dingo!

mercredi, juillet 31, 2002

PEKIN force YAHOO à s'autocensurer

La chine compte 57 millions d'internautes et quelques 280.000 sites web. L'état cherche par tous les moyens possible de garder le contrôle sur l'information qui peut être publiée ou échangée par ses ressortissants. Il a réussi a convaincre la majorité des acteurs qui sont présent dans l'internet (accès internet, information, moteurs de recherche, ...). Ces entreprises s'engagent à «développer la bonne morale et la civilisation socialiste et traditionnelle chinoise». Aaah quand l'autodiscipline rime avec autocensure, le monde est plus poli. Que chacun range sa chambre et on en parle plus, OK?

Tilt

Bien avant que ne tilte le flipper
quand lentement monte la vapeur
que remonte une impression futile
un frisson grimpe le long de l'échine
tu me parles sans honte
des monts de l'Olympe
de mon dérapage verbal
contrôlé up-to-date à la page
tu me dis fière
je sais que tu peux mieux faire
tu repasseras pour l'oral

serres-moi serres-moi
serres-moi très fort dans tes bras
serres-moi serres-moi
insères moi très fort dans tes bras

tu commences la main dans mes cheveux
lancinant délicatement
lancinant doucement
tu t'avances et tu me dis je veux
ondulant patiemment
ondulant dolemment

preste je te délèste
de ce célèste accoutrement
et sans aucun déguisement
dans le plus simple dénuement
tu captures sans heurt
une douce langueur
qui s'emballe dans le dédale
des sens de ton corps sculptural

dans des mouvements issus d'un vieux rite tribal
un vieux culte cunnibal
ma bouche effleure tes nerfs à fleur
de peau et dès qu'affleure
le petit bouton de fleur
par défaut, ma langue
qui à le faux défaut de t'offusquer
par le léger musc alléché
sans te brusquer
embusquée telle un franc tireur
switche l'interrupteur
éructeur de goulûs râles
j'enfonce le starter

portes closes
oubliée la pause
ton corps tendu se sur-expose
incisions sur ta lèvre inférieure
morsures rougoyantes
le disjoncteur t'exauce
tu frôles la sur-dose
tu flambes tu brûles tu hurles
tu envoies la sauce
j'écûme à cum mieux mieux

le brûleur te met à feu et à cent
milles lieues d'ici et bang
voilà que tilte et retilte le flipper
game over
fin de la première partie
insert your coin
to get the next level

PIPEAU

l'amour, l'amour, l'amour
toujours le vieux discours
soit divin soit humain
idem le baratin
jusque dans les vécés
j'en peux plus par pitié
faudrait changer de disque
entreprise à hauts risques
les curés en chaleur
idoles en pleurs
les mémés les plus louches
n'ont que ca à la bouche
oh de grace arrêtez de vous badigeonner
de cette pub idiote
j'en ai plein la culotte

l'amour c'est du pipeau
c'est bon pour les gogos
l'amour c'est du pipeau
c'est bon pour les gogos

....


Extrait de la chanson "pipeau" du bel album "KéKéLand" de Brigitte Fontaine
chanson dont les paroles de sont de B.Fontaine et Musique Areski-Mathieu Chedid

mardi, juillet 30, 2002

paradis

Rendez-vous au Paradis
Si l'idée à son charme
A quoi pense t'elle quand elle me dit
D'venir avec mon arme

Rendez-vous au Paradis
Attention c'est un piège
les anges ne sortent pas le samedi soir
En ensemble beige de chez Courrège

Est-ce le ciel que j'ai gagné
Dans ses bras je suis prisonnier
J'attends l'heure du jugement dernier
Un ange m'a égratigné
Près du coeur va-t'il m'épargner
Rendez-vous elle me dit rendez-vous

D'accord je me rends.

Paroles : jacques duvall
Musique : Alain Chamfort

Précisions

Ce qui est posté sous le pseudonyme de MisterMong n'engage que lui et les textes sont toujours susceptibles d'être remaniés, corrigés ou volontairement fautifiés ... bien que vous le verrez rarement revenir sur le coup de coeur d'un disque ou d'un livre.

La publicité est imposée par la boîte qui héberge mongoslam et les autres sites reliés ... ils s'en expliquent fort bien sur leur propre site, en invoquant leurs coûts de fonctionnement. Pourvu que ceux-ci n'augmentent pas trop et le champ visuel devrait rester viable, sans faire d'un écran 25 pouces avec pub, un 15 sans pub.

Les archives se consultent de bas en haut et n'apparaissent pas toujours. L'accès au site est parfois difficile voire impraticable. Blogger s'en excuse et doit sûrement faire face à une demande qu'il n'attendait pas si soutenue.

Les lecteurs, s'ils existent et le désirent, peuvent se manifester sur mongoslam1@yahoo.fr (rappel) ... on répond toujours bien que le virtuel d'un e-mail - à fortiori s'il est inconnu - modifie d'office le type d'échange.

Maman Mong va bien, tout aussi bien que cette canicule qui nous assoiffe plutôt qu'elle nous affame. Le petit Jacques Daniel est attendu au bar quand il aura fini de se perdre.

Bonjour chez vous.

Canicula



En ces temps de chaleur estivale étouffante, à vous stimuler un vieux drageur retraité à reprendre du service du coté des terrasses du Belga Café sur la place flagey, rien ne vaut une ballade nocturne dans les rues de notre capitale. En solo vélo ou en mach duo, version voiture décapotée pour vieux gland racrapoti, il y a quelques plans séquences qui valent leur détour au travers des illuminations nocturnes. L'air est moins lourd et les surprises aux coins des cafés sont parfois agréables. Hummm respirez et pédalez dans la choucroute !!!

Le vrai visage de Mongoslam

Et oui, Mongoslam existe vraiment sur le web. Pour vous en convaincre voici donc son portrait !!! Booouuuuh qu'il a l'air méchant.

lundi, juillet 29, 2002

Epis taffe

Ci-gît Anne,
Elle a fumé toute la vie
En lettres rouges sur son parvis,
Roulé sa bosse entre deux
Quarts, deux quarts de vanne
Parmi ses frères, ses frères de fêtes
En caravane, souvent la nuit,
Au braséro, aux bars de qui ?


Si gitane ?
Pas si gitane et petit âne,
Que reste-t-il de Bucarest et de nos Paris ?
Comme des volutes, des myhtes anciens,
Ont disparus sous le Vésuve, aux bras de qui ?


Ci-gît un âne,
Mordant le leste qui le défonce
Et l'évapore. Son bât transporte
à tire d'ailes un svelte corps
Bien vers la nuit, fin des chagrins et des délits.

Il a tiré toute sa vie, porté des lots
Poussé des amers coeurs pour cette gitâne
Comme une hélène qui se pavanne
Aux cheveux d'ébène, en char à vanne.

Il la guidée bien à travers
Les sentes, les heures, son impatience.
Cent heures, c'est trop ! et à son bât
il préféra y mettre un terme,
Se noya seul et dans un therme.


Ci-gît profane,
Mais le caveau se fait petit
Arrettons là, las de cette vie.


AB

Saboter légalement un réseau

Le Congrès américain est venu confirmer une rumeur en déposant, jeudi 26 juillet, un projet de loi qui vise à permettre aux «ayant droits et aux entreprises concernées par les droits d'auteur de saboter les réseaux» sur lesquels circulent des fichiers numérisés soumis à droit d'auteur.

Cela concerne, dans un premier temps, le piratage des morceaux de musique en MP3 échangés librement par des réseaux héritiers de NAPSTER. Cela pose une question légitime concernant la rémunération du droit d'auteur des artistes et des maisons de disques. Mais les dérives peuvent aller beaucoup trop loin. Imaginez que vous recevez une vidéo ou un mp3 et qu'il introduise une petite bombe sur votre ordinateur. Dans la lutte du Bien contre le Mal, encore quelques sanglantes batailles en perspectives.

Lire l'article sur Libé

La grande défonce

Le baratin des consomateurs de défonce est plein d'obligations. En plus des risques d'arrestations, ils sont incapables de consommer tranquillement, juste pour leur plaisir; ils doivent faire SAVOIR qu'ils en prennent. Ensuite ils essaient de raccrocher ça à l'Art, au Sexe et à la Scène marginale....

Revenons plutôt à ces jeunes gens "in", les défoncés. Leur vocabulaire "super mec. Tu vois ce que je veux dire. la scène. Cool. In. Largué. Bourgeois. La planète. S'éclater
. Baby. Pépé" Et ainsi de suite. J'ai entendu les mêmes phrases, si on appelle ca des phrases, quand j'avais douze ans, en 1932, et d'entendre les même choses 35 ans plus tard ne te fait pas brûler d'amour pour ceux qui les prononcent, surtout s'ils se croient dans le coup....

