dingo!

samedi, novembre 29, 2003

Sexe ou soja, il faut choisir



Selon une étude sur les rats, l'absorption régulière de soja diminuerait l'appétit sexuel des femelles : -70% pour les rites d'encouragement à la copulation, -40% pour les postures de réceptivité (lordose). L'étude a été menée avec des suppléments de soja comparables à ceux que l'on trouve dans les produits diététiques de l'alimentation humaine. Le soja contient des isoflavones, molécules proches des estrogènes (hormones sexuelles).


vendredi, novembre 28, 2003

Sinima


Kill Bill, le dernier opus de Quentin Tarantino, nous retourne tout juste comme il faut et j'ose à peine en coucher quelques phrases tant ça pourrait devenir long pour un lecteur forcément pressé de surfer ailleurs dans l'immensité de la toile et de sa mailbox.

Un spectateur est sorti pendant la séance ... prenant sûrement les choses avec beaucoup trop de premier degré, ratant de la sorte la finesse et l'humour bien tordu de l'auteur.
Les clin-d'yeux à des séries mythiques comme Drôles de Dames, les Manga ou tout simplement à des situations comme celle du voyageur occidental esseulé au find fond de l'asie de l'extême font légion sans pour autant virer dans le plagiat.

La BOF (bande originale du film) est pas bof du tout. Je me l'étais procurée avant de voir le film ... - une première personnellement - ce qui a l'art de vous mettre dans les meilleurs conditions. La réécoute est un délice. Ca volte et ça gicle dans votre beau salon.

On attend la suite avec impatience.


Pfffieu ... quel Mong ce fan!

Trop beau pour être faux

Le cycliste est un hybride de piéton qui se promène avec son vélo. Ca tombe sous le sens ... enfin visiblement ou invisiblement pas pour tout le monde.


jeudi, novembre 27, 2003

FLIPPER

Bien avant
que ne tilte le flipper
quand lentement monte la vapeur
que ne remonte une douce saveur
un frisson qui te grimpe l'échine
qu'une goutte de sueur ne perle fine
tu me parles sans honte
des monts de l'Olympe

De dérapage verbal
up-to-date à la page
tu me dis fière
tu sais que je peux mieux faire
je repasserai pour l'oral

Tu commences la main dans mes cheveux
lancinant délicatement
halucinant doucement
tu t'avances et tu cries : Je veux
ondulant dolemment
modulant doucement

célèste et preste je te délèste
de cet accoutrement
et sans déguisement
dans un simple dénuement
tu captures sans heurt
une douce langueur
qui s'emballe dans le dédale
des sens de ton corps sculptural

dans des mouvements issus d'un vieux rite tribal
un vieux culte cunnibal
ma bouche effleure tes nerfs à fleur
de peau et dès qu'affleure le petit bouton
ma langue qui a le faux défaut de t'offusquer
sans te brusquer
embusquée à l'orée
en porte-a-faux
tel un sniper franc-tireur
ma langue switche l'interrupteur
enfonce goulument le starter

portes closes
ton corps par soubresauts s'expose
le disjoncteur explose
ta prière s'exauce
tu frôles la sur-dose
tu flambes, tu brûles, tu hurles

j'écume

voilà que tilte le flipper
game-over
fin de la partie
insert your coin
ca tombe bien
j'ai de la mitraille
de vieille canaille
je vais t'en boucher un coin

SABLES MOUVANTS

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
et toi
comme une algue doucement caressée par le vent
dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entre'ouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer


Jacques Prévert

mardi, novembre 25, 2003

Proposition


Afin de mettre un terme symbolique au conflit le plus épineux de l'histoire des relations internationales modernes, à savoir le conflit israélo-palestinien, pourquoi pas relooker en Colombe une armada de vieux B 52's et remplir leurs soutes d'une nuée de livres de philosophie et autres saints écrits dont le surplus d'édition (si jamais il existe) serait d'office envoyé au pilon ?

Histoire d'aller les déverser à la frontière -si jamais elle existe- des deux pays tragédiquement tant suscités ... exactement, juste au-dessus, pas à côté.

J'attends vos listes, histoire de pas balancer n'importe quoi : mongoslam1@yahoo.fr.

Y en a marre, à la fin, de ce foutoire qui patine, alimentant sûrement peut-être les extrémistes de tout poil.


