèse est fondée sur le constat suivant : les États-Unis ne peuvent plus vivre de leur seule production :

"Au moment même où le monde [...] est sur le point de découvrir qu'il peut se passer de l'Amérique, l'Amérique s'aperçoit qu'elle ne peut plus se passer du monde."


Et le chercheur de s'appuyer avec brio sur une batterie de données empruntées aussi bien à l'économie qu'à la démographie, à l'anthropologie qu'à la géostratégie pour étayer sa thèse. Dépendance économique, affaiblissement démocratique, tels sont donc les principaux symptômes de déclin identifiés par l'historien qui, en 1976, avait prévu l'effondrement soviétique uniquement sur des observations démographiques. Des signes qui permettent de comprendre dans un mouvement qui n'est paradoxal qu'en apparence pourquoi les États-Unis sont aussi actifs sur la scène internationale.

Pour conserver symboliquement le statut de superpuissance qu'elle s'est, de fait, acquise depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à l'effondrement de l'empire soviétique, l'Amérique doit mettre en scène sa puissance sur le terrain géostratégique.

Selon trois principes :


  • ne jamais résoudre définitivement un problème ;
  • se focaliser sur des micropuissances ;
  • développer un arsenal militaire censé être indépassable.

La lutte contre le terrorisme, les menaces contre "l'axe du mal" et l'Irak apparaissent ainsi pour ce qu'ils sont : des prétextes.

Bien sûr, il ne s'agit pas pour Emmanuel Todd de négliger les dangers du terrorisme international et les menaces qu'il fait peser sur le monde. Il s'agit de comprendre comment les États-Unis sont devenus en moins de dix ans un obstacle à la paix dans le monde. Et de dessiner les contours d'un monde dans lequel l'Amérique sera certes toujours une grande puissance mais une parmi d'autres.

Yves Fraillont

"LA GUERRE DES BUSH"

Eric Laurent est Grand reporter au Figaro et spécialiste de politique internationale.

Un livre que l'on trouve aussi sur Amazon.fr

La chronique d'amazon.fr :
À Hollywood, les films d'action sont simples : il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre. À Washington, et surtout depuis le 11 septembre 2001, c'est un peu la même chose.

La "guerre contre le Mal" est à nos portes et les pays occidentaux jouent la valse de l'hésitation entre hégémonie américaine et paix à préserver. Or, évidemment, la réalité géopolitique est un peu plus complexe qu'un scénario de série B … (Bush?)

C'est ce que nous prouve une fois de plus l'enquête d'Éric Laurent, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient.

Il s'est intéressé de près aux affaires de la famille Bush en partant de l'exemple du grand-père et de ses amitiés allemandes dont la devise fut : "Avant de vous lancer dans la politique, commencez par réussir dans les affaires. Vos futurs électeurs seront alors convaincus que vous êtes compétents et désintéressés, attachés à l'intérêt général."

Devise suivie plus ou moins brillamment par son fils et petit-fils dont les affaires les ont menés du côté de l'Irak, de l'Arabie saoudite et de la famille Ben Laden, bien avant que celle-ci ne devienne l'ennemi à abattre dans la tête du petit dernier devenu président des États-Unis.

L'auteur nous présente aussi l'entourage de Bush, peuplé de financiers bienveillants et particulièrement conciliants. Il revient, évidemment, sur la première guerre du Golfe de Bush père, et nous éclaire sur celle que nous prépare Bush fils. Avec, en filigrane, la preuve que l'argent n'a pas d'odeur, n'en a jamais eu.

Mais, à la lecture de cette étonnante enquête où l'on apprend que la famille Bush et son entourage fidèle ont armé Saddam Hussein avant de décider de lui faire la guerre, on est surpris par la complexité des rapports industriels et politiques des Américains et des Irakiens.

Et on arrive à certaines certitudes qui font froid dans le dos :

  • Oui, il semblerait que la CIA, du temps du conflit Iran-Irak, ait fourni aux Irakiens des renseignements pour "mieux calibrer leurs attaques aux gaz moutarde" contre les Iraniens.
  • Oui, George Bush aida beaucoup Bagdad, et ce dès 1984, allant même jusqu'à intervenir lui-même pour que l'Irak trouve les crédits qui lui manquent.
  • Oui, la famille Ben Laden et la famille Bush ont, qu'ils le veuillent ou non, des relations et des intérêts communs.

Avec ce livre passionnant et fouillé, il sera difficile de ne pas faire une nouvelle lecture de l'histoire des vingt dernières années. À l'heure d'un nouveau conflit international, la plume de Laurent, ironique mais toujours agrémentée d'exemples clairs et précis, aide à prendre la distance nécessaire pour appréhender différemment, loin de l'échauffement des esprits dont les médias se font l'écho, une situation explosive à l'odeur de pétrole et de dollars

Marine Segalen

Consommer et Lire le livre chez Amazon

LES PROBLEMES D'EGO DE L'ESPAGNE

Aznar, premier ministre espagnol, soutient comme Tony, d'une manière inconditionnelle Georges dans ses desseins de fin d'empire.

On est vraiment dans une cour de récré avec le gros musclé à la gonflette qui joue sa loi du plus fort. Et les deux têtes à claques, myopes politiques, qui eux aussi veulent leur part de succès auprès des filles, viennent acclamer haut et fort, les exploits de leur champion. Vazyy Vaazy casse-lui la gueule! Après ce qu'il t'a dit, moi j'aurais pas apprécié! Où alors comme au foot, celui qui en a marre d'être en deuxième provinciale et qui voudrait être reconnu -defacto- comme CAMPEO de la première DIVISEO.

Et puis bon, on parle chaque fois des pays (USA, Angleterre et Espagne) mais ce sont plutôt les enfoirés au pouvoir qui sont à blamer. Aznar s'en fout de sa prise de risque, car ce n'est pas lui qui paiera les pots cassés aux prochaines élections en Espagne. Alors il peut laisser libre cours à sa mégalomanie. Petit homme, petit homme, petit homme ...

Après ce raccourci bête et méchant, un oeil attentif sur quelques réflexions plus détaillées sur la position officielle de l'Espagne.

Le cinéma espagnol contre son gouvernement dans la guerre des nerfs contre la guerre en Iraq

Elias Querejeta (producteur de films) explique sa prise de position récente lors des Goyas (les oscars ou césars espagnols).

STOP THE WAR

Quelques liens à farfouiller ... mais n'oubliez pas vous êtes traqués !!!

Pour chercher en restant anonyme

RadioHead : Wash the War

Tout le monde se mobilise pour lutter et dénoncer les ambitions sanguinaires des folles du club "Georges & Tony".

RadioHead propose des T-Shirts pour 18£ par le site du CND (Campaign for Nuclear Disarmament)





vendredi, février 21, 2003

Sergent Garcia : stop the war

Le site du groupe propose un morceau composé spécialement pour le mouvement contre l'intervention militaire planifiée en Iraq. Site en Flash bien amusant à regarder ...



STOPDAWAR

Tout le monde s'entretue pour un oui ou pour un non,
pour un morceau de terre, du fric, ou du poison.