Que la défonce soit créative j'en doute, et comment! De quincey a écrit de bonnes choses et le MANGEUR D'OPIUM était joliment torché, malgré quelques passages barbants. C'est dans la nature des artistes de tenter toutes les expériences. Les artistes sont des découvreurs, désespérés et suicidaires. Mais la défonce vient APRES l'Art. Elle devient souvent la récréation de l'artiste, comme une cérémonie de l'être, et les soirées de défonces lui fournissent un sacré matériel, avec tous ces gens qui se déculottent le cerveau, ou qui, s'ils ne se déculottent pas, baissent leur garde....

L'herbe ne vaut pas le coup, tout simplement. Le plus fort de son effet est causé par la certitude pré-consciente qu'on va se mettre à planer. Si on remplaçait l'herbe par un produit ayant la même odeur, la plupart des fumeurs éprouveraient la même chose : "Eh, baby, c'est de la BONNE, vraiment super!".
Quant à moi, je préfère boire deux boîtes de bière. Je garde mes distances, pas tellement à cause des flics mais parceque la drogue m'ennuie et ne me fait pas grand chose. Mais je peux garantir que les effets de l'alcool et de la marijuana sont différents. On peut se défoncer à l'herbe et s'en aperçevoir à peine. Avec la bibine, en général vous savez très bien où vous en êtes. Je suis de la vieille école moi, j'aime savoir où j'en suis. Mais si d'autres ont envie d'herbe, d'acide ou de seringue, pas d'objection. Et tout ce ce qui est bon pour eux est bon pour eux. C'est tout.

On ne manque pas de sociologue à faible quotient intellectuel aujourd'hui. Pourquoi j'en rajouterai, avec mon intelligence supérieure? On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent "Oh! comme c'est AFFREUX cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues! C'est terrible!" Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu'un bâton, et tu demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE ...


Extraits de "la grande défonce" un compte à régler in "Nouveaux contes de la folie ordinaire" de Charles Bukowski ou " ERECTIONS, EJACULATIONS, EXHIBITIONS AND GENERAL TALES OF ORDINARY MADNESS" 1967-1972 traduit en francais en 1982.

samedi, juillet 27, 2002

S'ouvenir

Immmobile et sans mobiles
Ma bouée va au vent des retors et ressorts,
De la subemarine

Immmobile et sans mobiles
Mon ancre chavire au halo de la tendre et morte,
Lointaine cousine

Immmobile et sans mobiles
Mon mât de cocasse s'abîme dans la fange,
Au sommet de l'étrange

Immmobile et sans mobiles
Mes voiles s'arrachent sous les violentes rodomontades
d'un vent ventard bien plus qu'affable

Immmobile et sans mobiles
Ma coque a perdu de son lys,
Son coeur, l'amour et aussi le vice.

Immmobile et sans mobiles
Ma proue dans le fond s'efforce
A quelques foautes, toutes titaniques.

Immmobile et sans mobiles
Mes poupes en l'air et fesses
dans l'erre des cormornans géants, s'allègent.

Immmobile et sans mobiles
Le vent a tourné bien des manières
Changeant le cap et puis de mer.

Immmobile et sans mobiles

L'ancien disait "quelle est la véritable inconnue,
Celle qui blesse les flots les vagues
Immmobiles et sans mobiles
Elle laisse des traces pas sur le sable
Au loin plus bas et sans que ça se sache ?"

Immmobile et sans mobiles
La chouette fait le tour complet
Et nous voit tous quand vient le soir
Et que l'âme guette.

Nous manquons de mensonges épiques
Epiques échos, des grammes de mythes
Nous en manquons jusqu' à la barbe d'un sikh
Immmobile et pourtant plein de mobiles.

AB

vendredi, juillet 26, 2002

FINAL SCRATCH



Voila un nouveau système pour ton petit frère qui comme le mien rêve de devenir DJ. Le principe est simple, il permet de mixer directement des morceaux MP3 stoqués sur un laptop linux. J'en vois déjà qui rou_coulent des yeux doux, avalant les gigaoctets de leur disque dur, trop cooool.

L'astuce c'est que l'ordinateur est relié à une interface manuelle que sont les vraies platines du DJ. Tous les DJ vous le diront, on ne peut réellement mixer que sur du vinyle noir et mat. Une couche historique et surtout beaucoup de snobisme. Qu'à cela rien ne tienne, un petit boitier permet de relier le tout le computer à l'interface manuelle des divines platines. Des faux-disques en vrai vinyles permettent de synchroniser les scratchs du DJ directement sur les MP3. Ceux qui connaissent parlent de TIME-CODE encodé sur les disques. Le bras de la platine envoye à l'ordinateur juste la position du temps écoulé. La machine s'occupant de créer les specials FX. On voit d'ici tous les avantages apportés et les changements qui vont arriver dans les sets de nos DJ préférrés. Combiné avec un sampler et un bon raq d'effets, j'en connais qui devraient faire de merveilles. Et évidemment les autres pourront toujours faire semblant de "mixer" ... en enchainant en continu leur compiles de MP3. Ouaip je suis DJ, c'est moi qui mets les disques.

Du plaisir en perspective, hummm

Leur site :: pour voir les photos

RJD2 : Dead Ringer & le hip-hop frappé encore fort dans la nuque

Pour ceux qui aiment DJ Shadow, voici un nouveau venu incontournable qui vous surprendra par ses savants mélanges brumeux. De l'ambiance de films aux cotés souls-funkys sa palette d'expression ferait bien rougir un MOBY pour les audaces des collages sonores. On sent la passion et les heures de travail sur son sampler s'effacent dans la magie de cette bande son assez surprenante.

Retenez son nom car on va en entendre parler encore, encore et encore.

PLEIX : un collectif dans l'art du temps



Un collectif de créatifs parisiens, infographistes, modeleurs 3D, musiciens et autres talents subversifs réalisent différents travaux qui décalquent notre consumérisme.

A voir absolument : le clip "BeautyKit" où comment vos enfants peuvent renouveller leurs poupées barbies pour leur gonfler la poitrine, changer le nez, etc .... Toi aussi, ma fille devient un modèle. Top

Vite voir les vidéos :sur: le site wep-ouaip

NOUS AVONS TOUS, UN JOUR OU L'AUTRE, ETE DE BRAVES TYPES
Amiral St Vincent

EMBRASSE LA MAIN QUE TU NE PEUX PAS TRANCHER
proverbe touareg

RIEN N'EST PLUS
Sitting Bull

MOI L'OPERA JE TROUVE CA CHOUETTE
Al Capone

jeudi, juillet 25, 2002

Sinima

Période estivale, période de vache maigre en matière de sortie cinéma ... à part pour les enfants ou les arrièrés du Kiné, je ne vois pas trop ce qui pourrait réveiller mon grand angle.

Il en est un qui toutefois fait salle comble quand on oublie les pauvres critères de la compta ou l'exigu du musée cinéma. Je veux dire Arenberg et sa protection totale contre une trop forte exposition aux rayons du professeur Hollywood.

J'ai épinglé pour vous " L'évaporation d'un homme" de Shohei Imamura, Japon, 1967. Noir et blanc, lenteur nouvelle vague, impressionnant de montage.

Il part d'un fait réel et constaté : un nombre impressionant de gens (on en recense plus de 60.000 par an et ça augmente - à l 'époque du film) disparaissent au Japon surtout dans les grandes villes et au milieu d'un nombre tout aussi impressionant de gens qui les voient pourtant tous les jours. Peu de clarté est faite sur la chose et le réalisateur mène l'enquête en faisant du film un genre à cheval sur le documentaire et la fiction jusqu'à nous mettre mal à l'aise dans la non-fiction de cette fiction, réalisateur-acteur-enquêteur. Le genre qui paume son spectateur et le surprend, se met à rire, pas au éclat mais pour l'absurde, le passionel des parcours et des gens qu'il filme autour de lui.

Le site référencé est pas terrible, sorry j'ai pas mieux sous la main. La traduction accepte "évaporation de l' et d'un homme", tout un programme, n'est-ce pas. Je m'arrète car les mots peu à p u s'év por nt d'eu êm .

MAUVAIS TRIP

Avez-vous remarqué que le LSD et la télé en couleur sont arrivés sur le marché à la même époque? Toutes ces inventions nous matraquent et quand faisons-nous? On interdit le LSD et on fait de la télé merdeuse. La télé, c'est évident, est sabotée par tout ceux qui en font aujourd'hui ...

