P2P : Enfin un autre ton dans un média francophone

Le nouvel obs lance une pétition pour protester contre les actions de l'industrie du disque à l'encontre de personnes qui ont téléchargé de la musique en ligne sans acquitter de droits commerciaux (abusivement appellés droits d'auteurs vu que les auteurs ne touchent pas grand chose sur le prix demandé au consomateur).

Beaucoup d'artistes et de personalités médiatiques se sont engagées sur cette pétition en ligne, en vrac citons Manu Chao, Matthieu Chedid, Mickey 3D, Keren Ann, Jean Louis Aubert, Jeanne Cherhal, Tri Yann, Bénabar, Tryo, Didier Lockwood, Dominique A, Yann Tiersen, Art Mengo, Le peuple de l’Herbe, ... et des dizaines d'autres. Je vous y invite cordialement à vous y manifester (17.855 au moment de publier cette entrée).

Comme le dit DJ Sporto Kantes :
Ce qui fait le plus peur aux maisons de disques, c’est que le P2P donne un état réel du marché. C’est un outil où le consommateur a le choix, et peut vraiment trouver ce qu’il veut, sans subir les diktats des grosses boîtes. Une espèce de zone autonome incontrôlable, d’échange et de savoir. Les plates-formes de P2P permettent de ressortir toute une partie de notre patrimoine culturel: des groupes de musiques en marge, des émissions de télé d’archives qu’on ne trouverait qu’à l’INA. Et pour tous les artistes à part, qui sont de toute façon boudés par les circuits classiques, les cinéastes, les musiciens, ça peut être une façon de faire vivre ce que vous faites.


Comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, le tout répressif n'est qu'un des derniers soubresauts d'une industrie du disque qui refuse de perdre son droit de cuissage (pour rester poli, si si madame). C'est un peu leur chant du cygne, et ils refuseront jusqu'au bout de s'adapter autrement puisqu'ils perdront leurs bénéfices en euros & dollars.

A quand des mutuelles d'artistes profitant des nouveaux systèmes d'échanges. Je pense sérieusement que l'échange libre de fichiers électroniques peut ammener des rémunérations aux artistes et leur producteur. Pour 10 millions de morceaux téléchargés, arriver à en vendre 200.000 ou 1 million cela restera toujours de belles ventes. Et qui plus est, si l'artiste peut toucher un fee 2 ou 5 fois plus important : que demandera le peuple?

Et puis leur arsenal répressif n'entrainera qu'une seule chose, l'apparition de réseaux privés cryptés encore plus underground que ceux connus actuellement. En fait, ils sont déjà en action. Seul un accès "main stream", facile et transparent : accélérera le mouvement.

Commentaires

Poppy a dit…
Liberation nous sort la suite de l'article en détaillant la cacophonie qui a suivi.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=275541
Poppy a dit…
Et trouvé ailleurs sur le web, où les rentrées financières des artistes ne sont plus liées à leur ventes de disques mais aux produits "dérivés" que sont les concerts & les t-shirts et ... d'autres idées marketing :

The biggest selling artists aren't the ones who make the most money," says Joe Levy, deputy managing editor of Rolling Stone magazine, as quoted by John Leland in The New York Times (2/13/05). "The artists learn the hard way that money comes from concert tickets and T-shirts, not selling records. That's the lesson -- you build a brand over time, and you can sell the brand even if you can't sell the albums." He also notes: "This always comes as a shock to fans." So, yes, hate to break it to you, but Green Day and Gwen Stefani have nothing on Phil Collins and Cher when it comes to making lots of money with their music, according to the "top 50" money-making "pop stars published in Rolling Stone."

http://reveries.com/coolnews/index.html

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