dingo!

samedi, novembre 30, 2002

C'EST CON A DIRE

Je sais c'est con à dire
mais c'est comme cela
que je te préfère
avec tes cheveux défaits
tes mèches blondes
et ton sourire en coin
dis-moi est-ce que tu viendras à ma fête
à cette pendaison de la crèmaillaire
quoi qu'avec ton serre-tête
tirés en arrière
ils me donnent des envies
de caresses à la volée

serais-tu plutôt timide ou trop polie
à me vouvoyer pour louvoyer
entre mes diverses demandes
je ne sais pas vraiment si je t'intéresse
ou si je te crée des petits stress

quand je sens ton souffle
proche sur mon front
alors que tu m'étires le cou
je suis tenté de t'embrasser
du bout des lèvres
et te sussurer des mots
doux sauce aigre douce
livraison express take away

et tes mains qui m'étendent les doigts
je les aggriperai volontiers
pour d'autres étreintes

j'aimerai te rencontrer ailleurs
que dans cette salle à espalier
je rêve d'aller jouer avec toi
une partie de badminton
échanger quelques volants
quelques propos afriolants
une promenade à vélo
à bout de souffle
échanger quelques courbatures
dans la forest de Soignes

dis-moi oui
dis-moi que tu viendras
à cette fête de noel
depuis le temps que je parle de toi autour de moi
que j'attends impatiemment la quinzaine suivante
comme on prépare une fête
j'aimerai te faire tourner la tête
à l'heure de la danse

avec mes dernières prescriptions
je t'ai offert 2 win for life
osée déclaration d'amour codée
fallait bien déjouer ton retrait
attendant le jour où je te ferai
une plus belle déclamation

on est samedi soir
tu n'es pas très loin
d'ici d'ailleurs
que peux-tu bien faire
faudra penser à refaire mes strechings
à aller chercher un string léopard
j'aimerai t'appeller
aller te chercher
essayer de te faire rire

mais voilà
je ne sais pas
quel est ton numéro mobile
quelle bouteille choisir
pour aller à ce souper
je n'arrive pas à savoir
si tu es célibataire
je sais c'est con à dire
mais je crois
que je t'aime
mais ce qu'il y a surtout
c'est que j'ai envie de te le dire
je regarde ce catalogue ikea
la commode mobile
en rouge vif sur roulettes
ira bien dans la cuisine

dis-moi oui
dis-moi que tu viendras
à ma fête de noel
dis-moi oui
dis-moi que tu viendras
à cette fête de noel
depuis le temps que je parle de toi autour de moi
que j'attends impatiemment la quinzaine suivante
comme on prépare une fête
j'aimerai te faire tourner
à l'heure de la danse

dis-moi oui
dis-moi que tu viendras
allez ne te forces pas trop
tu n'as qu'à sourire
et le reste coulera de source
comme un bain de jouvence

dis-moi oui
dis-moi que tu acceptes mon invitation

vendredi, novembre 29, 2002

BIDE ET MUSIQUE

Vous allez découvrir des amis de mongoslam, enfin plus du slam que de mister mong, quoi que avec son sourire, :o) BIDE ET MUSIQUE est un site communautaire où des malades, vous, moi et beaucoup d'autres donnent leur avis sur le kitsch et le mauvais goût qui innondent des radios comme nostalgie ou ...

Tu es au bureau et tu t'ennuies. Tu as un soft comme WINAMP installé sur votre PC ou ITunes sur Mac, alors écoute la radio en ligne de BIDE ET MUSIQUE, et tu retrouveras la magie des tubes d'autres fois. Attention ne te mets pas à chanter, tu attireras trop vite l'attention de tes collègues, et tout le monde arrêtera le travail. Sur le site, plusieurs programmes sont accessibles (section "programmes"). Vous avez chaque fois la playliste décrite et tout en bas de la page une petite radio. Il suffit de cliquer sur le bon bouton et hop vous aurez de la musique sur votre PC.

Vite le wouikenne n'est plus très loin.

A TOUTES LES FILLES

A toutes les filles que j'ai aimées avant
Qui sont devenues femmes maintenant
A leur volcan de larmes
A leur torrent de charme
Je suis resté adolescent

A toutes les filles que j'ai aimées avant
Des cours de lycée en jardin d'enfants
Aux lettres déchirées
A leurs baisers volés
Je suis resté adolescent

Elles avaient, elles avaient,
Des océans au fond des yeux
Elles dansaient, elles dansaient,
Pour nous garder plus amoureux
Elles disaient, elles disaient,
Que l'amour c'est toute une vie à deux
Elles avaient dans un sourire moqueur
Quelque chose de secret
Elles gravaient nos deux coeurs
Sur les arbres des forêts
Elles pleuraient comme on pleure
Quand on a trop aimé

Des océans au fond des yeux

A toutes les filles que j'ai aimées avant
Qui sont devenues femmes maintenant
De leurs éclats de rire
A nos nuits de plaisir
Je suis resté adolescent

A toutes les filles que j'ai aimées avant
De plage, de soleil, en dîners dansants
Aux secrets murmurés
Aux passions déchirées
Je suis resté adolescent

Des océans au fond des yeux
Des océans au fond des yeux
A toutes les filles qu'on a aimées avant...

D. Barbelivien

PAROLES PAROLES

Elle est toujours vivante, magique et captivante. Retrouvez toutes les chansons de DALIDA en ligne avec même la possibilité d'écouter quelques morceaux rares.


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Parlez moi d'amour


Parlez-moi d'amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime

Vous savez bien que dans le fond
Je n'en crois rien mais cependant
Je veux encore écouter ce mot que j'adore
Votre voix au son caressant
Qui les murmures en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire

Parlez-moi d'amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime

Il est si doux mon cher trésor
D'être un peu fou la vie est parfois trop amère
Si l'on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d'un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure

Parlez-moi d'amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime

J.Lenoir

jeudi, novembre 28, 2002

INSTALL'ACTION POETIQUE



Pour ceux qui veulent des explications de l'artiste akenaton sur son oeuvre, cliquez ici

Cheval_06 pour JANVIER 2003

En dernière minute - çàd qu'il est 17.58, le mercredi 27 novembre 2002 -, le cinéma Nova m'informe que leur Open Screen est annulé pour cause de décès. Je n'en sais pas plus.

La projection de "Cheval_06" reportée aux calandes de Janvier. Ceci n'est pas une blague. Et je vous tiens au courant dès que les moments festifs se seront évaporés.

A ceux et celles qui liront ce mail en retard, toutes mes plates ...

O.

mardi, novembre 26, 2002

INGRID BETANCOURT

ENFIN UN ESPOIR SERIEUX : Le journal "El Tiempo" annonce qu'avant 2003, il y aura un dialogue entre le gouvernement colombien et les FARC's pour discuter de la libération des séquestrés; c'est le Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo, qui rencontrera les envoyés de la guérilla. La rencontre devrait se passer en-dehors du territoire colombien - probablement le Venezuela - et la France se portera garante de la sécurité des émissaires.

Avez-vous déjà signé la pétition pour exiger la libération de cette femme qui se bat pour certains idéaux démocratiques en Colombie? Votre aide peut-être précieuse pour faire pression sur certaines autorités européennes (comme la France) pour qu'elles s'impliquent réellement dans les négociations. Rendez-vous sur le site dédié à sa libération pour signer la pétition. Sinon faites passer la nouvelle autour de vous.

Plus d'infos sur www.Betancourt.info

Soutien à la radio BXL-CAPITALE

Bruxelles, le 24 novembre 2002

Madame, Monsieur,

Comme vous l’avez sans doute appris par la presse, le Conseil d’administration de la RTBF a présenté, voici quelques semaines, un plan de modernisation appelé « Plan Magellan ». Ce plan prévoit la suppression de « Bruxelles Capitale », radio dédiée principalement aux bruxellois. Comme sans doute beaucoup, je m’attendais à des réactions de la part des milieux politiques et culturels bruxellois. A ma connaissance, il y en a eu très peu. (M. Maingain, Mme de Groote, Ecolo)

Fidèle auditeur de « Bruxelles Capitale », j’ai eu l’occasion d’entendre régulièrement des messages de soutien de la part d’auditeurs qui voudraient faire connaître leur opinion, sans bien savoir comment. Après en avoir parlé avec des amis, j’ai décidé de fédérer tous ceux qui soutiennent le maintien de « Bruxelles Capitale ». L’idée n’est pas de s’ingérer dans un processus interne de gestion, tel n’est pas notre rôle. Mais en tant qu’auditeurs et citoyens, nous pouvons au moins présenter nos arguments à la RTBF, Institution de Service Public. Les personnes intéressées pourront soit envoyer un e-mail, (jclvitoux@skynet.be) soit un courrier à mon adresse. (voir ci-dessous)

Un projet de texte reprenant les arguments complets est disponible à l’adresse : http://www.vitoux.be.tf/auditeurs.htm. Dans un mois nous ferons parvenir la pétition (e-mail et courrier) au Conseil d’administration de la RTBF ainsi qu’au Ministre Président de la Communauté française et au Ministre Président de la Région de Bruxelles Capitale.