Il y a de bonnes raisons d'interdir le LSD, le DMT et le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage de betteraves ou en bossant à la chaîne pour General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais à la fac. Si on interdisait tout ce qui rend dingue, toute la société y passerait : le mariage, la guerre, le métro, les abattoirs, les clapiers, ...

La réduction du budget pour les asiles ... signifie que la société se débarasse de tous les gens qu'elle a rendu fous, spécialement en période d'inflation et de déficit de la balance commerciale.

Toute activité créatrice complexe, comme la peinture, la poésie, le braquage de banque, la prise du pouvoir, te mène au point où le miracle et le danger se ressemblent comme deux frères siamois. Ca ne marche pas toujours comme sur des roulettes mais quand ca marche, la vie vaut vraiment le coup.... Deviens fortiche dans ton truc et tu auras des ennemis. On tire la langue aux champions; la foule brûle de les voir ramper, ca la ramène dans sa merde. On n'assassine pas tellement les pauvres types; un gagneur risque d'être descendu avec un fusil acheté par correspondance (comme le veut la légende) ...

Le LSD peut vraiment te démolir par ce que ca n'est pas vraiment fait pour les ringards. D'accord un mauvais trip épuise comme une mauvaise pute... mais la plupart des mauvais trips viennent de ce que l'individu est déjà empoisonné d'avance par la société. Quand un homme s'angoisse pour son loyer, les traites de sa voiture, le réveil-matin, l'éducation du gosse, ...une pilule de LSD à toutes les chances de le rendre fou parcequ'il est déjà fou en un sens, écrabouillé par les interdits sociaux et rendu inapte à toute réflexion personnelle.

L'hallucination, d'après le dictionnaire, dépend de l'endroit où tu agis. Tout ce qui t'arrive au moment où ca t'arrive devient la réalité ... l'hallucination ce n'est qu'un mot dans le dictionnaire.

Un mauvais trip? Ce pays tout entier, cette planète est un mauvais trip, l'ami. Mais on t'arrêtera si tu avales un pilule. ...

J'ai un vieux National Geographic et les pages brillent comme des vrais paysages. Evidemment ce sont des faux.



Extraits de "bad trip" un compte à régler in "Nouveaux contes de la folie ordinaire" de Charles Bukowski ou " ERECTIONS, EJACULATIONS, EXHIBITIONS AND GENERAL TALES OF ORDINARY MADNESS" 1967-1972 traduit en francais en 1982.




mardi, juillet 23, 2002

Dolescent


Oh que je vous ai bien eues
Petites merveilles, artistes des talus.
Sur les talons, j'ai fait le clown,
l'andouille, pied bot et pieds talus.
Trucmuches de ci, paratown air delà,
J'avais pas peur, j'avais le permis.

Et maintenant !

A genou, à ta table, oublie la fronde
Et l'endormi, ouvre la bouche et, frais
Dans l'ombre, ressaisis-toi de cette ennui.
Tu vois le vent, tu vois la brise et les écarts
De nos mouvements, souvent languis.

Qui es-tu là au fond de moi ?

Bouillant sa place comme pas permis
A rage vainqueur n'est point de délit.
Tu sombrais peu sous les coquilles
De feu ton ami, ancêtre beauf et de vétilles,
Ankylosé et sans volutes, pas de courbures
A son ennui qui tourne en rond et se croit pur.

Ah!ah!ah!

Mais tu sombrais souvent dans le vague
Et la nuit, hélas oui, te faisait croire à la bague
Et aux vertus des pavés huilés, du riz
Qu'on lance de par-dessus les filles d'ailes,
Nos mères, l'adieu à plus qu'elles.

Pour qu'elles nous servent au moins d'envies
Comme des tableaux, des verts de gris
Plus en dentelles, qu'en haridelle,
Sur la pelouse qui nous emmène
Comme des brins d'herbe humant
Le jour qui appelle ô oui les appelle

Et nous redressent !

Ces petits velours, ces tendres gris.
Qu'on boit de coupe, ou en talus,
Jamais doucement, à la saïgonne,
Très vite très vite et un deuxième,
Qu'on les enchaîne, rien ne va plus.

Silence de mort si rien ne casse ...
Fallait-il donc qu'on jette l'envers,
Décors en or et vieille caracasse.

AB

Faut pas croire tout ce qu'on lit


La profusion de romans historiques est la principale cause de l'augmentation du nombre de maladies d'Alzheimer dans les pays industrialisés.

Cette phrase est tirée de l' "éloge de la fiction" par Marc Petit, petit livre paru chez Fayard et qui illustre bien tout le propos de l'auteur. Et ce n'est pas parce qu'on ne croit pas à ce qu'on lit qu'on ne s'en amuse pas ou puisse en tous les cas espérer y arriver, ne fût-ce qu'une seule seconde.

"La phrase tout d'un coup sorti du livre et se transforma en mouche , une de plus à celles qui tappissent les murs blancs, de son appartement. Rool semblait ne rien retenir des heures passées à compter les mouches d'un livre qu'il ne finirait jamais sans doute ... "

lundi, juillet 22, 2002

Un ami se ballade en Inde alors qu'un autre s'envole pour Québec tandis qu'un autre encore caravanne déjà dans son Ukraine, bien à son aise. Ils en est d'autres qui ont la tête toute maghrébine, sur le grand rif, sous un massif. Marseille, San Francisco, San Francisco-Marseille, aller-retour, panier, village qui jacasse d'oiseaux parleurs, en animant deux zappes de film B d'une voisine abassourdie par le soleil de ladite planète Marseille.

- Mute Indian Ragga, Dhol foundation, jusqu'à la fin de la boucle, music de fond, de nuit qui sied si bien à l'ami qui moussonne en Inde, atomisant son équilibre et ses narines -

e...et tout ceux qui, néanmoins aussi, font des voyages plus immobiles moins désertiques, ça va sans dire et sans jugement : il est temps que je sorte les poubelles.

"Le désert est en avance et la drache nationale au rendez-vous des comiques qui font les bars en parallèle, de sentiments, de vie et d'ironie, ... laquelle s'agrippe. Il pleut de fins filins blancs et translucides comme des glaçons, des stalactites aqueux, leu leu, cascade humide, comme un rideau en fer lucide. Ils pendent devant les sièges torsés de la fine clown de service, petite jeune à l'écharpe électrique, verte pomme-amour déjà qu'on croque. Une belle sylphie, à cents compas la minute, arpente la place, caporale capiteux emprunt de crainte, sur le qui-vive. Tout est bien calme en cette heure bleue. Un ciel encore sans pastille explose son jaune orifice, béant poreux qui pointe vers les tréfonds de l'infini, grande porte ouverte et trous de vitesse, comme un rappel des autres planètes.

"Nous ne sommes pas seules et j'en atteste. Nous brillons toutes, nous le savons, c'est sans conteste. Sans toi, soleil, nous n'y verrions goutte, que goutte ! Que dire alors du proche espace que nous animont pourtant toutes ?
----La quelle est-elle ? Sous des atours, elle changent se changent et interpellent. Que dire de leurs derniers serments ? en ont-elles deux seulement ?---------

- Des étoiles, dites-vous ! Comment ? vous ne le saviez pas ? Je suis pourtant connue de bien des gens, j'en passe des autres et des plus tristes. Un bar, ça flambe dans toute la nuit et c'est pas pour les taupes! plutôt pour les radis qu'on danse ici sur des corps nus, évidés comme des tomates, sur fond de gauche homard dégarni. Ils nous regardent et l'oeil s'enluit de la bave du vice-vice vicompte du vice, celui qui monte au baobab sans les prévenir et sans répit ; vous prend la moëlle, l'épine fictive de vos ardeurs, patiemment acculées à devoir, sans se taire, gémir dans un coin de feutre, sans étouffer dans l'oeuf, aigri de vos récents échecs, inassouvis.

De quelles couleurs sommes-nous, pensez-vous ? Les filles de joie qui s'irradient évaporent les formes adéquates et vont, sans le dire, remplir vos atmosphères par où s'entre-croisent bien des hantises...nous serons vos allumeuses d'histoires sans fin, pas pour dormir mais pour réveil bipbip matin, chagrin, dans le fond du tube, acrroches-toi, mets ta ceinture, c'est bien, chéri on est parti !... c'est pas demain que les plus sages d'entre nous vous feront penser qu'il puisse en aller autrement, un jour de nuit. Nous caressons et déplaçons sans mal, une flotte de filets d'air, pour vos beaux yeux messieurs les marquis de midi.