MrMong

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Détecteur de racisme pour cerveaux fatigués


Le Dr Jennifer Richeson, du Dartmouth College de Hanover (New Hampshire), a mis au point une machine capable de repérer les préjugés racistes par l'observation de l'activité cérébrale. Sur trente cobayes blancs , à qui l'on montrait des photos de Noirs et de Blancs en leur demandant de les associer avec des concepts positifs ou négatifs, elle a pu observer chez certains une activité plus intense dans la zone du cerveau dédiée au contrôle des pensées et des comportements ainsi qu'un temps de réaction plus long. Cette suractivité pouvant être interprétée comme une tentative de surmonter des réflexes racistes. Conclusion de cette expérience, réalisée avec un scanner utilisant l'imagerie par résonance magnétique (IRM) : les préjugés racistes, même non intentionnels, provoquent un surcroît d'activité mentale qui fatigue le cerveau et le détourne de ses fonctions de base. Les racistes sont débiles, c'est désormais officiel.


jeudi, novembre 20, 2003

Extrait

Je me rappelle
Un tango triste, dans l'ultime nuit du monde ancien
Une jeune fille, à travers les palmes, glisse
Un oeil du côté de l'hôtel Phoenicia.
Maria, alma de mi corazon,
Avant le temps du creuset.
Et des scories
Avant les cratères subits
Et la cancéreuse floraison de la terre retournée,
Avant que fondent sur nous les charognards,
Avant cette cigale,
Ces sauterelles,
Cette rue vide.



[...] "Vers libres : pourquoi pas ? Le temps manquait tout simplement pour les cadencer, et les rimer, pour éviter les assonances et l'ambiguïté. La poésie, il fallait qu'elle eût ce caractère hâtif et brutal, comme l'acte de se nourrir, de dormir, de s'accoupler. Gréement de fortune et une grâce qui aurait pu être plus subtile. Mais cette poésie faisait son office ; elle consignait la vérité.

"La vérité", dans le sens d'exactitude acessible. Pas de métaphysique. La poésie n'est pas un colloque avec les anges ou avec le " subconscient ". La poésie, c'est le colloque avec les tripes, avec les organes génitaux et avec les cinq portails des sens. Rien de plus."


Extrait de " V. ", Th. Pynchon, traduit de l'américain par Minnie Danzas, Seuil, collection Fiction & Cie.

lundi, novembre 17, 2003

Sans titre

Tes
Attraits
Pour jamais
Belle Elmire
M'ont su réduire
Sous ton doux empire:
Content quand je te vois,
Mon ardeur pour toi
Est extrême
De même
Aime-
Moi.

Sans titre

Que mon
Flacon
Me semble bon !
Sans lui
L'ennui
Me nuit;
Me suit,
Je sens
Mes sens
Mourants
Pesants.
Quand je le tiens
Dieux ! Que je suis bien !
Que son aspect est agréable !
Que je fais cas de ses divins présens!
C'est de son sein fécond, c'est de ses heureux flancs
Que coule ce nectar si doux, si délectable
Qui rend tous les esprits, tous les coeurs satisfaits.
(...)


Chépuki de chépuki ?

samedi, novembre 15, 2003

Trop beau pour être faux

L’oxymoron parfait est sans doute le livre car il est le seul qui arrive à se taire tout en parlant très certainement un peu_beaucoup_à la folie de son lecteur.

Il a, de plus, l'énorme avantage de ne jamais tomber en panne.

lundi, novembre 10, 2003

Pêle-mêle Galaxy

Les Roitelets de l'avenue s’agitent comme des héros,
Noirs hérons, échâssiers émaciés. Encore pappy, déjà papa,
Pas gustatifs, juste portatifs et robofiques.

Les Nicolas attendent le 6 décembre toujours
Pour en descendre et de leur hotte et de la boue
Ou atterrir de leurs hautes Andes, sans bien savoir
Un quel saint va se jouer, ni quoi se souhaiter
Ici devant l’enceinte et pour la voir !

Hérou, hérou, petits pas, ta fosse,
Renard rusé, tout roux coocool dans sa tasse de café,
Rêve sa lie, de se lier dans un jus de note
Et, cordes serrées, rythme le jazz,
Making whoopy, making the blue, not ?

Maréchal-Smoes, comme deux oreilles,
Bourdonnent, bourgeonnent et font les guêpes.

Le Misson-Yougg's Sunnen-Lahaine sous un
Derclay et qui en pince comme d’une clé à molette,
De bouter le feu aux épaulettes,
De poing, de marbre et en dépêches.

1/3 de Grundey : coktail de luxe et jazz conrad,
Une belle qui chante, jument d'amour et qu'on chevauche,
De loin, des yeux comme un Indien sa steppe.

Goldo, ailleurs déjà, parmi les élysées de sa duraille,
A plein gogo comme dans un tube, attise l’âtre et ses vitesses.

Capitaine Slam brûlant sa flamme jusqu'à son fiel,
Mathusalem.

J'étiole, étoffe encore la galaxie d’un cœur, d’un geste
Qui vibre, fait courant d’air, déplace le vent, sa geste.