Jean-Claude Vitoux
   33, avenue Jean Colin
   1160 Bruxelles
   Tel : 02/ 660 25 57


Les coordonnées

  • par e-mail: jclvitoux@skynet.be
  • par courrier: Jean-Claude Vitoux c/o Il faut sauver Bruxelles Capitale
       33, avenue Jean Colin
       1160 Bruxelles
  • au site internet: www.vitoux.be.tf


Jean-François Leconte
Cabinet du Ministre Didier Gosuin
Région de Bruxelles-Capitale
Tél: 02/517.12.24. Fax: 02/512.15.51.

lundi, novembre 25, 2002

PARADOXES DU SOMMEIL PARADOXAL

A quoi peuvent bien servir nos rêves nocturnes? Simple travail sur le passé ou projection vers le futur? La première trace de rêve remonte à 19.000 ans sur une caverne paléolithique. Mais c'est depuis 1959 qu'un chercheur à identifié l'espace de sommeil dit paradoxal durant lequel les rêves se produisent. D'autres scientifiques ont embrayé le pas. Beaucoup de théories se superposent et se concurrencent LEUR vérité. Elles tournent autour du "pourquoi" et du "comment" mais elles éludent la question du "contenu". De quoi va-t'on rêver? Impossible de le savoir, par les théories actuelles. Du tout physiologique ou tout psychologique, chacun y va de son interprétation. Du rôle social du rêve inter-prêté par le chaman ou par une rêveuse de famille (Corse et Italie) pour donner du sens collectif aux rêves de chacun jusqu'à Sigmund Freud et ses disciples pour trouver du sens individuel, tout est passé en revue mais rien ne fait encore prise sur le rêve. Surprenant, non?

Le rêve serait alors une activité libre, sans autre objet que lui-même, avec parfois des trouvailles et quelques belles inventions. Mais aussi un travail - de tri, de sélection, de métaphore des événements de la journée. Un travail plus ou moins achevé, plus ou moins signifiant, mais jamais gratuit. De la beauté, du travail, du sens. «Et si c'était finalement de la pure poésie?» résume joliment Patrick Lemoine. Que les «petits» rêveurs, les non-rêveurs se rassurent. Comme tout un chacun, ils ont des songes. S'ils ne se souviennent de rien à leur réveil, c'est que leurs poèmes sont accomplis. Qu'ils ne nécessitent ni ratures ni rajout. Freud le disait lui-même: «Les rêves oubliés sont les rêves réussis.»




vendredi, novembre 22, 2002

Me branler dans les toilettes ?

...Un truc d'un autre temps, peut-être le Moyen Age, quand les filles savaient que la chevelure était l'arme numéro un. Un blond vénitien brillant, long et frisé. Un vrai truc de fou. Et ses mains, soignées comme jamais, des ongles longs et blancs comme du lait. Debout derrière le comptoir, je tente de lui glisser quelques oeillades. Avec tous les footeux qui rôdent autour, c'est pas évident. Ça y est : elle m'a vu. J'ai le contact. J'en peux plus. J'hésite à aller me branler dans les toilettes tellement je bande mais c'est pas très sérieux. Quelle heure il est ? Merde, j'ai raté le début de la seconde mi-temps. Tant pis, là voilà qui remet des bouteilles d'eau empilées sur le zinc. C'est le moment ou jamais. Subrepticement, je passe devant elle et ramasse une Contrex. Elle me voit, me glisse un sourire. C'est dingue. Je sais plus où j'habite. Qu'est-ce que je fous là ? Ou en est-on ? Ah oui, c'est 3-0 pour Paris. Sans les arrêts de jeu.
Lire le début ...

MIROIR MIROIR

Dis-moi comment c'est l'envers du décor?

DECLARATIONS D'AMOUR

Déclaration, acclamation, applaus, merci merci, prise de risques et sueurs chaudes, rire en coin, grande effusion de sentiments, clin d'oeil complice, bouffées de gêne, palpitations thoraciques, afflux sanguin inopiné, on a tous connu ces états de fatigue dûs à la magie de la quatrième dimension. Finalement qu'est-ce qui était le plus amusant? Le rêve, la préparation ou le passage à l'acte? C'était plutôt un petit saut dans le vide ou alors un pied fébrile glissant sur la marche pour se rattraper à la manche aimée? Saupoudré d'un peu de stratégie ou bien libre inspiration de votre charme spontané?

Des amoureux transis qui égrennent leur déclaration au compte goutte aux pilotes de courses qui les enchaînent comme les virages de francorchamps sans plus faire attention au décor, tous ces effets d'annonces sont toujours particuliers. Passage obligé; déclarer sa flamme, oublier sa flemme ! Allumage électronique dernier cri ou veilleuse silencieuse? Qui a provoqué l'étincelle? Sur quel détail s'est accroché votre premier désir? Facile combustible fossile, léger comme du gaz de ville ou brûlant plein pot comme un puits de pétrole kowétien allumé par l'oncle Saddam?

Et comment déclinez-vous votre déclaration? Au gueulophone d'une voiture de police "STOooooOP !!! Rangez-vous sur la droite. RALENTIiiiiiR !!!" entrecoupé des hurlements de sirènes "wiiiooooOOOoouuuwiiiiiooOOOOooouww STOP !!! Ici Déclaration Du Mur pour vous, le commissaire en chef vous parle, RAaaaLENTIiiiiiR !!! wiiiooooOOOOooouwiiiiiooooouuuuW". La faites-vous encore par écrit? L'avez-vous déjà faxée? Courte et rapide en 160 chars max par GSM interposé. Sur les pilastres d'un pont d'autoroute au vu de milliers d'automobilistes. Fast food Fast Love Fast Sex : à la méthode de l'île de la tentation à la Diane & Brandon. Longue et langoureuse dans un ping pong chatté sur ICQ? Comment avez-vous fait monter le désir? Votre désir et le sien? Difficile de savoir, hein, ce qui peut bien chatouiller l'autre. Combien de temps avez-vous attendu avant de vous déclarer? Avez-vous eu peur d'être rejeté? L'avez-vous regardé(e) dans les yeux? Se tenait-elle les bras croisés? Avez-vous tenté une caresse sur la main? Vous teniez-vous les mains ou au contraire étaient-elles ouvertes? Roulait-elle une mèche de cheveux autour de ses doigts? Se caressait-elle le cou ou la nuque? Avait-elle la tête inclinée sur le coté? Vous fixait-elle droit dans les yeux ou vous regardait-elle de biais? Comment saviez-vous qu'elle vous écoutait? L'avez-vous emmenée au restaurant comme premier rendez-vous? Vous êtes vous aidé d'une personne tierce, un(e) ami(e) commune pour élargir votre espace neutre? Qu'avez-vous promis comme aventures romanesques? Avez-vous plutôt montré ou caché vos faiblesses?

Toutes ces questions palpitantes nous ont brûlé les lèvres sans toujours trouver de réponses. Fonce Alfonse. A quand remonte votre dernière déclaration? Fut-ce une veste? Peut-être fut-elle doublée d'hermine. L'avez-vous retournée?

Si vous avez une déclaration dans vos cartons, elle nous intéresse cliquez ici!

Je remarque que je dis VOUS, vous, vous, partout dans ces questions. On pourrait croire à une formule de politesse m'adressant à toi lecteur vénéré. Je pense qu'il s'agit plus simplement du vous que je voue (et qui me tue) à celle à qui j'espère pouvoir la faire cette déclaration d'un pot.




La déclaration d'amour

Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Quand je suis seule et que je peux inventer
Que tu es là tout près de moi
Je peux m'imaginer tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Je ne pourrai jamais te dire tout ça
Je voudrais tant mais je n'oserai pas
J'aime mieux mettre dans ma chanson
Une déclaration, ma déclaration

Une déclaration, ma déclaration
Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Je veux des souvenirs avec toi,
Des images avec toi,
Des voyages avec toi
Je me sens bien quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

J'aime quand tu es triste
Et que tu ne dis rien
Je t'aime quand je te parle
Et que tu ne m'écoutes pas
Je me sens bien, quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

Michel Berger

jeudi, novembre 21, 2002

Le terme épars

Si tu cries, le monde se tait : il s'éloigne avec ton propre monde.

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée.

Qui convertit l'aiguillon en fleur arrondit l'éclair.

La foudre n'a qu'une maison, elle a plusieurs sentiers. Maison qui s'exhausse, sentiers sans miettes.

Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer.

Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents, ou taire ce que nous sommes.

Le soir se libère du marteau, l'homme reste enchaîné à son coeur.

L'oiseau sous terre chante le deuil sur la terre.

Vous seules, folles feuilles, remplissez votre vie.

Un brin d'allumette suffit à enflammer la plage où vient mourir un livre.

L'arbre de plein vent est solitaire. L'étreinte du vent l'est plus encore.

Comme l'incurieuse vérité serait exsangue s'il n'y avait pas ce brisant de rougeur au loin où ne sont point gravés le doute et le dit du présent. Nous avançons, abandonnant toute parole en nous le promettant.

R. Char, Le Nu perdu

MA VRAIE VIE

Si votre curiosité à mon égard cherche à être satisfaite, un petit click où vous saurez tout de moi. Le vrai nom qui se cache derrière le pseudo, la photo et surtout ma façon de parler si spontanée et naturelle. A tout de suite petit curieux, petite curieuse au vilain défaut !

LES DECLARATIONS D'AMOUR A L'ANCIENNE

Aaah Johnny Johnny fais-moi mal
J'aime l'amour qui fait mal

Dans certaines régions de France, les vieilles traditions de déclaration d'amour sont parfois assez surprenantes :
Dans le Morvan, par exemple, pour se déclarer et faire comprendre à une jeune fille qu'elle vous intéresse, il faudra la bousculer, frotter vos hanches aux siennes violemment ou encore lui donner un coup. (Je vous déconseille cette méthode...) Dans le Gers on est encore plus violent puisqu'il faut pincer l'élue de son cœur au bras jusqu'au sang pour lui faire savoir qu'on l'aime. Dans la région de Quimper on se contente de lui tordre le bras et en Loraine on lui écrase les doigts. En Ille-et-Vilaine il vous faudra la frapper sur le genou et en Gascogne lui lancer des tisons enflammés (SIC).

Après les tendances SM, rassurons-nous, il reste encore quelques traditions poétiques, comme dans la région de Dinan Si vous voulez faire savoir à une jeune fille que vous vous intéressez à elle, choquez votre verre au sien en disant " A celui qui marche sur les remparts de votre cœur ". Si la fille accepte elle choque son verre, si elle refuse, elle vous répond " Mon cœur n'est pas une citadelle ; il ne s'y promène pas de sentinelle ". Joli non ?


Plus d'info sur LUX TENEBRAE où vous découvrirez moultes recettes de magies noires pour envouter les âmes chéries.

Marie Dubuc à Pierre Chaleix


J'ai été mêlée à la vie de Lise Deharme et c'est ainsi que j'ai connu Antonin Artaud lors de sa venue chez elle avec les surréalistes Paul Eluard et André Breton. Ils ont passé tout un mois d'été à Montfort et je les retrouvais souvent soit chez Lise, soit chez moi. Mon goût pour les sciences occultes et mes petits dons de voyance ont été immédiates affinités entre Antonin Artaud et moi. Il venait me voir chaque jour et ce m'était émotion d'entendre le pas léger de ses sandales de cuir nouées à la grecque et de le voir entrer jeune, svelte, en chemise fine à col ouvert. Il s'asseyait sur une chaise basse, les mains ouvertes pour que j'en lise les lignes. Il m'écoutait avec autant de confiance que d'anxiété. J'avais vite appris à ménager une sensibilité exacerbée et si je m'attardais à lui révéler ce que je voyais dans ses cartes, son écriture, le tic nerveux de sa mâchoire ou l'arcade diabolique de ses sourcils, je recherchais surtout son apaisement. Il me quittait comme allégé d'une force difficile à guider ou à maintenir et ravi de m'avoir un peu communiqué ses propres angoisses. Quand il a quitté Montfort il m'a demandé de ne pas l'abandonner. Très prise par ma profession, je ne lui écrivais que de temps en temps, et dans le souci de ne pas laisser traîner mes papiers, j'ai dû brûler quelques-unes de ses lettres dont celles envoyées du Mexique, voyage que je lui déconseillais et qui lui a valu plus de désillusions que de profit.

Marie Dubuc (23 mai 1975)



Extrait de "Nouveaux écrits de Rodez", L'Imaginaire, Gallimard.


Certains ou certaines se retrouveront dans ces lignes ... et n'en dirai pas plus.

mardi, novembre 19, 2002

Contre-façons

0.56 Oui, non, oui, oui, non, oui, non…

1.14 Y'a des jours
Y'a des lunes
Comme deux tours
Sur les dunes

Une fois contre moi
Une fois avec toi
Les contre-façons sont toujours 100 façons

1.50 S'endormir
Et sourire
Un cauchemar
ça repart

L'oreiller
Est si dur
Le réveil
Dur d'oreille

Sonne toujours 100 fois
Sonne t'as mal au foie
Sonne j'ai mal et froid
Et je compte jusqu'à toi

3.20 Contre-nature
Nos deux natures
Plus dure est l'aventure

Oui, oui, oui, non, oui, oui, non, non

4.25 Des journées
Mal lunées
Des soirées
Allumées

Mets-toi contre moi
Mais toi contre moi
Les contre-façons
Sont toujours ta raison

Je t'aime
Moi non plus
Ta crème
Défendue

Me mène
A grossir
Mes peines
Mes plaisirs

Tu balances et moi
Je sens 100 émois
Ces 1000 bavures
Nous serrent la ceinture

5.56 Tu respires et moi
Je soupire sans toi
(Oui, non, non, oui, non)
Je t'aime sans façons

Sans titre


Sous ma main droite
le livre de mon père qui
m’attire dans la bouche de ses morts qui
se partagent les plis de ma peau
coupée très droite comme des cœurs de tissus
Moi qui ne suis vivant
— je ça debout, sur une cloche renversée
que la terre couvre un peu —
moi qui ne suis vivant
que pour compter les morts
J’ai voulu faire le compte
de toutes les choses qui me tiennent,
et voilà ce qui est arrivé :
j’ai commencé par renoncer à l’alcool
À tous ces vins de Bordeaux
dont je n’aurais jamais pu me passer.
Et je suis bien vivant, tu vois, puis
j’ai cessé de fumer ces quarante cigarettes
chaque jour sans lesquelles la vie n’avait plus aucun goût…
Et regarde-moi, je survis,
puis j’ai cessé de lire, nécessité impérative
pour me tenir, et regarde :
je suis bien vivant.
Puis j’ai renoncé à la musique, j’ai survécu sans peine, pas même une brûlure.
Puis j’ai renoncé à la peinture, aux restaurants,
au poisson, à la volaille, à la prière, à la conversation
à mes amis, et tous
en s’enfuyant me laissaient bien vivant.
Je peux te chasser Dieu
Je peux te congédier mon amour,
je peux me couper les mains
et je n’aurai pas plus de peine
qu’hier je n’avais de plaisir.
Je serai toujours vivant
et je compterai les morts.
Hier la bouche des morts
chantait : la liste des choses qui ne me retenaient pas
et il ne restait rien, et ils ont chanté mon nom
et j’ai disparu sans souffrir comme une goutte d’eau sur un morceau de sucre.


LL de Mars, 23 octobre 2002

enlightment

Bizarries des moteurs de recherche

Au mois de janvier 2001, lorsque l'on tapait les mots clés dumb motherfuckersur Google (on vous laisse sortir votre dictionnaire franco-anglais mais, globalement, ça signifie "amis de la poésie bonsoir"...), le moteur proposait en premier le site officiel de la boutique en ligne d'articles à l'effigie de George W. Bush, alors qu'aucun des mots demandés ne se trouvait dans la page. D'après l'un des responsables de Google, cela était dû à une anomalie dûe à l'algorithme de pertinence de l'outil de recherche. Ouf, on est rassuré...

Début 2001 toujours, lorsque Voila ne trouvait pas de réponses à une recherche, il proposait une page fournissant des liens vers la religion et la résurection, sans explication. Bug interne ...

La vie d'un moteur de recherche

Le site d'interrogation en langage naturel Infoclic a publié son bétisier sous la forme des questions les plus "tordues" qui lui ont été posées dans les semaines qui viennent de s'écouler. La vie d'un outil de recherche n'est pas toujours de tout repos ;-) :

- Où est ma femme ?

- Quel calibre pour refroidir une grand mère ?

- Je chausse du 2, que faire?

- Est-ce qu'une blonde peut investir en bourse ?

- Comment créer une mafia ?

- Quelle était la stratégie de la droite pendant les élections municipales à Paris ?

- Quelle est la voiture de colombo ?

- Je cherche un garagiste Fiat qui n'est pas un voleur ?

- Pourquoi y a t-il des blagues sur les belges ?

- Quel est le dentifrice de Monica ?

- Quelle est mon heure de naissance ?

