dingo!

lundi, décembre 29, 2003

Pornografik Slide

Tout maintenant
Tout de suite
Jouir tout le temps
enfin dès qu'on peut
Et surtout mourir jeune

Grosse fatigue
nous ressort
l'artillerie lourde
un coup sur le porno
un coup sur sa bite molle
un coup sur celui qui l'a suivi
avec Gabriella

histoires pour tranquiliser
ses angoisses
de quarantenaire
bien tapées.

Pestacle pour enfants (le retour)

Y'a des soirs
je vous jure
vaut mieux pas sortir
de chez soi
j'aurai du rester
à écouter en boucles
Apocalyptica
ou comment 4 violoncelles
fous furieux reprennent
Metallica
hummmm

Hon! Hon! Hon! Hon!
Le headbanging est de retour
dans mon salon
ce sont les petites soeurs
qui vont se régaler.

Donc disais-je
il y a des soirs
où il vaut mieux rester chez soi

Ces soirs de grande foire
en actes manqués
on dit les choses
qu'il ne faut pas dire
ou qu'on veut dire
tout de suite

on arrive en retard
on tourne en rond
tu n'étais pas là
mais j'ai croisé
X avec qui j'ai déjà
prit deux ou trois rateaux
manque plus que l'appel
et un petit seau
quoi que non
le seau d'eau
c'est moi qui l'ai versé

même si après
je me sentais nul
à me demander
où s'était perdu
mon désir.

taillé barré coupé
tout d'un bloc fatigué
presque usé
laccéré vidé
allez c'est bon
je vais me coucher.

dimanche, décembre 28, 2003

Vinegard & Salt


I...like the things that you hate
And you...hate the things that I like
But it hurts
Honesty’s your church
But sometimes
It’s better to lie
I...am the vinegar and salt
And you...are the oil that dissolves
My frustration
Honesty’s limitation
But sometimes
It’s better to lie
I am the vinegar and salt
And you are the oil that dissolves my frustrations
Limitations
But sometimes...
I don’t dare to ask why


Sit Down And Listen To Hooverphonic "The Live Theater Recordings"


A écouter
plus qu'à lire
à fond ta manette
ma petite Ginette

Alors Avec Les Gonzesses Ca Roule Comment?

Ben mon pote
justement
je ne savais pas comment
en parler
je vais pas faire
mon malin
encore moins mon nain de jardin
surestimé et sur-outillé
avec sa brouette
et son sac à pépèttes
je serais plutôt le style
du petit père noel
qu'on a pendu
à la façade
qui se les gèle
et qui attend vainement
qu'on vienne ouvrir la fenêtre

ma belle brune
celle qui parle
avec ses accents à la Vondael
préfère qu'on reste
de bons potes
et pour les fausses blondes
je dois bien dire
que j'ai du mal
à leur parler
en tête à tête
mais

mais comme
le crie le pote
blogarythme
frénétique
tu népériens
pour attendre
la recette du succès
est simple,
ben s'il le dit
alors je reprend
des cacahuètes.

Un Pestacle Pour Enfants
Je vais tout à l'heure
par petits pas légers
voir un pestacle
pour enfants
Je me demande
si j'y croiserai
ton sourire facétieux
Tires-moi encore
une belle langue
et comme un traître
je t'embrasserai goulûment
par colliers enroulés
sur ton cou
de baisers doux
je te ferai revenir
quelques minutes
à feux doux
avant de te croquer
à moins que tu ne préfères
le bain
Marie

Te voilà prévenue.