Frère pose les armes, essuie tes larmes, donne du love.
La Paix, la Paix, la Paix,
qu'on veut pour soigner nos blessures,

L'amour, l'amour, l'amour
qu'on attend depuis des années, des mois et des jours.

Miles de ojos al cielo mirando, miradas de miedo,
Una lluvia de acero esta cayendo la muerte esta cosechando,
Guerras, malditas guerras, que inutilmente, van destruyendo la tierra,
Solo queremos ver a nuestros hijos crecer y correr sin miedo

Sergent Garcia

jeudi, février 20, 2003

Google n'est pas ton ami

Le moteur de recherche le plus populaire du moment, ne cherche pas forcément ton bien. Même s'il te rend service d'une manière particulièrement rapide, il collecte des infos à ton insu et ce sans presque aucune limite.


  • chaque fois que tu passes chez lui

  • si tu as installé sa toolbar



Chaque fois que tu passes chez lui, il collecte des infos grace à un cookie. Un fichier stoqué sur ton ordinateur qui donne des informations à Google. Normalement l'usage de ce fichier est bénin, il est réellement utile. Ici Google s'en sert pour se souvenir de toutes les recherches d'informations que tu effectues chez lui. De quoi définir un profil assez précis sur toi.

Sa toolbar - qui sert à intégrer une recherche directement dans un browser - se met à jour quand elle veut sans ton avis. Dès que ton browser est ouvert, même sans que tu sois connecté sur Google, ce dernier peut venir chercher des infos sur ton ordi, fouiller comme une concierge des choses qui l'intéresse.

On ne dit pas qu'il le fait, mais techniquement c'est possible. Une loi votée par le gouvernement américain leur permet d'espionner les gens dans leur recherche d'information sur le web. N'oublions pas que les terroristes sont partout :o).

Si vous êtes intéressés par en connaitre plus, où même savoir comment effacer le cookie de Google, un petit site bien utile GoogleWatch

Google est en liste pour le prix "Big Brother 2003"

Bloogle

Google qu'on ne doit plus vous présenter a racheté la semaine dernière Blogger ou plus particulièrement Pyra la société derrière le célèbre éditeur de blog.

Les blogs, ces journaux personnels aux couvertures les plus larges - chérie arrête de tirer tout à toi, j'ai encore pris froid - ont pris une ampleur considérable.

Avez-vous déjà le vôtre? Non, cela viendra sans doute. J'en vois déjà qui me disent, j'en doute ! hé hé hé. Mais vous serez sans doute surpris dans quelques temps quand votre employeur vous demandera dans votre "job description" d'en tenir un à jour pour informer vos collègues et/ou les clients de la société.

Contrairement au coté narcissique que l'on prête souvent à un mongoslam ou aux sites racontant la vie personnelle day-by-day style ado attardé que peuvent entretenir leurs auteurs, la grande tendance des ces blogs est de mettre en avant du contenu sur le web.

Les communautés filtrent du contenu. Prenons un exemple, de fanas du web (designer, développeur, marketeur, ...). Les blogs des différents membres vont de manière générale pointer les uns vers les autres. Mais sur chacune des pages vous trouverez du contenu mis en évidence. La sortie d'un nouveau software, l'annonce d'une société, une rumeur sur un évènement, etc.

L'interaction et la réactivité personnelle de tous ces blogs rajoutent une qualité et un plaisir que n'auront jamais les sites portails (style Yahoo!) qui essaient de filtrer tout ce contenu.

Petit à petit, les blogs deviennent des sources d'informations de qualité.

Où veut-il en venir, vous demandez-vous? Et bien Google est connu - entre autre - pour son célèbre PAGE RANKING. Un système qui permet d'attribuer un "poids" à une page web pour hiérarchiser ses listes de résultats. Un des critères important, dans sa pondération, est le nombre de liens qui pointent vers cette page. Donc pouvoir indexer des blogs ne peut que rajouter en qualité au service offert par le célèbre moteur de recherche. Cela rendra la tâche encore plus hardue pour les webmarketeurs qui s'occupent de promouvoir les sites web en ligne pour essayer de les faire monter en top position dans les classements proposés lors des recherches.


Tu veux créer un blog, juste pour essayer? En trois clics, c'est parti. C'est gratuit et sans engagement.

lundi, février 17, 2003

Tandis que ....


Marcelmong se repose des ses anciennes frayeurs et se concentre sur de nouveaux horizons, il n'aura qu'un seul site à vous référencer, c'est celui de son nouvel employeur t'esobligéd'allervoirfieu

On travaille dans les tours jumelles du bois de la cambre, deux anciens châteaux d'eau ... pourvu qu'on se prenne pas un ou deux ULM sur la tête.

Pour le moment, ce qui me fait sourire c'est la petite phrase que je me dis en me levant : "je pars bosser au château" - on occupe qu'une seule des deux tours.

Bonjour, c'est vous ?

samedi, février 15, 2003

Petit con conseille le conseil du jour

PC User: Truc & Astuce : Section découverte :

Enfonce la touche "ALT", là maintenant , et maintient maintenant la pression, rajoute la touche "F4". OK vazy !


Ah oui, j'allais oublier bonne journée.

SMALL NUKE

vendredi, février 14, 2003

World Press Photo 2003

Les photographes de presse laureats du concours WPP sont désormais connus.

Le déserteur
Texte de Boris Vian

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
S vous avez le temps.
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Sans retour, sans espoir.
Monsieur le Président,
Je ne veux pas la faire,
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens.
C’est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise,
Ma décision est prise,
Je m’en vais déserter.
Depuis que je suis né,
J’ai vu mourir mon père,
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert
Qu’elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers.
Quand j’étais prisonnier,
On m’a volé ma femme,
On m’a volé mon âme,
Et tout mon cher passé.
Demain de bon matin,
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes,
J’irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France,
De Bretagne en Provence
Et je crierai aux gens :
" refusez d’obéir,
refusez de la faire,
N’allez pas à la guerre,
Refusez de partir. "
S’il faut donner son sang,
Allez donner le vôtre,
Vous êtes bon apôtre,
Monsieur le Président.
Si vous me poursuivez,
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer.

Le peintre des étoiles
Texte de Boris Bergman

Elle chante la vie, c’est une fille
Belle comme Montmartre dans ses vignes
Elle te dit, viens descendons
Par la rue des sols
Tu as le soleil sur ton épaule
Viens voir la vie avec moi.

Prends la vie comme on peint une toile
Tu connais le peintre des étoiles
Tu le connais, mais puisqu’il faut grandir en silence
Et ne dire jamais adieu à l’enfance
Sur le chemin de ta vie
Va, use tes souliers, sur la fleur oubliée
Qui pousse du pavé de la ville.

Pour la vie, mais pas tous les jours ...

Même si aujourd’hui Valentin
Dis non à sa Valentine,
Rassurez vos cœurs incertains,
Tournez le dos aux humeurs chagrines,
Dessoûlez aux sons des matines,
Car demain se joue notre destin.