Levez-vous, la goguette est une chasse ouverte sur nous, coquettes. Vous les guettez et nous en sommes, vous en errez, on se le pardonne. Amenez-vous et bien lestés, nous allons faire à qui mieux mieux, puisse savoir puisse vouloir qui d'entre vous saura se lever sans honte au moins et sans dépit : La poétesse est une pute, par-ci par-là, chacun son but."

extrait, sous peine de remaniements infinis.

Un ami se ballade en Inde alors qu'un autre s'envole pour Québec tandis qu'un autre encore caravanne déjà dans son Ukraine, bien à son aise. Ils en est d'autres qui ont la tête toute maghrébine, sur le grand rif, sous un massif. Marseille, San Francisco, San Francisco-Marseille, aller-retour, panier, village qui jacasse d'oiseaux parleurs, en animant deux zappes de film B d'une voisine abassourdie par le soleil de ladite planète Marseille.

- Mute Indian Ragga, Dhol foundation, jusqu'à la fin de la boucle, music de fond, de nuit qui sied si bien à l'ami qui moussonne en Inde, atomisant son équilibre et ses narines -

e...et tout ceux qui, néanmoins aussi, font des voyages plus immobiles moins désertiques, ça va sans dire et sans jugement : il est temps que je sorte les poubelles.

"Le désert est en avance et la drache nationale au rendez-vous des comiques qui font les bars en parallèle, de sentiments, de vie et d'ironie, ... laquelle s'agrippe. Il pleut de fins filins blancs et translucides comme des glaçons, des stalactites aqueux, leu leu, cascade humide, comme un rideau en fer lucide. Ils pendent devant les sièges torsés de la fine clown de service, petite jeune à l'écharpe électrique, verte pomme-amour déjà qu'on croque. Une belle sylphie, à cents compas la minute, arpente la place, caporale capiteux emprunt de crainte, sur le qui-vive. Tout est bien calme en cette heure bleue. Un ciel encore sans pastille explose son jaune orifice, béant poreux qui pointe vers les tréfonds de l'infini, grande porte ouverte et trous de vitesse, comme un rappel des autres planètes.

"Nous ne sommes pas seules et j'en atteste. Nous brillons toutes, nous le savons, c'est sans conteste. Sans toi, soleil, nous n'y verrions goutte, que goutte ! Que dire alors du proche espace que nous animont pourtant toutes ?
----La quelle est-elle ? Sous des atours, elle changent se changent et interpellent. Que dire de leurs derniers serments ? en ont-elles deux seulement ?---------

- Des étoiles, dites-vous ! Comment ? vous ne le saviez pas ? Je suis pourtant connue de bien des gens, j'en passe des autres et des plus tristes. Un bar, ça flambe dans toute la nuit et c'est pas pour les taupes! plutôt pour les radis qu'on danse ici sur des corps nus, évidés comme des tomates, sur fond de gauche homard dégarni. Ils nous regardent et l'oeil s'enluit de la bave du vice-vice vicompte du vice, celui qui monte au baobab sans les prévenir et sans répit ; vous prend la moëlle, l'épine fictive de vos ardeurs, patiemment acculées à devoir, sans se taire, gémir dans un coin de feutre, sans étouffer dans l'oeuf, aigri de vos récents échecs, inassouvis.

De quelles couleurs sommes-nous, pensez-vous ? Les filles de joie qui s'irradient évaporent les formes adéquates et vont, sans le dire, remplir vos atmosphères par où s'entre-croisent bien des hantises...nous serons vos allumeuses d'histoires sans fin, pas pour dormir mais pour réveil bipbip matin, chagrin, dans le fond du tube, acrroches-toi, mets ta ceinture, c'est bien, chéri on est parti !... c'est pas demain que les plus sages d'entre nous vous feront penser qu'il puisse en aller autrement, un jour de nuit. Nous caressons et déplaçons sans mal, une flotte de filets d'air, pour vos beaux yeux messieurs les marquis de midi.

Levez-vous, la goguette est une chasse ouverte sur nous, coquettes. Vous les guettez et nous en sommes, vous en errez, nous!, on se le pardonne. Amenez-vous et bien lestés, nous allons faire à qui mieux mieux, puisse savoir puisse vouloir qui d'entre vous saura se lever sans honte au moins et sans dépit : La poétesse est une pute, par-ci par-là, chacun son but."

Bonnes vacances à tous

Un ami se ballade en Inde alors qu'un autre s'envole pour Québec tandis qu'un autre encore caravanne déjà dans son Ukraine, bien à son aise. Ils en est d'autres qui ont la tête toute maghrébine, sur le grand rif, sous un massif. Marseille, San Francisco, San Francisco-Marseille, aller-retour, panier, village qui jacasse d'oiseaux parleurs, en animant deux zappes de film B d'une voisine abassourdie par le soleil de ladite planète Marseille.

- Mute Indian Ragga, Dhol foundation, jusqu'à la fin de la boucle, music de fond, de nuit qui sied si bien à l'ami qui moussonne en Inde, atomisant son équilibre et ses narines -

e...et tout ceux qui, néanmoins aussi, font des voyages plus immobiles moins désertiques, ça va sans dire et sans jugement : il est temps que je sorte les poubelles.

"Le désert avance et la drache nationale est bien au rendez-vous des comiques qui font les bars en parallèle, de sentiments, de vie et d'ironie, ... laquelle s'agrippe. Il pleut de fins filins blancs et translucides comme des glaçons, des stalactites aqueux, leu leu, cascade humide, comme un rideau en fer lucide. Ils pendent devant les sièges torsés de la fine clown de service, petite jeune à l'écharpe électrique, verte pomme-amour déjà qu'on croque. Une belle sylvie, à cents compas la minute, arpente la place, caporale capiteux emprunt de crainte, sur le qui-vive. Tout est bien calme en cette heure bleue. Un ciel encore sans pastille explose son jaune orifice, béant poreux qui pointe vers les tréfonds de l'infini, grande porte ouverte et trous de vitesse comme un rappel des autres planètes.

"Nous ne sommes pas seules et j'en atteste. Nous brillons toutes, nous le savons, c'est sans conteste. Sans toi, soleil, nous n'y verrions goutte. Que dire alors du proche espace que nous animont toutes ? La quelle est-elle ? Sous des atours, elle changent se changent et interpellent. Que dire de leurs derniers serments ? en ont-elles deux seulement ?

- Des étoiles, dites-vous ! Comment ? vous ne le saviez pas ? Je suis pourtant connue de bien des gens, j'en passe des autres et des plus tristes. Un bar ça flambe dans toute la nuit et c'est pas pour les taupes! plutôt pour les radis qu'on danse ici sur des corps nus, évidés comme des tomates sur fond de gauche homard dégarni. Ils nous regardent et l'oeil s'enluit de la bave du vice-vice vicompte du vice, celui qui monte au baobab sans les prévenir, sans répis ; vous prend la moëlle, l'épine fictive de vos ardeurs patiemment acculées à devoir, sans se taire, gémir dans un coin de feutre, sans étouffer dans l'oeuf, aigri de vos récents échecs inassouvis.

De quelles couleurs sommes-nous, pensez-vous ? Les filles de joie qui s'irradient évaporent les formes adéquates et vont, sans le dire, remplir vos atmosphères par où s'entre-croisent bien des hantises. Nous serons vos allumeuses d'histoires sans fin, pas pour dormir mais pour réveil bipbip matin, chagrin, dans le fond du tube, acrroches-toi, mets ta ceinture, c'est bien, chéri on est parti ! C'est pas demain que même les plus sages d'entre nous vous feront penser qu'il puisse en aller autrement, un jour de nuit. Nous caressons et déplaçons sans mal une flotte de filets d'air, pour vos beaux yeux messieurs les marquis du midi.

Levez-vous, la goguette est une chasse ouverte sur nous, coquettes. Vous les guettez et nous en sommes, vous en èrez, nous, on se le pardonne. Amenez-vous et bien lestés, nous allons faire à qui mieux mieux, puisse savoir puisse vouloir qui d'entre vous saura se lever sans honte au moins et sans dépit : La poétesse est une pute, par-ci par-là, chacun son but."

dimanche, juillet 21, 2002

Petit Smurf


Browses-toi les dents, Adam!
Hyperscrute la toile, dans tous ses coins et ses recoins.
Ouvre les fenêtres, aère ton air et ton sur-être.

Surfe, surfe petit smurf, surfe!
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père et mescaline, ta cousine.

Hallucine, hallucine dans la grande galerie
Des moniteurs connectés, comme autant de bestioles
Dans un vestiaire trempé, galère!
Pour tous, avec ou sans misère,
démons des luxes ou des rapines,
Courrez après, c'est san mystère.