Et bien trop las de s’arretter, arpente, flagelle
Les pavés qui font les cons sous pluie glissante
A peine toute bleue et qui ruisselle vers les grandes eaux
Les grandes collectes, aux carrefours,
Pourtours et alentours d’une tombe sans nom
Dont on ne veut pas, pourtant et pour le moins,
Comme tous les maux de la Terre.


AB


PetitSurf

Browses-toi les dents, Adam!
Hyperscrute la toile, dans tous ses coins et ses recoins.
Ouvre les fenêtres, aère ton air et ton sur-être.

Surfe, surfe petit smurf, surf
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père, mescaline, ta cousine.

Hallucine, hallucine dans la grande galerie
Des moniteurs connectés, comme autant de bestioles
Dans un vestiaire d'arrière-boutique trempé, galère!
Pour tous, avec ou sans misère,
démons des luxes ou des rapines,
Courrez après, c'est san mystère.

Allitère, alister, mots à mots et
boutes à mots, caravelle ! caravelle
Vers d'autres amériques, entières ou même parcelles.
Sur les atolls en feu du moins beau pacifique,
Alimente ceci, alimente magique,
Nourrit la religieuse ta mante et ta flamande.

Surfe, surfe petit smurf, surf
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père, mescaline, ta cousine.

Passe la souris à l'anneau et regarde le monde
Edite, entexte et en gore texte de ténus écritesques.
Archéologue en site avec tes petits pointeurs
Accrochés aux parois de la gigajava crypte.
Les lights de la tendre lumière forment des ronds,
Des étendards sur la flamme érotique
Et disparaissent quand est atteinte la meilleure vitesse.

Coupe les flux et intercepte, balaie en large
Et garde le meilleur ! Marin du net, vareuse en tête,
Ton zinc est celui du Grand Paquebot lorsqu'on s'y connecte.
Sautant, jumpant de window en window comme des
Mouches, des barres et des prisons de mer,
A ne plus voir une de ces belles gazelles
Pendant plus de trois semaines.

Boutes à mots, passerelles ! passerelles
Vers d'autres scubatropiques, entières et xénophiles.
A l'île, sur autour et dedans, cherche-là et
Trouve-là. Laisses-toi porter par la vague solitaire,
Enjouée stoïque épuisante en mali.
Blanches lunes répétées et des nuits laissées
à s'égarer sur d'étranges théories,
Zapping incest, de souris en souris.
Click, click game over the click ...

Surfe, surfe petit smurf, surf
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père, mescaline, ta cousine.

Muses en loop, vous faites des boucles
Sur les hauteurs de la fatigue,
Vous cadencez la prose, la figue
De la grande grappe en grains comme
De raisin, des noeuds vous faites
et répétez aux cent milles envies.

Vol pause stop éject
Atterri petit smurf, au risque de ne
Point pouvoir retenir ton souffle et les
odeurs de la puanteur, ta langue
Enflée partout en vain, des doutes ?

Hyperscrute la toile, dans tous ses coins et ses recoins.
Ouvre les fenêtres, aère ton air et ton sur-être.
Vas-y perdure enfin et pour de toute,
Qu'on ne dise pas il a suffit d'un battement d'aile
Pour qu'il se taise à tout jamais, en parallèle.

AB


A Tibedeff,

Il y eut les maudits mots qu'on sent
Bien virtuels pourtant,
Faits d’Oléastres comme
Tapis, volants, fumants,
s’évaporants.

On y bosse de ris en ris,
Avec belles blondon’s en saut de crabe,
Comme berniques, palourdes raclant la coque,
Coquilles,
De ces lézardes iconoclastes
Qui donnent conseil de comment battre_combattre
Un lapin qui tort, tue, … s’envient mourir
De tout son large, au bas de la pente
De toute sa lente, sur sa rambarde.

AB

Autour du Monde,

Une Perrine, son pot de lait,
Comme des marines, comme des mutines
Renifle son air saturé et
Agresse, sonore, une inquiétude festive
Qui fait volter les intervalles d’êtres,
De vague en encore plus vague.

Un sourire et se pose et s’attendrit du devenir de la vie
Sardonique, le trop solitaire chagrin
S’avère cause de folie, douce incolore,
Longe les murs et s’envenime de n’en rien montrer.

Tout se passe vers la mer,
Ce vent que la terre respire
Insuffle,
Des Naseaux, Célestes, Déchaînés,
Sur un nez rouge
Bagué, doré.

Imprimant à la terre tout le mélo,
Et l’ambarras de son pénible cahos.
Et à la mer, son jusant le plus fier,
La plus généreuse rehoule
Comme une armée de hanches femmées
Moulées assaillent.

Prenant le lieu, la place de l’horizon
A lui tout seul relégué en arrière fond,
De seconde zone alors qu’omni-savant
Pourtant quelques instants auparavant.