- Comment gagner de l'argent sans rien foutre ?

- Quel est le pire site ?

- Comment frauder le fisc ?

- Sartre savait-il nager ?

- Y a t'il pire qu'un DJ de mariage ?

- Quels sont les prochains numéros gagnants du loto belge ?

- Comment dire à quelqu'un qu'il est lourd sans le blesser ?

- Comment faire une déclaration d'amour à une fille qui ne vous voit que comme un ami ?

- Eh, Infoclic, tu descends ?

3 petits Jacques et puis s'en vont


Vous ne savez pas les colères et les affres
que me procurent cette cure, des baffes.
Comme des gifles, j'en baffre, en veux et en redemande

Incuries, comme des écuries, où j'ai cru rire,
Un instant !

Un temps pour soi, en soi, n'est rien et me démange,
Mangeoire.

Surnage et nage parmi tous les déboires, papillon de la nuit,
Nocturne et dans sa turne, virevolte sous la lampe,
Brûloir.

J'ai cru des signes, j'ai vu, insigne, de la défiance,
Insignifiance et son porte-malchance.

Mélopées, grand vol, en napes, en vagues et en survol,
Me trahissent et s'incommodent,
Viol !

Des jambes et des compas, des pas surpassent, trépassent,
Et finissent nus, décharnés comme dans une passe.

Des corps trop lourds pour enfin en tomber,
Caddies, cadences et décadences.

Passent et repassent la tendre surface,
Polie brillante, chiffone comme dessous, latente.

La came et son lot, nimbée de mauve, enrobe,
Dérobe alentours et allanguis,

Languis de qui, langue-vipère, me traque
Et me transit, de froid, de qui ? ça claque !


(...)

AB

Bienvenue


Ah! que tu retournes à ton désordre, et le monde au sien. L'asymétrie est jouvence. On ne garde l'ordre que le temps d'en haïr l'état de pire. Alors en toi s'excitera le désir de l'avenir, et chaque barreau de ton échelle inoccupée et tous les traits refoulés de ton essor te porteront, t'élèveront d'un même sentiment joyeux. Fils de l'ode fervente, tu abjureras la gigantesque moisissure. Les solstices fixent la douleur diffuse en un dur joyau diamantin. L'enfer à leur mesure que les râpeurs de métaux s'étaient taillé, redescendra vaincu dans son abîme. Devant l'oubli nouveau, le seul nuage au ciel sera le soleil.
Mentons en espoir à ceux qui nous mentent : que l'immortalité inscrite soit à la fois la pierre et la leçon.

René Char, Le nu perdu.

Dans la nuit du 3 au 4 mai 1968 la foudre que j'avais si souvent regardée avec envie dans le ciel éclata dans ma tête, m'offrant sur un fond de ténèbres propres à moi le visage aérien de l'éclair emprunté à l'orage le plus matériel qui fût. Je crus que la mort venait, mais une mort où, comblé par une compréhension sans exemple, j'aurais encore un pas à faire avant de m'endormir, d'être rendu éparpillé à l'univers pour toujours. Le chien de coeur n'avait pas geint.
La foudre et le sang, je l'appris, sont un.

lundi, novembre 18, 2002

GoogleFight

Petit jeu webesque pour comparer deux mots sur Google ... par exemple, utilise-t'on plus DONNER ou PRENDRE sur le web?

Et bien DONNER est utilisé 2 850 000 de fois alors que PRENDRE 3 040 000.

Pour l'époque de nos parents, qui se battaient, nous racontent encore de vieux journalistes, pour savoir qui était Rolling Stones ou qui était Beatles, et bien Google nous apprend qu'aujourd'hui ... les Beatles gagnent avec 2 480 000 contre 850 000 pour le vieux Mick et ses potes imbibés. En fait, ils ont toujours gagné. La morale c'est qu'il vaut mieux rester propre sur soi que de faire le mate_à_mort si on veut accumuler les pépéttes. La morale de la morale c'est qu'on peut manger les pissenlits plus vite par la racine en restant propre sur soi. Enfin allez comprendre.

Si vous voulez essayer vos propres combinaisons, n'hésitez pas.

Le dernier train

J'ai si peur de ces romances
Qui finissent
avant qu'elles commencent
J'ai peur dans le noir
Peur du hasard
J'ai peur des trains
dans les gares

J'ai si peur des sentiments
Les mots,
les mots c'est du roman
Je n'irai pas plus loin
Croyez le bien
L'amour est sur le déclin

Mais si vous ratez
votre dernier train
Pour m'emmener danser jusqu'au matin
Vous dire je t'aime,
j'ai peur je le crains
Je ne le pourrai point

Ne demandez jamais ma main
Ne me donnez pas rendez-vous demain
Vous dire je t'aime,
j'ai peur, je le crains
Je ne le pourrais pas

J'ai si peur des conséquences
Des actes manqués
quand j'y pense
Je ne conjugue rien
Au futur lointain
J'ai beau remettre à demain

Les torts c'est pour les absents
C'est la raison du plus offrant
Ce n'est qu'un au revoir
Un dernier regard
Un amour sur le départ

Mais si vous ratez
votre dernier train
Pour m'emmener danser jusqu'au matin
Vous dire je t'aime,
j'ai peur je le crains
Je ne le pourrai point

Ne demandez jamais ma main
Ne me donnez pas rendez-vous demain
Vous dire je t'aime,
j'ai peur, je le crains
Je ne le pourrais pas


F. Le Gall - B.Biolay

Ca valait la peine

Je n'osais pas te le dire
Encore moins te l'écrire
J'attendais le moment
opportun, important
Je ne savais pas comment faire
Oh ! Mon dieu quel enfer
Et par où commencer
C'est la timidité
Je ne savais rien de la vie
Ni de la dernière pluie
Près d'un petit ruisseau
De la vie en duo
Oui mais j'ai du me résoudre
A faire parler la poudre
A passer le turbo
Un soir au bord de l'eau

Ca valait la peine
C'est sûr
Ca en valait la peine
Ca valait la peine
C'est sûr
De te dire que je t'aime

Je n'avais pas de raison
De me priver
De ton beau regard azuré
Si longtemps désiré
Je n'avais pas l'intention
De sortir les violons
Mais avant le refrain
D'arriver à mes fins.
Je n'ai pas envisagé
Les remords, les regrets
J'apprécie mon bonheur
Dans la maison en fleurs
Et je n'ai pas regretté
D'avoir osé oser
Près du pont Mirabeau
Un soir au bord de l'eau

Ca valait la peine
C'est sûr
Ca en valait la peine
Ca valait la peine
C'est sûr
De te dire que je t'aime


B.Biolay

Cheval_06

En primeur pour toi lecteur, pour toi lectrice

Ce petit mail pour vous inviter à la projection du court métrage "Cheval_06" relatant une partie de mes aventures en Mongolie Extérieure, Mars-Avril 2002.

La projection aura lieu dans le cadre de l' "Open Screen" du cinéma Nova (rue d'Arenberg 3, 1000 Bruxelles) le jeudi 28/11/2002 à 20h00 et s'insérera parmi environ 4 autres courts métrages dont j'ignore la teneur.

Le programme-line up sera distribué à l'entrée, la projection est gratuite et le chaleureux bar est ouvert avant, après selon les soifs ...

A bientôt

C'est pas bobo ça ?

Chouchou et Loulou nous retrouvent chaque jour à 20:50 sur France2, vous les connaissez? Oui, Non ! Des mini-sketches comiques sur l'usure du couple trentenaire. Personnellement j'adoooore. Je céli-dé-batte et pourtant cela me fait rire. Allez donc découvrir leur portrait sur une des pages de libé avant d'aller vous scotcher devant le poste. Cela me fait penser que je n'ai plus le cable. Tout le monde s'en fout. Et c'est pas grave.

Astuce : juste à la fin de leur sketche, vous zappez sur Canal + pour tomber sur le zapping de la veille. C'est pil poil synchro. Vous le saviez déjà mais maintenant vous n'avez plus d'excuses.

Jeu d'idiot :

Dis moi qui tu manges et je te dirais qui tu hais
Dis moi qui tu manges et je te dirais qui tu hais_M
Dis moi qui tu manges et je te dirais qui tuer


samedi, novembre 16, 2002

Happening porcin à Gand

Un comédien flamand passe 3 jours dans une cage enfermé avec un truie dans l'espoir d'obtenir une réponse sur le pourquoi de la guerre.

MARS ATTACK

"Bambi" se dispute avec l'organisateur de ses spectacles ... des histoires de gros sous pour un bide commercial de son dernier album vendu seulement à quelques millions d'exemplaires et des concerts annulés. En regardant la photo du mutant, ne se croirait-on pas dans le film Mars Attack?