Allitère, alister, mots à mots et
boutes à mots, caravelle ! caravelle
Vers d'autres amériques, entières ou même parcelles.
Sur les atolls en feu du moins beau pacifique,
Alimente ceci, alimente magique,
Nourrit la religieuse, ta mante et ta flamande.

Surfe, surfe petit smurf, surfe
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père, mescaline, ta cousine.

Passe la souris à l'anneau et regarde le monde.
Edite, entexte et en gore texte de ténus écritesques.
Archéologue en site avec tes petits pointeurs
Accrochés aux parois de la gigajava crypte.
Les lights de la tendre lumière forment des ronds,
Des étendards sur la flamme érotique
Et disparaissent enfin quand est atteinte
la meilleure vitesse.

Coupe les flux et intercepte, balaie en large
Et garde le meilleur ! Marin du net, vareuse en tête,
Ton zinc est celui du Grand Paquebot et celui qu'on s' attèle.
Sautant, jumpant de window en window comme des
Mouches, des barres, des prisons et des mers,
A ne plus voir une de ces belles gazelles
Pendant plus de trois semaines.

Boutes à mots, passerelles ! passerelles
Vers d'autres scuba tropiques, entières et xénophiles.
A l'île, sur, autour et dedans, cherche-là et
Trouve-là. Laisses-toi porter par la vague solitaire,
Enjouée stoïque épuisante de mali durant ces
Blanches lunes répétées et ces nuits laissées
à s'égarer sur d'étranges théories :
Zapping incest, de souris en souris,
Click, click game over the click ...

Surfe, surfe petit smurf, surfe!
Bleue est ta chimère, mousse électro de serveurs en serveurs.
Peyotl est ton père, mescaline, ta cousine.

Muses en loop, vous faites des boucles
Sur les hauteurs de la fatigue,
Vous cadencez la prose, la figue
De la grande grappe en grains, comme
Raisins, des noeuds vous faites
et répétez aux cent milles envies.

Vole, pause, stop éject !
Atterri petit smurf, au risque de ne
Point pouvoir retenir ton souffle et les
odeurs, la puanteur, ta langue
Enflée partout, en vain de doutes.

Hyperscrute la toile, dans tous ses coins et ses recoins.
Ouvre les fenêtres, aère ton air et ton sur-être.
Vas-y perdure enfin et pour de toute,
Qu'on ne dise pas : il a suffit d'un battement d'aile
Pour qu'il se taise à tout jamais, au parallèle.

AB




lundi, juillet 15, 2002

Amazone : Chant I

Alors voilà, temporairement car la "chose" va peut-être continuer à se déployer à travers le réseau (m)ailé, ce qui s'ensuit de cette tentative de nouvelle "pétition" :

"Ose Amazone te rebiffer
Contre la bulle, contre la dose,
Tu es la bulle, notre over dose
D'atmosphère vide encore peu fier
Qu'on hume sa plainte, sans en rien dire.

Et dire qu'en face on tire
Pas que des femmes, des hures et des grands arbres.
En bas, pour des beaux meubles en teck,
Des portefeuilles indonésiens, des contremaîtres cariocains
Des Bambous-meubles en rotin, que des niaiseries pour nos jardins.

Ah ma zone, je te respire
Une longue cigarette volutueuse
Qui voit sa fin, ma faim grandir
Je fume ta plainte, sans en rien dire.

Couleurs d'Amazonie... Mot double, mot bizarre. Endroit bizarre? Je ne le sais
pas. Je ne rêve pas de fleuves exotiques. Les arbres y restent dans leur ghetto.
Y survivent sans doute des indiens, des chercheurs d'or, des traficants de coca
et qui sais-je encore. Y dorment probablement des milliers de mystères
étrangers. Qui sait vraiment si les amazones craintes (désirées?) par les
conquistadores ne cachent pas toujours leurs armes dans un lagon perdu? Qui sait
vraiment si les cités rêvées par les gentilhommes de fortune ne resplendissent
pas sous quelques fougères monstrueux? Les splendeurs arboricoles sur papier
glacé sont-elles autre chose que des phantasmes citadins? Non, sans doute. Mais
qui peut oser prétendre nous en priver? Au nom de quel profit doit-on massacrer
notre forêt? Nous avons autant besoin de leurs légendes que de leur oxygène.
Quels seront nos espoirs quand l'Amazone aura perdu ses deux premières syllabes?
Monde gris, monde mort. Nuages, argent, misère... Délires de béton. Je préfère
frémir en pensant aux coupeurs de têtes que trembler devant les cauchemars des
bidonvilles. Par pitié, stoppez vos tronçonneuses."


AC (anonymat collectif)

mercredi, juillet 10, 2002

Vous me direz

"Il fut un temps où la "hip hop culture" représenta une authentique novation au sein de la musique électrique de la seconde moitié du XXème siècle. Lorsque cette nouvelle forme syncrétique émergea vers 1978-1980, dans quelques grandes métropoles des USA, elle surgissait en premier lieu d'un petit réseau de musiciens, de poètes et de DJ noirs qui voulaient en finir avec la déliquescence constatée de la musique afro-américaine, devenue usine à disco, comme le punk avait été, à la même période ou presque, une réaction ultramarginale contre le mol endormissement posthippie du rock "blanc"."

Maurice G. Dantec, Laboratoire de catastrophe générale.

Vous me direz que je la ramène assez souvent avec cet énergumène de Maurice G. mais là voyez-vous ça me touche au coeur, tout autant qu'au choeur. Un jour, je me suis réveillé et j'ai décidé de m'habiller punk et d'écouter la miouze qui colore les cheveux, un beau matin en apercevant le beau mur bruni avec des tuiles depuis la fenêtre de ma chambre en forme de polyèdre complexe.

C'était il y a longtemps ... à l'heure qu'il est, c'est plutôt un excelllent "Lo Fidelity All stars" qui enchante mes lectures solitaires. Je n'en dirai pas plus et vous propose d'essayer sans passer directement par la case du click. Un peu d'aventure, que diable. Il est à la médiathèque. C'est sûr, ce qui est dit plus haut n'en est vraiment pas loin, comme un astéroïde, une petite planète de hip-hop punkisante, mais je me répète. Année de fabrication : 1998 cette fois-ci et qui répond au doux nom de "How to operate with a blown mind".

Sensations assurées. J'ai pas fait de recherches énormes mais à écouter ce LP, j'y entends un stéréo MC's au scratching soigné. La troisième plage (à droite) s'intitule "Kasparov's revenge" ... et on voudrait que je me taise. Label anglais - skint records. Attention les parents, y a du lyrisme explicite et de la guidance parentale.

mardi, juillet 09, 2002

Soldes d'été : ré-ouverture des PORTES
Incroyable les Doors se reforment avec… Ian Astbury (The Cult). Les membres du groupe culte à la recherche d'un chanteur culte. Ray Manzarek, organiste dans sa jeunesse, vient de confirmer la reformation du groupe et un projet de nouvel album. En ces temps de recyclage neo-seventies quoi de plus détonnant. Pour prendre la place dans le pantalon en cuir de l'embaumé chanteur Jim Morrison, Ian Astbury, hurleur à ses heures chez The Cult, figure parmi les favoris. Reste plus qu'à passer en revue un The Church ou autre éponyme du genre ... C'est en tout cas lui qui accompagnera le groupe sur scène lors de son concert du 6 septembre près de Los Angeles.

Tout fout le camp, même la poésie. "People are strange when you're a stranger ...."

Faut pas croire tout ce qu'on lit.

"Et la vérité les rendra libres." tiré du Nouveau Testament, Jean, VIII, 32, est la devise qu'on retrouve incidemment gravée dans le marbre du hall d'entrée de la CIA. Cet inter-astérisque grapillée au "Laboratoire de catastrophe générale", dernier opus de Dantec, et que je recommande chaudement, m' a directement branché sur une autre devise qu'on retrouve sur le dollar à reflets verts : In god we trust. Je suppose que je ne dois pas traduire ni le gros sous-entendu qui en découle : "all the others pay cash".

Mmong

lundi, juillet 08, 2002

Fais ton shopping

Pour les amateurs du mauvais goût contemporain, je suggère la visite du site ouaip d'un designer anglais, Marc Newson. Ce dernier vit à Londres mais est né à Sydney et à roulé sa bosse jusqu'à Tokyo. De la voiture au jet privé, il a dessiné un nombre impressionant d'objets.En 1999, il dessinait un concept car pour Ford 021C, voiture au look futuristik_fifties avec des formes biomorphiques real_socialistes. Un savant mélange au résultat détonnant et amusant. Des objets qui donnent des envies des les utiliser sans raison autre que celle de les éprouver par pur plaisir.