Même si demain le froid vous encanaille,
Mais qu’au fond la paix vous tenaille,
Un drap blanc à votre fenêtre,
Douce et profonde chaleur de votre être,
Pacifique témoignage de vos entrailles,
Vaudra toutes les nobles lettres ...

Negative Blues

Où est ma petite amie ?
Elle est dans mon Rolleyphlex
Je le regarde perplexe
Dois-je le foutre aux orties ?

Où est ma petite amie ?
Elle est dans mon Rolleyphlex
C'était mon premier Rephlex
J'aime la photographie

Je revois la petite chérie
Posant pour mon Rolleyphlex
Un petit machin en Lastex
Lui donnait un peu d'esprit

Où est ma petite amie ?
Elle est dans mon Rolleyphlex
J'y ai filé des complexes
Elle a filé cette nuit

Où est ma petite amie ?
Elle est dans mon Rolleyphlex
Faut connaître le contexte
Le pour quoi et le pour qui.

Le grand Serge biensûr
A lire avec toute l'auto-dérision disponible au moment aime.



jeudi, février 13, 2003

MMong refanks ! ,


Tous ceux et celles qui, de près ou de loin, avec assiduité ou sans, ont contribué à ce que je passe à travers une période très angoissante pour mes petits neurones comme de ces fines étroitures en grotte au milieu desquelles le premier réflexe est de repousser la roche, titanesque, alors que c'est la courbure et la bonne vitesse qui font passer à travers.

Cette période détestable à plein d'égards est finie pour un temps très long je l'espère car dans le genre impatience qui ronge, attentes déçues, puissance des contre-événements, keep ceci, keep cela, rentre chez toi t'es qu'un mulet, j'ai connu de meilleurs et plus beaux accueils.

J'éructe un gros Ouf et vous salue d'un ça c'est sûr ... à la revoyure.

O ;

Referee sould have the final cut !


Saddam pour toi, Saddam pas pour toi ? Sa bush de pétrole, et le tutti coin coin ... le foin qu'on fait et le réseau qu'on surcharge.

Comment peut-on être pour la guerre ou contre elle d'ailleurs, tant elle est déjà partout tout autour de nous mais prenant diverses formes et moyens ? Evidemment, la perte en vie humaine prend une courbure asymptotique lorsque les acteurs en présence sortent bombes, canons, chimie virale et thermophysique de destruction massive. Déplorable.


Mais que fait Mister Bush, père à qui quelques kamikazes bien délurés et bien organisés (houssama l'air bien ficelé ce petit plan là) ont enlevé-exlosé et habilement anéanti deux de ses jumelles chéries et pleines de libéralités excessives, ça va sans dire, et qui, soit dit en passant ont fait accomplir, ce qu'on a appellé le nouveau monde, nous libérant des Allemands aux chiens cloutés et programmant la reconstruction de dame Europe-Sagesse en le faisant bien entendu payé bien cash-par-ici-la-monnaie. Marshall, tes ponts et tes factures ont été chers ! Faudrait pas que ça continue de trop, quand-même.

Ah! oui que fait-il, donc ? Soit la giga machine maison-blanche-pentagone est en route pleine de vengeance et d'écume tel un molosse suintant la culpabilité et la honte de n'avoir pas su préserver la hauteur et le verre des deux jumelles dont la mission était de rester debout contre grand vent et marée douce. Et qui pourrait véritablement arretter cette machine ? Les casques bleus en livrée épiscopale, comme des gardes suisses vaticanants, la croix rouge des jardins de Bagdad comme une jeune première de Tien An Men ou alors peut-être bien l'OTAN comme un cadet jaloux et s'ennuyant d'ennui de ne pas voler par Mach3.4.5 et j'en passe.

OTAN-USA ! J'ose à peine pronostiquer une issue à ce match de désastre préformaté CNN et chaîne mondiale à en donner un pandémonium cybermondial généralisé de la transe extrême et déjà l'esquisse d'un jeu vidéo très innovant où plus personne ne sait qui est qui ? Un peu comme dans le feu de la poudre, la poudre des Balkans, celle qui tire dans le mille, autant de Mille_o_sévices partout sanglants dégoûtants et atrophiants ... et c'est quand-même bien qu'on l'ai prié de sortir du camp pour le juger.

Et d'enfin, oser peut-être dire que la meilleure manière de manipuler les médias et leur mass c'est de dire la vérité. J'ai dit peut-être, je ne suis pas sûr et pour le certifier il faudrait que je boive encore plus de mousses, de la marque Nostrada, forcément.

Ou alors, le petit Georges est peut-être le futé furet du joli bois qui cache la toute grande forêt d'une vivacité bien plus grande que ce que cette NN de channel pourrait nous en dire, furtif comme un avion, bien informé par toute sorte de télédécryptage en inversée polonaise, j'en passe et mêmes des outils encore inexistants ou qui n'existeront sans doute jamais comme le télégramme filté au cyanure et qui s'insère invisible dans tous les micro-films d'agent-secrets hyper-équipés ... CIA, je délire.

Et que fait-il de ces informations hautement décodées et de suite réencodées pour qu'on oublie rien oh! non, absolument rien. Il -lui et d'autres, m'est avis qu'il est pas tout seul et que ça sent aussi la machine IBM à plein nez : partouze ludique dans le bureau oval tout ça assisté par de grands calculateurs d'avenir et grandes pertes de libertés, mais j'y reviendrai car je m'égare et suis obligé à faire dans l'élaguage), donc il en distingue différentes menaces (que des spécialistes ès startégies internationales décortiquent et décortiqueront encore et bien mieux que moi) auquelles il croit ou semble croire. Paranoïa transmilitaire, virtualité qui n'est plus le reflet que d'elle-même, shizophrénie appliquée au domaine de la guerre et de la politique, peut-être!

Quoiqu'il en soit, les deux tours tombent et s'écrasent dans un brouhaha de tour infernal comme si les States avait déjà filmé leur avenir relativement proche, bien avant l'heure et à JollyWood en plus. Tout pourrait très bien se tenir et révéler une nouvelle fois que rien ne se perd. Il aurait fallu que les dits kamikazes et bombes humaines voient un peu trop le fameux film pour qu'ils se disent, sous hypnose de secte : "ah! ouais, ça c'est à faire ! Ils ont pas besoin de nous balancer des images aussi inspirantes".

Pauvre bouche, que te reste-t-il à dire ? à faire ? à ne pas faire ? à inspecter ? à jacter et à faire spliter ?

Ou alors ce serait peut-être bien aussi une manoeuvre à la Cicéron comme de divisier pour encore un peu régner quand on sent bien que c'est la fin et qu'on perd et a perdu ses tours ... comme en finale au bord de l'échec d'une société hyper libérale qui ferait peut-être mieux de planter des pâquerettes et des jardins fleuris au milieu de ses guetthos et plastrons de bêton, ceux qui rendent bêtent, moutons, teutons et pitbulls sous cocaïne ...

Et si c'est rond, c'est pas carré. A=A, ces tautologies hypermédiatiques et ne voulant plus dire grand chose divisent une Europe qui ne devrait pas trop tarder à s'unifier et se positionner en masse et dans le même sens svp - on peut encore rêver quand-même - comme une arbitre sans qui le début et la fin d'un match, même à frappe chirurgicale, n'a d'office pas lieu d'avoir lieu.