Leçon de Guitare chez Mademoiselle Cha

J'ai croisé la tête
à l'envers
de mademoiselle Cha
qui pratiquait
sa leçon de musique
dans de troublants
courants d'air
chauds et humides

J'aurai du prendre
un cliché
une pause longue durée
et tirer une photo cépia
pour me rappeller
son émoi
ses mouvements langoureux
et sa douce musique.

jeudi, décembre 25, 2003

JOYEUX BORDEL

Et voilà le deuxième noël
que l'on vous souhaite
depuis mongo-dingo-slam

Avec du pétillant pour vos yeux
et de l'émerveillement dans les bulles
de votre champagne
Une douce ivresse
passagère pas sage
du tout



De l'élégance et de la grande classe
le sourire en coin
du sparkling sur les dents
le costume impeccable
les cheveux bien coiffés
pour faire un beau souvenir
pour notre photo
de famille

De l'amour
de la tendresse
pour nous tous

PEACE peace peace peace-maker


Prosit

PSYKO BUG

Il faut nettoyer
Le dossier système
Remettre à jour
Régler les problèmes

LE geste qui sauve
C'est toujours le même
Appuyer sur pomme
et puis M

-M-

MON EGO

Number One j'me cramponne
comme une icône à la conne
avec un look en aluminium
un minimum un minimum
panoplie de mégalo
Pas non plus de mélodie
Satan m'attire, j'me tire à temps
Immédiatement, immédiatement

-M-

jeudi, décembre 18, 2003

Mutation chez les mouches :
un seul gène vous manque et tout est modifié...



"L'expérience parfaite". C'est ainsi que Chung-I Wu (professeur d'écologie et évolution à l'Université de Chicago) a qualifié sans fausse modestie le récent travail de son équipe publié dans la revue 'Science'. Il faut reconnaître que le résultat est impressionnant.

Les chercheurs ont utilisé deux races de mouches drosophiles, l'une adaptée aux Tropiques (supportant la privation alimentaire, mais sensible au froid), l'autre aux climats tempérés (caractères inverses). Chez l'une et l'autre souche, ils ont modifié un seul gène, desaturase2 (ds2). Les drosophiles des Tropiques en possèdent une version pleinement active, leurs cousines des zones tempérées une version atrophiée. Ce gène est impliqué dans le métabolisme des lipides, mais aussi dans la reconnaissance mâle-femelle. Or, en modifiant cet unique gène, les biologistes ont pu constater des divergences de comportements et d'appariement entre les populations, l'une adoptant les habitudes de l'autre, le tout menant sur la voie de la spéciation.

"Cette étude associe directement génétique et évolution, note son auteur principal. Pour la première fois, nous avons été capable de montré la grande importance d'un petit changement génétique dans un contexte évolutionnaire tel qu'il s'est déjà présenté dans la nature".

mercredi, décembre 17, 2003

PODIUM

Ca y'est Ben nous refait un coup d'histerion de première classe.
Ben je veux parler de Benoit Poelvoorde qui se prend pour cloclo.



Ben oui ... cloclo et ses clodettes ... alexandrie alexandraaaaaa, le vieux truc qui fout toujours le feu aux soirées dansées.



Podium est une satire de la célébrité et de ses dérivés, une réponse à la télé réalité, une étude sociologique du monde des fans et des sosies.

PODIUM est donc le prochain film dans lequel nous pourrons revoir les exploits de Benoit Poelvoorde.

Le site vous apportera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'ami Ben ...




Les inénarables pic-pic & andré



Fume c'est du belge ... les rois du dessin-animé à la belge ... et bien je suis tombé sur leur site web
Pleins d'animations flash qui reprennent leurs héros déglingués.

Respect !!!

Quand j'étais petit ...

Qui n'a jamais repris cette maxime ... même pour rire un bon coup!

Un site web s'en est emparé en proposant aux gens comme nous de nous rejouer le avant-après ... les promesses et la réalité du jour.




Et vous "Quand j'étais petit" ... à quoi ressembliez-vous?

Pourquoi Google?

Encore une petite astuce qui rend Google sympa ... juste comme ca

Aujourd"hui (le 17 décembre 2003) le logo de la page d'accueil de Google ressemblait ... un avion des frères Wright où les deux hélices représentaient les des OO de Google.

Vous l'aviez déjà remarqué ... aux occasions spéciales :: le logo vampe l'actualité.