Surprenants objets car malgré un aspect funky débridé, on sent la rigueur technique dans l'approche du design. Je vous laisse découvrir les projets et les objets au gré du hasard de vos clicks-clicks.

Coupable de rien, punie d'un viol collectif

On me dira que ces propos sont démagogiques, mais quand même si j'en crois l'agence Reuters, il y a des jours où on se demande comment tourne cette planète. Et surtout comment peut-on trouver autant de tarés au kilomètre carré. Voici l'histoire :

Agée de 18 ans, une jeune pakistanaise originaire de Meerwala, une localité du Pendjab a été victime d'un viol collectif décidé par un jury tribal. Selon la police, la jeune femme aurait été violée dans une maison, par quatre hommes, sous les railleries de villageois à l'extérieur, puis contrainte à rentrer nue, à pied, chez elle.

Son crime? Etre la sœur d'un garçon de 12 ans, aperçu en compagnie d'une jeune femme d'une caste supérieure. Selon sa sœur, le jeune homme aurait été sodomisé par plusieurs hommes de la tribu «adverse» avant que le jury tribal ne prononce sa sentence.

Plusieurs semaines après les faits, les 4 hommes sont toujours en fuite, a reconnu vendredi la police locale, convoquée devant la Cour Suprême. Plusieurs policiers ont déjà été suspendus ou mutés et le ministre de la justice du Penjab a promis à la famille des victimes que justice serait rendue.

Ah tiens tu m'étonnes !!!



Un clic pour donner à manger
Malgré les pétitions mails qu'on vous demande de forwarder à vos amis et que vous faites à chaque fois en vous disant "oui, je veux faire quelque chose! OK je l'envoie à mes amis". C'est toujours dans l'instant d'après que vous vous demandez comment cette pétition, inséminant la bonne conscience sur des milliers d'écrans, arrivera à sauver des vies, des arbres ou d'autres cancers du sein. Et puis plus rien, le flou.

Ici que nenni mon bon monsieur, je vous propose une action concrète : à 2 clics de souris d'ici vous pouvez aider plusieurs programmes à récolter des fonds.

L'action est très simple : tu cliques et une page de sponsors s'affiche. Chacun d'eux paie quelques cents à chaque fois. Une page de pub équivaut alors à une tasse de nourriture, à une surface protégée, à x cancers dépistés.




dimanche, juillet 07, 2002

Résistes, prouves que tu existes !!!!

Qui dans l'hexagone, centre du monde, utilise la parole publique pour résister ou clamer haut sa différence?

Stratégie marketing comme une autre? En ces temps où les valeurs essentielles semblent être écrasées par la force de la seule dictature inodore et incolore qui nous englobe un peu plus chaque jour. Tous happés et complice de la machine où comme dirait Guy Bedos, le dollar a des reflets gris-vert, allusion à la période 39-45. Qui ne rêve pas de devenir riche, de gagner un surplus de jouissance assurant une retraite dorée? Et quand cela finira, tous clameront leur innocence, tous victimes du système.

Où Jospin préférait recevoir le même jour un Jean St-Josse, représentant des pêcheurs et chasseurs français, plutôt qu'un commandant Massoud alors en Baroud d'honneur, ignoré des occidentaux parcequ'il contrait alors les plans commerciaux que ricains et talibans concoctaient. Rappellez-vous, Georges avait promis à Ousama, un tapis d'or ou un tapis de bombes, pour le petroduque qui devait ammener le pétrole de la mer caspienne jusque dans le salon ovale. Comme on le répète à l'infini, nos valeurs essentielles sont bafouées ; préserver les bonnes vieilles traditions semble plus important que certaines conceptions de la liberté. C'est facile de le dire maintenant que Massoud est mort. Mais cela n'enlève encore que plus de mérite à Jospin, qui n'a finalement récolté que ce qu'il a semé. Bien fait, na!

Et puis d'entendre que le nouveau parlement français est en train de préparer une modification de la loi sur l'amnistie pour préparer une retraite dorée à Chirac. Ils rajoutent une couche, repoussent les limites dans l'abject. A moins qu'il ne faille redéfinir les mots du Larousse. Qu'est-ce que c'est l'impunité, finalement? Un Larousse "France d'en haut" et un Larousse "France d'en bas" ...

Pour voir qui dans la musique, essaie de faire entendre sa différence, click-moi dessus!!

vendredi, juillet 05, 2002

Concours de poids : ta mère sur internet pour moins de 5kb

Pour une fois, je m'adresse d'abord aux webdesigners paresseux et ensuite à toi surfeur émérite qui passe quelques temps sur le ouaib.
Donc je viens vous parler d'un concours de croutes webesques. Il a rassemblé 500 participants dont 360 ont respecté la contrainte.

D'abord, la présentation : un concours de poids. Après "Less is more" chère maxime post-moderniste entendez "Light is more".
Coca-Cola nous avait déjà fait le coup avec son pote bistro-diner. Ce n'était pas du goût de tout le monde. Ici rien à avoir mais pas rien à voir, au contraire.

Il s'agit d'un concours dédié aux webdesigners qui doivent faire du beau, de la poésie, de la vibration pour moins de 5kb. Je m'explique pour les néophytes abonnés à l'ADSL. La fluidité de l'affichage d'une page web tient principalement à deux facteurs. Le premier est le débit de votre connexion internet. Et le second tient à la quantité d'information comptabilisée en Kb (kilo_bites ou kilo_bytes je ne sais plus) à recevoir pour recomposer la page dans votre browser. Une faible connexion et une page de 80 kb à recevoir : et hop hop vous attendiez d'infinies secondes. Et vous vous disiez, raaaah que c'est lent internet !!! Avec l'ADSL ou le cable cette torture a presque disparu.

Pour revenir au concours, il vise a récompenser les designers qui manifestent le plus de créativité en s'exprimant dans le language de leur choix (java, flash, dhtml, javascript, ...) mais pour un poids de moins de 5kb. Comme la mode, le web aime les annorexiques et les images en noir et blanc. Pour une référence, une belle photo grande comme une feuille 4 timbres_postes pèse déjà 30 kb.

Les résultats sont assez impressionants. Je vous suggère un rapide survol [clik ici ou plutôt juste ici] vô mieux que de longues explications.

Ma petite sélection :

Le Chant de l'amazone

Alors il paraît qu'il y a comme un hoax de mail qui se ballade dans vos boîtes à propos des arbres et de leur Amazonie ! Il ressemble à une pétition et les foules ne savent plus de quoi il retourne vraiment. On en vient à douter du médium lui-même, jusqu'à, pourrait-on dire sauvagement, douter d'un réel danger planant au-dessus des cîmes des ces plurimillénaires d'arbres à tout faire. Est-ce que c'est une pétition, où va-t-elle que devient-elle qui est-elle ? Ca ressemble à tout le point aux vieilles questions de l'humain quand il se veut philosophe, humble quant à sa présence ici-bas, nain savant pris sous la pluie des nuages d'un Zeus qui prend son bain, fumant.


Alors pour pas refaire une pétition ou organiser des voyages d'intérêts écologiques, sponsorisés par les casques Petzl, afin d'aller faire des piquets devant les Bulles-Dozers, un peu comme on arrettait un char à Tien Anmen le siècle passé, pourquoi pas un "prosème" ambulant ? Vous le faites suivre après avoir ajouté un quelque chose à cet hybride mutagène, entre prose et poésie, dirons-nous pour nous faire comprendre hum-hum ... souris-claviers, menhirs, silex, sortez de vos poches. Chacun son style. Faut pas que ça rime, faut que ça chantonne, comme une onde par-dessous, fébrile, non-monotone.

S'il revient, je l'enverrai aux gouvernements du monde, avec le Brésil en tête puisqu'il est champion du monde. Et s'il a besoin d'être traduit, j'en connais qui se feront peut-être un plaisir de le traduire.

Evidemment, je m'adresse à votre inspiration et si d'aventures vous ne vous sentiez ni en choeur avec ce chant de l'Amazone, ni avec le procédé, vous jetez, basta, dans le fin-très-profond de vos poubelles-canettes trash. Pas besoin de me dire que je ne suis qu'une vaguelette dans l'océan des mails, j'ai mon site hoax , déjà merci.

Ose Amazone te rebiffer
Contre la bulle, contre la dose,
Tu es la bulle, notre over dose
D'atmosphère vide, encore peu fier
Qu'on hume sa plainte, sans en rien dire.



Et pas plus tard que tout de suite, je viens de recevoir un mail me parlant de l'inconnu en termes "prosémiques", à se demander quelles forces parlent de coïncidences.