Décolle, Europe, Colombe à l'abdomen noir et aux ailes jaunes-rouges, comme une bannière d'un petit pays bien connu de ces néo-romains.

Agit après avoir réfléchi et parlé sans trop te disperser car Sagesse ne peut vraiment être dite.

Tout ça pour dire que j'irai pas à la manif à vélo, que d'office je ne peux être que contre tout ce qui n'est pas un temps de paix, qu'à vélo je manifeste tous les jours et surtout contre ceux qui essaient, dans les limbes de leur inattention, de m'écraser et de me faire sentir l'odeur étrange et froide du métal galvanisé, un peu comme un flingue dans le fond de la gorge, la gorge à Georges.

MMong
Homme de mélange, féru de mix_o_logie, libéral modéré et écolo défoncé à ... la chlorophylle, à la clorophilie pourrait-on dire dans un acte de langage légèrement incendiaire. La guerre c'est toujours noir et blanc et c'est pas joyeux tous les jours d'être daltonien.

Oh! non la guerre j'aime vraiment pas.

mercredi, février 12, 2003

Trop beau pour être faux

Un an de vélo forcé par tous les temps et toutes les routes ! Ne serait-ce pas là une bonne et nouvelle amende pénale de liberté sous contrainte pour tous les voleurs, racaille et autres maraudeurs ?

Ôde à la vie

Elle a jonché
D'or et de jade
Ma routine
Elle a jonché de sopalin
Des torrents de larmes
Mais l'ampleur m'a fait me fissurer

Ôde à la vie
Ôde à la poésie
Ôde à la parodie

Petit baigneur fait des longueurs
A longueur d'odyssée
Brasse petit verni
A bras raccourcis
Brasse petit gabarit
Brasse, brasse

Engloutis mes péchés véniels
Mes blasphèmes en apnée
Brasse

Elle a jonché
D'orchidées
L'enfer de ma marelle
Elle a saupoudrée de courage
Mes limbes
Elle m'a arraché
Un sourire
Elle m'a dit polie
Polissons ces gravillons

Ôde à la vie
Ôde à la poésie
Ôde à la parodie

J'fais la noce
J'fais la noce avec Yasmina
Je divorce avec la Grande Ourse
Aux équinoxes
Il arrive que je penche

Ôde à la vie
Ôde à la poésie
Ôde à la presbytie

Aux orties les ciels de réglisse
Au pilori mes éclipses
A la trappe
Rodéos corridas
Civière sparadrap

A découvert le ventre à l'air
Ancré dans la baie du bonheur
Lancer de frisbees
Dans les jardins de Libreville
Lancé, hop, attrape, loupé

J'fais la noce
J'fais la noce avec Monica
J'fais la noce
Ôde à la vie

Elle a jonché
D'or et de jade
Ma routine
Elle a jonché de sopalin
Des torrents de larmes
Mais l'ampleur m'a fait me fissurer

Ôde à la vie
Ôde à la poésie
Ôde à la parodie
Ôde à la vie
Ôde à la vie.


A. Bashung

Merci Béa

mardi, février 11, 2003

Entendu sur la RTBF (la semaine infernale!), et publié dans la Libre
Belgique...
C'est un texte de Juan d'Oultremont.

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C'est trop facile de s'attaquer à Georges W. Bush
Mis en ligne le 24/01/2003
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On critique beaucoup Georges W. Bush, c'est extrêmement injuste.
L'anti-américanisme qui déferle sur le monde frise la caricature, d'autant
que si on met à part la peine de mort, le
refus du Protocole de Kyoto, les taxes sur les importations d'acier, la
malbouffe, leKKK, le refus de signer la
Convention sur les droits de l'enfant, le sabotage du Tribunal pénal
international, la difficulté d'accès aux soins
de santé, le beurre de cacahuètes, la ségrégation raciale, le refus de
signer le Traité sur l'interdiction des mines
antipersonnel, les disques de Ozzy Osbourne, le puritanisme, l'obsession
des armes, l'obésité, les dérives
procédurières, le ketchup et le père des soeurs Williams... mis à part donc
ces quelques points de détail, nous
partageons avec le peuple américain un certain nombre de valeurs
essentielles.

Il suffit de prendre l'exemple de Mireille Mathieu.
La plupart des Américains et des Européens adorent Mireille Mathieu. C'est
quand même un signe!...
Qui plus est, chaque geste que pose l'administration américaine, chaque mot
que prononce son Président nous
prouve qu'on est enfin entré dans une ère nouvelle.
On pensait que ce serait le chien-robot de Sony ou la découverte de l'eau
sur Mars qui allait sonner le passage
du millénaire. Pas du tout!
C'est une fois de plus l'Amérique, avec sa longueur d'avance, qui nous en
ouvre la voie royale...
Prenons le problème irakien, puisqu'il n'est question que de lui.
Les concepts qu'il produit sont aussi révolutionnaires que passionnants.
Surtout que c'est quand même la première
fois, qu'avant de déclarer la guerre, le pays qui attaque envoie ses
inspecteurs chez l'ennemi pour être certain
qu'il n'ait pas d'armes qui lui permettraient de riposter.

En plus, au XXe siècle, il y avait encore cette pratique désuète de
l'attaque surprise, les panzers pointant leurs
canons dans le brouillard du petit matin. Aujourd'hui, avec Bush, on sort
ses agendas, on regarde les disponibilités
de chacun, et puis on donne la date deux mois à l'avance, question d'être
sûr que personne ne soit empêché par
un mariage ou une communion solennelle.

Et ça, c'est chouette même pour les Irakiens qui, du coup, savent qu'ils ne
doivent pas se marier ce jour-là, vu que
les mariages restent quand même une des cibles favorites de l'aviation
américaine...

Cette annonce préalable, c'est du 200 pc innovant! On n'imagine pas une
technique pareille utilisée dans le conflit congolais.

Si Jean-Pierre Bemba annonçait les dates de ses attaques, le stress de
l'attente durcirait la chair de ses ennemis
au point de la rendre impropre à la consommation. Je peux vous dire que si
les maquignons d'Anderlecht poussaient
le cynisme jusqu'à annoncer à leurs vaches la date de leur mort deux mois à
l'avance, ils auraient Gaia sur le dos dans le quart d'heure.

Avec Bush au moins, tout est nouveau...

Ainsi, au siècle passé, avant lui, c'étaient les types à moustache qui
étaient les méchants: Hitler, Staline, Salvador Dali, l'effroyable
Olrik....
À présent, c'est l'inverse. Regardez André Flahaut, Olivier Deleuze, Marie
Aréna... Rien que des gentils!
Même Sadam Hussein, il a réussi à nous le rendre sympathique. La vache!
Heureusement qu'il ne s'en est pas pris à Nihoul ou à Karel De Gucht!

Ils sont dans l'innovation absolue, sauf pour ce qui touche à l'armement.
Finalement, leurs frappes ont beau être
chirurgicales, les dégâts qu'elles occasionnent restent assez classiques.