TA KATIE T'A QUITTE

Ce soir au bar de la gare
Igor hagard est noir
Il n'arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia
Vient de le quitter
Sa Katie l'a quitté
Il a fait chou-blanc
Ce grand-duc avec ses trucs
Ses astuces, ses ruses de Russe blanc
Ma tactique était toc
Dit Igor qui s'endort
Ivre mort au comptoir du bar
Un Russe blanc qui est noir
Quel bizarre hasard se marrent
Les fêtards paillards du bar
Car encore Igor y dort
Mais près d'son oreille
Merveille un réveil vermeil
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil

Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
T'es cocu qu'attends-tu ?
Cuite-toi t'es cocu
T'as qu'à, t'as qu'à t'cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t'a quitté
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu'on t'a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d'étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient
Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic driiiing !

Au matin quel réveil
Mâtin quel réveil-matin
S'écrie le russe blanc de peur
Pour une sonnerie
C'est une belle sonnerie.

Boby Lapointe

COMME A OSTENDE

On voyait les chevaux d'la mer
Qui fonçaient la têt' la première
Et qui fracassaient leur crinière
Devant le casino désert
La barmaid avait dix-huit ans
Et moi qui suis vieux comm' l'hiver
Au lieu d'me noyer dans un verr'
Je m'suis baladé dans l'printemps
De ses yeux taillés en amande

Ni gris ni verts, ni gris ni verts
Comme à Ostende et comm' partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

J'suis parti vers ma destinée
Mais voilà qu'une odeur de bière
De frites et de moul's marinières
M'attir' dans un estaminet
Là y'avait des typ's qui buvaient
Des rigolos des tout rougeauds
Qui s'esclaffaient qui parlaient haut
Et la bière on vous la servait
Bien avant qu'on en redemande

Oui ça pleuvait, oui ça pleuvait
Comme à Ostende et comm' partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

On est allé, bras d'ssus, bras d'ssous
Dans l'quartier où y'a des vitrines
Remplies de présenc's féminines
Qu'on veut s'payer quand on est sôul
Mais voilà que tout au bout d'la rue
Est arrivé un limonair'
Avec un vieil air du tonnerr'
A vous fair' chialer tant et plus
Si bien que tous les gars d'la bande

Se sont perdus, se sont perdus
Comme à Ostende et comm' partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie


Léo Ferré Jean-Roger Caussimon

CE N'EST RIEN

Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont
Comme les bateaux
Et soudain

Ça revient
Pour un bateau qui s'en va
Et revient
Il y a mille coquilles de noix
Sur ton chemin
Qui coulent et c'est très bien

Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui s'éloigne à tire-d'aile
En emportant le duvet
Qui était ton lit
Un beau matin

Et c'est n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan

Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont
Comme les bateaux
Et soudain

Ça prévient
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c'est très bien

Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui reviendra à tire d'aile
En rapportant le duvet
Qui était sur ton lit
Un beau matin

Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan ...


Julien Clerc

ES-TU GASTROLASTRESS?

Nouveau mot décrivant un des rapports contemporains avec la bouffe. Vient d'une contraction de plusieurs mots :
gastrolâtrie : individualisme mêlé à un refus de ritualiser les absorptions alimentaires en se laissant porter par les réactions de son "ventre", de ses "besoins", si possible une digestion sans problème, caractéristiques valorisées par l'alimentation déstructurée (particulièrement les formes de grignotage), susceptible de prendre des formes multiples selon les lieux et des temps sociaux différents.
Ensuite, l'idée de stress intrinsèque à l'acteur urbain contemporain, qui "rationalise" et accélère son temps productif, rompt avec un lien social de commensalité et de convivialité pour se nourrir de nutriments agréables augmentant son individualisme, signe de son efficacité sociale.
Enfin, la combinaison des deux noms qui sonne comme le féminin du vieux mot rabelaisien gastrolâtre au moment où la société s'unisexualise et où le corps doit être surveillé en tant qu'outil de représentation par les hommes mais aussi par les femmes, au moment où la fonction de "production" déclenche les mêmes "contrôles de soi" que la fonction de reproduction


Quelle est l'image de ton corps? Est-ce simplement ce que tu en perçois? Seulement une construction mentale? Que décrit-il de ton rapport aux autres? Comment calmes-tu ta propre fin? Manger ne répond pas toujours à une vraie faim, mais peut être utilisée à d'autres « fins » (se remplir, refuser tout ou partie d'aliments, ritualiser, banaliser, compenser). Dis-moi qui tu manges et je te dirais qui tu hais. Et à propos du lien entre la nourriture et la sexualité? Après une étude "Montre-moi comment tu manges, je te dirai comment tu aimes" de Willy Pasini et l'ifoP en France en 94, 39% des gens ont l'appétit qui grandit quand ils sont amoureux.

A la question est-il plus facile d'éduquer le goût ou l'érotisme? Une majorité de gens pensent directement au goût ! Pourtant rappellez-vous le superbe film "le goût des autres" de Bakri et Jaoui. Le rapport du goût et de la solitude est très bien travaillé. En fait l'érotisme est plus facile à éduquer car il s'agit d'une activité partagée à deux, inter-active. Le goût est individuel. Comme il est lié à l'affectivité et donc parfois à l'expression de symptômes, il n'est pas garanti qu'une personne change juste sur le goût.

« Le goût est un baiser que la bouche se donne par l'intermédiaire de l'aliment de goût ». De Michel Serres in "Les 5 sens".

Pour les curieux j'ai même trouvé un cuisinier-thérapeute Gestalt (travail des émotions) avenue Louise qui propose "Ma cuisine intérieure". Imaginons un instant, une thérapie de groupe à l'instar de celle des inconnus dans le film où ils essaient d'arrêter de fumer .... Vous avez sans doute des dizaines de personnes qui font : Hummm Miaam Miaam ... Beeeek Paaaas Boooon ... Hummmm Miaaaam Miaaaam. On comprend tout de suite les bienfaits de ce genre de thérapie.



J'T'AIME COMME UN FOU


J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
Mais tu t'en fous

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J'me tatoue ton nom tout partout

Pour que tu m'trouves plus beau quand tu m'verras tout nu
J'ai perdu vingt kilos t'en es-tu aperçue ?
Pour retrouver ma ligne, pour retrouver mon swing
J'fais du bodybuilding, du tennis, du jogging

M'as-tu vu courir
M'as-tu vu courir
M'as-tu vu courir dans ta rue ?

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
Mais tu t'en fous

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J'me tatoue ton nom tout partout

Tu m'donnes de l'énergie comme j'n'en ai jamais eu
A cause de toi ma vie a pris d'la plus-value
J'me sens comme un champion qui court le marathon
Chaque fois que tu m'dis non j'redouble d'ambition

Depuis qu'j't'ai rencontré
A une séance d'aérobic
Toute ma vie à changé
Maintenant j'me réveille en musique

M'as-tu vu courir
M'as-tu vu courir
M'as-tu vu courir dans ta rue ?

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
Mais tu t'en fous

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J'me tatoue ton nom tout partout

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
Mais tu t'en fous

J't'aime comme un fou
J't'aime comme un fou
J'me tatoue ton nom tout partout...


Robert Charlebois - Luc Plamendon

vendredi, novembre 15, 2002

GaINSBaRRE a toujours LA BaRRE

Qui est déjà passé devant l'avant-dernier domicile parisien de Serge Gainsbourg au 5 bis rue de Verneuil, aura connu le célèbre "mur". La façade protégeant une petite courette était couverte de graffitis déclarant flamme et passion. Pour différentes raisons, ce mur a été repeint en blanc en 2000 effaçant à jamais tous ces cris d'amour. Un site web vous propose une présentation détaillée de l'histoire du mur de Serge G.

L'âme slave posant pour un magazine en 89

mercredi, novembre 13, 2002

Extrait

(...)

"Je connais ce point, point-matrice car il est naissance et mort, départ et retour - et donc éternité - puisque recommencement. Point population car il est sucre et sel, obstacle et réceptacle - et donc éternité - puisque création.

Il existe de ces lieux géographiques qui induisent le partir. Et d'où on ne part pas. Et d'où on ne peut pas partir. L'ancre est enracinée au plus profond de l'âme. Elle a fait souche. L'esprit fugitif n'a que le droit des mots, ceux-là mêmes qu'il peut emprunter au vocabulaire des voyageurs. c'est raison du Poète d'être ailleurs, au-delà des traces, en avance des mémoires, à côté des signes. Et quand vitupère l'idée de la semaille, le Poète prend l'imaginaire à bras-le-corps et le fait accoucher de multiples parures, de trajectoires plurielles, de réminiscences d'avenir.

L'océan nourrit le prisonnier. La phrase court sur la crête des vagues comme le plancton nourricier des grands goélands, et l'alphabet du Poète se compose au rhythme des marées. L'énigme a son lieu, celui de l'écrit."