"L’inconnu

L’inconnu nous submerge
Et il est partout.
Le connu n’est juste
Que la cerise en haut de l’iceberg
Dont nous tentons seulement
D’apercevoir la partie émergée.

Partout, tout autour de nous,
Inquiétant et rassurant,
Nécessaire et angoissant,
L’inconnu est là.
Sans lui, nous n’avancerions pas.
Sans lui, nous ne chercherions rien.

Puisqu’on ne comprend pas l’inconnu,
On en a peur.
Puisqu’on ne connaît pas l’inconnu,
On cherche à le connaître,
A le découvrir,
En sachant que plus on en retire
Plus il s’en forme,
Incessant mouvement renaissant de ses cendres.
Un phénix.

Poursuivant un rêve
Inutile et indispensable,
L’humanité va,
Tentant de répondre à la question pourquoi,
Tentant de répondre à la question comment.

L’inconnu, l’inconnu,
Mot si effrayant.
Marcher vers lui
C’est marcher vers la vie."




Mmong

Petit rappel tétanisant

Ce soir, place de la monnaie et dans le cadre du klinkende munt, ANTIBALAS, afro-beat déménageant. Le nom du groupe veut dire pare-balles, tout un programme.
J'y serai sans déconvenue. La suite au BsBis, rue de la caserne vers 22h30 s'annonce des plus copieuse ... à vous de faire la clique autour de ce click.

Toute autre chose, et si le coeur vous en parle, c'est quoi votre épitaphe favorite ? Pas qu'on voudrait faire dans le morbide, ni dans l'accélération du vieillissement de votre corps propre mais bon ... elles sont sujettes à une dernière poésie, pleines de ponctuation, sans mot dire, résume une vie, une mort, un rébus, un plan de votre dernier trésor caché, enfin tout ça ! Y aviez-vous déjà pensé ? Ah! vous ne voulez pas y penser, vous préférez rester muets, c'est tout aussi bien. Vous pouvez toujours les poster sur mongoslam1@yahoo.fr, anonymement ou pas.

Mmong

Roger Lemerre est viré
Longtemps, quatre ans exactement, Roger Lemerre, l'entraineur des bleus, a martelé : «La victoire appartient aux joueurs.» Mais il connaît suffisamment bien le monde du foot pour savoir que c'est à l'entraîneur qu'on attribue la paternité de la défaite. C'est classique et injuste. Des quatre années passées par cet homme de 62 ans , on retiendra une victoire, à l'Euro 2000, et un fiasco, au Mondial 2002. Et des mots. Souvent abscons. Ils ont d'abord fait le bonheur des chroniqueurs. Qui ont fini par se lasser. En effet, que penser d'un type qui dit un jour : «Pour vivre il faut du bonheur.» Et met ensuite en garde : «Trop de bonheur est source de malheur.» Lâche, en octobre 1999, au soir d'une pénible victoire contre l'Islande qui qualifiait les Bleus pour l'Euro : «Je reste et je resterai le premier supporter de l'équipe de France. Si mon chapeau savait pour qui je vote, je le brûlerais immédiatement.» On le voit démissionnaire. Il dira: «C'était mon bug de l'an 2000.» Roger Lemerre, natif de Bricquebec (Manche), disait aussi : «Il est difficile de savoir des choses sur moi.» Et: «Si ma communication ne vous convient pas, moi, elle me va très bien.» A présent dans ces temps de défaite, on est bien loin de cette phrase prononcée avant l'Euro 2000 «J'aime le Boléro de Ravel, parce que c'est une répétition. Comme ma vie a toujours été une répétition. Partir de très bas pour arriver très haut.»

Merci Roger pour ta poésie lyrique.

jeudi, juillet 04, 2002

Un peu de statistique sur le poids, source de soucis pour beaucoup même si on habite rue sans souci.

"Santé - Enquête sur le poids auprès de 8500 personnes.


Pour déterminer si une personne a un poids "normal" ou non, on utilise généralement un indice de masse corporelle (IMC) fondé sur le rapport entre la taille et le poids. Sur base de ce calcul, l’OMS a établi plusieurs catégories. Notre enquête montre que le poids dit idéal se retrouve plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles en soient plus satisfaites que les hommes. Près de la moitié d’entre elles estiment leur poids ”adapté” alors que selon les critères de l’OMS elles devraient peser un peu plus lourd sur la balance. Les hommes, au contraire, sont plutôt optimistes : parmi ceux qui accusent un embonpoint excédentaire, 12% estiment leur poids adapté. Plus fort, 19% des messieurs entrant dans la catégorie des obèses estiment également que leur poids est adapté. D’une manière générale, les hommes sont nettement plus satisfaits de leur corps que les femmes, tant sur le plan des formes qu’en ce qui concerne le poids ou l’apparence globale.

Kilos perdus, kilos revenus ? C’est malheureusement souvent le cas : 27% des personnes interrogées ont rapidement retrouvé leur poids initial, voire un poids supérieur à ce qu’il était avant d’entamer le régime (24% des cas). Ce phénomène de ”Yo-Yo” est dû à une réaction métabolique de l’organisme qui – pour résumer – apprend à se contenter à chaque fois de moins de calories, avec comme conséquence qu’il devient à chaque fois plus difficile de perdre du poids."


mmong

mercredi, juillet 03, 2002

Faut pas croire ...

I would rather die of thirst than drink the cup of mediocrity.

C'est le slogan d'une affiche se trouvant au Stella Artois Club de Ulaan Baatar, capitale de la Mongolie. Si, si, ça existe et ça veut dire qu'il vaut mieux mourir de soif que de tremper ses lèvres dans une autre boisson médiocre ... pour celles et ceux qui ne savent pas un peu d'anglais. C'était fort et l'affiche était gothique avec de grands éclairs, un peu comme Dire Straits.

MMong

mardi, juillet 02, 2002

Anonyme

Deux couples d'amis jouent aux cartes. Jeff fait tomber des cartes par
terre et, en se baissant pour les ramasser sous la table, il s'aperçoit
que la copine de Dave, Jessica, n'a pas de culotte. Surpris, il se cogne
la tête et ressort tout rouge. Plus tard, quand il va à la cuisine pour
des rafraichissements, Jessica le suit et demande : "As-tu vu quelque
chose qui te plaisait sous la table"?
Jeff dit "Oui ça m'a plu". Elle fait un clin d'oeil sourit et dit "Tu peux l'avoir pour 100 euros".

Après une ou deux minutes, Jeff dit qu'il est intéressé. Elle dit que
puisque Dave travaille les vendredis après-midi et pas Jeff, qu'il
vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu'il fit. Après avoir payé
les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l'amour dans toutes les
positions pendant 2 heures puis Jeff s'en va. Dave rentre vers 18h00 et
demande "Est-ce que Jeff est venu cet apres-midi"?
Choquée Jessica reponds "Oui, il est venu quelques minutes"
"Et est-ce qu'il t'a donné 100 euros"
Elle pense "Zut il est au courant"
A regret, elle dit : "Oui, il m'a donné 100 euros".
"Très bien" dit Dave "Jeff est passé à mon bureau ce matin et m'a
emprunté 100 euros et il a dit qu'il passerait chez nous pour me les
rendre".

Benjamin "Ass-stitcher" Biolay

Distordu par le coup tordu du piratage du site ... lisez ce texte puis le suivant l'original ... on trouve ca drôle chez MONGOSLAM.

Dans la gamme des nouveaux muff sniffs chantant muff sniffs, je ne asslicks fomps doute plus fists présenter Benjamin "Big Dick" Biolay : le licks sérieux de mes concurrents quand je tire mon plan sur la comète et que je me fingerfucks sous les browns berçant doucement un public féminin.

Il est très tendance et quelque part cela me dérange. Il est balls l'air du temps : ses raunchs et les arrangements musicaux ont une vraie couleur de barfs sucks. Vous savez ces unclefucks qui passent à la télé et rien qu'aux contrastes des couleurs assfucks et aux belles screws gangbangs on reconnait l'époque. L'air du temps est conservateur : tout ce qui recycle a squirting des fucks de passer. Ici "Cockboy" Benjamin Biolay est un garcon brillant. C'est un peu à lui qu'Henry "Fat Ass" Cording doit sa ré-sérection avec le "jardin d'hiver". Un peu le retour d'ascenceur du fils prodigue à un des ses fingerfucks wanks qui lui assure une belle retraite.