Sur ce point, je suis sûr que la Belgique pourrait intervenir avec des
méthodes moins conventionnelles et pourtant
autrement efficaces. Quand je pense qu'il suffirait de parachuter George
Frisque sur l'Irak, pour qu'il y foute un bordel de Dieu le Père.
Ajoutez à cela quelques pièces de la nouvelle collection du
Val-Saint-Lambert, et vous seriez certains de créer le soulèvement
populaire que tout le monde espère.

Évidemment, la solution la plus radicale serait de retransmettre le
concours Reine Elisabeth sur les ondes de Radio Bagdad,
mais il me semble que les Irakiens ont déjà assez souffert comme ça!

© La Libre Belgique 2003

Tao Te King, Livre I, paragraphe 15

Dans l'Antiquité, ceux qui excellaient à pratiquer le Tao étaient déliés et subtils, abstraits et pénétrants.
Ils étaient tellement profonds qu'on ne pouvait les connaître.
Comme on ne pouvait les connaître, je m'efforcerai de donner une idée (de ce qu'ils étaient).
Ils étaient timides comme celui qui traverse un torrent en hiver.
Ils étaient graves comme un étranger (en présence de l'hôte).
Ils s'effaçaient comme la glace qui se fond.
Ils étaient rudes comme le bois non travaillé.
Il étaient vides comme une vallée.
Ils étaient troubles comme une eau limoneuse.
Qui est-ce qui sait apaiser peu à peu le trouble (de son cœur) en le laissant reposer ?
Qui est-ce qui sait naître peu à peu (à la vie spirituelle) par un calme prolongé ?
Celui qui conserve ce Tao ne désire pas d'être plein.
Il n'est pas plein (de lui-même), c'est pourquoi il garde ses défauts (apparents), et ne désire pas (d'être jugé) parfait.



LE MONDE | 08.02.03 | 12h42
La voix de Depardieu et la foi de saint Augustin


Le comédien donne à Notre-Dame une lecture des "Confessions" et souhaite les faire entendre dans des églises, des temples, des mosquées, des synagogues. Dans un entretien au "Monde", il parle de spiritualité, de cinéma, de Fidel Castro, de vin...
Comme une vague immense. Gérard Depardieu parle de saint Augustin et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Il est chez lui, dans le 16e arrondissement à Paris, ravi de son effet de surprise.


Loin de l'homme d'affaires algérien Rafik Abdelmoumene Khalifa et de Fidel Castro. Saint Augustin et Depardieu, qui l'eût cru ?

Tout commence en 2001 à Alger, après un colloque international sur saint Augustin. "Monseigneur Paul Poupard -le "ministre de la culture" du pape-, à qui j'avais parlé de mes premières lectures des Confessions, m'avait encouragé à faire quelque chose. Jean Paul II également, lorsque je l'avais rencontré à Rome, en 2000, lors du jubilé des artistes. Son souhait était que je fasse un film sur saint Augustin."

Fort de ces recommandations, Gérard Depardieu entame alors un long périple à la rencontre de saint Augustin. Il le mènera, dimanche 9 février, à Notre-Dame de Paris, où, dans le cadre de l'Année de l'Algérie en France et avec l'aide du philosophe André Mandouze, il proposera une lecture des Confessions.

"Mon projet, explique Depardieu, n'est pas de lire les Confessions uniquement dans des églises. J'irai aussi dans des temples, des mosquées, des synagogues... Mon rêve serait de lire saint Augustin devant le mur des Lamentations."

Et il parle, encore et toujours, intarissable : "Saint Augustin, c'est pour moi la question du pourquoi. C'est le mystère, le mystère de la vie. J'aime voir les gens en prière, je ne parle pas des fanatiques ou de ceux qui utilisent la religion pour anesthésier leurs douleurs. J'aime le verbe de saint Augustin, sa parole de la méditation, le son qui s'en dégage."

L'idée serait donc de faire l'acteur à propos de saint Augustin ? "Oui et non, Je ne veux pas être vu, je veux juste donner à entendre, poursuivre l'écho d'une question. C'est pourquoi je ne voulais pas faire un film sur saint Augustin. Ça aurait brouillé les pistes."

C'est par l'intermédiaire du président algérien Bouteflika que Depardieu a rencontré, en juin 2002, à Alger, André Mandouze. "Je ne le connaissais pas. C'est Bouteflika qui m'avait dit qu'il était un spécialiste de saint Augustin. Immédiatement, André s'est dit intéressé par mon projet. Et nous nous sommes mis à travailler ensemble, un peu comme, par le passé, j'avais travaillé avec Claude Régy ou Maurice Pialat. Un voyage, un cheminement, où la vie l'emporte sur les idées. Il m'a servi, ainsi que son épouse Jeannette, de guide, de maître. C'est une rencontre fascinante qui a marqué ma vie."


"JE NE SUIS PAS UN ACTEUR"

Plus Depardieu parle, plus l'on se demande s'il joue, s'il se compose un nouveau personnage. "Qu'est-ce qu'un acteur pour saint Augustin, sinon quelqu'un qui viendrait prendre la douleur d'un autre et qui la vivrait ? Jouer, c'est un acte de transfert. Certains passages des Confessions sont très proches de la psychanalyse. Rien de catholique là-dedans. Ça concerne n'importe quelle religion."

A ce stade de la conversation, on se met à parler du cinéma. A essayer de comprendre pourquoi, depuis Le Garçu, de Maurice Pialat, en 1995, Depardieu donne parfois l'impression de ne plus rechercher la difficulté, le risque. "C'est vrai qu'après Le Garçu j'ai eu envie d'arrêter. Avec Maurice, on avait touché des choses trop fortes. Quand on en est à poser des vraies questions et que la seule réponse que l'on y apporte c'est la mort, quand on touche ces choses-là de trop près, alors il vaut mieux changer d'air, retourner à des choses plus normales. Revenir à l'essentiel de la vie.

"Au fond, pour moi, à la différence de beaucoup d'acteurs, l'essentiel ce n'est pas de jouer ; le plus important, c'est la vie. J'ai fait ce métier par abondance et finalement, ma carrière, je m'en fous. Pour moi, l'art ce n'est pas chercher, au contraire, c'est vivre, complètement, généreusement. On peut me coller toutes les étiquettes qu'on veut, je m'en fiche, ça ne m'intéresse pas."

Mais comment déchiffrer ces trajectoires, de Marguerite Duras à Francis Veber en passant par les téléfilms en costumes, les aventures pétrolières à Cuba et vinicoles en Algérie ? "Certains artistes sont capables de tout sacrifier pour le public. Je me souviens de Barbara qui disait : "Je ne peux pas avoir d'homme, parce que mon homme, c'est le public." Moi je n'y arrive pas et c'est pour ça, d'ailleurs, que je ne suis pas un acteur. Je réagis, je traverse des moments de lumière que j'essaye de faire partager. C'était le cas avec Cyrano." Soudain, un sourire illumine son visage : "Et puis, quand je fais du vin, en Algérie, en Sicile ou en Touraine, qu'on le veuille ou non, c'est aussi un acte de création."