Tiré de "Fernando Pessoa" par Philippe Bidaine, Les Lieux de l'écrit.

Tu trouveras

Comme tout le monde, j'ai mes défauts
J'ai pas toujours les mots qu'il faut
Mais si tu lis entre les lignes
Tu trouveras dans mes chansons
Tout ce que je n'ai pas su te dire

Il y a des fautes d'impression
Des "Je t'aime" un peu brouillons
Malgré les accords malhabiles
Tu trouveras dans mes chansons
Tout ce que je n'ai pas osé te dire

Tu trouveras

Mes blessures et mes faiblesses
Celles que j'avoue qu'à demi-mot

Tu trouveras

Mes faux pas, mes maladresses
Et de l'amour plus qu'il n'en faut
J'ai tellement peur que tu me laisses
Sache que si j'en fais toujours trop
C'est pour qu'un peu tu me restes
Tu me restes

Il y en a d'autres que t'aimeras
Bien plus belles, plus fortes que moi

[Passage uniquement dans le CD]
Je leur laisserai bien-sûr la place
Quand je n'aurai plus dans mes chansons,
Plus rien à te dire en face
Le temps vous endurcit de tout
Des illusions, des mauvais coups,

Si je n'ai pas su te retenir,
Sache qu'il y a dans mes chansons
Tout ce que je n'ai pas eu le temps de dire

Tu trouveras

Mes blessures et mes faiblesses
Celles que j'avoue qu'à demi-mot
Tu trouveras
Mes faux pas, mes maladresses
Et de l'amour plus qu'il n'en faut
J'ai tellement peur que tu me laisses
Sache que si j'en fais toujours trop
C'est pour qu'un peu tu me restes
Tu me restes

Tu trouveras
Mes blessures et mes faiblesses
Mes faiblesses
Celles que j'avoue qu'à demi-mot
Demi-mot
Mes faux pas, mes maladresses
Maladresses
Et de l'amour plus qu'il n'en faut
Plus qu'il n'en faut
J'ai tellement peur que tu me laisses
Que tu me laisses
Sache que si j'en fais toujours trop
Mmmm
C'est pour qu'un peu tu me restes
Tu me restes

Tu trouveras

Mes blessures et mes faiblesses
Mes faiblesses
Celles que j'avoue qu'à demi-mot
A demi-mot
Mes faux pas, mes maladresses
Maladresses
Et de l'amour plus qu'il n'en faut
Plus qu'il n'en faut
J'ai tellement peur que tu me laisses
Que tu me laisses
Sache que si j'en fais toujours trop
Mmmm
C'est pour qu'un peu tu me restes
Tu me restes
Tu me restes


Natasha St Pier



Vous venez de lire un des textes de chansons francophone les plus lus sur le web ... vous êtes normal, comme tout le monde, rassuré? ;o)


Je préfère ceci du Saïan Supa Crew mais c'est plus bas dans le classement (top 51)


A demi nue

[Specta]
Nouma mie ton mini mal manie mal sa manou
L’amour nous manie telle manie marions-nous
Ma lune demie elle est ma lune
Et elle émane une pure caresse de dune,
Goutte manile de manie, jamais nue à demi,
Elle m’a mis à nu, elle, Emma, est ma nana,
Jamais ma nounou sommes compris celui qu’est le plus abruti
Est l’homme que de servir la femme un jour le pourri.

[Refrain (2x)]
Quand elle s’est mise à demi nue,
Elle m’a émue,
Elle m’a eu.

[Feniksi]
J’étais plus sage et, la fille bien plus âgée.
Une teen intéressée parce qu’en sexe on dit mon peuple usagé…
Victime…
D’abord c’était quoi ?
2, 3 baisers volés.
Nos affaires volent et nous voilà volets fermés,
Tous nos voeux dévoilés…
«Hé ! Aurais - tu de quoi couvrir l’ami Paul ?»
«Hein ! Hein !»
C’est là qu’elle me pointe une montagne de capotes.
Au lit, j’ai fait tiep comme un gars de «téç» poli.
1. J’étais mort,
2. Elle amère,
3. Et moi, marre d’être au lit …

[Sir Samuel]
Plus raffinée, plus douce et plus subtile.
Selon moi, j’avais trouvé la fille,
Encore immaculée, avec respect je patientais.
Mais lors d’un rendez - vous à la gare de sa ville,
Je vois son ex qui me dit : «elle sent bon la vanille !».
Un parfum que j’avais moi - même acheté,
Odeur que tout le quartier connaît.

[Refrain (2x)]

[ly]
C’était prédit, mon body et mes dix doigts,
A son dos nu, je devais être ready.
Je suis en ébats alors qu’elle se déshabille.
Dans ses yeux, l’offre d’ébats.
Je suis ébahi.
Elle me téma dans mes mathématiques,
Me dit : « pas de panique !
Lâche les cinématiques !
Sur l’instantané, je peux même pas imiter.
Intimidé, je perdrai mon intimité dans la matinée.

[Vicelow]
C’était à je ne sais quelle saison,
Environ 15/16 ans, ému comme Kersozon.
De ma traversée, j’étais aux anges.
Malgré l’odeur du zoo,
Je marquais son corps de ma bouche en losange.
En fond, le son c’était pas Gun’s Roses, c’était Boys Men.
J’avais du mal à avoir le gros zizi mais je jouais le cow-boy quand même.
J’ai dégaine (1 fois), dégainé (2 fois).

[Refrain (2x)]

[Leeroy]
Ben !
J’ai bien senti qu’elle me mentait.
(Elle m’a) menti.
J’étais l’élu bien trop gentil (et m’u) tilisait pour scandaliser.
(Elle m’a hu) milié.
P’t’être que j’ai dû trop gesticuler, vu l’état d’mes cellules après l’déluge.
Ben, j’allais parler mal d’elle, ça les f’rait marrer.
J’avais peut être jamais taper, je l’avoue, j’avais les boules qu’on calées.
Quelle malédiction salée…
Moi - même j’hallucinais !
Fallait m’voir passer dans la classe, vanner cette garce damnée.
Quand je vois l’âge qu’on avait, quelle belle année !

[Refrain (3x)]



ERRANCES COMME DES VACANCES A BLANKENBERGE

Je m'balladais sur l'avenue Google
le coeur ouvert aux inconnues
quand je suis tombé
sur un machin
un truc amusant
qui faisait pouet pouet
qui faisait ding ding
qui demandais
dis-moi
est-ce que tu m'aimeras un jour?
Il suffisait de lui parler
et on a même pas penser
à s'emailer

Le bazaar raconte des choses comme suit : (cliquez sur le titre pour écouter un extrait sonore en REAL PLAYER)

Vacances a Blankenberge
interdiction d'espace
vingt étages de béton
la mer voit la prison
le Belge vit dans la masse
il est grouillant sur place

bardé d'écran total
comme conseille la télé
le Belge attend l'escale
d'un soleil égaré
le Belge bouffe une gaufre
une boulimie de pauvre

vacances à Blankenberge
une semaine pour un pauvre
vacances à Blankenberge
on ne peut se baigner
pas plus loin qu'à dix mètres


Crois-tu qu't'as du talent
Crois-tu qu't'as du talent
M'disait-elle en riant ?
Dans tes poèmes
C'est toujours les mêmes rimes
Les mêmes mots qui s'animent
Tes amours ou tes haines
Ca n'en vaut pas la peine
Tes mélanges sont verbeux
Monotones, ennuyeux
Il te faut peindre en blanc
Voir les choses autrement




L'auteur, (trans)lucide sur sa création ou très 3° degré (au choix sur la carte), propose plusieurs textes déjà mis en musique. Il a même travaillé avec P. Lafontaine, excusez-nous madame, et d'autres illustres inconnus, excusez-les messieurs. Pour les curieux à l'appétit aiguisé je vous conseille une visite sur le site "insondable". Pour les pros qui ont déjà installé un soft Karaoké, si si cela existe, la voisine à Ducobu en connait, il est donc possible de télécharger musique et paroles pour chanter chez toi devant ton ordi. Allez un petit effort et on organise une kermesse au boudin ou une soirée en bateau mouche sur le Danube avec orchestre Charly Oleg's star band. Les autres pourront toujours signer le livre d'or (un best of).