Mais ce que je viens de découvrir :: c'est qu'on peut cliquer sur le logo pour découvrir une petite surprise :o)

Tout les spécialistes du design web vous le diront :: on ne rend pas le logo de la page d'accueil "cliquable" ...

Ici, on change la règle et on offre une agréable surprise.

A tester la prochaine fois,


Post-Scoop


Procurez-vous "The Ticket", rendez vous à l'article sur le groupe de zikmu "les Dandy Warhols" et lisez, si ça vous dit car ça fait rire, sans coup férir et sans besoin de smileys à tous les coins de page.

Enfin, bon, tout ça tout ça, et sans passer par la case départ,

"Noyé Joelle pour 4002" à l'an qui vient, qui sera plus rose et moins mondain.

TchaoTutti car MrMong se voyait déjà au-dessus de la ....... piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiist.

mardi, décembre 16, 2003

Faut pas croire tout ce qu’on lit

Les softénons ont des bras et c’est pas pour ça qu’on leur donne du chocolat.



jeudi, décembre 11, 2003

SPARKLING

j'ai trouvé
la belle brunette au bois
dormant avec sa paire de lunettes
Comme le prince de Bel Air
j'ai cru qu'un baiser
pouvait la réveiller
mais elle prit peur
même une douce caresse
n'a suffit pour la rassurer
et depuis son silence se joue
comme une indifférence
j'ai entendu
son malaise
ressenti
ce poids coupable
comme le disait
celui qui était là quand
j'étais prêt
sans savoir pourquoi
à lui donner
ce que je n'avais pas
et même encore maintenant
le donner à quelqu'un
qui n'en veut plus
à entendre
ce mur du silence
je sais ce qu'il faut comprendre
l'histoire se transforme
comme la tour d'un chateau fort
qui au détour de chaque geste
devient une demande
insurmontable
oppressante
inutile
comme une prise d'assaut
d'un palais de glace
où les coeurs se briseraient
en milles éclats de voix
Pourtant les quelques échanges
épistolaires avaient mit
une étincelle en fête
au bord des coeurs
j'ai senti
le feu naissant
crépitant sa joie
nos quelques rencontres
furent des moments
intenses et privilégiés
dont je garde encore
la trace vive
et puis là sans crier gare
ciao bye bye
je peux comprendre
je ne suis ni prince
ni de Bel Air
mais tu restes ma belle
brunette au bois dormant
puisse la vie
t'apporter le charmant
pour qui tu en pinceras
certains disent
qu'il n'y a pas d'amour
que des preuves d'amour
je ne sais pas
ce que j'ai pu t'apporter
mais tu as poussé
la clé de ma porte
qui donne sur la plage
d'un océan de douceurs
la clé de ma porte
qui découvre les berges sauvages
des fleuves de voluptés
la clé de ma porte
qui ouvre le lit
de rivières frissonantes
la clé de ma porte
d'abruptes parois rocheuses
de torrents torrides
la clé de ma porte
qui jaillit
sur la source jouissive
de cette vie qui palpite
comme pépites dans les yeux
du chercheur d'or
Je te dis merci
mille fois
pour cette rencontre
aussi surprenante
qu'innattendue
je ne te demande rien
je te souhaite
que le meilleur
te porte
Il parait
que les gens importants
on les croise
toujours deux fois
alors je croise les doigts
je touche du bois vert
je t'envoie un dernier baiser
ma belle brunette
qui s'en est retournée
dormir dans les bois
avec sa paire de lunettes.