Admettons donc que Depardieu ne soit pas un acteur, mais alors qu'est-il ? On lui parle de ses aventures avec Fidel Castro et Abdellaziz Bouteflika, et le voilà qui ne résiste pas au plaisir du jeu et de l'imitation. "Depardiou, mon ami !", soudain le visage de Depardieu change, comme par enchantement il est Fidel Castro. La situation à Cuba, les atteintes aux droits de l'homme, la censure ? "C'est vrai, il y a un côté Shakespeare dans tout ça. Mais bon, il y a aussi de la poésie. Et du soleil." Le théâtre, toujours. Comme la vie de Depardieu.

Franck Nouchi

"Lecture et approche des Confessions de saint Augustin", par Gérard Depardieu et André Mandouze. Cathédrale Notre-Dame de Paris, dimanche 9 février à 16 heures.


lundi, février 10, 2003

Ah! mais c'est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèès bien tout ça.

Pol et Mickey sont en train d'ascensioner les hauts plateaux du Vercors ... la nuit tombe. Pol trace et mickey râle, son sac est trop lourd et mal réglé ... à cause du "Bon Cadreur" en 20 volumes qu'il s'est obligé de prendre avec lui car il lui faut toujours un mode d'emploi.

La nuit tombe encore plus.

Ca sent l'éternel retour du même ... Vont-ils devoir planter (une tente pardi) ? Où est cette putain de bergerie ? Rien ne va plus ... tambours-cymbales-fin du monde.

Une impression de déjà vécu leur rôde au-dessus de la tête.

Mickey, pour ne rien oublier de tout ceci, boit sans soif et sans remords car Pol ne lui parle plus .. Nondedjoss, il y a de l'ambiance dans ces images ! Ah! oui, j'oubliais quand-même de dire que Pol écoute Pol dans son mini-disk sans mode d'emploi. Pol n'utilise jamais de mode d'emploi.

Force est de constater qu'ils devront et doivent planter ... un peu comme dans un rêve qu'ils firent ensemble au même moment, exactement un an auparavant.

Qui tombe du plateau ?
Mickey, pardi ... on boit pas sur un tournage !

Posté par Marcel, du temps où il lui restait quelques neurones.

Ingrid Betancourt : UN AN DEJA !

Bonjour à toutes et à tous.

Dans quelques jours, le 23 février, Ingrid Betancourt et Clara Rojas auront été séquestrées depuis UN AN !

À ce jour sa famille n'a toujours reçu aucune nouvelle... la dernière "preuve de vie" reçue de Farc est la cassette vidéo remise en juillet, mais tournée en mai 2002. Depuis c'est le silence. Seules des rumeurs, parfois inquiétantes, parfois rassurantes, toujours incontrôlables, nous parviennent.

Depuis son enlèvement, 219 comités de soutien se sont formés spontanément dans 26 pays; 428 villes et communes ont marqué officiellement leur appui en la nommant Citoyenne d'Honneur. Et ce nombre augmente chaque jour.

Pour marquer le triste anniversaire de son enlèvement, de simples citoyens ont décidé de démontrer d'une manière visible leur soutien à la famille, et leur adhésion à l'espoir démocratique que représente Ingrid pour la Colombie. Dans plus de 25 villes de France, de Belgique, du Canada, de Hollande, d'Allemagne, du Congo, du Cameroun, d'Espagne, de Colombie et probablement d'autres pays vont se dérouler des marches de soutien ou d'autres manifestations. Pour démontrer à la famille d'Ingrid et à nos gouvernements que nous sommes encore nombreux à garder espoir et à réclamer une implication internationale plus efficace pour résoudre le problème des 3.000 séquestrés de Colombie, nous avons besoin de votre présence et de votre participation ! La liste de ces villes et les détails des manifestations se trouvent sur www.Betancourt.info.

Les nouvelles qui nous viennent de Colombie ne sont malheureusement pas bonnes. Pour suivre la situation, la page "Actualités - daily news" de www.Betancourt.info est mise à jour quotidiennement. Consultez-la !

Pour les jeunes de 10 à 18 ans et plus dans le cadre scolaire, nous annonçons aujourd'hui dans le cadre du projet "Sur les Traces d'Ingrid" une grande Conférence Scolaire Interactive sur internet. Prévue pour durer du 17 février au 28 mai, cett "conférence" permettra aux classes inscrite de poser leurs questions à Mélanie Delloye, la fille d'Ingrid
Betancourt, à Marie Nagy, sénatrice d'origine colombienne, à Liliana Mejia Pelerin, conseillère municipale et responsable d'une ONG colombienne, à Daniel
Vin de l'Ecole de la Paix à Grenoble et à Jorge, un ex-guérillero. Je ferai également partie du groupe de conférenciers.

Pour plus d'infos, allez voir sur www.EducWeb.org.

Encore merci à toutes et à tous pour votre soutien ! J'espère que nous serons nombreux à nous rencontrer le 23.

Armand Burguet armand@educweb.com

samedi, février 08, 2003

L'empire des ricains vu par eux-mêmes ... enfin par un de chez eux :o)


Un petit clic pour un grand zoom ... c'est vous qui voyez

jeudi, février 06, 2003

"Routing Out Evil" : enlève d'abord ta poutre de ta tête avant la paille dans l'oeil du voisin

Une association canadienne se propose d'envoyer des inspecteurs aux USA pour inspecter les installations d'armes chimiques, biologiques et nucléaires de ce pays.

L'administration de Bush a retenu 4 critères pour désigner les pays dangereux :


  1. Avoir des stocks massifs d'armes chimiques, biologiques et nucléaires
  2. Ignorer les résolutions des Nations Unies
  3. Refuser de signer et d'honorer les traités internationaux ;
  4. Etre parvenu au pouvoir par des moyens illégitimes


Les USA répondant à ces 4 critères, le quatrième renvoyant aux irrégularités de l'élection de Georges Bush (décompte des votes irrégulier, y compris dans un état américain crucial - la Floride - ayant comme gouverneur un membre de la famille du président, le déni du droit de vote sous prétexte de délits mineurs (contravention routières etc.) à nombre de citoyens américains en majorité noirs qui auraient sinon par tradition voté plutôt démocrate, et de l'implication de l'administration Bush dans divers scandales financiers (Enron etc.) avec des firmes qui ont financé sa campagne), une inspection et un contrôle de leurs équipements s'impose !

Vous pouvez devenir inspecteur, c'est possible de s'inscrire sur le site de routing out evil.

Elle aura lieu en février 2003 : les inspecteurs du mouvement "Routing Out Evil" vont se présenter à la frontière américaine et vont demander à effectuer leur travail.

Le moment de Marcel Mong

Un pain bien gris tout frais coupé
Un beurre fermier de première catégorie
Une confiture de griottes de la marque Nostalgie, forcément.
Le tout trempé dans un grand bol de lait.

mercredi, février 05, 2003

Roland Barthes en ligne

Pour ceux qui aiment ceux qui aiment les mots qui aiment ceux qui le leur rendent bien, une petite visite sur ce site vous offrira quelques moments agréables.