L’eau qui nous bat, et nous presq’ chavire
(…)


AB



Fogging in the air

Injonction!
Ecris ce qui ne peut se dire
Jette abjecte et crache
Les mots sur un papier grâcié
Par la grande pitié, lissés, la tendre, la généreuse
Casseuse de dent, pourtant !

Dénoués sur l’entre-faîte de malheureux
Destins, ne savent que faire
D’une corde, misère, ballante.
Que faire de se taire, quand de
Continuer à braire :
Miséricorde !

Belle lurette, il y a et ne sachant
Quoi laisser, quoi passer,
Articuler à dire sans outre et sans guidance.
Maintenant
Revient l’envie de maltraiter les langues,
Remuer l’impropre de quelques cerveaux exsangues
Prêts à se circonvulser, à rentrer
Sagement dans la peine de se trouver
Un adéquat de bon air .

Laisser moi encore en injoncter,
Naïf au pied ballant, colonne d’Hercule
Au savate d’argile,
Agile et grâcieux, tout dans la glace
Sûrement souvent pourtant.

Agir, il est le moins que le temps …

Je t’occis, mourons ! Mon immortel
Et plusieurs fois d’ailleurs plus qu’éternel,
Comme un Phénix ayant touché l’Onyx.

Partons !
Salut !

AB


vendredi, novembre 07, 2003

... contemporains.


"Nu et propre derrière mon bureau, j'écris. J'éprouve cette calme
fureur qui m'avait précipité dans le fleuve, autrefois, un jour
d'hiver qu'un homme connu comme mon père m'avait expliqué qui
j'étais. J'ai ouvert une bouteille en plastique pour me servir un
verre d'eau de volcan et j'écris des mots du bout d'un stylographe
sur du papier en arbre. (...) J'écris et je me vide de mon encre
en position assise parce que la station debout m'est insupportable.
Je pense à la mort. Je me prépare à la guerre. Je ne peux pas fixer
trop longtemps les objets."

quatrième et remarquable extrait de Sphinx d'Antoine Brea.


Une autre jeune fille, retour et sortie définitive du double dévasté
du narrateur, des images épaisses et morbides ; la vie prend le dessus
quand même. Dense, tendu, et toujours joueur en même temps.


lundi, novembre 03, 2003

Petit texte de Philippe Geluck

Les Français sont en train de se poser la question de savoir s'ils ne devraient pas imprimer sur les paquets de cigarettes (dont le prix vient d'ailleurs d'augmenter considérablement) la photo d'un fumeur atteint du cancer du même nom ainsi que la mention «Le tabac tue». L'effet sera-t-il suffisamment dissuasif que pour décourager les futurs consommateurs ou faire baisser la fréquence d'inhalation des adeptes de Jean Nicot (1530-1600). L'idée n'est pas bête et pourrait faire des petits.

On ferait imprimer sur les sachets de bonbons des photographies de dents gâtées et sur les étiquettes des bouteilles de bière ou de whisky des clichés d'accidentés de la route perdant leurs derniers litres de sang dans le bas fossé.

Sur chaque emballage plastique, chaque canette, chaque bouteille d'eau minérale, une vue de décharge publique où s'entassent pour les siècles des siècles les rebuts de notre société d'hyper consommation.

Sur nos T-shirts, casquettes et chaussures de sport, on verrait le portrait des enfants esclaves qui, dans des caves obscures quelque part en Asie, pour quelques centimes d'euro, cousent de leurs petits doigts les vêtements que nous porterons seulement quelques fois avant de les bazarder parce que le coloris ne sera plus de saison.

Il faudrait aussi apposer sur chaque litre d'essence l'image d'une mouette mazoutée et sur chaque baril de pétrole, celle des terres inondées par les océans qui vont bientôt déborder suite au réchauffement de la planète ou celle de populations martyrisées par des guerres dont le seul but est de préserver l'approvisionnement d'or noir des pays les plus riches et les plus égoïstes du monde.

Excusez-moi, je m'énerve. Au fond, la meilleure solution serait peut-être, tout simplement, de faire imprimer sur les billets de banque cette mention : «Peut nuire gravement à l'humanité».

Philippe Geluck.


samedi, novembre 01, 2003

Falling Elevators

Its 3:00 am. I reach over and
turn on the radio. It coughs up a noise
that reminds me of a soundtrack to a
bad dream. The rain is hitting my
windshield so hard, I can barely hear
the tinny, garbled voices. The cars outside
rush by like falling elevators. My headlights
catch fleeting images of ghostly faces,
pressed up against glass in silent desperation.
I'm lost in the middle of nowhere. But
I keep my eyes on the road, and I don't
look back.

MC 900 ft Jesus
from "Welcome to my dream", a god damned good old LP.



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