mardi, décembre 02, 2003

Evolution des écureuils, mutation des forêts

Tous les écureuils "plantent" des arbres en oubliant le lieu de leurs cachettes à graines, mais tous ne connaissent pas le même rendement dans cette fonction inconsciente d'horticulteur. La palme revient à l'écureuil gris. Ce dernier cache ses trouvailles une à une en les enterrant assez profondément : il procure ainsi aux graines, avec l'aide de sa mémoire défectueuse, un lieu idéal où germer à l'abri du dessèchement. Ce n'est pas le cas de l'écureuil roux qui se façonne de véritables "garde-manger" en entassant ses victuailles à la surface du sol : les grappes ainsi formées ont moins de chances de se développer. Semeur professionnel, l'écureuil gris tend pourtant à disparaître des forêts de l'Indiana sous la pression de l'agriculture et de la raréfaction des feux forestiers. Un groupe de chercheurs sous la direction de Rob Swihart, professeur en écologie des milieux naturels de l'Université de Purdue, a ainsi mis au point un modèle pour prévoir l'évolution forestière en fonction des espèces d'écureuil présentes. Plus vulnérable aux prédateurs que son cousin roux, l'écureuil gris ne traverse pas avec la même aisance les terrains découverts et la diminution des feux de forêts ne lui permet plus de "planter" ses graines hors de portée de l'ombre des arbres adultes. Il prolifère certes dans les zones urbanisées comme les campus universitaires et les parcs de banlieues ; mais l'écureuil gris doit au plus vite regagner son habitat naturel si l'on veut préserver la diversité des essences qui forment les forêts de feuillus.

Dis-moi quel écureuil t'habite, je te dirai comment tu pousseras...


lundi, décembre 01, 2003

LE BATEAU IVRE

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux.

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;


Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur RIMBAUD

SANGUINE

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
et tout l'orage heureux de ton corps amoureux
au beau milieu de l'ombre
a éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le Parquet ciré
n'a pas fait plus de bruit
qu'une écorce d'orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
joli fruit
la pointe de ton sein
a tracé une nouvelle ligne de chance
dans le creux de ma main
Sanguine
joli fruit
Soleil de nuit.

Jacques PREVERT

Objectif protéines


Le déchiffrement des génomes donne une vision en deux dimensions de la vie : les acides nucléiques (ADN, ARN) produisent en effet les véritables 'briques du vivant', les protéines, dont le repliement dans l'espace crée les divers tissus de l'organisme, ainsi que les conditions chimiques et énergétiques nécessaires à la vie cellulaire. Comprendre la vie ne demande pas seulement de connaître les gènes (génome), mais aussi l'expression de ces gènes (transcriptome) et leur produit final (protéome). La biologie moléculaire continue donc son projet titanesque de déchiffrement du livre de la vie, selon une approche à la fois réductionniste (quels sont les mécanismes chimiques élémentaires ?) et systémique (quelle est la place des interactions moléculaires dans l'émergence des propriétés du vivant?).

Dans le cadre de ce vaste programme, une équipe associant le secteur privé (CuraGen) et plusieurs universités américaines s'apprête à publier dans la revue 'Science' une carte détaillée des interactions protéiques chez la mouche drosophile. Le modèle concerne 20.405 interactions identifiées entre 7.048 protéines. Par ailleurs, des équipes américaines, européennes et japonaises viennent de s'associer pour lancer le projet Worldwide Protein Data Bank (wwPDB), qui vise à mettre à la disposition de la communauté scientifique les cartographies tridimensionnelles des briques du vivant.


Les grands voyageurs

les grands voyageurs
laissent dans le cœur des ardoises
les grands voyageurs
laissent les tuiles aux tuileries
cherchent des amuse-gueule
au buffet de la gare
trouvent des femmes seules
pour hommes affamés
à quatre pattes
à quatre pattes
intacts

les grands voyageurs
se posent sur le ventre
d'une âme sœur
ne respectent pas les consignes
ne font pas de cadeau
sinon des solitaires
à des égéries en souffrance

les grands voyageurs
vous donnent la migraine
avec des récits captivants
à quatre pattes
à quatre pattes
intacts

A. Bashung (avec Marc Ribot) - J. Fauque - L. Petitgand
Enregistré et mixé par Djoum au studio ICP (Bruxelles) / Masterisé à Translab par Hervé Dutournier.


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