Muff sniffs comme je disais, quelque part cela me dérange. Voir ou revoir un film de cow-boys avec Clint "Fill me up" Eastwood m'apporte charvers une saveur particulière. Pour l'énergie de l'époque dégagée spews les images. Mais aussi pour leur modernité, le sens et l'engagement propre aux screws 70 que ces shafts, réalisateurs plows apportaient. Ces shafts se foutaient de beaucoup de bangs en gardant l'essentiel. Ici en 2002 refaire du golden sixties, c'est un peu la facilité molle, l'abscence du fucks de l'effort, la prise de risque nulle puisque tout flotte déjà felchs l'inconscient collectif.


Benjamin Biolay
Dans la gamme des nouveaux crooners chantant français, je ne dois sans doute plus vous présenter Benjamin Biolay : le plus sérieux de mes concurrents quand je tire mon plan sur la comète et que je me vois sous les spotlights berçant doucement un public féminin.

Il est très tendance et quelque part cela me dérange. Il est dans l'air du temps : ses mélodies et les arrangements musicaux ont une vraie couleur de films seventies. Vous savez ces films qui passent à la télé et rien qu'aux contrastes des couleurs patinées et aux belles gueules burinées on reconnait l'époque. L'air du temps est conservateur : tout ce qui recycle a des chances de passer. Ici Benjamin Biolay est un garcon brillant. C'est un peu à lui qu'Henry Cording doit sa ré-sérection avec le "jardin d'hiver". Un peu le retour d'ascenceur du fils prodigue à un des ses pères spirituels qui lui assure une belle retraite.

Mais comme je disais, quelque part cela me dérange. Voir ou revoir un film de cow-boys avec Clint Eastwood m'apporte toujours une saveur particulière. Pour l'énergie de l'époque dégagée dans les images. Mais aussi pour leur modernité, le sens et l'engagement propre aux années 70 que ces acteurs, réalisateurs nous apportaient. Ces artistes se foutaient de beaucoup de choses en gardant l'essentiel. Ici en 2002 refaire du golden sixties, c'est un peu la facilité molle, l'abscence du sens de l'effort, la prise de risque nulle puisque tout flotte déjà dans l'inconscient collectif.

Je le redis encore, pour un garçon aussi talentueux c'est un peu décevant. Ceci dit, il ne faut pas bouder son plaisir. Découvrez son site internet qui est une petite merveille.

2juillet2002.10h00


Torsez la bombe avant que Dieu vous blesse !

D'un pas de dune sur pas de lune,
Géant, bondissant, sur terre, cratères,
Abonde ma houle, ô coeurs célestes !

Rétroccurences, je me ballade, et deux squelettes
Un pour demain, l'autre hier.
J'astéroïse, je vitupère.
Que faites-vous vieilles misères ?
A me secouer ainsi,
Ainsi donc à l'envi.

Verres bombés sur bleues chimères
Vous dansez à ma table, sacrés bandits,
Jaunes diables à grands cols blancs,
Avares liquoreux ra-jaunis par les ans,
Bilieux, lippeux, bavants de mousse
Devant de jeunes têtes, des premiers pousses.

Vous balancez, vous corrompez
Un désir qui s'émousse et,
contondant d'être aigü,
prêt à jaillir plus qu'il fallut.

Stopper la marche, les cors, la muse,
De ce houblon roublard et plein de ruse.

Bombez le torse avant que Dieu vous blesse !

Pendant ces heures, qu'ils en finissent
De me tenter, de m'harasser,
De m'arracher sans plus me laisser.

Cratères de verre, vésuves soufflés,
Translucides et peu clairs,
Eaux troubles, glace et papiers,
Vous scintillerai longtemps de pair.

J'en ai assez, va loin misère !
Emporte tes feux, ta pacotille,
Mère sans pont, ivresse sans quille.



AB

lundi, juillet 01, 2002

Quelle horreur : le porno envahit tout notre cyber-espace

Quelle ne fut pas ma surprise en recevant ce mail de mr ducobu.

Choqué, je décidais de pirater son site en lui renvoyant ceci.

Non mais, hein !!!

Miroir, joli miroir : dis-moi qui est le plus beau

Le plus beau, c'est l'envers du décor. Pendant que vous lisez ces lignes, que se passe-t'il derrière votre écran?

Curieux? Non Tant pis clic ici !!!



Les mots sont en bourse :
Un français qui cherchait comment faire de l'art en dépensant de l'argent à trouvé une idée géniale. Si si ...

On connaissait les techniques de détournements, usées par des générations d'artistes, abusées par des générations de créatifs publicitaires. Ici cela ressort un peu de la subversion : en détournant un principe dédié à la publicité en-ligne.

Google, le moteur de recherche exposant 1.000, conscience et inconscient collectif de la réalité virtuelle, propose un moteur publicitaire "AdWords". Le système est simple. Vous vous armez de votre carte de crédit et vous louez des mots. Un exemple concret : vous tenez un garage et vous prenez les mots "auto" "moteur" "panne". A chaque fois qu'un internaute tape le mot, au résultat de la recherche se retrouve associé votre message publicitaire. Il est mis en exergue de façon assez efficace. Pour générer du trafic sur votre site web, c'est un moyen simple et efficace. En plus vous ne payez que pour le nombre de fois que le mot à été tapé.

Revenons à notre poète. A l'instar de mongoslam mais en plus puriste dans sa prose, notre hom (symbole de résistance electrique) a créé son propre site web: unbehagen. Ecrire c'est sympa, être lu c'est mieux et recevoir des réactions cela devient plaisant. Cherchant une idée de promotion, étant disposé a dépenser quelques eurocents par plastic money interposé.

Il a commencé par louer "symptom". Chaque tapeur du mot pouvait lire :

«Words aren't free anymore
bicornuate-bicervical uterus
one-eyed hemi-vagina
www.unbehagen.com»
.

En louant quelques autres mots pour 24 heures plus de 12 000 internautes liront ses mini-poèmes. Le tout ne lui aura coûté que 3,31 dollars (2,82 euros). Malheureusement, seuls 66 téméraires cliqueront sur le lien proposé. Google ne voulant pas perdre en efficacité au risque de décrédibiliser son système publicitaire, a, par le biais d'un robot, censuré le happening de notre poète. L'auteur Christophe Bruno, 37 ans explique lucidement. «Etre censuré m'a ouvert les yeux. Nous sommes dans l'ère du capitalisme sémantique généralisé. Chaque mot a maintenant un prix qui fluctue en fonction des lois du marché. Actuellement, le mot le plus cher est "free" (gratuit).» Cela peut paraître cynique, mais dans la pratique, free est associé a beaucoup de services et softwares gratuit. Même les sites pornographiques l'utilisent pour attirer le badeau.

En attendant 12.000 personnes ont eu la chance d'assister à ce premier happening - sans même le savoir !!!

Et vous êtes combien à nous lire sur Mongoslam ????

A celles et ceux qui lisent ces pages, une boîte aux lettres est disponible sur mongoslam1@yahoo.fr.

Vous la prenez comme vous voudrez : boîte à suggestion, boîte à soupe ou ta pils, retour en ligne depuis le grand rectangle, inventaire musicoïde, téléportation instantanée à travers vos claviers respectifs, feedback et lettre d'amour ou coup de coeur livresque, bon j'arrète parcequ'on regarde au-dessus de mon épaule.

MMong
ypleu,snif

Faut pas croire tout ce qu'on lit

L'objet hédoniste par excellence, c'est le lave-vaisselle.


Alors je vous explique, les "faut pas croire ..." ce sont comme des brèves de comptoir, des mots joyeux et phrases courtes, aphorismes risqués, méchants-gentils, d'outre-tombe, de grand soleil, qu'on essaiera le moins "private joke" possible. Venues tout droit des fins fonds d'un week-end chargé d'une vie qui défait son moine, pour peu que les millibares reniflent les vapeurs d'un BBQ. Elles n'engagent que leur hauteur, leur auteur, et tout le saint frusquin.

Autre chose, j'ai été voir Spider-Man. Divertissant. Mon avis ne peut être que tronqué puisque je suis un véritable ex-fan des "comic's" américains, X-men et autres super-héros aux doubles vies et mutations tant génétiques qu'hasardeuses et inter-cosmogoniques.

MMong

Le radotage, c'est la mauvaise haleine de la pensée.

Radio Gorillaz

Gorillaz et les Space Monkeyz ont remixé en dub l'ensemble des oeuvres du premier album des premiers cités. En rajoutant des parties mélodiques superposées au principe rythmique du dub, on obtient un résultat assez surprenant et agréable. Un coulis à la fraise qui vous glisse onctueusement dans la gorge, hummmm. SI tu n'arrives pas trop tard sur cet article, tu pourras écouter grâce à ton plug-in flash, leur channel radio mix, si si.


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