Lise Amour
Tempête et temps noirs
A bord du plumard
S'égare la raison
Dans une mare de plomb

Lise Amour Humide
Invite intrépide
La lame du tréfonds
La flamme du charbon

Poignards et brouillards
A nos draps s'amarrent
S'égare le pardon
Dans un vieux flacon

Lise Amour Acide
Sirop d'homicide
Me saisit la vie
Dans la nuit qui gît


Mystères et marmottes
Je meurs dans la grotte
Un ancien soupçon
Me sert le poison

Lise Amour Enfile
Ses pattes de féline
Lise Amour Accourt
A mon grand secours

Lise Amour Fébrile
Lise Amour Subtile
Éteint l'étang noir
Et s'écoule l'histoire

Lise Amour Limpide
Lise Amour Lucide
Quand je veux sombrer
Vers ton crime je vais

Lise Amour Tranquille
Lise Amour Facile
Expire en ses flots
Blisters et benzos


Allez allez, quand le talent vous a frappé trop fort sur la tête, faut plus se gêner, y'a plus qu'à se lâcher !!! A moins que ce soit dans le bide qu'il ait reçu le coup, un peu comme une soirée arosée vins mélangés. Le lendemain quand tu es patraque, tout barbouillé. Laches-toi. C'est là que tu es le plus créatif, non?

mardi, novembre 12, 2002

Je racle des oracles

Ô racle, racle, tes oracles
Dans la matrice, faisons l'amour.
Entre 0 et 1, peu de toujours.
Probable en soi et de retour,
La chance se donne la chance
d'avoir de bien belles engeances. En l'occurence.

Donc,

En mongolfière, je me dirige !
En ballon rond, j'astéroïse.
En fier Mongol, je, me, rigide !
En long baron, j'astique le vide.

Et dans l'orage de ses éclairs, la ronde nef
Pourtant vaillante, peu claudiquante,
Est le nez trempé loin dans sa leffe,
Toute sa grouillante

D'épaves énormes et que ne cesse, la lie, l'écho
Lilas tout roses et qui sentent beau,
Lits-là déserts, de mer et dans le feu de leur halo.

De monstres froids, ô hisse les icebergs,
Et qui font poindre leurs masses de toute leur ombre,
Dans la pénombre, la glace, la dévorante,

Comme un singe nu qui vous attrape, vous tord le bulbe
Et en récolte ce qui sussure et qui résulte
En fait des cris qui n'en sont plus,
Comme des poussifs d'avant le verbe

Au loin banquise et cohérence,
De près routine et dépendances.
Longtemps bientôt, déjà toujours
Ce damné chien turbule et est trop sage, assis depuis,
Assis ici, dans l'autre-là de ses entre-lacs.
Et dans le magma de sa profusion
Bien moins brillante que mate,
Eclatent les mots, les choses toutes disparates.

Le fonde de sa gorge, il racle.


AB

Souris puisque c'est grave

hé little miss blue
j'vois ton rimmel
qui coule sur tes joues
et qui ruisselle

d'accord avec toi
tous des salauds
mais laisse tomber là
peinture à l'eau

y'a mieux à faire
quand l'sort s'acharne
c'est trop vulgaire
de fondre en larmes

souris puisque c'est grave
seules les plaisanteries doivent
se faire dans le plus grand sérieux
souris puisque c'est grave
si les dieux te déçoivent
offre-leur un visage radieux
puisque c'est si grave
souris un peu

le monde chère miss blue
n'est pas tout rose
y'a du rouge partout
et pour cause

c'est pas du ketchup
le soir aux news
sur ce vieux pick-up
beaucoup de blues

mais justement
si tout s'écroule
c'est pas l'moment
de perd' son cool

souris puisque c'est grave
seules les plaisanteries doivent
se faire dans le plus grand sérieux
souris puisque c'est grave
si les dieux te déçoivent
offre-leur un visage radieux
puisque c'est si grave
souris un peu...

A. Chamfort


VIVRE OU SURVIVRE

Heure sonne matin
Pleure chagrin
Et repasse le film humide
Du passé dans les yeux

Court bien trop court
Notre amour, et les appels
Au secours savent qu'un sourd
N'entend pas ce qu'il veut

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser tous ceux qui l'aiment
Etre heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Mais vivre pour toujours
Sans discours sans velours
Sans les phrases inutiles
D'un vieux roman photo

Fleurs fanées meurent
Noir et blanc
Seules couleurs d'un futur
Qui est déjà le passé pour deux

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser ceux qu'on aime
Etre heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser ceux qui nous aiment
Etre heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Mais vivre en silence
En pensant aux souffrances
De la terre et se dire
Qu'on est pas les plus malheureux

Mais quand dans l'amour
Tout s'effondre
Toute la misère du monde
N'est rien à côté d'un adieu

Et pourtant je veux vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser tous ceux que j'aime
Etre heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Vivre ou survivre
Seul ou même à deux...


D. Balavoine

Arno fait son show sur France Inter
Le Belge en concert retransmis en direct depuis le studio 104. Le 18 novembre à partir de 21h, Arno est l'invité de Radio France pour un concert fait de duos et de reprises. Adamo, Claude Nougaro, Axelle Red, Eddy Mitchell et Bertrand Cantat sont pressentis pour l'accompagner. Dernière actualité pour Arno, la sortie le 26 novembre d'une compilation des meilleurs moments de sa carrière sous la forme d'un coffret de 3 CD.

from les inrocks

La prise d'otages russes vue de l'intérieur

Libé nous a offert un petit compte rendu d'interviews entrecoupés racontant l'histoire de la prise d'otage du théâtre russe.

«On voyait bien que la fille avait bu. Elle s'est assise à côté d'un des terroristes en disant : "Vous êtes qui ?" Ils ne comprenaient pas comment elle était entrée. Le chef du commando, Movsar Baraïev, a ordonné de la tuer. Les otages ont tenté d'intercéder en disant que, peut-être, elle était entrée par hasard. Baraïev a lancé un ordre à l'un de ses hommes. C'était terrible parce que c'était celui qui était le plus sympa. Il ne l'a pas fait tout de suite. Il a rougi. Puis il a emmené la fille. Il est revenu et a dit : "C'est fait." Nous avons alors compris qu'ils étaient prêts à tuer.»

Selon les derniers chiffres officiels, 46 ex-otages parmi les 610 à avoir quitté l'hôpital ont dû être réadmis en clinique. 41 n'en sont jamais sortis. Et le bilan des victimes, qui s'alourdit, était vendredi dernier de 128 morts (dont cinq par balles) auxquels il faut ajouter les 41 terroristes. De ces derniers, on ne sait toujours rien, hormis le nom de leur chef. Malgré le secret de l'enquête, la maison d'une des femmes du commando a été dynamitée en Tchétchénie.

lundi, novembre 11, 2002

DUCOBU'S PARTY #1

La voisine de Ducobu nous a offert une petite soirée apéro ce dimanche 10 novembre des plus agréables. Une bonne trentaine de trentenaires se sont retrouvés à taillader le vide de conversations plus sympathiques que mondaines. Certains se sont rués sur les zakouskis et les quelques litres de vin rouge éparpillés sur le bar. D'autres ont commandé quelques pizzas. Nos stars DJs aka Pol Poot & Random_Compil ont assuré leurs (bases) arrières. D'autres vedettes "select" and "push&play" étaient là mais n'ont pas osé pousser les manettes. Sans doute que la table de mix n'était pas à la hauteur de leurs performances. Il faut souligner le plaisir de retrouver les unes et les autres disparus de la circulation depuis quelques mois voire plus pour certains. Le plancher n'aura pas été épargné par les gestes divers se résumant en un arrosage généreux de verres renversés. A la hâte, par surprise, spasme frénétique ou encore éclat de rire intempestif ; toutes les techniques furent utilisées pour atteindre l'objectif. Une belle farandole aura servi de vile prétexte pour des embrassades fougueuses tous genres confondu. Un replay mal callé relancera même par trois fois ce tube "kiss kiss" d'un chanteur turc dont j'ai oublié le nom. On pourrait même imaginer que ce type de soirée arrive à remplacer les "crema's & gusto" ou autres soirées fatiguées. A quand la prochaine? Pour conclure, on peut remercier la voisine pour cette initiative qui aura ravi les convives. MERCI.

dimanche, novembre 10, 2002

Le Christ du Wagon - Tally Ho!

S'il devait exister un permis à bannir de la surface de cette planète, ce serait le permis de vivre sans musique. Et il est bien clair que si jamais j'avais à devoir passer un truc pareil, il en résulterait une grande cavale autour du globe poursuivi par toutes les polices de l'oreille. Heureusement rien de tout cela grâce au Christ du Wagon !

Pour vous situer le genre, c'est du Rephlex (le label) avec Luke Vibert et ses potes, ceux qui nous avaient déjà bien étonné sur la grand place - il y a bien longtemps déjà - à l'époque, je prenais un coup de vieux en recevant des flyers. Wagon Christ est plus discret que certaines des pointures du label mais n'en perde aucune efficacité, que du contraire va-t-on dire.