Evidemment, en plus, ou en dessous de ces principes, il y a des raisons techniques, de technique du sens, à emprunter des mots grecs. Premièrement, le déplacement des connotations : le... l'expression, par exemple, " vie solitaire ", n'est-ce pas, ne connote aucune structure de règles, ce n'est pas un être sémantique, tandis que monôsis connote la règle du monachos, c'est-à-dire du c... du célibataire. Deuxièmement, le mot grec pointe un concept qui fait à la fois or..., pour nous, origine, image et dépaysement ; c'est très important, n'est-ce pas. Un mot grec, cela fait, pour nous, à la fois origine, c'est une origine, c'est une image et c'est un dépaysement et c'est... nous devons ménager dans le paysage de notre propre langue des... des perspectives de dépaysement. Enfin, troisièmement, le mot grec globalise une notion et l'emphatise. Il marque un résumé, une ellipse, et de là alu... assure une opération féconde de dépliement, n'est-ce pas. D'une man... d'une manière générale, ce serait un dossier à ouvrir... encore un sujet de troisième cycle, pour ceux qui en chercheraient, ce serait le dossier des mots-concepts d'une langue insérés dans un autre idiome. Vous pensez bien que je... je vise ici l'énorme problème des mots allemands, venus de Freud, et qui sont importés dans la psychanalyse. Alors, tout le monde sait que ces mots venus de Freud et passés, soit en allemand, soit, dans un effort de traduction, en français, engendrent une sorte de sophistique baroque et des arguties de traduction, n'est-ce pas. On a lutté d'une façon sanglante, presque comme à l'intérieur d'une guerre de religion, autour du mot Trieb, n'est-ce pas, qu'on traduit par " pulsion " ou, comme avec Lacan, par " dérive ", n'est-ce pas ; pulsion et dérive, c'est pas du tout la même chose. Alors, pour éviter d'avoir à prendre parti, on donne le mot en allemand, Trieb, et à partir de là on peut s'arranger. Et ça, c'est extrêmement important, n'est-ce pas, c'est extrêmement important de... de faire germer des mots étrangers dans notre langue, parce que c'est un travail à même le signifiant, qui est toujours préférable au travail sur le signifié.

Saint-Moritz frigorifié


Poésie photographique du mois de votre naissance

Le monde ne vous a pas attendu et il continuera sans nous. Lapalissade sans intérêt.

Découvrez un moment poétique caractéristique de l'époque de votre naissance ou de celle de vos enfants.

Un grand merci au baron Gheel de Voogheel pour le tips.

mardi, février 04, 2003

Petit extrait de littérature tranchante

Allégeance

"Vous gesticulez la nuit en écoutant des morceaux hargneux, seul dans la libre surface étriquée entre la table et le lit, le corps cassé sourd à tout ce qui ne casse pas les genoux — le sang cogne, le sang voudrait jaillir.

Vous faites des pompes jusqu’au craquement des épaules, jusqu’au souffle infime filet tordu.
Vous courez le long d’un fleuve dans une ville que vous ne voyez plus. Des heures où la foulée va s’amplifiant : les jambes exultent, la poitrine épouse la vibration de l’air.

Vous buvez une trentaine d’heures d’affilée, des litres de n’importe quoi dans n’importe quel ordre, la fatigue de la nuit blanche vous oblige à cesser, il y a pénurie de cocaïne ces jours-ci, vous allez vous coucher dans un parc, transparent enfin à toute chose, bénissant les quelques amis imaginaires que vous n’avez cessé de vous inventer depuis la veille, de bien réels errants parfois qui font semblant d’y croire au zinc.

Vous frappez un imbécile qui vous a parlé d’elle. Son sang gicle sur votre dernière chemise propre. Il finit par avoir le dessus, votre bouche est dans le caniveau, il vous casse quelques côtes, des dents peut-être, vous riez. Vous entendez les coups l’enculé qu’il vous donne du métal de sa botte, vous pleurez de rire, vraiment c’est trop drôle, votre viande imbibée d’alcool ne sent rien.



Vous vous branlez éperdument au-dessus du lavabo, cerné par d’aigres néons jaunes.



Vous essayez de vous faire chasser de l’hôpital, vos assiduités vont à toutes les infirmières, de tous âges, toutes, pas de quartier. Un reste de pudeur vous retient auprès du personnel masculin. Ça marche. On vous fait signer une décharge au bout de deux jours.

Vous imaginez vous retirer chez les Trappistes à Soligny, toute votre vie rejaillissante entre la cellule et quelques pas dans le bois le soir, toute la vie dans l’intime corps à corps avec Dieu, le silence. Vous imaginez le désir très vite derrière vous, la bête crispation du désir, les gestes pris par la tâche et la prière.


Un matin vous allez la guetter à la sortie de l’école, une heure tapi derrière un bosquet. Elle ne sort pas.


Vous tombez sérieusement malade, comme des bouffées de chaleur qui vous scient les os, vous délirez, vous avez peur de mourir, vous récitez des Notre Père, vous vous moquez de vous, je vais te cogner la tête contre le mur vous vous dites — elle vous raille elle aussi, se tord de rire dans les ombres de la chambre.

Vous vous préparez.

Vous vivez à la surface de vos cuisses, de vos épaules, avec l’envie, les images, les gestes sus par cœur à force, les gestes impossibles imaginés.


Concrète au creux des paumes et dans l’articulation des doigts, la possibilité se terre, précise, de tuer, le geste tapi aux jointures. La possibilité de voir la douleur chez un autre, de supporter sa douleur. Le bonheur de jouir de la douleur de cette petite pute qui vous a trahi.

Les ultra-sensibles comme vous sont les pires, avec leurs larmes toujours prêtes sur les yeux, dont le déclencheur est placé très bas, qui peuvent basculer très vite, vers cette possibilité, ce bonheur à l’affût dans les mains, beaucoup plus facilement que ceux, la plupart, tous, que le sang n’effraie pas, le cri, ceux que la terreur d’autrui ne terrasse pas, ceux qui se contentent de ça chaque jour, du cri, de la terreur d’autrui, ceux-là, tous.

La femme qui pleure un peu vous terrifie, mais si un jour, si une seule fois un jour, demain, tout à l’heure, si vous regardez sans émotion un visage qu’ont chiffonné des mots sortis de votre bouche, si vous vous amusez de ses traits déchirés, il est probable que vous pourrez la violer avec une facilité bouleversante."

(...)

Alban Lefranc
novembre 2002
inédit

lundi, février 03, 2003

Nova Underground News

Il me semble que je me dois quelques explications quant à l'affaire "open screen 30 janvier 2003" du cinéma NOVA, notamment suite aux invectives du maître de "cérémonie" de service mais aussi des suites des quelques règles que s'impose elle-même la gestion dudit cinéma, maximum 15 minutes.