Tally Ho! est pas spécialement leur dernier album mais disons qu'en ce mois mortuaire, il renaît de ses cendres à mes oreilles et explose avec la divinatoire plage 11 : "My organ in your face". Sûrement une manière de faire l'armisitice, mais je sais pas bien, c'est de l'anglais.

LINK

Tally Ho! - je sais pas bien non plus ce que ça veut dire mais pour dire salut c'est joli.

vendredi, novembre 08, 2002

Ami(e)s cyclistes, quotidiens et moins quotidiens, Bonsoir,

Le premier ministre s'est fait mal au coude, j'en ai vu un, hier soir, se faire renverser devant le Belga - sans mal pour lui bien heureusement - et, il y a peu, un jeune de 16 ans passait à trépas des suites d'un accident sur sa petite reine.

Le code de la route et la problématique de la mobilité sont au coeur du sujet. Mlle Durant nous ouvre donc ses portes :

"le 16 novembre : Journée porte ouverte au Cabinet d’ Isabelle DURANT - : demander le programme complet à info@ecolo.be

Mini-débats : 10h00 - 13h00
- La réforme de la sécurité routière. La longue marche des Etats Généraux de la Sécurité Routière au projet de loi sur sécurité routière en passant par le Code de la rue."


Une chance ? saisissons-là.

ALLEZ SAVOIR POURQUOI?

Alexandre Jodorowsky était l'invité d'une émission èrtébéenne "si j'ose écrire" pour la présentation de ses deux derniers ouvrages poétiques. J'ai raté 95% de l'émission. Juste tombé sur la conclusion en zappant. A la question finale "Pourquoi osez-vous écrire?". Il a répondu que c'était comme ca et qu'il ne se posait pas de questions. On a tous un talent ou l'autre. Et comme le pommier fabrique ses pommes sans savoir pourquoi ni comment. Lui il écrivait de la même manière qu'un pommier.

jeudi, novembre 07, 2002

Veuillez excuser

ces triples envois intempestifs
de temps en temps les machines déconnent,
et pour elles, quelle épitaphe ?
quand pour finir et à la fin elles déconnectent.

Nouveau Jeu

C'est pas de Nokia mais c'est dans l'air. Tous ou presque "SMSSONS" pour rire ou goupiller des douleurs ... tous nous détestons le déroulement lent et fastidieux de ces touches - existe-t-il déjà des concours de rapidités d'exécution du SMS ? Au japon sûrement !

Tous nous utilisons le déjà célèbre Keskisspasse? ou tèou?

Et pourquoi pas dans le cas d'un " j'arrive pas à te joindre" on jouerait pas à Sheriff Patjoindre ou bien "j'arrive pas à te le dire".

Que les plus beaux Sheriff se fassent connaître via la boîte (mongoslam1@yahoo.fr) de cette feuille de net et ils gagneront 200 gentilles esclafes étalées sur toutes les fois où on se verra dans un saloon.

Sherriff Adirsalut

mercredi, novembre 06, 2002

EEK RIRE

Si toi aussi tu couches
fille facile
garçon habile
tes pensées pansées
sur ton clavier enclavé
paroles faisant mouche
mots sentant la nique
n'hésites pas à nous les envoyer
nous dévoierons leur moiteur
les pages de mongoslam
te dévoileront toutes voiles dehors
mots maudits maux
roues libres déjantées

Allez file dans ta chambre !

extase
découverte
bonheur
surprise
haine
cri
épouvante
joie
hilarité
douleur
couleurs
photographie
feu d'artifice
orifice
sacrifice
petit chou
rock-n-roll
roll mops
pneu crevé
cinématique
sanguine


tous tes états d'âmes
nous intéressent
comme des tresses
sans stress
incongru poil aux fesses

tu copieras sans foi
ces lignes sur ton voisin

Qui a rangé ma chambre? MERCI

100 titres

(...)

Que l’orage m’emporte et me foudroie,
Dans la cité toute électrique et me tienne droit
Tout coi des comment, tout coi des pourquoi.
Toi, quoi ? des pourquois, s’pèce d’ex-iroquois !

Vas-y, loop infiniment tes longues boucles !
Dans la pénombre des trois vitres, reste bien coitte
Pendant que les chinoises et les ombres définitivement la bouclent,
Pleins de stupeur, de ventre et de trouille
A exhiber la nuit un blanc châssis qui s'enfouille.

Blanc sur bleu, et des trois yeux,
La vitre-soleil s’imprime à l’écran noir
D’un rêve peu agité :

"Les rages et les ors d’un temps passé ramassent
Ce qu’il reste de photons et font des marques !
Des marques qui attaquent l’écran et tracent
Les âges, sillages, coquilles des rides volages.

Car c’est d’avoir trop ri et appris de la vie
Que nos paupières se ferment petit à petit
Comme d’un filet de pèche, royales,
En sortent les étincelles d’une larme,
Brillante d’exorbitance en plein milieu
D’un limon sauvage et gris ténébreux.

L’arme est émotion, ton jardin, tes chagrins
Immobile, je m’en file sur d’autres terrains … plus égéens."

Ô rage éclaire mon âge ! est-il bref, à demain,
Des possibles, des bientôts et "bien tôt pour une histoire" ?

Ô dernières lueurs, on m’a prié d’aspirer à
De meilleures poussières et dans les coins d’aller jeter mes pierres
De grand poucet perdu dans les blancheurs des forêts altières.

Ô premières heures, où vous cachez-vous, sortez de vos tanières !
Continuons à jouer cache-cache par où, sans fil, un chas
Passe sans trépas. Et sans glas, sans embarras ravive,
Les brûlots fragiles des grands lustres et convives.

Quand on a sa Pénélope, bien sourds sont les appels des salopes.
Et c’est la tunique toute cousue de chaste qu’un guerrier s’en va,
Guidé par d’infîmes dieux bien plus petits que lui,
Déboussoler de par les mers, les déserts et frayer, sans frai,
D’avec la patrie des hommes libres et sans « tu niques ? ».

AB

Trop beau pour être faux

Quand on a sa Pénélope, bien sourdes deviennent les lancinantes sirènes des lopes, interlopes, salopes et autres nictalopes.

100 titres

Que l’orage m’emporte et me foudroie
Vers d’autres florides que tu me dis d’aller
Vers d’autres épopées, et avec elles
Toutes les mêmes mélopées.

Dans les tendres fracas d’une météo qui mords et qui
Pourfend la vitre en gros glaçons d’éclairs éclaircis,
Tu lâches les amarres me poussant dans le vent
Et le mettant dans le dos, le dos si beau, le do,

Si belle.

A mes oreilles, je ne crus pas devoir me taire
Et expliquer encore qu’est ce qui fait me déplaire.
Tu largues au grand largue la corde distendue,
Celle des malheurs, des allanguis, comme une lippe
Boudeuse de bien de nos entre-dits.
Et tu la pointes en poupe, en « hé poupée ! »,
Chevaleresque crinière effarouchée,
En vent de contre aussi, en proue, en proie
A de moins mauvaises méshumeurs, je crois,

Si re-belle.

(...)

AB

JOUE A FROID

Quelques secondes pour vous parler de Chris Martin et ses 3 potes du groupe COLDPLAY qui ont joué dimanche passé à Voorst Nationaaaal. Impec les pecs. Svelte et souple comme un félin, l'habile animal nous a bien bluffé, jouant tantôt de ses capacités gutturales tantôt de l'élasticité de ses mollets. Hop hop, deux enjambées et je suis au bord de la scène. Hip hip, je déclame un couplet. Hop, hop je retourne à mon piano. Une belle présence scénique, simple et naturelle, à l'image du groupe. Quelques cams plantées sur la scène filmaient astucieusement les lascars en noir et blanc. Les images étaient projetées sur 4 écrans géants à la plus grande satisfaction de l'audience. Suite au concert, la jolie voisine à Ducobu a déclaré au commissariat d'Ixelles; avoir passé une excellente nuit, détendue par les sereines caresses volubiles de l'ami Krèèèèsssss, affectueux surnom scandé en rtyhme entre les chansons par des jeunes femmes enthousiastes. Pour conclure ce mot ici; ce fut une belle soirée, on a bien fait d'y aller plus tôt.

Faut pas croire tout ce qu'on lit

Si toutes les femmes étaient voilées, on aurait peut-être moins de problèmes avec la sienne ?

mardi, novembre 05, 2002

Avis d'une amie

Si vous pensez savoir ou faire quelque chose ...

"je voudrais louer un atelier plus grand que chez moi (c.à.d. 60 à100 m2), si possible assez haut avec une vue et beaucoup de lumière. si possible pas trop loin de chez moi mais çà peut aussi être sur Etterbeek, ixelles, St gilles, Woluwe.

Si vous avez des idées, n'hésitez pas à me les communiquer!
merci beaucoup
cath.Borgers
cathborgers.no-ip.org
www.cathborgers.cjb.net

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