Ce qu'on appelle l'inexpérience et le traque, sûrement parce que l'on doit se sentir traquer, m'ont permis d'oublier de citer les différents intervenants dans la réalisation des 2 courts-métrages ainsi que de préparer un speech ou une présentation plus originale or ce n'est pas permis et voici quelques précisions :

Cheval_06

Images : O. Chantrell, S. Ollieux
Son : D. Maréchal, O. Chantrell
Voix-Off : O. Chantrell
Montage : D. Maréchal, O. Chantrell


Gobi_03

Images : O. Chantrell
Son : D. Maréchal, O. Chantrell
Montage : D. Maréchal, O. Chantrell


Je passerai sous silence les détails du projet, sa mise sur pied, ses tenants, aboutissants et vous renvoie, si la curiosité vous pousse jusque-là, à me demander une copie du journal de bord
à l'adresse mongoslam1@yahoo.fr ... ..

Et d'abord comment expliquer le drôle d'accueil que m'a réservé ce fameux MC ?

Visiblement, présenter deux films le même soir de l'OpenScreen est vite soupçonné de work'in progress ou que sais-je encore de plus jargonneux, un peu comme si on était à Cannes sous les feux de la rampe. Non mais ... ! Ils imposent 15min maximum et puis s'étonnent du saucissonage. A n'y rien comprendre. Nous aurions très bien pu faire un film de AàZ couvrant l'ensemble du voyage (4h20 de rushes) ou bien 10 courts-métrages de 2 minutes 37"... ou bien ... ou bien ... ou tout aussi bien ne rien faire du tout.

Et du haut de leur superbe de rajouter que le Nova m'avait bien fait une fleur de programmer le second. Merci ! J'avais demandé qu'il soit projeté à la suite du premier dans la mesure où je considérais le premier comme une meilleure introduction à mes aventures là-bas (ludique, didactique et clin d'oeil aux amis) que le second et dans la mesure seulement où il restait de la place. Je ne reparlerai pas des mauvaises conditions dans lesquelles le second fut projeté ... j'ai été obligé d'intervenir et de courir héler le projectionniste ... du coup j'ai pas vu Gobi_03 en entier sur grand écran ... encore une fois non mais !

Il en a aussi voulu aux titres en critiquant l'inadéquation entre ceux-ci et le contenu des films(surtout pour Cheval_06) mais là ... il est complètement dans le rouge puisque c'est pas parce que votre nouveau môme ressemble à une marguerite que vous allez forcément l'appeler Marguerite.


Quant à la suite, j'ai divers projets en tête et même encore un peu plus. Je pense à réorganiser un jour ou l'autre une projection et dans de meilleures conditions j'espère ... voire de faire une autre version (Cheval_007) légèrement modifiée. Et finalement, je suis en pleine tractation avec la Roseraie à Uccle pour que le ou les films s'insèrent dans un spectacle qui a lieu pour tout ou en partie dans une yourt.


Un bonjour chez vous, de chez vous.
Mmong

dimanche, février 02, 2003

Sur la navette qui s'est crashée


Voici la trace radar de l'impact du crash de la navette. Regardez bien le début de l'animation qui amorce le nuage vert-rouge avant la trainée jaune orange.

samedi, février 01, 2003

Les RedHotChiliPeppers aiment Flash sur scène

Joshua Davis, designer web d'une renommée certaine, a développé une animation Flash pour la tournée 2002 des RHCP. Le site étant piloté par une interface Flash, il est difficile de vous donner un raccourci direct. Arrivé sur la homepage, vous choississez le menu "BroadCast" ... et dans le sous-menu "Red Hot Chili Peppers" ... Balladez-vous sur les autres pages du site et appreciez les créations de l'artiste, elles valent toutes une attention ad hoc. Enjoy Capt'ain!

Le même Joshua Davis est connu pour PRAYSTATION, un site web qui a accumulé ses recherches en animations Flash. Plusieurs versions sont toujours accessibles, et vous assurent quelques heures d'exploration des plus joyeuses. Laissez-vous aller au hasard des clics, immersion assurée, surprises garanties. La magie est au rendez-vous, n'attendez pas une seconde de plus!

Des gens biens
Les 3 lurons délurés de www.incorect.com sont des personnes respectables comme je les aime.

Leurs influences résument à elles seules l'esprit de leur petite bande d'aktivistes : «Les sexualités déviantes, les robots, le mauvais goût, l'absurdité, la politique, TF1, les romans-photos, la SF, les séries Z, Marcel Amont, le Bauhaus, le constructivisme, les petits dogs, les films d'horreur, le CAC 40, les vaginettes, les collectionneurs, le ridicule, l'outrage à magistrat, le non-respect des codes, le détournement, les masques de catcheurs, les fanzines, les handicapés, les GI's, les nazis, les romans-photos, Bambi, la musique stupide, Jésus, les poupées gonflables, les multinationales, la Cellophane, les toilettes publiques, la viande, les huissiers, les amendes de stationnement, le poireau sur la joue de ma grand-mère, mes hamsters, le béton, la décadence, les abattoirs, le métal, Mimie Mathy, les poneys et enfin Mary Poppins.»

Dans le genre copier/coller, CTRL-C :: CTRL:V voire CTRL-X :: CTRL-V, il faut le hurler de rire: ils se débrouillent pas mal ... pas mal pas mal du tout. N'essayez surtout pas de vous aventurer sur leurs terres: ils tirent à vue et ne posent jamais de question embarrassante. Et voir et revoir. Vaut au moins 4 étoiles dans le télémoustique, et 5 Stars chez Clip-Clap sur RTL-TVi. Si si, c'est moi qui les attribue, donc je sais de quoi je suis capable, non mais hé !


Court-métrage en ligne

Dans le genre du meilleur du cru de l'Open Screen du Nova de la semaine dernière (31 janvier 2003), on aurait préféré voir ce genre de court-métrage accompagner les chevauchées de Cheval_06.mov et les ondulations de Chamo_03.mov. MURDER : 4'40 est une animation Flash de 3,5 MB qui vaut un coup d'oeil ... à vous donner des envies de passer à l'acte (entendez bien de passer Chamo_03 en Flash pour lui assurer un vedettariat webesque ... ).

Toi aussi compose ton robot

Assembles les pièces pour faire surgir ton robot préféré et apprends quelques citations célèbres du siècle passé faisant références à la cybernétique ... de "We are the robots" de Krafwerk à "We will turn into robots, it's inevitable and desirable" de Hans Moravec. Apprécies aussi l'interactivité des modules sonores électroniques. Cela ne sert à rien, rien que pour cela tu dois aller y jeter ta souris.

La vie des microbots ...

... est pationnante. Tout simplement fabuleux, vie et mort des microbots, vous rendra comme le gaz du même nom, hilare. Pareils aux humains, ils cherchent, apprennent, comprennent et se débrouillent très vite. Ils leur arrivent aussi quelques petits ennuis mais seulement pour vous faire rire.

Merci Françoise ...

Pour apprendre le français sans peine, un cours de langue "Merci Françoise ..." est à votre disposition. Un vrai régal pour vos yeux, vos mirettes et vos lunettes.

Et qui dira que je ne pense pas à votre perfectionnement, hein? Allez ouste, du balai ! Interro dans 5 minutes, capiche?

Attention ne pas confondre avec la voisine OMNIBUS DOUCEUR qu'on remercie aussi pour toutes les sorties bruxelloises que l'on sait avoir raté.

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Lafraise.com, éditeur de bien jolis T-shirts.